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Le gouvernement a annoncé de sévères coupes dans les dépenses publiques et des hausses d’impôts, afin de boucler le budget 2016 à l’équilibre.

Voilà qui risque de ne pas améliorer la cote de popularité de Dilma Rousseff. Le Brésil a annoncé lundi des coupes dans les dépenses publiques et des hausses d'impôts pour éviter de boucler le budget 2016 avec un déficit primaire (déficit hors charge de la dette).

Le ministre de la Planification Nelson Barbosa a expliqué que le plan d'austérité se monterait à 64,9 milliards de reais (17,03 milliards de dollars) et impliquerait un gel des hausses de salaires et des embauches dans le secteur public. La semaine dernière, l'agence de notation Standard and Poor's (SP) avait relégué le Brésil - septième économie mondiale, entrée en récession au deuxième trimestre - parmi les emprunteurs "spéculatifs".

Le plan consiste à geler les hausses de salaires et les embauches dans le secteur public et à supprimer 10 des 39 ministères, ce qui supprimerait 1.000 postes. Il va tailler aussi dans les dépenses sociales comme le logement et la santé.

Retrouver l'étiquette du "bon payeur"

L'objectif est de passer de l'actuel déficit primaire de 0,5% du PIB pour 2016 qui a fait perdre au Brésil son sceau de "bon payeur" à un excédent de 0,7% du PIB, ce qui implique une économie supplémentaire de 17 milliards de dollars. "Nous devons sortir d'un déficit (primaire) de 30,5 milliards de réais (8 milliards de dollars) pour un excédent de 34,4 milliards (9,03 milliards de dollars). Un montant total de 64,9 milliards de réais (17,03 milliards de dollars). C'est le montant total des initiatives", a déclaré le ministre de la Planification en conférence de presse à Brasilia.

Le géant sud-américain cherche désormais des alternatives pour équilibrer les comptes en "coupant dans la chair" des dépenses publiques, avait-il prévenu récemment. Empêtrée dans une crise politique et économique et dans le vaste scandale de corruption au sein de la compagnie pétrolière Petrobras qui éclabousse la coalition de centre-gauche au pouvoir, la présidente Dilma Rousseff devra aussi couper dans les programmes sociaux, vitrine de son Parti des travailleurs (PT, gauche) au pouvoir depuis 12 ans.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/le-bresil-s-impose-une-cure-d-austerite-914884.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1442296971

 

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Autrement dit, le Brésil socialiste fait plus en quelques jours que la France socialiste en quelques années pour couper dans ses dépenses (on verra ensuite dans la réalité, mais quand même). Comme quoi, ça sert de ne pas être un état trop souverain et trop bien noté.

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Autrement dit, le Brésil socialiste fait plus en quelques jours que la France socialiste en quelques années pour couper dans ses dépenses (on verra ensuite dans la réalité, mais quand même). Comme quoi, ça sert de ne pas être un état trop souverain et trop bien noté.

 

Un des arguments socialistes pour l'€ était qu'avec une monnaie commune aux Allemands, les taux d'intérêts seraient plus faibles et que la France ne se ferait plus "attaquée" par les spéculateurs et donc cela serait un long fleuve tranquille.

Ca l'a été en Grèce jusqu'au jour où ....

L'Italie s'est réformée parce que les taux étaient à 7% ... Malheureusement, M. Draghi vient anesthésier la France.

 

Ca ne va pas assez mal pour bouger

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Attend, ça vient. Doucement mais sûrement. Moody's a encore dégradé la note de la dette Française.

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En 24h, la présidente brésilienne Dilma Rousseff vient de subir deux sérieux revers qui pourraient à terme mener à une procédure de destitution. Le premier concerne le financement de sa campagne électorale, qui va faire l’objet d’une enquête par le tribunal supérieur électoral. L’autre revers date de mercredi 7 octobre. La Cour des comptes a adopté à l’unanimité un rapport préconisant aux parlementaires le rejet des comptes publics pour 2014, estimant qu’ils ont été maquillés.

http://www.rfi.fr/ameriques/20151008-bresil-dilma-rousseff-presidente-comptes-invalides?ns_campaign=reseaux_sociaux&ns_source=twitter&ns_mchannel=social&ns_linkname=editorial&aef_campaign_ref=partage_aef&aef_campaign_date=2015-10-08&dlvrit=1448817

 

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éléminer

Quand ils disent buvez éliminez, ils parlent d'eau minérale normalement.

Mais c'est sur que l'atmosphère de far West ils l'ont pas du tout déjà, hein.

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Au Brésil, la crise met un coup d’arrêt à la mobilité sociale. Selon l’OCDE, le moment est critique pour remettre l’économie sur les rails.

Les trois millions de familles pauvres qui ont accédé pour la première fois au grand marché de la consommation pendant les années fastes de l’économie brésilienne apparaissent de nouveau vulnérables. Car cette « nouvelle » classe C (intermédiaire entre les riches et les pauvres) est frappée de plein fouet par la récession, qui menace de gonfler à nouveau les effectifs de ces néo-pauvres. « La mobilité sociale de ces sept années [entre 2006 et 2012] doit être pratiquement annulée en seulement trois ans [2015-2017]. Nous assistons, malheureusement, à l’apparition d’une ex-nouvelle classe C », soutient l’économiste Adriano Pitoli, du cabinet Tendências à São Paulo.

Ascension sociale sur des bases fragiles

La thèse est polémique car elle remet en cause la solidité des gains enregistrés lors des années Lula et le début du gouvernement de Dilma Rousseff. Une période de forte croissance, facilitée par la hausse des cours des matières premières exportées par le Brésil. Mais l’ascension sociale s’est effectuée sur des bases fragiles, et le boum de la consommation n’a pas été accompagné d’avancées tangibles en matière d’infrastructures ou de services publics. Aujourd’hui, cette mobilité sociale est remise en cause. « Cette année, le PIB va reculer d’environ 3 %. Ce recul s’accompagne d’un recul du marché de l’emploi et des revenus. C’est un moment d’inflexion et les indicateurs sociaux en ressentent l’impact » explique Marcio Pochmann, président de la Fondation Perseu Abramo, un centre d’études lié au Parti des travailleurs (PT) de Lula. « Il y a incontestablement un retour en arrière sur la question de la pauvreté et des inégalités. » Selon lui, ce sont les plus pauvres qui sont atteints, mais la classe moyenne n’est pas épargnée.

Stagnation des revenus

C’est le Brésil tout entier qui pourrait effectuer un grand retour en arrière, note le chercheur Armando Castelar. Si les années 1980 avaient été baptisées « décennie perdue » en raison de l’hyperinflation, le chercheur de l’Institut brésilien d’économie (Ibre) estime que les années 2010 pourraient être marquées par une stagnation des revenus. En 2020, les Brésiliens auraient, ainsi, un revenu par habitant équivalent à celui qu’ils avaient dix ans plus tôt, estime-t-il.

uant à l’OCDE, qui prévoit un nouveau recul du PIB de 1,2 % l’an prochain, elle estime que « le moment est critique pour remettre l’économie brésilienne sur les rails ». Mais la cure d’austérité risque, à court terme, de fragiliser encore davantage cette classe moyenne « émergente ».

Les politiques sociales qui ont fait le succès des gouvernements de gauche depuis dix ans ne sont plus épargnées par la rigueur . Le programme de logements sociaux a été freiné, tout comme les prêts à taux bonifiés pour les étudiants issus de foyers à revenus modestes. Le rapporteur du Budget veut même raboter les crédits alloués au « Bolsa Família  », le programme d’allocations familiales lancé par Lula. Dans ce Brésil en crise, il n’y a plus de vache sacrée.

http://www.lesechos.fr/monde/ameriques/021461294874-la-classe-moyenne-emergente-des-annees-lula-replonge-dans-la-pauvrete-1173054.php?6dXy6roDI2bKFqBm.99

 

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Quelqu'un a-t-il l'article complet ? Il cite même Mises.

Le Monde.fr - Brésil : Un vent de libéralisme souffle sur les universités brésiliennes

Contre la pensée marxiste qui influençait leurs parents et contre les douze années au pouvoir du PT, une frange aisée de la jeunesse brésilienne prône les vertus du libre marché sur leurs facultés.

http://mobile.lemonde.fr/economie/article/2015/11/10/bresil-un-vent-de-liberalisme-souffle-sur-les-universites-bresiliennes_4806563_3234.html

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Jamais un gouvernement ne sort des gens de la pauvreté, jamais. Au mieux il les laisse sortir de la pauvreté.

 

Les entreprises brésiliennes ont profité pendant plusieurs années de l'inflation sur les prix des matières premières provoquée par l'inflation de masse monétaire sortie des banques centrales. Du coup ces secteurs et le reste de l'économie qui en dépend ont créé des emplois, dans ce contexte tu m'étonnes que la pauvreté recule.

Ça a coïncidé avec les années du PT au pouvoir, alors forcément pour ces simplets de journalistes c'est grâce au PT, simple comme bonjour.

 

Malheureusement tous les bénéfices de ces investissements n'ont pas été mis à profit pour diversifier l'économie brésilienne. Puisque d'une part les actifs financiers se sont destinés majoritairement grâce (ou à cause des) aux incentives de l'Etat vers les secteurs agricoles, de l'alimentaire, de l'énergie verte, le BTP ou les banques, mais pas l'industrie qui crée davantage de plus-value et a besoin de capital. Et d'autre part la classe politique brésilienne et l'administration sont passées derrière comme des goinfres et ont dépensé la grosse cagnotte fiscale dans des projets pharaoniques d'infrastructures inutiles ou surpayées, ou pour arroser les parasites proches du pouvoir sous couvert de politiques sociales.

 

 

  • Yea 2

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Au Brésil, comme en Europe, les tenants de la rigueur s’opposent aux défenseurs de la relance budgétaire. Ces derniers s’appuient notamment sur les arguments de Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie en 2001, pour qui l’ajustement budgétaire pourrait compromettre l’avenir du pays émergent.

 

Le Brésil a un problème d'offre pas de demande.

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C'est une horreur à lire.

"La gauche qui a sorti des millions de brésiliens de la pauvreté" <=> pas de raison de changer.

Je déteste ce genre d'argument d'autorité (totalement conservateur d'ailleurs). C'est de la rhétorique d'étudiant en journalisme (et encore).

 

Le plus terrifiant c'est de se dire que le journaliste a probablement fait cet article de bonne foi en imaginant être neutre.

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Salut.

 

Aujourd'hui est un jour férié (dans certaines villes) en l'honneur de le "jour de la conscience et de la résistance afro-brésilienne" (day of black consciousness), la date a été choisie pourquoi un homme noir est mort ce jour-là. Détail: il (la personne décédée) avait des esclaves noirs...

 

Merci.

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Jamais cessé, de temps en temps diminuée, Quelques problèmes:

 

1) Le gouvernement est le plus grand propriétaire de L'Amazonie;

 

2) Le deuxième plus grand: les "amis" du gouvernement;

 

3) Le troisième plus grand: les indies (selon la loi, ils ne commettent pas de crimes contre l'environnement);

 

4) La solution proposée par le gouvernement: plus gouvernement;

 

5) La solution proposée par la presse: plus gouvernement;

 

6) Parler de privatisation (dans ce cas la forêt) au Brésil est comme parler bien sur les hommes dans le réunion du FEMEN ou bien de hommes noirs dans le réunion de KKK...

  • Yea 1

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Oui. Et le président de la Chambre des députés aussi.

 

Et un banquier a été arrêté.

 

Et un sénateur a été arrêté pour la première fois dans l'histoire du pays (il est du parti de la présidente et le chef du parti au Sénat).

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Aaaaah. André Esteves. Un sacré personnage. Il vend Pactual 3 milliards à UBS juste avant la crise et la rachète un an plus tard pour 2 milliards.

Entre lui et Eike Batista, les brésiliens envoient du lourd niveau filthy rich.

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Proposition de réforme de l'éducation, histoire:

 

1) Développement du commerce et révolution industrielle seront exclus.

 

2) Luttes sociales (?), histoire de la collectivité (?), histoire des crises capitalistes, seront incluses.

 

:angry3:

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Le Brésil va t-il ressembler au film de Terry Gilliam ?

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    • By Vilfredo Pareto
      Je crée un sujet pour arrêter de polluer le fil des images pas fun mais cool. Un excellent article de Shellenberger dans Forbes résume un peu le gouffre entre les faits et l'hystérie médiatique : https://www.forbes.com/sites/michaelshellenberger/2019/08/26/why-everything-they-say-about-the-amazon-including-that-its-the-lungs-of-the-world-is-wrong.
      Ce passage est noteworthy :
      Outre ce qu'on sait déjà (ces feux sont pour l'instant dans la moyenne des 15 dernières années, ne sont pas tous criminels (en fait "people forget that there are legitimate reasons for small farmers to use controlled burns to knock back insects and pests." selon Nepstad, cité par Shellenberger), n'ont pas seulement lieu en Amazonie et ne sont pas nécessairement liés à la déforestation, par ailleurs en net recul depuis le début des années 2000), je propose également que nous discutions sur ce fil des causes plausibles de ces feux (la sous-productivité de l'agriculture brésilienne par exemple*) et de leur lien avec la climate variability de l'Amazonie (v. lien frontiersin.org ci-dessous) @Philiber Té je crois que c'est ce dont tu voulais discuter. C'est l'occasion pour chacun de participer à la collecte d'articles au fur et à mesure que la situation évolue (Bolsonaro a envoyé l'armée) et à ceux qui parmi nous sont le plus au fait des débats scientifiques sur le réchauffement de discuter/partager leurs analyses de cet événement précis.
       
      * food for thought : https://www.icv.org.br/novo-campo-program-2/
      https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/feart.2018.00228/full
      https://globalforestatlas.yale.edu/amazon/land-use/cattle-ranching
      et surtout https://www.mdpi.com/2071-1050/10/4/1301/htm
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