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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
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L'émission politique ou comment FR2 gaspille vos impôts
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Apostrophes, de Bernard Pivot. Certes, c'était une émission intellectuelle, plutôt que politique. Néanmoins, en termes de temps, ce n'était pas forcément plus long que L'Émission politique -dans laquelle on a maintenant des séquences entières de commentaires d'images + j'appuie sur le bouton comme dans un jeu télé AINSI QUE des inévitables estimations instantanées de l'évolution de l'opinion grâce à Messieurs les sondeurs. Autant dire qu'en se limitant à l'utile, ça pourrait être beaucoup plus court (ou alors aussi long mais donnant le temps de mieux traiter le sujet). J'estime donc que la TV n'est pas par essence incompatible avec le traitement de sujets politiques (ou intellectuels) complexes (les émissions de Taddeï sont d'ailleurs là pour en témoigner). C'est en partie un problème économique (besoin d'audimat versus tendance élitiste du sujet), mais là on parle du service public, où cette contrainte pèse moins. Je suis donc obligé de conclure que la cause essentielle du phénomène n'est ni technique, ni économique, mais relève bien d'une dégradation des mœurs. C'est dur reste facile d'observer que la qualité intellectuelle du journaliste français moyen s'est effondrée* par rapport aux Trente Glorieuses (et même au-delà, jusqu'à la fin des 80's). *Bien sûr, le plus intéressant serait d'étudier le pourquoi de ce déclin, mais ça dépasse mes compétences. J'ai quand même ouï dire que le journaliste de l'ancien temps venait de filières littéraires ; or il est évidemment qu'actuellement on a affaire à des gens qui s'expriment n'importe comment (et il y a comme un lien entre langage et pensée, voyez). Du reste ça contamine par proximité le personnel politique (et par suite la société, qui tend à s'identifier à ses élites): quand un Premier ministre utilise un adverbe comme "vachement" devant des milliers de téléspectateurs (ou davantage), comment voulez-vous que des professeurs persuadent leurs élèves qu'apprendre sa langage -et le meilleur de sa langue- est utile pour réussir sa vie, s'élever socialement, etc. ? -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Dédicase @Lancelot -
« Interdit d’interdire » la nouvelle émission de débat par Taddei sur RussiaToday France
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Adrian dans Actualités
Vous noterez comme ce pseudo-concept de foucaldiens de gauche* (Dardot & Laval) qu'est le "néolibéralisme" permet à une Delaume de renvoyer aux libéraux l'accusation de constructivisme social. *Hélas désormais répandu au-delà, chez des historiens ou des chercheurs en sciences sociales. J'y vois un nouvelle avatar de la très fameuse accusation de duplicité interne du libéralisme, celle qu'on trouvait déjà au 19ème* et qui consiste (en général sur la base d'une identification abusive entre libéralisme, bourgeoise et Etat), à dire que "les libéraux ne sont pas vraiment libéraux, d'ailleurs regardez ils n’hésitent pas à employer l'Etat pour réprimer les ouvriers et/ou à venir en aide aux entreprises / lever des barrières douanières / mettre en place des politiques contre-cycliques pour sauver le capitalisme", etc. *Par exemple chez Bakounine. Les phénomènes décrit recoupent plus ou moins ce que les libéraux appellent le capitalisme de connivence. -
« Interdit d’interdire » la nouvelle émission de débat par Taddei sur RussiaToday France
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Adrian dans Actualités
Dans les commentaires: https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/54225-interdit-dinterdire-premiere-economie-europeenne-est-elle-trop-liberale-ou-pas-assez "Un comble qu'un média russe soit l'un des rares à organiser des débats contradictoires dans le pays des droits de l'homme." C'est effectivement assez incroyable... Et le thème du débat en plus. Je vous avais bien dit que Taddei était un type formidable. Enfin un journaliste qui ne se prend pas pour une diva et ne coupe pas ses invités péremptoirement toute les deux minutes ! -
« Interdit d’interdire » la nouvelle émission de débat par Taddei sur RussiaToday France
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Adrian dans Actualités
Sur Azihari, je lui reproche néanmoins de faire régulièrement des articles à la gloire de l'UE ("l’idée européenne ainsi que l’euro-fédéralisme qui ne sont que les corollaires du libéralisme." cf: https://www.taurillon.org/faut-il-assumer-la-finalite-liberale-de-la-construction-europeenne ). Mais enfin on va pas se plaindre qu'il aille relever le niveau de nos champions médiatiques. -
« Interdit d’interdire » la nouvelle émission de débat par Taddei sur RussiaToday France
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Adrian dans Actualités
De l'entrisme libéral. Ils contrôlent tout, ils sont partout et verrouillent l'espace médiatique ! -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
Oh, joli détournement de Tyrion Lannister -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
C'est le côté théologien de la gauche française, dont se plaignait déjà Marx (paraît-il). Il faut que les mal-pensants ne puissent pas parler pour ne pas propager l'esprit du démon. Et ne pas lire les mauvais livres (combien de militants de gauche pensent ainsi !). -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
Il y en a. Pour commencer, les deux ont été marxistes (Foucault était même au PCF). -
Les droitards, quelle plaie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
1): Je doute de ton libéralisme. Vu ce que tu dis, il me paraît entièrement reposer sur un scepticisme moral (on ne peut pas avoir une "véritable connaissance précise de ce qui est bien") ; base fort fragile selon moi ; parce que si elle exclut la coercition, elle se dévore elle-même en rendant difficilement défendable la défense du Principe de non-agression (mais je me répète). 2): Il s'ensuit pas de ce qu'un tel fait n'est pas "impossible stricto sensu" que tu ne saches pas véritablement que la terre est ronde (enfin, aplani aux pôles et irrégulières de ci de là, bref). Les objectivistes racontent quelque chose que je saisis mal sur le fait que la validité du doute est suspendu à un certain contexte ; mais l'esprit simple que je suis aimerais résumer ça au fait qu'il n'est pas valable de douter en l'absence de raisons de douter. Le doute doit être motivé lui aussi (c'est pourquoi j'incline vers l'idée objectiviste que la démarche même des Méditations métaphysiques, avant tout résultat -et quels résultats!-, n'est pas pertinente). Donc je ne vois pas ce qui te permet de dire que tu ne disposes pas d'une connaissance certaine (de ceci ou de n'importe quoi de similaire), sauf à introduire du doute arbitrairement. (On se plaint légitimement de l'arbitraire de la croyance dogmatique, mais l'arbitraire inverse existe lui aussi). 3): Je ne suis pas sûr... Si le contenu de "bien" recoupe parfaitement l'obligation morale, que dois-je choisir entre deux biens (cf le dilemme de la fameuse conférence de Sartre) ? 4): Même si l'autre est un nazi ?? (hop, mon point godwin du jour). 5): Et si l'autre est un aliéné dont j'ai la charge (ou pas d'ailleurs) ? Dois-je considérer que ses jugements de valeurs ont une dignité égale aux miens et m'abstenir de coercition par respect pour lui ? (c'est un vraie question hein. Et si, comme je le pense intuitivement avec le sens commun, la réponse est négative, cela implique que le principe de non-agression n'est pas un absolu mais qu'il est suspendu à la rationalité d'autrui ; j'en parle dans le fil sur le NAP).- 3 480 réponses
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L'émission politique ou comment FR2 gaspille vos impôts
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Bon, j'ai regardé la prestation d’Édouard Philippe. Symptôme d'une nation en décadence dont j'ai déjà traité ailleurs (cf: http://oratio-obscura.blogspot.com/2018/07/de-la-profanation-des-symboles.html ), la sous-race journalistique a une fois de plus repoussé les limites de l'indécence, du divertissement pascalien, de la vulgarité festive, de la ridiculisation de l'invité (on apprend que le premier ministre a peur des requins...) comme des sujets traités. Sans oublier l'exaltation du vécu et l'indispensable "confrontation de l'homme politique avec le terrain". Je passe sur ce triste spectacle qui marque le naufrage d'une corporation avant d'être celui d'une époque. Le Premier ministre, qui n'est pas charismatique et n'a vraisemblablement pas été choisi pour l'être, s'est à mon sens extrêmement bien débrouillé. Je me suis même dit qu'on sent le judoka. Toutes les fois qu'il y a été confronté à l'hostilité de ses contradicteurs, le Premier ministre a su faire preuve de calme et de pédagogie. Bon équilibre entre l'empathie, le désarmement de l'agressivité (avec moult formules notables, dans le style "nous pouvons nous retrouver sur le constat que"), et l'exposé relativement clair des points techniques (je dis relativement puisqu'il est entendu que l'indigence du temps de parole disponible sur chaque sujet rend à peu près impossible de discuter sérieusement). Hélas, ces méthodes restent peu efficaces contre la bêtise ordinaire (par exemple celle de madame la syndicaliste communiste qui nous apprend qu'elle en "marre" d'entendre parler de la dette, ce qui a l'évidence ne fait pas une politique). Quand à la bêtise journalistique, elle est définitivement incurable. Certes, Édouard Philippe ne mène pas une politique libérale. Pourtant, si on tend l'oreille, force est de constater que les positions qu'il a exprimé étaient à peu près toujours plus proches de ce que ferait (ou pourrait faire*) un chef de gouvernement libéral, que les positions de ses contradicteurs. On est reconduit au jugement de main liborgiens dès avant même l'élection: Macron sera sans doute assez mauvais, mais si les autres sont pires ? ... *Car soyons honnête: lorsque E. Philippe explique que sa politique migratoire (par exemple) est un juste milieu entre l'extrême-gauche no borders et l'extrême-droite anti-immigrationniste (dont Wauquiez, insupportable dans son autisme ventriloque, s'est bien rapproché), quel hypothétique chef d'un gouvernement libéral pourrait envisager de mener une politique radicalement différente ? Le moins qu'on puisse dire est que l'électorat prêt à soutenir une politique de libre circulation n'existe pas. Tant qu'il en sera ainsi, les critiques imaginables ne sauraient viser uniquement les hommes politiques. -
Les droitards, quelle plaie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
Encore un bel exemple des démérites de l'implicite. Il va falloir être plus clair parce que je ne comprends absolument pas ce que tu veux me dire.- 3 480 réponses
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Gauche radicale, communistes & goulag autogéré
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de PABerryer dans Politique, droit et questions de société
1min32. Et puis stop, parce qu'à ce niveau-là de non-conceptualisation, d'affirmations gratuites, etc, autant écouter Soral hein. Lui au moins il ne fait pas jouer une légitimité scientifique. -
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
? Que vient faire Tocqueville dans cette histoire ?- 3 480 réponses
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
Je suis d'accord avec @Extremo ; @Mégille ton argumentaire est basé sur une prémisse sceptique que bien des gens n'admettront pas ; et même en l'admettant, tu commets un non sequitur. Car on peut renverser l'argument: Si je ne sais pas absolument ce qui est bon, mon rejet de la coercition n'est peut-être qu'une réaction émotive non-fondée. Je ne peux pas justifier la violence mais pas non plus la critiquer adéquatement.- 3 480 réponses
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
On peut dire la même chose de toute philosophie à prétention systémique (et dont l'auteur à eu le temps de détailler les parties du système). Par exemple le platonisme est à la fois une métaphysique (dualisme / idéalisme), une morale (de type socratique), une philosophie politique (le totalitarisme la République en tant que société de castes naturalisée), une esthétique (ou une anti-esthétique, vu que l'art plastique donne un aperçu falsifié de la réalité de la chose, elle-même forme imparfaite du concept. Mais la musique jouit d'un statut privilégié justifié philosophiquement). Idem d'Aristote, de Hegel et de quelques autres (auxquels on pourrait joindre Nietzsche si on aime la provocation).- 3 480 réponses
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D'où le pluriel à "cerveaux" Disons que je tacle (gentiment) le dualisme de @Kassad. Il n'y a pas deux mondes disjoints, les idées aussi sont matérielles et par suite périssables, non-éternelles.
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
ça n'est jamais qu'un cas particulier du paradoxe des conséquences cher à Weber (et Aron): https://www.scienceshumaines.com/le-paradoxe-des-consequences-essai-sur-une-theorie-weberienne-des-effets-inattendus-et-non-voulus-des-actions_fr_15227.html- 3 480 réponses
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Plato was wrong, you know ? Désolé pour les fans de V for Vendetta, mais on peut parfaitement "tuer une idée". Tout simplement parce qu'elles ne se baladent pas nues dans la rue, elles sont instanciées dans des cerveaux. Les idées au sens platonicien n'existent pas.
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J'ai visité un musée sur Dali en Espagne, je ne sais plus lequel. Ce qui est sûr c'est que ça ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Même cette histoire de montres fondantes (qui est un peu drôle) m'a paru surfaite en regardant les œuvres directement.
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En ce moment je travaille entre autres choses sur la doctrine maurrasienne et l'opposition classique / romantique dans le nationalisme intégral (antithèse qui remonte au moins à Proudhon). Donc de toute évidence des conceptions esthétiques peuvent découler de conceptions politiques. Néanmoins ce n'est pas obligatoire, l'esthétique jouit d'une autonomie telle qu'on ne peut pas disqualifier une esthétique* en montrant qu'une doctrine politique est fausse. *A supposer que ça ait un sens de parler de vérité en matière de jugements esthétiques, débat que j'ai essayé d'introduire ici:
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J'ai vu des œuvres d'art contemporain de François Pinault au Palazzo Grassi de Venise, je vois par le rapport (des œuvres, pas du palais) avec le bon goût. D'ailleurs il paraît que les Vénitiens aimeraient tout jeter dans le Grand Canal. Il y a une "œuvre" qui consiste en un cheval grandeur nature mais sans la tête de @poney, encastré dans le mur à trois mètres de hauteur. Y a aussi des citernes d'eau en métal. Sans rien. Bêtes. Et puis des bouées-tortues multicolores injectées de ciment et transpercées par du grillage. Parce que. Le plus drôle ce sont les plaquettes de présentation. Et après on ose douter des vertus créatives de la drogue
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J'en profite pour redire que je fais partie des liborgiens qui seraient fort intéressés d'avoir des analyses du sujet (qui me semble une excellente porte d'entrée pour argumenter contre toute espèce de "politique culturelle" en général). Il y a bien des gauchistes comme Franck Lepage qui critiquent le marché de l'art contemporain, mais alter-compréhension oblige on aurait affaire à de l'ultra-capitalisme... Il y a aussi Aude de Kerros mais il me semble que sa critique est esthétique (tel truc est très moche, etc.), chose légitime mais impolitique.
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6 octobre 2018: "Procès du Libertarianisme"
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Marlenus dans Action !
Et crotte. De quoi redonner du souffle aux amateurs du pseudo-concept "libéral-libertaire"... (j'ai du reste eu la méchante surprise de trouver une entrée portant ce nom dans le Dictionnaire historique de la liberté paru chez " Nouveau Monde éditions"...).
