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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Désolé du triple post mais c'est pour souligner toute la mauvaise foi de l'auteur: "Si la dévotion fut étrangère à l'Etat libéral, c'est parce que les catégories sociales dont il satisfaisait les aspirations n'avaient pas besoin de la politique. Elles en ont donc délimité le champ à la mesure de ce qu'elles en attendaient, c'est-à-dire peu de chose en dehors de la protection de la situation qu'elles s'étaient faites elles-mêmes. Elles n'ont pas compris que la politique pouvait être aussi espérance. Si nous voyons, aujourd'hui, des millions d'hommes rêver d'un monde où toutes les activités seraient politisées, n'est-ce pas parce qu'ils ont pu constater que ce qu'ils avaient obtenu quant à l'amélioration des conditions de leur travail, au relèvement de leurs salaires, aux possibilités de s'affranchir de l'insécurité prolétarienne, aux chances de léguer à leurs enfants une situation moins dure que la leur, ils le devaient à l'activité politique, au pouvoir qu'ils avaient intimidé ou conquis ? N'est-il pas, dès lors, inévitable qu'ils en arrivent à concevoir la politique comme l'activité la plus urgente parce qu'elle est pour eux une activité vitale ? L'enjeu est tel qu'il n'autorise pas une participation limitée, mais exige, au contraire, un engagement total. Il ne s'agit pas de chercher si cette espérance est ou non fondée." -Georges Burdeau, Le libéralisme, Éditions du Seuil, 1979, 306 pages, p.154-155.
  2. La neutralité est totalement dead dans ce bouquin. Le plus fort est que l'auteur parvient à la fois à faire la confonsion marxienne entre liberté et puissance ("la vrai liberté c'est de ne pas mourir de faim", bla bla bla), et la confusion conservatrice / perfectionniste entre la liberté et la vertu: "L'expérience montre, au contraire, que, sous son nom, c'est le plus souvent un régime d'anarchie qui tend à s'installer, un régime où le laisser-aller, l'indulgence hypocrite, la servilité des uns, l'arrogance des autres constituent une monstrueuse parodie de l'image idéale qu'évoque le rêve d'une cité libre. [...] En tant que structure politico-sociale cohérente, l'édifice libéral s'est écroulé parce qu'il reposait sur une interprétation erronée de la liberté." -Georges Burdeau, Le libéralisme, Éditions du Seuil, 1979, 306 pages, p.128-129. Si j'étais méchant je dirais que Burdeau est un Michéa bien élevé.
  3. Il n'y avait pas à douter que l'islam puisse s'assimiler à la société française et à ses valeurs... Les musulmans sont tout aussi capables d'être antilibéraux que le français moyen ! : https://www.psm-enligne.org/societe/articles-societe/2657-le-liberalisme-quelle-limite
  4. « Ceux là sont dupes d’une chimère, qui s’imaginent qu’il est prescrit et qu’il est possible au gouvernement de faire le bonheur de tous. Le gouvernement ne doit strictement à tous qu’une chose : la justice. Chacun s’y appartenant, il convient à chacun de se rendre heureux ou malheureux par le bon ou le mauvais usage de sa liberté. » -Léon Gambetta, discours aux ouvriers de l’Aveyron, 8 novembre 1878.
  5. +1 pour le Damasio @Frenhofer. Je termine mon exploration de l'historiographie française du libéralisme par le bouquin de Burdeau ; malheureusement ça ne commence par bien non plus: "Il y a un libéralisme politique, un libéralisme économique, un libéralisme religieux, un libéralisme des moeurs. [...] Il y a des conflits de libéralismes. Il faudrait, par exemple, être indifférent à la réalité pour croire qu'aujourd'hui la démocratie libérale (libéralisme politique) pourrait se maintenir en respectant scrupuleusement les impératifs du libéralisme économique. Ce serait donc une entreprise hasardeuse que de vouloir inclure, dans une définition lapidaire, les différentes figures d'un concept que ses incarnations trahissent toujours par quelques côtés." (p.7-8 ) "Son infirmité congénitale tient à la contradiction entre l'image généreuse qu'il se fait de l'homme et la réalité de la condition humaine. Il exalte la liberté et débouche socialement sur l'aliénation." (p.29) -Georges Burdeau, Le libéralisme, Éditions du Seuil, 1979, 306 pages.
  6. Moi je viens intellectuellement de cette gauche là au départ (enfin, plutôt de l'IS, mais les deux orgas ont été un peu liées), je découvrais ça en 2013.
  7. Je vois pas grand-chose à ajouter sinon que les trotskystes sont le mal absolu. Parce que même le PCF est revenu (depuis quelques décennies maintenant) de son stalinisme, et même jusqu'à un certain point de son marxisme (triomphe des causes sociétales, social-démocratisation du parti, etc.). Alors que le trotskyste de 2018 raconte plus ou moins* les mêmes sortes de conneries que le trotskyste de 1930. *La principale évolution étant une perméabilité à l'islamo-gauchisme (Chris Harman, Le prophète et le prolétariat, 1994), aux théories racistes dites "anticoloniales", etc. Autrement dit la seule évolution est un régression. Se réclamer de Trotski mérite la même qualification morale que se réclamer de Mussolini, voire d'Hitler. Trotski a beaucoup de sang sur les mains. H. Guillemin (qui n'est pas exactement un historien de droite) dit bien qu'une URSS dirigée par Trotski n'aurait pas été sensiblement différente de ce qu'elle a été sous Staline.
  8. J'ai très souvent vu cette partie du raisonnement contestée. Ex: http://www.economiematin.fr/news-france-dette-euro-sortie-zone Sinon bon boulot @Nigel. Les anticapitalistes sont décidément pétris de contradictions !
  9. J'ai eu la même réaction hier mais je pense avoir un peu infléchie l'opinion de mon interlocuteur. C'est avant tout un manque de culture historique. On peut trouver de l' "avidité" dans toute espèce de société humaine (oui, même en terre communiste). Le capitalisme, c'est autre chose.
  10. Je prends les points Godwin pour vous alors. "Les peuples d'Europe représente une seule famille dans le monde. Il n'est pas très intelligent d'imaginer que dans un espace aussi étroit que celui de l'Europe, une communauté de peuples puisse longtemps maintenir des systèmes de lois reposant sur des conceptions différentes." -Adolf Hitler, Discours au Parlement, 7 mars 1936. "Une fédération européenne, basée sur les mêmes principes que ceux de l'Allemagne fédérale, mènerai à une Europe désarmée, formant un bloc solide dans lequel chaque pays conserverait sa propre administration, ses propres coutumes et religions. L'abolition des barrières douanières créerai une grande Autarcie européenne, avec la prévalence du libre-échange sur le Continent." -Otto Strasser, Hitler and I (1940), p.82. "L'Europe est à présent trop petite pour des souverainetés querelleuses et indépendantes. Une Europe fragmentée est à présent trop petite pour préserver sa nature individuelle et rester en paix tout en se maintenant comme une puissance dans le monde." -Cécile von Renthe-Fink, Note sur l'établissement d'une confédération européenne, août 1943. Plus le point bonus couple franco-allemand: "Sans l'écrasement du bolchévisme, pas d'Europe." -Jacques Doriot. "On parle souvent d’Europe, c’est un mot auquel, en France, on n’est pas encore très habitué. On aime son pays parce qu’on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que demain nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d’elle. Pour construire cette Europe, l’Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques. Elle doit, avec d’autres, consentir d’immenses sacrifices. Et elle ne ménage pas le sang de sa jeunesse. Pour la jeter dans la bataille, elle va la chercher dans les usines et aux champs. Je souhaite la victoire de l’Allemagne, parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s’installerait partout. Ainsi donc, comme je vous le disais le 20 avril dernier, nous voilà placés devant cette alternative : ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés, dans une Europe nouvelle et pacifiée, ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation." -Pierre Laval, « Allocution radiodiffusée du 22 juin 1942 », Les Nouveaux Temps, 24 juin 1942.
  11. Woa, t'es dur là. Indice: le siècle, la nationalité, le courant politique ? (Non parce que l'européisme c'est un truc de plus en plus mainstream et trans-courants depuis le milieu du 19ème siècle, hein).
  12. Remarque ça peut aboutir à des découvertes comiques. Ainsi, le bonapartisme existe encore ! : http://www.davidsaforcada2017.fr/archives/2017/07/01/35437777.html
  13. Les autres blogs que je suis sont dans ma blogroll ( http://oratio-obscura.blogspot.com/ ). Mais ils sont pas des masses actifs. J'essaye de trouver les sites qui drainent le trafic pour savoir un peu comment évolue l'opinion publique, mais je manque d'expérience. Il y a bien quelques sites qui comptabilisent les blogs politiques mais c'est moyennement pertinent: https://www.canalblog.com/directory/Politique/
  14. Je lis par hasard que Samsung Electronics Europe a reçu en 2015 plus d'un million d'euro de subventions de l'UE: https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Samsung#cite_note-38 http://ec.europa.eu/transparencyregister/public/consultation/displaylobbyist.do?id=40471017282-57 ça correspond à quoi à votre avis ? L'UE finance des sites implantés dans les pays membres ?
  15. J Jaurès chamanisme incantation ? ^^
  16. Exactement. Les mots sont un enjeu majeur de la lutte politique. Gratuit a une connotation bienfaisante, presque miraculeuse. Défendre le fait de payer des impôts n'est pas si gracieux. On en viendrait presque à penser qu'il y a quelque chose de non purement volontaire là-dedans... Mais j'ai bien senti que j'avais blasphémé l'Etat-providence. C'est intéressant comme expérience. Tu imagines plus facilement ce que pouvait ressentir les déviants religieux dans une période plus obscure.
  17. Moi je suis pour que l'UE mette la priorité dans la lutte contre les inégalités de sentiments de compétence politique. Il y a des gens qui croient qu'ils peuvent utiliser la loi pour régir leurs semblables, et plein d'autres qui croient qu'ils ne sont pas compétents pour s'y opposer. Il est urgent de mettre de l'égalité là-dedans. L'UE doit ré-allouer l'intégralité de ses fonds en distribution d'exemplaires du Manifeste de l'Anarchie: https://www.panarchy.org/bellegarrigue/manifesto.html
  18. C'est pas anonyme le questionnaire ? Qui va lire ça anyway ?
  19. 1): Je n'étais pas vraiment sérieux. Mais au pire ça ferait parler de nous pour une fois. En politique comme dans l'édition, l'indifférence est pire que l'hostilité. 2): Biais de sélection de l'information. Les antilibéraux vont retenir telle information qui va dans leur sens: par exemple le fait que l'UE pousse à la concurrence ferroviaire, et ignorer les éléments allant dans la direction opposée. Et hop, l'UE est ultralibérale. C'est le même mécanisme qui permet de continuer d'expliquer que Hollande ou Macron (ou Sarkozy, ou Mitterrand, ou qui tu veux) sont libéraux. On va retenir des éléments isolés sans les synthétiser, sans jamais regarder le tableau d'ensemble. Pour paraphraser @Rincevent (et Ayn Rand): le collectivisme est un naufrage épistémologique.
  20. Oh oh oh, la splendide question fermée que voilà. Et après ça il y a des gens capables d'expliquer que "L’Europe est le foyer d’un complot libéral." (Stéphane Denis, L’argent à gauche, Le Figaro, 11 mai 2004). Le plus grand risque pour l'avenir de l'UE est que les peuples d'Europe s'aperçoivent que ce machin ne sert absolument à rien à part entretenir des armées de bureaucrates et de soi-disant députés payés rubis sous l'ongle et dotés de locaux sardanapalesques.
  21. Je proposes une variante du slogan soixante-huitard (lui même variante du slogan de la Révolution française): "La Révolution ne sera achevée que lorsque les tripes du dernier collectiviste serviront à pendre le dernier bureaucrate". Les coupables se reconnaîtront. Par contre faut écrire en anglais vu que c'est la langue de travail du "machin".
  22. Non mais c'est ma faute aussi, c'est une phrase de Friedman et là j'avais un interlocuteur de toute évidence beaucoup plus cultivé que la moyenne. Il y a du avoir un flash Friedman = Pinochet = coup d'Etat = ce type est un facho ultralibéral. Je suis déjà content d'être revenu vivant.
  23. J'étais à la Bibliothèque nationale Française tout à l'heure pour m'inscrire. Le gars me sort à un moment qu'il trouve ça anormal que l'accès à la partie recherche ne soit pas gratuit pour tout le monde. Et là grosse erreur de ma part ; j'ai sorti "Il n'y a pas de repas gratuit". Lourd silence pesant. C'est pas des blagues à faire à des fonctionnaires ça.
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