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PABerryer

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Tout ce qui a été posté par PABerryer

  1. Je me base sur le jour de libération fiscal. Au XVIII il était autour du 28 janvier et aujourd'hui autour du 28 juillet.
  2. On est passé de 28 jours bossés pour l'État à plus de 200.
  3. L'extorsion de fond n'est pas un acte de charité, sauf pour les socialistes. Je doute de ton libéralisme
  4. Sus le Roy j'aurais été dispensé
  5. Aujourd'hui, j'ai rempli ma première déclaration d'impôt
  6. Entendons nous bien, le Droit est ce qui permet de régir les rapports sociaux (trancher les conflits, rendre à chacun de sien) et la Morale qui vise à la perfection de l'Homme. Ce sont deux domaines distincts, pas forcément en opposition (on pense trop souvent en binaire) mais qui ne s'occupent pas des même choses. En ce qui concerne le Droit Naturel il faut avoir conscience que cette notion a profondément évoluée au cours des siècles. Quand Aristote parle du Droit Naturel ou que Grotius parle du Droit Naturel ils ne parlent pas du tout de la même chose. Dans la perspective Aristotélicienne, le Droit Naturel fait référence au fait que l'on observe que le Cosmos n'est pas chaos mais ordonné. Il est régi par des lois qui peuvent se déduire de l'observation des choses. De cette observation on en retire que l'Homme est une créature sociale particulière car doué de raison. Dans la perspective moderne (on parle de l'École du Droit Naturel avec Grotius et Pufendorf) on part de l'hypothèse que l'Homme est doué d'une nature particulière du fait qu'il est capable de passer de l'état d nature à celui d'homme social (sociabilité artificielle) et l'on déduit de manière axiomatique et déductive un certains nombre de droits et capacités particulières. Pour faire simple la première se base sur l'observation du Cosmos, la seconde se base sur des déduction logiques sur la base d'une hypothèse.
  7. Heu non mais tu peux toujours expliquer.
  8. Normal qu'il n'y ait pas de son?
  9. PABerryer

    Comment convaincre ?

    Ceux qui ont intérêt à l'absence de casque c'est la SECU: - pas de retraites à payer - les cotisations déjà versée c'est du bénef - des organes frais à redistribuer - tout ce que l'on aura pas à payer en soin dans le futur c'est tes cela d'économiser
  10. Ça c'est le droit naturel moderne. Le droit naturel antique se base sur l'observation de la Nature (au sens du Cosmos grec). Cela donne des résultats très très différents.
  11. Dernier test fait pour préparer l'opération contre ma myopie. Au final j'ai 80% de chance de ne plus avoir besoin de lunettes et 20% d'en avoir encore besoin, sachant que j'ai -9,75 au droit et -10,50 au gauche c'est plus pot encourageant je trouve.
  12. PABerryer

    Gaspard Koenig

    Koening est plus tôt en mode, il me semble, "si c'est possible alors cela doit être fait sans restrictions".
  13. On disait la même chose du 1er téléphone portable... Plus sérieusement la technologie n'est pas encore parfaite mais je conçois tout à fait que d'ici quelques années le modèle de fourniture de l'électricité basé sur un modèle centralisé se transformera en petites unités décentralisées vire individuelles. Je pense moins aux énergies renouvelables qu'aux évolutions de certaines production comme le nucléaire avec la fusion ou les modèles basés sur le deutérium (à chaque fois je pense à Ogame lol).
  14. Quand Villey explique que le Droit est pénétré par la Morale il dresse un constat, il ne désigne pas la Morale libérale en particulier. J'ai repris un exemple de Villey que j'ai trouvé pertinent d'utiliser sur ce forum. Il est sur que le contenu du droit va évoluer selon que la Morale qui le pénètre répond à telle ou telle philosophie. La conception moderne fait du Droit un instrument au service de la Morale. Pour moi cela ne correspond ni à la définition première de la Justice (rendre à chacun le sien, partage des biens et des honneurs), ni à cette idée de séparation des Vices et des Crimes. Le problème du Droit aujourd'hui est qu'il y a cette incohérence entre le refus de mêler le Droit et la Morale tout en utilisant le Droit comme au service de la réalisation d'une morale particulière (et oui tu as raison sur la politisation des juges modernes). On retrouve cela dans la relation Droit/Loi. Dans la conception Classique la Loi est issu du Droit, c'est une solution particulière issue de la répétition d'une solution à un problème de droit défini (ex l'acceptation de la Force Majeure pour modifier le contrat), solution qui peut être écarter par le juge si son application se révélait injuste (par exemple permettre au débiteur fautif de se dégager à peu de frais de son obligation). Dans la conception Moderne qui est la nôtre le Droit découle de la Loi, cad de la Volonté Générale, cad des préférences morales du législateur. La relation est totalement inversée.
  15. Dans la conception Classique la Justice vise à la répartition des biens et des honneurs. Dans la conception Moderne la Justice vise à réaliser un idéal à partir d'un certain nombre d'axiomes définis (ex: si les individus sont des êtres libres alors ils ne faut pas interférer avec leurs actions, laissez faire, laisser passer; autre exemple, si les individus sont en fait des prolétaires exploités par le capitalisme la Justice doit être un des instruments de leur libération). Qu'est ce qui est Juste si je reprend l'exemple donnés du contrat nuisant à l'une des parties: - permettre au Juge de réformer le contrat pour le rééquilibrer ? ==> solution Classique - laisser le contrat poursuivre sa vie ? ==> Solution moderne (basé sur le principe moral du respect de la parole donnée) On retombe sur ce qui est, selon moi, un paradoxe, alors que les libéraux défendent l'idée que les vices ne sont pas des crimes, ils se retrouvent à faire exactement l'inverse avec la Justice soumise à la réalisation de la Morale.
  16. Le F4, ce n'est pas de lui qu'il est là preuve qu'avec suffisamment de puissance même une brique peux voler?
  17. Là cela ne me choque pas. La directrice de l'INA ça cela me choque.
  18. Dans la conception Classique le rôle de la Justice est d'assurer la distribution des biens et des honneurs selon le principe à chacun selon ses mérites (dite aussi Justice distributive). Elle fonctionne sur le mode casuistique (au cas par cas). Le rôle du juge est, dans chaque affaire qui lui ait soumis, d'essayer de trancher dans le sens du juste, il aboutit à une solution qui peut être différente de celle de la loi. Ainsi, si je reprend l'exemple, un contrat dont l'exécution nuirait à l'une des parties en s'éloignant par trop de l'économie prévue du contrat, le juge peut, s'il l'estime conforme au Juste, réformer tout ou partie du contrat. La Morale, en ce que son objet est la perfection de l'individu, n'a rien à faire dans cette histoire. Le soucis de la Justice moderne est qu'elle pétrie de principe moraux qui ont été transformé en principe de droit. Ainsi le principe moral qui veut que l'on respect la parole donnée a donné l'article 1134 du Code civil. Ais-je réussi à éclairer ta lanterne?
  19. Respecter la parole donnée est morale, l'inverse est immorale. La Justice doit être amorale. Justement ce que décrit Villey (et il le critique), c'est la pénétration de la Morale dans la Justice au lieu de maintenir une claire distinction. Juriste moi même je l'ai trouvé passionnant.
  20. Justement, pour Villey la Justice au sens classique permet de disposer du contrat alors que la Justice au sens Moderne, cad emprunte de Morale, impose le respect du contrat.
  21. Lors de ma lecture de La formation de la pensée juridique moderne de Villey il est un point qui m'a particulièrement intéressé, celui de la relation Morale/Justice. Villey fait le constat que la pensée juridique a été "contaminée" par des considération morale. Normalement Justice et Morale sont deux sphères distinctes. La Morale vise au perfectionnement de l'individu. La Justice vise à la distribution des biens et des honneurs dans la Citée. Or il constate que la Justice a été envahie par la Morale. J'ai trouvé cela particulièrement intéressant par ce que cela m'a renvoyé à la distinction que faisait Abélard entre le Vice (qui est un manquement à la Morale) et le Crime (qui est un manquement à la Justice). Cette distinction serait encore plus ancienne que je ne l'imaginais. Au passage, cela m'a permis de résoudre une de mes grandes interrogations entre Justice et Morale car j'étais mal à l'aise à l'idée d'une Justice totalement en dehors de la Morale, j'avoue que la lecture de Villey m'a beaucoup fait avancé. Là où je veux en venir c'est à l'exemple qu'utilise Villey, celui du respect du contrat. Dans le Code civil il est écrit que la convention (cad le contrat) est la Loi des parties (article 1134 si vous voulez aller jeter un oeil). C'est une disposition tout à fait libérale, il faut respecter ses engagements. Pour Villey, il ne s'agit rien moins que la transcription en Droit (domaine de la Justice) d'un principe Moral, celui du respect de la parole donné. Et là vous comprenez le drame, on ne peut réclamer la séparation du Droit et de la Morale mais s'en satisfaire quand cela va dans notre sens! Pour finir l'exemple de Villey ce dernier illustre la séparation entre Justice et Morale. Il arrive que l'exécution d'un contrat, sans que cela soit la faute d'une des parties, deviennent un fardeau et même à la ruine une des parties. Si on applique la règle issue de la morale, le contrat doit être appliqué même si cela nuit à l'une des parties (et il y a des exemples de jurisprudence). Si on applique la Justice (au sens classique du terme) alors il est possible au juge de rééquilibrer les chose (mais dans ce cas là il viole la volonté initiale des parties). Ce qui est ironique, et j'en terminerai là, c'est que le Code civile tempère, dès l'origine, les rigueurs de l'article 1134 avec des mécanismes comme la Force Majeur ou la Rescision pour lésion. Bref, comment résoudre le dilemme Morale/Justice car une séparation stricte des deux, et je pense en ce sens, revient à fragiliser une conception libérale du droit.
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