Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. +10 Sur Villani en particulier j'ai beaucoup trop l'impression qu'on me vend une histoire markettée à mort pour y croire.
  2. Ce qui est nul comme mentalité, sur liborg ou ailleurs.
  3. Vous l'avez voulu, le voilà. --- --- --- --- ---
  4. Quoted For Truth
  5. Dans le doute faut se rappeler qu'on s'engueule entre nous encore plus fort qu'on engueule les noobs.
  6. https://www.wikiberal.org/wiki/Pierre-Joseph_Proudhon Ok pour oublier Proudhon à condition d'oublier Marx d'abord.
  7. La mentalité derrière les réflexions de ce type est quand même assez hallucinante : les gens n'ont pas à se justifier pour pouvoir faire ce qu'ils veulent avec leur propriété. Que ça cause du chagrin à l'écolo du coin ou pas. Sinon pendant ce temps : https://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate3322.html
  8. Petit joueur : Teen Accepted to Stanford After Writing #BlackLivesMatter 100 Times on Application
  9. C'est de mon message que vous tirez ces interprétations créatives ?
  10. Donc ça oblige à s'exprimer clairement ? Trop dur.
  11. Pas suffisamment pour qu'on puisse lui opposer des principes bouddhistes comme si ça le faisait se contredire.
  12. C'est à vous faire désespérer des individus ordinaires tout ça. Pour ma santé mentale je préfère croire que leur problème est qu'ils s'en foutent.
  13. Je suis allé chercher le texte du sketch sur Google et j'ai fait un copié-collé. Sue me.
  14. En réfléchissant à l'éthique normative je me rend compte que je n'ai pas vraiment de position définitive et cohérente dans ce domaine, donc je me disais que ça pourrait être rigolo d'en discuter un peu ici. D'abord posons quelques définitions. L'éthique normative est une discipline philosophique qui cherche à évaluer les différentes conceptions de la morale. Elle est prescriptive dans le sens où il s'agit bien de chercher quelle est la meilleure position possible (et pas juste de cataloguer toutes les positions existantes). En enlevant les courants marginaux on se retrouve à peu près avec trois gros courants que je simplifie outrageusement : l'éthique déontologique "une action est morale dans la mesure où elle respecte un corpus de règles morales" (et on s'engueule pour savoir quelles sont les bonnes règles) l'éthique téléologique "une action est morale dans la mesure où elle a des conséquences positives" (et on s'engueule pour savoir comment définir une conséquence positive) l'éthique des vertus "une action est morale dans la mesure où elle a été faite pour de bonnes raisons" (et on s'engueule pour savoir quelles sont les bonnes motivations) Mon problème est que je pourrais défendre les trois selon le contexte. Je me doute qu'il y en a ici qui ont un avis péremptoire, où vous situez-vous et pourquoi ?
  15. La partie pertinente pour le sujet de la pensée de Schopenhauer est bien entendu celle qu'il résume par "La vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui". Par "souffrance" il entend évidemment l'effet de la volonté : notre vie consiste à vouloir des choses et ne pas les avoir nous cause de la souffrance, mais dès que nous les obtenons elles finissent progressivement par nous ennuyer et notre volonté se reporte encore et toujours sur d'autres choses. Il se trouve que ce mécanisme qui nous fait sans cesse revenir vers un niveau de base de bonheur est psychologiquement avéré sous le terme d'habituation hédonique. Quand on demande à des gens de noter au jour le jour leur niveau de bonheur on se rend compte que les évènements heureux (mariage, enfants...) ou malheureux (décès dans la famille, chômage...) ont un effet à court ou moyen terme qui finit toujours par se dissiper par adaptation. L'expérience classique de cette littérature comparait des gens sans évènements particuliers, des gagnants au loto et des personnes paralysées suite à un accident. Surprise, les gagnants ont le même niveau de bonheur que les contrôles. À noter que cette adaptation existe à la fois pour les évènements positifs et négatifs, mais qu'elle est moins importante (ou plus lente) pour les évènements négatifs (les paralysés se donnent une note de bonheur de 3/5, ce qui est déjà pas mal toutes choses considérées mais à comparer au 4/5 des gagnants et des contrôles). Sur ces échelles les évènements du genre "on m'a offert un cadeau lol" sont du bruit. De manière intéressante le niveau de base de bonheur est assez stable au cours de la vie d'un individu et dépend surtout de sa personnalité et sans doute de facteurs génétiques. Pour en finir sur Schopenhauer, que conseille-t-il ? De ne pas se laisser bouffer par sa volonté, ce qui élimine d'emblée un truc aussi dramatique et passionné que le suicide. De se préparer au pire pour amortir les chocs et avoir de bonnes surprises. D'éviter de convoiter ce qu'on ne peut pas avoir. De ne pas s'empêtrer dans la routine et l'ennui. D'apprécier les joies simples et l'art qui permet de s'extraire temporairement du monde. Des trucs de malade quoi, quel con. Bref tout ça pour dire que ça n'a pas beaucoup de sens de vouloir augmenter le bonheur quand le bonheur ne peut pas être augmenté.
  16. J'imagine que ça n'appelle pas à une réponse sérieuse. Pour quelqu'un qui se pique de lire rigoureusement les auteurs et de ne pas leur faire dire ce qu'ils ne disent pas, ça ne fait vraiment pas sérieux.
  17. Oui le par cœur c'est nul. Justement cette distinction (qui revient en gros à dire que s'observer soi-même et observer le reste du monde sont deux choses de nature différentes) tend à être remise en question. Souvent dans l'autre sens d'ailleurs pour dire que l'observation pure sans implication ça n'existe pas.
  18. Toutafay.
  19. En l'occurrence c'est une parodie.
  20. C'est l'effet retard malheureusement, peut-être que le terrain est moins favorable mais ça va finir par s'imposer.
  21. Ce qui n'est pas encore observé est, par définition, observable. De même que ce qui pourrait être observé mais ne l'est pas et ne le sera peut-être jamais. On ne sort jamais du domaine de l'observable avec cet argument. On peut imaginer quelque chose qui ne soit pas observable (un phénomène totalement étranger à la nature humaine) mais dans ce cas il n'est pas connaissable non plus par définition. Si des trucs sont connaissable sans être observables, d'où vient cette connaissance ? En fait c'est même un vol de concept puisque l'apparition d'une telle connaissance serait... observable. J'inclus dans l'observation tout ce qui est exploration active durant le développement et dans les apprentissages notamment (apprendre à jouer de la guitare c'est établir des relations entre des commandes motrices et des effets sensoriels recherchés, ce qui se fait par observation).
  22. Ce qui donne une toute autre dimension à la "penis envy" de Freud