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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. 1): Les minarchistes et tous les libéraux cohérents reconnaissent l'impôt comme une agression qu'il faut ultimement faire disparaître. "Does a person have the right to refuse to pay taxes ? The moral right, yes. Unfortunately, this political right is not recognized, and he would be penalized too heavily for not paying." (Ayn Rand, Answers, New American Library, 2005, 241 pages, p.7) 2): Yeah ! 3): Contributions volontaires, système de loteries... Financer un Etat minimum sans impôts n'a rien d'impossible. 4): Oui, le coup du "mes idées sont bonnes parce que l'univers complote pour les réaliser" est un truc à laisser aux hégéliano-marxistes. 5): C'est intéressant qu'il soit capable de saisir la différence. 6): Ce qui nous laisse 15% de minarchistes ou d'anarcap en puissance ! Je m'attendais à pire 7): C'est pas forcément dramatique si "libertarien" acquiert une audience grand public, mais je préfère personnellement le terme de libéral, qui, en dépit de toutes les caricatures, a le mérite de parler aux Français -économie de temps d'explications.
  2. C'est un truc de gauchiste ça. Qu'on peut fait remonter jusqu'à Rousseau et la soi-disant "bonté originelle de l'homme". Avant Rousseau, personne ne pensait que les enfants étaient spécialement bons, c'était même le contraire. "Contrairement à Rousseau, Aristote se méfie (et c'est là un euphémisme) des enfants, ces êtres promis au vice tant que la bonne nature n'a pas encore pris le dessus: c'est aussi ce que veut dire ce terme d' "incomplet" [...] qu'il applique souvent à l'enfant." (Pierre Pellegrin, Introduction à Aristote, Les Politiques, trad. Pierre Pellegrin, Paris, GF-Flammarion, 2015, 591 pages, p.30-31)
  3. Vérifie tes prémisses comme diraient les objectivistes. Je reconnais que le "besoin" de contrôle est un facteur psychologique important d'antilibéralisme (parmi de nombreux autres). Les libéraux doivent faire de l'entrisme parmi les psychologues et soigner les névroses des gens
  4. Excellent. Mais ça ce sont les données. Quel est la (ou les) cause(s) ? Car après tout l'accent mis sur les émotions peut se retrouver dans la littérature "féminine" en général, et dans plein d'autres choses qui n'ont rien à voir avec le sexe entre mâles...
  5. Il faut bien comprendre les notions utilisées. Quand on parle de la nature humaine, on parle des propriétés que possèdent tout être humain, nécessairement, au-delà de toutes les variations individuelles, culturelles, historiques, etc. On parle de l'essence de l'homme. De ce qu'il est fatalement, toujours, partout. Par exemple, il entre dans l'essence d'un triangle d'avoir trois côtés. Mais être rectangle ou être rouge ne sont pas des propriétés qui entrent dans l'essence d'un triangle, ce sont des propriétés contingentes. Et avoir moins de trois côtés est une propriété impossible pour le triangle, elle serait contraire à ce qu'est un triangle, contraire à sa nature. Ensuite il n'existe pas d'être humain "à l'état de nature". C'est une fiction philosophique, à mon sens absurde. Or cas-limite d' "enfant sauvage" (qui ont toujours déjà un niveau de socialisation antérieur), tout être humain est plus qu'une simple réalité naturelle (au sens de: biologique), il a une culture, un langage, une existence économique et politique, etc. Par suite il entre dans la nature (au sens de: essence) de l'homme d'avoir une culture, etc. Dire qu'une idée qu'elle contredit la nature humaine, ce n'est pas dire qu'elle contredit la vie humaine dans un hypothétique "état sauvage". La Loi n'est pas contradictoire avec la nature humaine. L'Homme peut vivre sous des lois. Mais il y a des choses que la Loi ne peut pas obtenir de l'homme, précisément parce qu'il a une nature, une identité, donc des limites. On ne peut pas faire n'importe quoi de l'être humain (ce n'est pas un jugement moral, c'est un constat factuel). Maintenant si on examine la nature humaine en tant que l'homme est un animal social et politique, on comprend vite qu'une égalité de puissance entre tous les individus est chimérique. Les capacités individuelles sont inégales pour des raisons d'abord biologiques (force musculaire, aptitude à résister aux maladies, QI, etc.), ensuite aggravées par la vie en société, laquelle dispense toujours des richesses inégales (même les sociétés les plus drastiquement communistes ne sont pas parvenus à un égalitarisme matériel pur, et elles sont s'en souvent éloignées davantage que les sociétés capitalistes), par l'héritage, par les dons et rétributions individuelles, etc. Les inégalités de richesse se transforment ensuite en inégalités d'éducation (donc accentuent l'inégalité des capacités), de prestige, etc. On peut donc dire qu'une société absolument égalitariste est contraire à la nature humaine, irréalisable. On peut au plus s'en rapprocher, mais ça ne prouve pas que 1) ce soit un objectif désirable ; 2) que les méthodes, en particulier politiques, pour se rapprocher de cet idéal inatteignable, ne soient pas incompatibles avec d'autres choses que nous estimons être bonnes (par exemple, la liberté) -et qui mériteraient une primauté dans la hiérarchie des biens.
  6. La bêtise collectiviste a encore frappé: https://www.huffingtonpost.fr/2018/10/04/440-historiennes-francaises-denoncent-la-domination-masculine-dans-leur-discipline_a_23550560/
  7. 1): Que ça soit vrai ou faux, ça ne nous dit pas du tout ce que doit faire ou ne pas faire l'Etat. L'anthropologie et la politique sont deux parties différentes de la philosophie. 2): Il n'y a jamais eu (et il n'y a aucune raison de penser qu'il puisse exister) de société où les individus auraient tous autant de puissance. C'est strictement impossible, incompatible avec la nature humaine. Ensuite on peut imaginer des mécanismes politiques pour rendre les gens moins inégaux. Mais où sont les arguments pour justifier l'idée qu'il serait bon d'égaliser la richesse ou le pouvoir d'achat des individus ?
  8. Tu sens que leur univers mental s'effondre. "C’est tellement impensable de la part de gens qui prônent les valeurs de solidarité."
  9. "S’imaginer qu’on amènera la multitude ou ceux qui sont engagés dans les luttes de la vie publique à régler leur conduite sur les seuls préceptes de la raison, c’est rêver l’âge d’or et se payer de chimères." (Spinoza, Traité politique). Non mais tu es prévenu dès le titre qu'on a affaire à une institution bullshit fourré d'idéologues. Le genre de truc créé uniquement pour attirer les faveurs d'un lobby.
  10. J'aime mieux le mot du Nietzsche: "âme n’est qu’un mot pour désigner quelque chose dans le corps.” [Ainsi parlait Zarathoustra, “Des contempteurs du corps”] Il y a aussi l'approche aristotélicienne mais c'est pas moins simple
  11. Je remets aussi ce texte car je sais que @Rübezahl l'aime bien et pourra l'ajouter à son site in extenso: "Le socialisme est le fantastique frère cadet du despotisme presque défunt, dont il veut recueillir l'héritage ; ses efforts sont donc, au sens le plus profond, réactionnaires. Car il désire une plénitude de puissance de l'Etat, telle que le despotisme seul ne l'a jamais eue, il dépasse même tout ce que montre le passé, parce qu'il travaille à l'anéantissement formel de l'individu: c'est que celui-ci lui apparaît comme un luxe injustifiable de la nature, qui doit être par lui corrigé en un organe utile de la communauté. Par suite de cette parenté, il se montre toujours dans le voisinage de tous les déploiements excessifs de puissance, comme le vieux socialiste type, Platon, à la cour du tyran de Sicile ; il souhaite (il exige à l'occasion) le despotisme césarien de ce siècle, parce que, comme j'ai dis, il voudrait en être l'héritier. Mais cet héritage même ne suffirait pas à ses fins, il lui faut l'asservissement complet de tous les citoyens à l'Etat absolu, tel qu'il n'en a jamais existé de pareil ; et comme il n'a plus le moindre droit de compter sur la vieille piété religieuse envers l'Etat, qu'au contraire il doit, bon gré mal gré, travailler constamment à sa suppression -puisqu'en effet il travaille à la suppression de tous les Etats existants-, il ne peut avoir d'espoir d'une existence future que pour de courtes périodes, ça et là, grâce au plus extrême terrorisme. C'est pourquoi il se prépare silencieusement à la domination par la terreur et enfonce aux masses à demi cultivées, comme un clou dans la tête, le mot de "Justice", afin de leur enlever toute intelligence (après que cette intelligence a déjà bien souffert de la demi-culture) et de leur procurer, pour le vilain jeu qu'elles auront à jouer, une bonne conscience. - Le socialisme peut servir à enseigner de façon brutale et frappante le danger de toutes les accumulations de puissance dans l'Etat, et en ce sens insinuer une méfiance envers l'Etat même. Quand sa rude voix se mêlera au cri de guerre: "Le plus d'Etat possible", ce cri en deviendra d'abord plus bruyant que jamais ; mais bientôt éclatera avec non moins de force le cri opposé: "Le moins d'Etat possible"." -Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, trad. Angèle Kremer-Marietti, Librairie Générale Française, 1995 (1878 pour la première édition allemande), 768 pages, §473, p.304-305.
  12. Mais ça c'est avant tout de l'ignorance historique crasse, hein. Qu'ils se demandent le pourcentage de la population européenne susceptible de se payer un concert ou un théâtre une fois dans sa vie, vers 1700 ou 1750. Mises a pas mal attaqué cette fausse antinomie dans La Mentalité anti-capitaliste sinon (ainsi que dans Le Libéralisme). Et puis la richesse matérielle c'est aussi la santé et même la propreté ! Il y a un passage marrant du Génie du Capitalisme où Bloom médite une lettre de Marx où celui-ci s'émeut de la condition ouvrière parce que les ouvriers n'ont pas accès au savon, alors que les bourgeois (comme lui), si. Or Bloom fait remarquer que quelque décennies plus tôt seulement, même les bourgeois n'auraient pas pu se payer le savon. Moralité: un nouveau cas du paradoxe de Tocqueville, les inégalités paraissent d'autant plus insupportables qu'elles diminuent. Or la propreté est un facteur de progrès moral. Il y a un passage de La Reine liberté de Christian Jacq qui le montre bien. Quand les gens se remettent à prendre soin d'eux-mêmes "matériellement", ça a des incidences positives sur leurs humeurs et leurs comportements sociaux. Tant il est vrai que corps et esprit ne sont pas des réalités disjointes.
  13. Quelques points de méthode: 1): éviter de généraliser à partir de cas individuels non représentatifs (par exemple, moi). 2): ne pas poser a priori qu'hommes et femmes seraient interchangeables, ni complémentaires (dans le cas présent: un miroir inversé de toutes les préférences de l'autre sexe. On dispose par exemple d'études qui montrent que les dirigeantes politiques ne sont pas moins belliqueuses que les dirigeants, contrairement à un mythe tenace). Sinon c'est cool le lesbian porn...
  14. Il est tard et c'est une question à la con mais... quelqu'un sait d'où vient cet attrait féminin pour les relations homosexuelles entre hommes ? J'ai un certain nombre de témoignages directs et d'indices concordant qui pointent dans ce sens. Je me suis aussi laissé dire que le lectorat du genre Yaoi est majoritairement féminin: https://fr.wikipedia.org/wiki/Yaoi Qu'en pensent les scientifiques ?
  15. Où l'on explique pourquoi le capitalisme ne rend pas seulement les gens plus riches, mais aussi plus moraux: https://oratio-obscura.blogspot.com/2018/10/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html
  16. C'est surtout que le raisonnement est démenti factuellement ; le vrai paradoxe c'est que la liberté d'expression tend à affaiblir les extrémismes politiques:
  17. Suggestion de passe-temps pour @Mégille: aller troller les "nietzschéens de gauche" avec une interprétation anarcap de Nietzsche. Je me délecte d'avance de leurs hurlements d'horreur : "Les sociétés privées tireront à elles pas à pas les affaires de l'Etat: même la pièce la plus solide qui restera du vieux travail de gouvernement (cette fonction, par exemple, qui doit garantir les particuliers contre les particuliers) sera finalement un jour assurée par des entrepreneurs privés. Le décri, la décadence et la mort de l'Etat, l'affranchissement de la personne privée (je n'ai garde de dire: de l'individu) est la conséquence de l'idée démocratique de l'Etat ; en cela consiste sa mission. [...] La croyance à un ordre divin des choses politiques, à un mystère dans l'existence de l'Etat, est d'origine religieuse: la religion disparaît-elle, l'Etat perd inévitablement son antique voile d'Isis et n'éveille plus le respect. [...] Quand l'Etat ne répondra plus aux exigences de ces forces, ce ne sera pas le moins du monde le chaos qui lui succédera, mais une invention mieux appropriée encore que n'était l'Etat triomphera de l'Etat." -Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, trad. Angèle Kremer-Marietti, Librairie Générale Française, 1995 (1878 pour la première édition allemande), 768 pages, §472, p.303-304.
  18. Oui, c'est la « Oregon Petition » de 1997, j'en parlais dans mon dernier billet de synthèse "sceptique" sur le RC: http://oratio-obscura.blogspot.com/2018/09/sur-un-pretendu-consensus-dans-les.html La légitimité scientifique de la pétition est controversé: https://en.wikipedia.org/wiki/Oregon_Petition
  19. Il n'y a pas d'idéal, si noble fût-il, qui n'ait un jour été instrumentalisé pour "justifier" des saloperies. ça veut pas dire que la défense nationale n'est pas un bien. « [Tout pays] qui est sujet à la législature d’un autre pays dans lequel il n’a pas voix au chapitre, et sur lequel il n’a pas de contrôle, ne peut être dit gouverné par sa propre volonté. Un tel pays est, par conséquent, dans un état d’esclavage. » -Richard Price, Two Tracts on Civil Liberty, 1778.
  20. Rueff est incontestablement un libéral, quasiment le seul en France entre 1930 et 1970 (Yves Guyot meurt en 1928, Étienne Mantoux en 1945), période qui voit la popularité du planisme monter en flèche. Cependant il s'est compromis avec l'idéologie européiste, allant jusqu'à accepter du protectionnisme ici pour essayer de gagner du libre-échange là... Ce n'est pas d'une cohérence absolument irréprochable: "Il est en revanche très réservé face à une intégration des USA, jugée à la fois ni possible ni souhaitable, en raison de la puissance agricole américaine. Rueff, qui manifeste à cet égard un protectionnisme qui ne lui est pas coutumier, craint en effet la concurrence des produits agricoles américains et surtout l'opposition très vive que les agriculteurs européens pourraient manifester contre le projet de marché commun." -Frédéric Tristam, "Jacques Rueff: haut fonctionnaire atypique et acteur du renouveau libéral au tournant des années 1930", in Dominique Barjot, Olivier Dard, Frédéric Fogacci et Jérôme Grondeux (dir.), Histoire de l'Europe libérale. Libéraux et libéralisme en Europe (XVIIIe - XXIe siècle), Nouveau Monde Éditions, 2016, 359 pages, pp.133-158, p.150.
  21. Toi je t'ajoute à ma liste des meilleurs punchlines de Liborg
  22. Un article qui tente de montrer que Nietzsche ne serait pas antilibéral, mais au contraire un libéral aristocratique, finalement proche de Tocqueville (qu'il a lu): https://www.eurozine.com/nietzsches-anti-democratic-liberalism/ Je ne suis pas du tout convaincu par la démonstration, d'autant qu'il y a des textes de Nietzsche que l'auteur ne cite pas et qui contrediraient cette interprétation. Néanmoins l'article a le mérite de faire le point sur certaines interprétations parmi les chercheurs anglo-saxons.
  23. Dans les héros de La Grève, il y a des salariés et sans doute même -horresco referens- un ou deux fonctionnaires.
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