Aller au contenu

Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
  • Compteur de contenus

    11 906
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    46

Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Un truc peut-être spontané et pourri. Ce nouveau phénomène ne fait que confirmer que l'évolution spontanée n'est un critérium (suffisant) de la morale.
  2. Mais attention, on ne peut pas comparer les deux régimes, quand même hein. Et puis le communisme c'est la paix. #Finlande. Et même avant: "Trotsky lui-même a justifié la conquête de la Géorgie par l'armée rouge en disant que l'intérêt économique de la Russie exigeait une « coordination de la production mondiale », en d'autres termes, la possession des sources pétrolifères du Caucase." -Henri de Man, Au-delà du Marxisme (1926).
  3. Such a surprise. C'est quand même le premier des principes de propagande de guerre: https://www.investigaction.net/fr/Principes-elementaires-de/ Toujours avoir un casus belli (ayant l'air) honorable. Nous ne voulons pas la guerre ; les circonstances nous ont forcés la main. ô cruelle nécessité qui nous impose de devoir tirer l'épée ! (je paraphrase de mémoire Guillaume II après que le IIème Reich soit entré en guerre contre la France). (Histoire de gagner mon point godwin du jour: Hitler a légitimé l'invasion de la Pologne par la nécessité de protéger la minorité allemande des persécutions. Ce cas et nombre d'autres devraient éveiller la méfiance devant les "objectifs humanitaires" des gouvernements).
  4. http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/sebastien-le-fol-la-loi-fake-news-va-enchanter-les-populistes-16-06-2018-2227665_1913.php https://fr.sputniknews.com/international/201806151036818521-senateur-russe-loi-fake-news/
  5. Pour le coup ce qui compte c'est le résultat (vu que la question n'est pas "quel est le meilleur président français ?"). "Les vrais amis de la liberté ont toujours été rares, et l'on ne doit ses triomphes qu'à des minorités qui l'ont emporté en se donnant des alliés dont les objectifs différaient souvent des leurs." -Lord Acton, Histoire de la liberté dans l'Antiquité, Conférence prononcée devant les membres du Bridgnorth Institute, 26 février 1877.
  6. Encore un beau scandale en perspective. Apparemment l'Afghanistan, la Lybie, la Syrie et l'Irak n'ont pas suffi. L'Etat n'a pas assez du contribuable français pour se divertir, il faut qu'il aille se mêler de choses qui ne le regardent pas à l'autre bout du monde.
  7. Un pays entier vivant à crédit... jusqu'à quand ? https://www.contrepoints.org/2018/06/16/318277-macron-les-reformes-et-le-declin-de-notre-industrie
  8. Je soupçonne qu'Onfray n'a même pas remarqué le caractère "libéral" de la pétition et qu'il l'a signé en se disant: "je vais encore améliorer mon image de socialiste libertaire anarcho-proudhonien gérant de fac alternative autogérée financée par l'Etat. Mort aux jacobino-marxistes qui n'ont rien compris au vrai socialisme fraternel des petites gens".
  9. Que ces personnes soient antipathiques n'impliquent pas qu'on puisse les emprisonner ou les expulser arbitrairement, ou se dispenser de critiquer ceux qui soutiennent de restreindre les libertés publiques. "Le racisme est une doctrine pernicieuse, irrationnelle et moralement méprisable ; mais les doctrines ne peuvent être interdites ou prescrites par la loi. Tout comme nous devons protéger la liberté de parole d’un communiste, même si ses doctrines sont pernicieuses, nous devons protéger le droit d’un raciste d’utiliser et de disposer de sa propre propriété." -Ayn Rand, Le Racisme, The Objectivist Newsletter, septembre 1963. Nous sommes des gens civilisés. C'est notre fidélité à la tolérance et à la justice qui nous fera triompher du fanatisme religieux et la barbarie. L'Occident enterrera Daesh comme il a enterré l'URSS.
  10. ça prouve (si besoin était) l'incohérence idéologique d'Onfray: on ne peut pas être anarchiste, déclarer "le libéralisme, voilà l'ennemi", et venir ensuite défendre le "droit bourgeois/étatique". Néanmoins il met pour une fois sa popularité (totalement imméritée) au service de la bonne cause. La pétition est pas mal mais si les auteurs étaient un peu plus courageux ou conséquents, ils seraient obligés d'admettre que la notion d'intérêt général est aussi dangereuse que celle de bien commun. Par contre mention spéciale à Laetitia Strauch-Bonart, qui défend pour le coup un conservatisme "libéral" qui pourrait basculer du côté libéral-conservateur de la force (pour rebondir sur ce dont parlait @Ultimex ). Bruckner est très bien, une fois de plus. Il faudra que je le lise dans le texte un de ces quatre.
  11. Je suis dans L'Histoire des idées de Marc Angenot. Je me régale. Très clair. Des choses intéressantes à chaque pages. "L'Histoire des traductions et des délais de traduction est un sous-secteur qui serait souvent utile pour l'historien des idées, mais elle n'est guère pratiquée. Arthur Lovejoy, pour commencer par lui, n'est pas traduit en français, ainsi que je l'ai signalé plus haut. Hannah Arendt, en dépit de sa rapide notoriété internationale, a été traduite partiellement (les trois volumes chez trois éditeurs différents) et tardivement en français: The Origins of Totalitarianism paraît à New-York chez Harcourt Brace Jovanovitch en 1951 ; le volume III, Le Système totalitaire, ne sort que vingt et un ans plus tard au Seuil en 1972. Jacques Julliard qui fut le promoteur obstiné de la traduction de ce tome III a raconté les difficultés rencontrées pour la publication de ce volume qui, intolérablement, prétendait décrire le "totalitarisme" soviétique. [...] Autre exemple de délai énorme qu'on peut croire également dû à une censure idéologique plus ou moins délibérée, pour la traduction du livre d'une immense érudition de Karl Löwith, Weltgeschichte und Heilsgeschehen qui développe la thèse, certes provocatrice quand elle fut énoncée vers 1950, que "la foi communiste [est] un pseudomorphe du messianisme judéo-chrétien" et que le matérialisme historique "est une histoire sacrée formulée dans la langue de l'économie politique". Les Français se mettent ainsi souvent à lire une œuvre étrangère quand le reste du monde occidental a eu un demi-siècle pour l'assimiler et a fini par passer à autre chose. [...] En français, Histoire et salut. Les présupposés théologiques de la philosophie de l'histoire, ne paraît chez Gallimard qu'en 2002. Cela fait tout de même cinquante-trois ans bien sonnés de délai. Toujours dans notre secteur: Eric Veogelin. Die politische Religionen. Vienne, 1938. Les Religions politiques. Paris, Cerf, 1994. Cinquante six-ans cette fois !" -Marc Angenot, L'Histoire des idées. Problématiques, objets, concepts, méthodes, enjeux, débats, Presse Universitaires de Liège, coll. Situations, 2014, 392 pages, p.46.
  12. Chaque groupe particulier peut avoir des raisons spécifiques de devenir libéral (ou être plus sensible à tel ou tel aspect, plus aisément convaincu par telle ou telle raison). Mais à côté de ça l'indépendance, l'appel à l'individualisation, est une valeur en soi, universelle. Plus difficile à susciter parce que dans un cas on s'appuie sur ce que les gens sont ; dans l'autre, sur ce qu'ils pourraient devenir. Mais ça me semble légitime et noble de pousser chaque être humain à s'individualiser. C'est-à-dire: pense des pensées qui sont le résultat de ton activité, pas des pensées héritées où ce sont en réalité la tradition / famille / société / habitudes qui "pensent" à travers toi. Vis une vie qui t'est personnelle, plutôt que la vie que d'autres ont voulu pour toi* (fussent-ils incapables de t'imposer leurs préférences par la force). *Aspiration qu'on retrouve jusque dans une part du socialisme démocratique et de la social-démocratie (même si leurs moyens sont erronés et illégitimes): « J’ai le désir, et je sens le besoin, pour vivre, d’une autre société que celle qui m’entoure. […] Je me heurte à une foule de choses inadmissibles, je dis qu’elles ne sont pas fatales et qu’elles relèvent de l’organisation de la société. […] Je n’accepte pas que mon sort soit décidé, jour après jour, par des gens dont les projets me sont hostiles ou simplement inconnus, et pour qui nous ne sommes, moi et tous les autres, que des chiffres dans un plan ou des pions sur un échiquier.[…] Je désire qu’autrui soit libre car ma liberté commence là où commence la liberté de l’autre. […] Ce que je veux […] c’est faire ma vie. Savoir que cet horizon n’est pas le seul possible ne l’empêche pas d’être le nôtre. » -Cornelius Castoriadis, L’Institution imaginaire de la société, 1975.
  13. Hum, maintenant que tu le dis, bon et excès m'ont tout l'air d'être mutuellement exclusifs. J'avoue que pour une fois c'était une citation histoire de. Mais on est en Taverne aussi ^^
  14. De toute façon soit elle ne le voulait vraiment pas et c'est un problème juridique déjà connu (viol). Mais apparemment non vu qu'il n'y a pas de plainte. Soit c'est un choix malheureux (qui lui servirait de leçon), on compatit et tout, mais c'est sa responsabilité et son problème. Venir gendarmer le marché de la pornographie qui n'y est pour rien est hallucinant. C'est quoi l'étape suivante ? On va censurer les mauvais livres qui pourraient inciter à la masturbation, comme au XIXème siècle ??
  15. Il y a ça, et mais il y a aussi dans le gauchisme culturel une espèce de sensiblerie qui les pousse à essayer d'envelopper toute l'existence humaine dans du coton, comme si la moindre déception, la moindre souffrance, était un crime inacceptable, une tragédie scandaleuse que seule un ordre social totalement corrompu aurait pu amener à l'existence. #indi-niais Alors qu'il faut se casser (un peu) la figure pour apprendre à marcher. Mais eux préfèrent t'empêcher d'évoluer librement. Le youpala du berceau à la tombe.
  16. Cet oxymore. Enfin, va savoir, peut-être que quelqu'un va arriver à une conclusion différente un jour sans tordre les textes comme un vulgaire nazi "nietzschéen de gauche":
  17. "Toute bonne chose en excès est un poison." -Howard Bloom, Le génie du Capitalisme - (Le génie de la Bête), Paris, Le jardin des livres, 2012 (2010 pour la première édition états-unienne), 464 pages.
  18. Le truc c'est que les formes les plus spectaculaires de l'étatisation (poids du secteur public) ont pu être fortement réduite, tandis que des formes plus insidieuses d'anti-libéralisme se sont développées. Le poids de la dette a aussi explosé depuis.
  19. Définir accro (quelle fréquence) ? (Ils me font bien rire avec leur étude sur les "addictions" multiples. Vu qu'il n'y a aucune causalité de démontrer, on peut aussi bien fermer les réseaux sociaux pour limiter l' "addiction" à la pornographie... Ceux qui s'y opposent sont objectivement complices du dévoiement de nos chères têtes blondes...).
  20. Moi j'en conclus que ce sont des puritains incultes. Et aussi que la femme est again un petit être fragile à protéger des viles pulsions agressives des mâles*. Qui pourraient être capables de la convaincre de faire des choses qu'elle pourrait peut-être regretter après, rendez-vous compte ! C'est tellement horrible une société où les jeunes sont laissés libres de faire des erreurs en découvrant la vie, VITE UNE LOI ! *Il y a des meme néo-victoriens parodiques qui se perdent. Je soumets l'idée à la créativité de @Nigel.
  21. "ah non mais ça c'est le male gaze". Pile je gagne, face tu perds.
  22. J'entends bien (il est permis de penser que ça tend à en faciliter la conservation), mais Condorcet affirme clairement l'égalité des droits (y compris ceux que tu appellerais politiques). Notons aussi que l'Assemblée reconnaît le divorce par consentement mutuel en 1792.
  23. Je ne comprends tout bonnement pas comment on peut écrire que la pornographie véhicule une image dégradante de la femme*, tout simplement pas qu'elle ne véhicule pas UNE image ! Il y a une unité du médium mais pas du message... C'est comme si on écrivait que la peinture véhicule UNE image de la femme. Absurde ! La seule explication rationnelle, c'est une arrière-pensée puritaine: toute pornographie est mauvaise (et tout ce qui est mauvais doit être interdit, bien sûr...). *Soit dit en passant, cette focalisation sur la femme n'est pas admissible. Si l'image de la femme est dégradée (pure conjecture), celle de l'homme aussi, car je ne vois pas comment un comportement dégradant n'enlaidirait pas et ne condamnerait pas moralement aussi bien le coupable que la victime. Mais visiblement la dégradation (hypothétique) de l'image de l'homme n'est pas un sujet.
  24. On touche à un problème sémantique. Le féminisme signifie la "valorisation de la femme", or un tel contenu est en soi vide (mais ni plus ni moins qu'est vide l'idée de liberté dans libéralisme -elle ne cesse de l'être qu'une fois que l'on définit la liberté, dans le libéralisme comme un ensemble de droits naturels individuels -ou au moins comme une sphère d'action inviolable). Après tout, le conservatisme aussi dira que c'est sa vision qui valorise authentiquement la femme (et le "progressisme" ou le "modernisme" qui la dévalorise / dénature, etc.). @Lancelot n'a donc pas tort de dire que se battre pour reprendre l'étiquette de "féminisme" n'a pas forcément de sens. Ce qui compte vraiment est la conception de la condition féminine et masculine que recouvre les appellations. On peut penser que le libéralisme présuppose l'égalité juridico-politique hommes/femmes (et que du coup "féminisme libéral" est un oxymore ou une étiquette superflue). Mais dans ce cas là, il faut souligner que tous les libéraux qui se sont désintéressés de (voire opposés à) la liberté des femmes étaient imparfaitement libéraux. Inversement, il faut revoir à la hausse le degré de libéralisme des féministes de la "première vague*", voire de la seconde. *Ce qui donne au passage un argument de plus pour soutenir que Victor Hugo était un libéral.
×
×
  • Créer...