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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. ça c'est pour le best-of de la neutralité scientifique: « La phrase de Nicolas Sarkozy sur La Princesse de Clèves nous a légitimement indignés, parce que nous y avons reconnu la menace que la barbarie néo-libérale faisait peser sur notre culture humaniste et lettrée. » -Hélène Merlin-Kajman, « Relire le Racine de Thierry Maulnier et le Corneille de Robert Brasillach ? », chapitre in Olivier Dard, Michel Leymarie & Jeanyves Guérin (eds.), Le maurrassisme et la culture. L’Action française. Culture, société, politique (IV), Presses Universitaires du Septentrion, coll. Histoires et Civilisations, 2012, 320 pages, pp.159-175, p.174.
  2. J'ai fini le chapitre sur l'École de Paris que feu Michel Leter a fait publier dans l'Histoire du libéralisme en Europe. Extrêmement instructif, solide (seul chapitre avec une tentative de définition du libéralisme). On voit tout le caractère politique, radical, de l'école de Say, Bastiat, Blanqui et les autres. Un grand moment de l'histoire du libéralisme français. C'est aussi un chapitre utile pour dissiper une fois pour toute le mythe d'une monarchie de Juillet libérale. Leter achève de montrer (après d'autres) qu'il s'agissait d'un régime bourgeois à son degré degré de corruption, pire encore que l'affairisme façon 3ème République. Il souligne en particulier la nocivité de conservateurs façon Thiers et Guizot.
  3. A propos des causes de la médiocrité du personnel politique: http://descartes-blog.fr/2018/10/28/le-remaniement-qui-na-pas-eu-lieu/ Et vous, que lisez-vous comme blogs politiques ? (en dehors de celui de @Nathalie MP :p).
  4. TIL que Bentham est français: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Bentham#Carrière
  5. Je citais l'autre jour les propos de Rothbard et Rand sur la cohérence des "extrémistes", mais l' "anti-centrisme" n'est pas une idée neuve: « C’est surtout la modération qui joue un grand rôle dans cette armée de sophismes que je passe rapidement en revue. On veut à tout prix des modérés ; on craint les exagérés par-dessus tout ; et comment juge-t-on à laquelle de ces classes appartient le candidat ? On n’examine pas ses opinions, mais la place qu’il occupe ; et comme le centre est bien le milieu entre la droite et la gauche, on en conclut que c’est là qu’est la modération. Étaient-ils donc modérés ceux qui votaient chaque année plus d’impôts que la nation n’en pouvait supporter ? ceux qui ne trouvaient jamais les contributions assez lourdes, les traitements assez énormes, les sinécures assez nombreuses ? » -Frédéric Bastiat, « Aux électeurs du département des Landes », 1830, in Œuvres complètes, t.1, p.219.
  6. Les anarchistes ont théorisé le truc dès la fin du 19ème : http://www.anarchisme.wikibis.com/reprise_individuelle.php A ma grande honte je dois dire que quand j'étais anarchiste, ça ne me paraissait pas complètement déconnant.
  7. Visiblement Platon ne tenait pas la démocratie pour un régime communiste soft (Sparte, en revanche...). On pourrait aussi souligner que tous les Etats communistes du 20ème siècle ont renversé (ou n'ont pas connu) la démocratie ; ça rend douteuse l'idée que les deux choses seraient poreuses. Les projets communistes des socialistes utopiques à la Étienne Cabet n'étaient pas non plus démocratiques. Idem de la théorie de l'Etat des anarcho-syndicalistes vers 1905.
  8. Wow... Des idiosyncrasies tortueuses et tordues j'en ai vu, mais là c'est pas mal quand même: "Which philosophers have influenced you most ?" Kissinger: "Spinoza, Kant and Spengler. Spinoza, because he developed a thorough concept concerning how thought holds together all objects. Kant, because he explained the relation between the human spirit and the universe. And Spengler, whom I do not follow in every respect, because he took a most interesting look at the growth and decline of civilisations. What fascinated me most was the thought that civilisations formed a coherent whole, to which all its expressions were tightly related." -Henry Kissinger.
  9. Bof, ça reste vague.
  10. Tous le monde sait que j'aime bien Spinoza, et par plusieurs aspects on peut le qualifié de proto-libéral (et de républicain). Malheureusement, pour le meilleur et pour le pire, Spinoza admet plus d'une des prémisses de Hobbes*. C'est donc un positiviste juridique. Certes, le jusnaturalisme n'est pas une condition sine qua non du libéralisme (le contre-exemple de Bentham et de quelques rares autres est là pour nous le rappeler). Néanmoins le libéralisme semble bien dépendant d'une forme ou d'une autre d'individualisme moral (et même l'utilitarisme benthamien passerait ce test). Alors qu'en gros, pour Spinoza (et Montesquieu), s'il faut accepter la tolérance des opinions, c'est parce que ça fait les affaires de l'Etat -et non parce que l'individu aurait un droit inhérent, opposable à l'Etat. Exemple de critique libertarienne de Spinoza: https://www.libertarianism.org/columns/freethought-freedom-critique-spinoza Spinoza n'admet pas non plus quelque chose comme un droit de résistance à l'oppression (comme Hobbes, comme Kant). Il est donc en deçà du degré de libéralisme de l'école de Salamanque (qu'il connaissait), vu qu'on le trouve défendu chez Francisco Suarez. Par ailleurs il n'y a pas de libéralisme sans défense (ou au grand minimum acceptation implicite) de la liberté économique. Je ne suis pas sûr qu'on pourrait défendre celle-ci sur une base spinoziste. *Et la vision économique de Hobbes était... comment dire... « L’État détermine de façon discrétionnaire le système des droits de propriété, garantit les contrats, produit les règles et institutions de marché, et dans cet ordre la liberté des contractants peut jouer, mais sans que l’État leur laisse la bride sur le cou : il les contrôle, à tous moments il peut intervenir, interdire, revoir les droits de propriétés, et c’est encore lui, enfin, qui anime la circulation par ses recettes et ses dépenses publiques. » -Pierre Dockès, « Hobbes et l’économique », Astérion [En ligne], 5 | 2007, mis en ligne le 13 avril.
  11. Je réserve la comparaison doctrinale à un autre jour, mais disons déjà que les bons jours, Hayek était démocrate (cf Pourquoi je ne suis pas conservateur). Mécaniquement, il est plus à gauche que Burke (ou Burke plus à droite, comme on voudra). Et ce n'est pas la seule différence.
  12. ça va même plus loin que ça, je ne pense pas qu'on puisse le ranger dans la famille du conservatisme libéral. Mais ça j'en reparlerais le jour où j'aurais avancé dans ma typologie de la droite conservatrice.
  13. Autant je suis le premier à dire que le libéralisme est issu du mouvement des Lumières, autant très peu des auteurs des Lumières sont des libéraux (ni Voltaire, ni Rousseau, ni même Spinoza, etc.).
  14. A vrai dire, je n'ai pas bien compris ton message d'hier.
  15. Personne n'a voté 1 ou 5 ? Ce forum commence manque d’extrémistes. Alors @Extremo, qu'est-ce que ça fait d'être à la droite de PABerryer ?
  16. Et je vais même souligner qu'il est universaliste parce qu'il est le produit historique d'une matrice chrétienne* sécularisée vers la fin du 18ème (Holbach, Condorcet, Constant, etc.). *Vous allez sur Wikipédia. Vous tapez "libéralisme". Vous lisez attentivement le début du 1er paragraphe de la section "usage du terme". Vous cliquez sur la note numéro 16, qui vous renverra vers un blog admirable, de très haute tenue et d'un rare bonheur d'expression: https://fr.wikipedia.org/wiki/Libéralisme#cite_ref-16
  17. Pourtant les quelques textes / tribunes dans Le Figaro / vidéos que j'ai lu / vu de lui sont de bonne facture.
  18. Ben, oui, les citoyens et les résidents sont deux choses différentes, et il en va ainsi dans toutes les démocraties connues. Je ne vois pas où est le problème.
  19. La tyrannie de la majorité est compatible avec ma définition. Tout simplement parce que c'est une définition de la démocratie en général, pas de la démocratie libérale.
  20. Tu ne penses pas que c'est contradictoire avec le concept même de citoyen ? Etre citoyen implique d'appartenir à un corps civique (qui ne recoupe certes pas la catégorie de "population du pays"), donc à partir du moment où tu as un citoyen tu en as par définition d'autres. Après on peut discuter du seuil d'extension du corps civique à partir duquel un régime est vraiment démocratique, mais c'est autre chose. Edit: on peut aussi en débattre dans ce fil:
  21. Un petit sondage qui devrait intéresser @Atika (je reviendrais plus tard poster et expliciter mon vote). Pour mémoire, on m'avait sommé récemment j'avais proposé de définir la démocratie comme le: Régime politique dans lequel tous les citoyens disposent de moyens légaux égaux d'élire leurs dirigeants parmi des partis rivaux (et/ou de déterminer le contenu des lois), en raison de l'absence d'inégalités politiques basées sur la naissance ou la fortune. (Ceux qui n'aiment pas cette proposition de définition sont libres de l'améliorer. Je peux dire que je me suis donné de la peine pour subsumer aussi bien les démocraties directes antiques que les régimes à suffrage universel -non truqué- modernes).
  22. Je ne comprends pas ce que vient faire le masculin dans la question. Si on pense que libéralisme et démocratie sont compatibles (voire qu'ils se renforcent mutuellement), je ne vois pas pourquoi il faudrait réserver le vote à un seul sexe.
  23. On ne peut pas appeler ça autrement que du féminazisme. La manœuvre est peut-être moins voyante que les autodafés d'écrits de juifs ou de communistes, mais le résultat est le même.
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