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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. ça veut dire quoi "marcher bien" ? Si l'apartheid rendait la société plus prospère, ce serait légitime ?
  2. 1): Ton raisonnement est erroné en raison du fait que tu présupposes que la justice / le Bien peut et doit être intégralement réalisée par la loi et donc in fine par la force (publique) (ce qui est typiquement ce que prône moult conservatismes et conceptions perfectionnistes de la politique, entre autres). Alors qu'il n'est pas difficile de voir qu'on ne peut pas rendre intégralement bons les individus contre leurs volontés (et même si on le pouvait, les libéraux considèrent que la liberté doit primer). Par conséquent la justice ne peut recourir à la loi que pour faire respecter la liberté. Mais ça n'implique absolument pas qu'être juste se limite à respecter la liberté d'autrui. 2): Donc c'est à la loi uniquement d'être juste, mais pas aux personnes qui vivent sous cette loi ? Je suis moralement légitime à être injuste autant que je veux, du moment que je respecte la loi ? 3): Tu noteras que la DDHC ne dit absolument pas que les actions permises par la Loi sont toutes justes ou moralement bonnes. Elle dit seulement que la Loi vise à défendre la société c'est-à-dire l'association politique formée en vue de conserver les droits naturels de chaque individu associé. 4): Donc appeler, (par exemple), au boycott des commerces juifs parce que c'est une race inférieure, c'est une cause juste ?!
  3. Tu sous-entends qu'elles ne le sont pas ? @NoName: j'irais plus loin que toi: les morts n'ont pas de droits. Seuls les êtres humains ont des droits naturels.
  4. Ce n'est pas parce que l'ordre public est de temps à autre utilisé pour justifier des conneries qu'il ne s'agit pas d'une notion fondamentale. Ce ne serait du reste pas la première fois qu'un concept politique est dévoyé à des fins collectivistes: "Le « bien commun » est un concept dénué de sens, sauf si nous considérons la somme des intérêts de tous les individus impliqués. [...] Quand le bien commun d’une société est évoqué en tant que valeur supérieure à l’intérêt de ses membres, cela signifie que l’intérêt de certains hommes supplantent l’intérêt d’autres hommes, consignés au statut d’animaux sacrificiels." -Ayn Rand, Capitalism: the unknown ideal.
  5. A partir du moment où du pouvoir est partagé entre un Etat et un entité politique supra-étatique, la souveraineté n'appartient à aucune des parties*, mais seulement au composé des deux. *Par définition j'ai envie de dire: la souveraineté étant un absolu, elle ne se limite ni ne se découpe.
  6. C'est le principe d'une fédération.
  7. Ils ont sans doute beaucoup plus de pouvoir que divers sortes d'Etats non souverains (colonies, etc.). Mais il y a des choses qu'ils ne peuvent légalement pas décider en dernier ressort: la guerre et la paix, quitter la Fédération...
  8. Bienvenue @Sylaire
  9. (Pour éviter une définition intermédiaire de type: le juste est ce qui est conforme à la justice): "qui traite adéquatement chacun selon son mérite (ou son démérite, en l’occurrence)". (Tu pourrais faire remarquer que cette définition ne fait que décaler l'élucidation du juste à l'élucidation de la notion de mérite ; sauf que mon but était seulement de souligner que 1) la justice ne se limite pas au respect des droits naturels (ou encore que ce qui est bon politiquement n'est qu'une partie de ce qui est bon en général) 2) toutes les actions justes doivent être conforme à quelque principe (ou combinaison de principes) premier. Ce qui relativise le "indépendamment" de @Mathieu_D).
  10. Le mot le plus important de ma phrase était juste ; il semble qu'on l'ait kidnappé avant qu'elle puisse être lue.
  11. Deux causes justes, si distinctes soient-elles, doivent forcément se rejoindre à un niveau philosophique plus fondamental, sans quoi il y aurait quelque chose de gravement vicié avec la notion de justice.
  12. Si par "définir" on entend "fonder", la position "épaisse" me paraît une évidence. Le principe de non-agression peut servir d'axiome dans le domaine politique mais d'un point de vue philosophique et morale, il est une conclusion et non un point de départ. On peut toujours objecter "pourquoi dois-je respecter le principe de non-agression ?". Soit dit en passant, la détermination des fondements philosophiques du libéralisme / libertarianisme entraînerait certainement des conséquences sur le plan de ce qui est une bonne culture ou de bonnes mœurs. Ce qu'on range habituellement dans le thick ne me semble donc pas directement déductible de l'exposé des principes libéraux / libertarians (mais plutôt du coté des présupposés / conditions).
  13. Le libéralisme a de facto une plus grande porosité avec la droite (si on regarde d'où viennent les liborgiens par exemple, et également si on prend en compte d'autres phénomènes comme le syndrome de Pareto). Donc c'est pas impossible (en dehors de ce qu'on peut observer pour le moment en France du moins). Ce que je tiens à faire remarquer c'est que les -louables- tentatives de désolidariser le conservatisme "libéral" du reste du conservatisme ne doivent pas faire oublier que l'antilibéralisme de droite à ses propres sources et doctrines. Contrairement à ce que je lis régulièrement ici ou ailleurs, "la" droite n'est pas devenue de gauche, elle ne s'est pas laissé "contaminée" par le socialisme. Le monde n'est pas manichéen et il n'y a pas une seule source d'où viendrait tout le mal. Et c'est même d'autant plus important de le percevoir que l'on essaye de transformer un conservateur "libéral" en libéral-conservateur -car les racines de son antilibéralisme à lui ne recoupent pas (ou très peu) celles des antilibéraux de gauche.
  14. Les proportions varient sûrement selon les pays (ce que les partis libéraux locaux doivent intégrer dans leurs tactiques) mais dans les pays de langue anglaise il y a plein de conservateurs* pas du tout à tendance "libérale". Je peux mettre de côté Hobbes dont l'absolutisme est franchement peu orthodoxe (même si je suis tenté d'en faire le précurseur d'une forme spéciale de conservatisme fortement étatiste). J'oublie exprès Burke pour être consensuel. Reste (dans le désordre): John Ruskin, Thomas Carlyle, Winston Churchill, T. S. Eliot, probablement aussi Russell Kirk, Irving Kristol, Patrick Buchanan et les buchaniens... *Après on peut toujours discuter de la légitimité de l'étiquette ; fondamentalement ça dépend du nombre de catégories avec lesquelles on découpe "la droite".
  15. Je pense que vous êtes en train de réinventer le Thin VS Thick Libertarianism debate.
  16. Certains diront que ça confirme le complot existence de biais.
  17. Je peux pas upvote 2 fois, donc +2 pour l'édit.
  18. 1): pourraient pas. (le -ils c'est pour les phrases interro-négatives*: les média ne pourraient-ils pas couvrir les deux événements ?). *Soit dit en passant le sommet de la classe 2): Le coût de production est plus faible quand il s'agit de faire de la daube commenter Internet ou de discuter avec les baigneurs de la température de l'eau. Puisque tu citais Bourdieu, il dirait aussi que les journalistes ont des contraintes économiques, bla bla bla. La piste de la myopie de classe évoquée par @Tramp me paraît très bonne aussi.
  19. Je n'ai pas trop regardé ce que prépare Macron mais en l’occurrence l'attitude de Trump est agressive, insultante et par dessus le marché ses propos sont contradictoires.
  20. Je dirais plutôt qu'il est équivoque. On peut interpréter la dernière vignette comme relevant d'une démarche intentionnelle, ou pas.
  21. Je trouve ça presque (j'ai dis presque) plus triste que l'histoire glauque de départ (Je dois faire partie des jeunes âmes innocentes de familles de gauche urbaines dont parle @Bézoukhov).
  22. C'est totalement ça. Des identitaires de gauche. Et comme par hasard lié au PIR. La gauche régressive s'étend. C'est assez hallucinant quand même.
  23. 1): mon temps de vie est précieux tu sais 2): oui, c'est fou comme le monde est bien fait, n'est-ce-pas...
  24. Hier j'ai discuté avec un collectiviste peut-être de la pire espèce, c'est-à-dire celle consciente de l'être. Une expérience assez désolante. Au début je lui parle de la privatisation de l'éducation et il m'objecte que certains enseignements (en gros les sciences humaines) disparaîtraient car ils ne peuvent pas trouver preneur sur un marché. Je réponds que c'est faux, réfutation utilitaire etc. Puis un contre-argument moral: si les gens ne veulent pas payer pour la culture, hé bien, tant pis pour eux, ils ont le droit d'être libre non ? Et alors le vernis humanitaire du gugus (ex militant de Benoît Hamon) tombe: non, non, moi je sais très bien ce qui est bon pour les gens, il faut leur imposer de la culture même s'ils ne sont pas consentants pour la payer. D'ailleurs la démocratie laisse trop de place aux errances du bas-peuple, ce qu'il faudrait ce serait une société gouverné par une élite "éclairée" de savants omnipotents (là je lui fais remarquer qu'il ré-invente le saint-simonisme / positivisme -pour ne pas dire le marxisme-léninisme). Et ensuite il me sort qu'il faudrait imposer l'uniforme à l'école pour briser le "souci de soi individualiste" et créer un vrai esprit de corps. Ah, et apparemment le grand problème de la Chine contemporaine c'est le "décalage entre la façade maoïste et la réalité capitaliste". J'imagine qu'il faut donc faire un grand bond en arrière ? Bref, des propos surréalistes...
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