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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Non. Même si @Noob a raison de dire que Descartes déforme certains faits -on pourrait aussi ajouter qu'il oublie de parler des accusations de viol. Mais pour ce qu'il de la manière dont la société s'empare du sujet (soit la dimension non-judiciaire du phénomène) -ce qui est le cœur du billet-, je trouve sa critique très bonne.
  2. C'est un ex-trotskyste, et il a de "bons" restes. Donc la crise finale du capitalisme doit permettre au parti révolutionnaire de mener les masses prolétariennes hasta La Victoria.
  3. Je ne sais pas, sous Hollande (qu'il a attaqué pendant tout le mandat après avoir appelé à voter pour lui...), il est allé jusqu'à dire qu'une majorité alternative était possible et qu'il était prêt à devenir le premier ministre d'Hollande, ça m'avait frappé vu la détestation publique qu'il met en scène. Je pense donc qu'il a tout à fait envie d'être au pouvoir. La question est plutôt celle de l'efficacité des moyens qu'il met en œuvre. Polony a fait quelques remarques intéressantes là-dessus:
  4. Soit Malia ne dit pas que la guerre civile russe est en même temps un conflit international, et c'est un mauvais historien. Soit il en parle, et alors le commentaire n'est pas hors-sujet par rapport au sujet de l'article.
  5. C'est quand même important de saisir qu'il y a des gauches et des droites, et que toutes ne se valent pas en terme d'antilibéralisme. Elisabeth Badinter n'est pas de "gauche" comme l'est le NPA, right ? Et pourtant les mêmes se disent "de gauche" et "féministes". Je cherche encore la classe prolétarienne révolutionnaire dans le discours féministe mainstream.
  6. Du très bon Descartes. Mangez-en camarades.
  7. Les premiers veulent avant tout changer les structures économiques et sociales, les seconds les mentalités*. ça peut donner des oppositions tout à fait sérieuses lorsque les seconds s'avèrent attachés auxdites structures et que les premiers se font menaçants. *http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/09/le-gauchisme-culturel-des-origines-au.html
  8. Je doute qu'on puisse résumer quelque événement historique important que ce soit en une page. Les commentaires de l'article sont d'ailleurs là pour le souligner:
  9. Pas du tout, c'est un truc de bourges progs qui croient que la domination se cache dans la superstructure plutôt que dans l'infrastructure et les rapports de production. Le seul point commun avec le marxisme c'est l'abolitionnisme de structures: tout ira mieux lorsque les classes hommes/femmes auront été abolies.
  10. En revanche il est tout à fait faux de faire passer Nietzsche pour un libéral: https://www.catallaxia.org/wiki/Friedrich_Nietzsche:Nietzsche_était_un_libéral ça revient, non seulement à passer outre les attaques continuels de Nietzsche contre le libéralisme, "l'esprit mercantile anglais" ou "bourgeois", etc, mais aussi à identifier libéralisme et individualisme. Or l'individualisme peut ne pas être libéral. C'est le cas chez Stirner notamment. L'anarchisme individualiste n'est pas non plus compatible avec le libéralisme, car, s'il refuse le collectif comme autoritaire, il rejette aussi la propriété privée des moyens de production sous le même prétexte. Alain Cohen-Dumouchel le souligne d'ailleurs: http://www.gaucheliberale.org/post/2008/03/08/Nietzsche-%3A-Mon-idee-de-la-liberte
  11. Lui aussi a souligné l'anti-étatisme de Nietzsche ? J'avais lu ça aussi: http://www.thierry-guinhut-litteratures.com/article-pourquoi-un-liberal-lit-il-nietzsche-romantisme-philosophie-critique-et-politique-100149601.html Ne pas oublier l'influence de l'individualisme de Nietzsche sur Ayn Rand. Le texte ci-dessus serait quasi du Rand en ouvrant la notion de création à l'économie et pas seulement à la "bourgeoisie de culture" (dont un penseur comme Nietzsche exprime typiquement la crise morale face à la formation de l'Etat modernisateur, technocratique et militarisé qu'était le 2ème Reich). Rien que le "tout ce qu'il l'a, l'Etat l'a volé" est éloquent.
  12. Ah si. 1): campisme c'est moche, et surtout le terme est superflu car il recoupe les notions déjà existantes de sectarisme, de narcissisme de groupe, d'absence d'autocritique, etc. 2): c'est bien beau de dénoncer le sentiment d'infaillibilité du groupe d'appartenance et le rejet de tout ceux qui ne sont pas dans le camp du Bien... sauf que l'article fait exactement ça en dénonçant le "confusionnisme"... Chouard serait donc un danger parce qu'il accepte de parler avec des royalistes, Sapir "pas vraiment de gauche" car il se sert de l’université d'été du FN pour propager ses idées... L'article fait lui aussi du "campisme", mais vis-à-vis de tout ceux qui acceptent de dialoguer voire de mener des alliances tactiques au-delà des petites sectes de la gauche socialiste, au nom de la bien connue pureté révolutionnaire... La seule bonne partie c'est la critique du "néo-tiers-mondisme".
  13. il a une certaine ouverture d'esprit au moins.
  14. Le roman socialiste-utopique que je connais le mieux c'est le Voyage en Icarie de Cabet (mais c'est un communiste chrétien): https://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_en_Icarie Il y a aussi le roman "futuriste/romantique" de William Morris, de tendance éco-socialiste: https://fr.wikipedia.org/wiki/News_from_Nowhere Ni l'un ni l'autre ne mettent en scène un échec de l'abolition de la propriété, à ma connaissance.
  15. Je relis la section du Ainsi parlait Zarathoustra intitulé "De la nouvelle idole". Il y a là dedans plus qu'assez pour faire un sort à l'appropriation fasciste de Nietzsche. Rien ne le dégoutait tant qu'un État qui s'occupe de culture.
  16. C'est ce que je me suis dit aujourd'hui tient. Le futur est ouvert j'ai envie de dire, c'est difficile de voir comment ça va évoluer.
  17. Il y a passage génial vers la fin de La Grève où Ayn Rand illustre pourquoi l'autogestion communiste ne marche pas plus que la planification centrale, mais j'imagine que ce n'est pas ce que tu cherches ^^ Il faudrait que tu puisses nous en dire plus, comme par exemple la date approximative du livre.
  18. J'ai suivi plusieurs cours de Jean-Michel Salanskis, principalement sur Kant, Quine et la philosophie analytique du langage. Ce n'était pas ma tasse de thé (en fait ce sont les pires notes de mon cursus), mais au moins je reconnais que ce sont des questions intéressantes et que Salanskis est un très bon enseignant, il rend ça très vivant. Et je me disais: profite, ça te change des postmodernes infiltrés un peu partout. Un type qui comprend le réfutationnisme poppérien ne saurait être fondamentalement mauvais. Donc je jette à un œil à l'un de ses bouquins, et là, c'est le drame: du jargon phénoménologique qui ne mène nulle part et ne produit même pas de la mauvaise littérature: Une autre expérience désagréable, c'est la tendance de l'idéologie à se cacher même là où on ne l'attend pas. Par exemple, je lis tranquillement l'Introduction à la géographie sociale (2014), de Guy Di Méo. C'est très bien, c'est clair, mais voilà-il pas qu'au détour d'une page de l'index des notions: « [La postmodernité] correspond à une époque et à un régime de société : les nôtres. Il s’agit du fruit, plus ou moins direct, de la « chute des murs » (fin des années 1980) et d’une mondialisation/globalisation qui s’effectue sous l’impulsion d’un néocapitalisme libéral ne rencontrant que peu d’entraves de la part de secteurs publics en très net recul. » -Guy Di Méo, Introduction à la géographie sociale, Armand Colin, coll. Cursus.Géographie, 2014, 189 pages, p.187. Horreur, malheur. Comment peut-on discuter d'épistémologie avec finesse et raconter n'importe quoi sur le poids de l'Etat à ce point ? Dans le genre "n'allons pas trop loin dans la neutralité axiologique", l'ouvrage de Sylvie Aprile (une de mes profs ce semestre) & Michel Rapoport, Le monde britannique. 1815-(1914)-1931 (2010), se veut "sans partis pris" (dixit le préambule). Et après avoir fait un sort à la légende d'un Royaume-Uni libéral dans la première moitiée du 19ème: Voilà t-il pas que l'antilibéralisme obligatoire revient subrepticement: "Les risques crées par l’industrialisation rendent nécessaire une intervention protectrice de la puissance publique. Pour ce faire, une législation régulatrice se maintient ou est crée." (p.46) (notons aussi que le libéralisme est qualifié "d'idéologie libérale", alors que le socialisme ou même l’impérialisme sont plus noblement des "courants de pensées".)
  19. 1): Le libéralisme de Churchill "is nowhere to be found" comme diraient les Anglais.
  20. Intéressant... As-tu une source ?
  21. Sans vouloir trop m'aventurer sur le terrain de la sexualité des gréco-romains (sujet complexe qui excède mes compétences), on peut au moins en dire qu'on a chez eux une société tout à fait patriarcale (absence de personnalité juridique des épouses, etc), et des relations sexuelles/affectives homosexuelles (entre hommes) non seulement tolérées mais valorisées culturellement, présentes dans l'éducation des jeunes citoyens. Paye ton hétéro-patriarcat.
  22. Un commentaire de la "pensée" de Zizek:
  23. Comme quoi c'est le subventionnisme qui mène à la "guerre" économique, pas l'Etat minimal. Le problème c'est d'opposer à la minorité organisée du lobby agricole un refus politique: "La théorie des choix publics nous permet de comprendre ce qui, autrement, ne serait qu'un fait étrange, un mystère irrésolu : que ce sont les minorités qui l'emportent sur les majorités. Dans le paradigme politique conventionnel, on s'attendrait au contraire à ce que la majorité impose ses intérêts propres, aux dépens des minorités. Or, avec le modèle des choix publics, on se rend compte que, pour donner un privilège à une majorité, il faut prendre bien davantage à la minorité. En termes plus crus, si l'on veut donner un franc à tous les membres de la majorité, il faut prendre bien plus d'un franc à chacun des membres de la minorité. Et ladite minorité en couinera d'autant plus fort. A l'inverse, pour favoriser la minorité, il n'est pas nécessaire de prendre autant à la majorité. Quand le grand nombre entretient le petit, le petit nombre reçoit beaucoup alors que le grand ne donne que peu chacun. Les reproches de la majorité sont faibles, forte est la reconnaissance de la minorité. Ce processus explique pourquoi, alors que depuis un siècle la proportion des agriculteurs dans la population a considérablement diminué, les hommes de l'Etat leur distribuent des monceaux de subventions. Dans tous les pays avancés, les agriculteurs sont aujourd'hui une petite minorité, et ils reçoivent de gigantesques subsides aux frais des contribuables citadins, lesquels sont bien plus nombreux. En revanche, dans les économies moins avancées où l'agriculture emploie encore une majorité de la population, il est caractéristique que ce soient les agriculteurs qui sont taxés, ou forcés de vendre leurs produits à des prix artificiellement bas, pour permettre aux minorités citadines de vivre sur leur dos. A mesure que le nombre des agriculteurs baisse, leur capacité à pétitionner augmente de façon manifeste. Ce cas illustre bien cette conclusion générale de la théorie des choix publics, qu'il est plus facile de satisfaire des minorités que des majorités. Cela coûte moins cher, et les minorités donnent assez de valeur à ce privilège pour que les législateurs y trouvent leur avantage." -Madsen Pirie, La Micropolitique. Comment faire une politique qui gagne, p.107-108.
  24. 1): Pour Mounier on peut débattre, en revanche je ne vois pas comment on peut mettre en doute que les signataires du Manifeste pour la défense de l'Occident fussent des pro-mussoliniens (et pour certains des fascistes): https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_des_intellectuels_français_pour_la_défense_de_l'Occident_et_la_paix_en_Europe 2): Ben, c'est ce qu'il était ? (et jusque dans les années 30, même): « Ayant rencontré Mussolini le 15 janvier 1927, [Winston Churchill] exprime, lors d’une conférence de presse tenue à l’ambassade britannique de Rome, son estime pour l’œuvre accomplie par l’Italie fasciste et de son chef : « On ne peut s’empêcher d’être séduit, comme tant d’autres, par l’apparence simple et aimable de M. Mussolini, par son calme et son équilibre, malgré les charges et les périls pesant sur lui. On voit tout de suite qu’il ne pense qu’au bien du peuple italien, tel qu’il le comprend. […] Si j’avais été Italien, je suis sûr que j’aurais été à fond avec lui. » […] Churchill reste pendant plusieurs années sur cette position politique favorable au régime fasciste. Le 18 février 1933, parlant lors d’une réunion de la ligue antisocialiste britannique, celui qui est redevenu simple député du parti conservateur estime que Mussolini est « le plus grand législateur vivant », celui qui « a montré à beaucoup de nations que l’on peut résister au développement du socialisme ». » -Philippe Foro, « La politique extérieur de l’Italie fasciste », chapitre 6 in L’Italie fasciste, Armand Colin, Coll. U Histoire, 2016, 303 pages, p.160-161. Je ne traite pas Churchill ou Mounier de fascistes parce que ce n'est pas le type de régime qu'ils prévoyaient de mettre en place dans leurs pays respectifs. En revanche Churchill était un impérialiste raciste assez répugnant.
  25. ça a au moins le mérite de montrer qu'il n'y a que des différences superficielles entre la droite sociale-catholique et la gauche social-démocrate.
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