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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Phénomène incompréhensible. Les mecs te disent qu'ils n'ont aucune croissance démographique, l'impôt ne rentre pas, tu as retiré toutes tes garnisons pour économiser car de toute façon les frontières sont bien loin de cette ville pourrie. Et là, d'un coup, ils se retrouvent avec des hommes, du fric, et souvent même ils se révoltent à la chaîne jusqu'à ce que tes scrupules moraux vis-à-vis de la fonction "exterminer cette communauté" s'amenuise... C'est vicieux.
  2. Excellent documentaire. Il devrait le revendre à Arte ou que sais-je.
  3. Edit: erreur de ma part, je voulais parler de cet article de Julliard et non de Rosanvallon: http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1984_num_39_4_283100 Un bilan de sa réception ici (Angenot à fait un livre sur l'historiographie du problème, mais je ne l'ai pas): https://fr.wikipedia.org/wiki/Zeev_Sternhell#Controverses On pourrait aussi rapprocher Sternhell d'une part de l'historiographie états-unienne: https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Soucy
  4. @NoName: La plupart des historiens français (Rosanvallon, etc) ne sont pas convaincus par sa thèse centrale et ses suites. Michel Winock a d'ailleurs fait un article convaincant où il conteste le caractère fascisant des Croix-de-Feu de La Rocque. Mais on a le droit d'avoir un autre avis et dans tous les cas c'est un auteur sérieux et important: "La thèse de Sternhell a marqué un tournant et occupe aujourd’hui une place incontournable dans le débat historiographique." -Enzo Traverso, « Interpreting Fascism: Mosse, Sternhell and Gentile in Comparative Perspective », Constellations, 2008, vol. 15, n° 3, pp. 303-319.
  5. Pourquoi tant d'hostilité contre Sternhell ? C'est un historien sérieux et reconnu. Par ex. par Marc Angenot dans le livre dont je parlais récemment. Ou par Enzo Traverso si tu veux une critique constructive*. *Soit le contraire du brûlot inutile qu'avait sorti Taguieff dans Le Point. Sternhell est marxiste, so what ? C'est censé être un argument ?
  6. En l’occurrence j'anticipe sur mon mémoire de Master Et puis je l'ai acheté il y a quatre ans, il serait temps d'en faire quelque chose.
  7. J'avance dans un autre livre de Sternhell. Intéressant comme toujours. L'étude du nationalisme barrèsien et du "socialisme national" post-boulangiste relève de nombreux points communs avec la thématique du "socialisme prussien" présente dans la RC* allemande (les nationaux-bolcheviks tout particulièrement, mais aussi Spengler ou Moeller van der Bruck). Mais en trouve aussi aisément avec le néo-fascisme d'un Soral** ou sous une forme moins extrême le nationalisme du Rassemblement national. * Sternhell indique ailleurs l'influence de Barrès et de l'Action française sur un Ernst Jünger ou un Carl Schmitt. ** De manière logique, un Soral ou un Rougeyron se réfèrent occasionnellement à Barrès.
  8. Ce qui est tentant est donc l'absence d'efforts induite par la bêtise. Mais cette absence d'efforts est en fait parfaitement illusoire, comme tenu des catastrophes consécutives au refus de réfléchir.
  9. 1): Tu aimerais être bête ? 2): J'ai lu aussi qu'Hayek aurait contribué à la rédaction du traité de Rome. Mais la source n'est pas d'une fiabilité absolue. C'est un peu comme Ferry et les conservateurs qui pensaient en créant l'EdNat détourner les masses du socialisme. Il y a un enseignement là-dedans: on ne peut pas atteindre des fins bonnes par des moyens mauvais. On ne peut pas réduire le collectivisme par plus d'étatisme. C'est un manque de prévoyance aussi. Quand on crée une institution, on devrait toujours se demander comment elle pourrait mal tourner, et prévoir des gardes-fous.
  10. Ce serait déjà moins faux s'il avait parlé d'Hayek (dédicace à @Extremo. Les libéraux aussi peuvent avoir de bonnes intentions, de celles qui pavent la route que l'on sait):
  11. L'idée des non-déterministes est de dire que l'animal ne fait que ce qu'il doit faire (il est guidé par l'instinct), alors que l'humain non. Dans les termes de Rand: l'animal dispose d'un "code de survie automatique", mais pas l'Homme. D'où la nécessité d'une éthique, l'usage de la raison pour découvrir ce qui est bon pour lui. D'autres opposent le déterminisme biologique animal à la liberté prêtée à l'Homme: http://hydre-les-cahiers.blogspot.com/2017/03/ou-lon-reparle-du-libre-arbitre.html
  12. Qui a l'air bien fait. Mais à choisir, j'aurais préféré une traduction du Romantic Manifesto.
  13. Les tribunaux sont engorgés par le manque de personnels et l'inflation législative. Moralité: les militants "no-borders" et autres associations d'aides aux immigrés qui ne cherchent pas à faire légaliser les drogues ou à réduire le nombre de lois en général, sont inconséquents.
  14. Non. Du moins, je ne connais personne qui ait considéré le libre-arbitre comme autre chose qu'une spécificité de l'Homme. (Je ne vois pas pourquoi ce serait plus une munition qu'un déterminisme universel. Et quelque soit la solution retenue, je suis convaincu qu'on peut objecter sans grande difficulté à l'anti-spécisme truc).
  15. Des méthodes qui rappellent celles appliquées dans les colonies... Arendt, au tome 2 des Origines du Totalitarisme, décrit les sociétés coloniales comme l'exemple de sociétés livrées à des bureaucraties étrangères. Aucun recours, aucune explication.
  16. Personne n'a dit le contraire*. Néanmoins l'existence des frontières ni détermine ni leur degré d'ouverture, ni le type de contrôle. On peut donc légitimement contester ces derniers aspects. * « Contrairement à la loi morale, ouverte sur l’humanité, la loi politique est toujours particulière de par sa nature conventionnelle. Il n’y a pas de conventions sur l’universel. Traverser une frontière, c’est le plus souvent être dépaysé (au sens plein du terme), parce qu’on entre dans une sorte d’autre monde avec d’autres institutions, d’autres coutumes, d’autres modes de vie, un autre esprit. La frontière exclut le reste. C’est elle qui donne un sens à l’acte de guerre, c’est elle qui définit l’étranger, c’est elle aussi qui détermine les situations qui désorientent l’être humain et le troublent parfois jusqu’au plus profond de lui-même : celle de l’exilé, du banni, du proscrit, du réfugié, de l’expulsé, de l’émigré, du déporté, etc. » -Julien Freund, L’Essence du politique, Dalloz, 2004 (1965 pour la première édition), 867 pages, p.39.
  17. Chose débile (qui en des temps de non-abondance aurait entraîné des émeutes urbaines).
  18. On peut être partisan et engagé sans faire violence aux faits. Bien sûr ça suppose qu'il existe des faits et pas seulement des interprétations ou des jugements de valeurs, ce que notre postmodernité trouve pénible et tendanciellement intolérable.
  19. Certains ont justement pointés les limites du livre de Braudel, parce que dire que la France est diverse, c'est bien, mais ça ne dit pas ce qu'elle est.
  20. J'ai personnellement peu de goût pour les arguments fatalistes et autre "c'est-le-sens-de-l'histoire-résigne-toi". Du genre: "La mondialisation, c’est fondamentalement cela. Toute tentative d’enrayer ce processus est vaine." Ne serais-ce que parce qu'ils sont faux. On peut tout à fait enrayer les flux de personnes ou de marchandises. On peut avoir la politique migratoire de la Hongrie ou la politique économique de la Chine. On peut même être plus radical et choisir la voie vénézuélienne, cubaine, nord-coréenne. Les peuples sont libres. Il n'y a pas plus de sens de l'histoire libre-échangiste que de sens de l'histoire communiste. Il n'y a pas de fatalité. Il n'y a jamais qu'une seule politique possible. (J'ai dis possible, pas souhaitable). En plus d'être faux, ce type de propos ("à l'heure de la mondialisation inéluctable, nous ne pouvons faire que X") est fondamentalement non-motivant. On subit des processus, on ne les détermine pas. On se résigne à la dynamique du capitalisme, sans avoir des raisons positives de préférer ce système à d'autres. Inutile de dire que ça ne parlera donc qu'à ceux qui sont déjà convaincus. Je ne vois pas d'autre argument dans ce texte qui viserait à persuader de ne pas préférer "la sécurité dans la servitude à la liberté dans l’incertitude". (D'une manière générale je trouve que Patrick Aulnas raconte un peu trop de platitudes creuses).
  21. Attirer l'attention. Les très bons jours, un politicien vient promettre qu'on va nationaliser le site au nom de l'intérêt général.
  22. Des remarques intéressantes qui donnent envie de lire le livre: http://www.laviedesidees.fr/De-parfaits-liberaux.html "Ce sont bien nos convictions éthiques qui nous fournissent des raisons consistantes d’adopter les principes centraux de la philosophie libérale. En d’autres termes, les principes du libéralisme doivent être justifiés et ils ne peuvent l’être qu’en recherchant leur fondement dans une théorie morale. Dans les termes de Ronald Dworkin, on distinguera intérêts critiques et intérêts volitionnels. Selon le bien-être volitif, le bien-être d’un individu est amélioré lorsqu’il atteint ce qu’il veut alors que selon le bien-être critique, il l’est lorsqu’il atteint ce qu’il devrait vouloir, c’est-à-dire lorsqu’il atteint des buts dont la non-réalisation rendrait objectivement sa vie moins bonne. Les exemples fournis par Dworkin permettent de mieux saisir la portée de cette distinction. Si nous avons de l’intérêt pour la voile, la pratiquer permet d’atteindre le bien-être : ainsi cette activité est une bonne chose parce que nous la désirons, mais notre vie n’aurait pas été moins réussie si nous avions préféré la marche en montagne. En revanche, si nous désirons entretenir de bonnes relations avec nos proches, c’est parce que nous sommes convaincus que notre vie serait moins bonne si nous ne le désirions pas. Alors que, dans le premier cas, les choses sont bonnes parce que nous les désirons, dans le second nous les désirons parce qu’elles sont bonnes."
  23. J'imagine qu'ils s'imaginent que ça fait proche du peuple / des vrais gens / accessible / jeune-cool. J'ai comme un doute sur l'efficacité de cette image niveau autorité.
  24. Macron a souvent de bons discours ou au moins des discours qui ressemblent à quelque chose. Le problème est que ces actions contredisent souvent ces belles paroles.
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