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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
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Explique-moi en quoi est-ce mal de mentir à quelqu'un qui ne le mérite pas ? A moins que tu nies l'existence de cette catégorie de personne.
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Je ne suis pas d'accord, tu ne peux pas user de ta liberté d'expression pour appeler au meurtre d'un individu ou d'un groupe, ce n'est pas compatible avec l'ordre public et la préservation du droit à la sécurité. Les droits sont donc hiérarchisés de manière ontologique et logique.
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1): hé bien autrui n'a pas "droit" (entre guillemets car on parle en fait d'un devoir personnel et non d'un droit individuel) à la vérité en toutes circonstances. 2): Absurde. Ce qu'on doit faire dépend de la situation réelle et non d'une situation idéale sans contraintes. Si je suis sous la menace d'une arme parce qu'on veut me rendre complice du braquage d'une banque, il est moralement juste que j'accomplisse certaines actions qui seraient immorales si j'agissais de mon plein gré.
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Donne-moi ta définition de la notion de faute et je verrais si je peux être d'accord ou non. Une définition de sens commun serait qu'une faute est une action qu'un individu n'aurait pas dû faire (ce qui permet de subsumer sur le concept tant la faute morale que l'erreur mathématique de calcul). Dire que la responsabilité peut-être exonérée revient à dire qu'il y a des cas où nous pouvons/devons faire ce que nous n'aurions pas dû faire, ce qui est manifestement absurde.
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1): On devrait peut-être en discuter par MP pour ne pas faire dériver le fil (je ne sais pas ce que sont des "droits réels et personnels"). 2): Espèce de kantien. Je soutiens au contraire qu'il y a des situations où mentir peut être indifférent, d'autres où cela est moral et même vertueux.
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Cette contradiction n'est qu'apparente car je pose une dualité de nature au sein de la justice (je préfère parler de morale mais bref). L'immoralité constitue à nuire aux droits individuels d'autrui, le vice consiste à nuire à autrui (et/ou à soi-même) sans que cela viole ses droits (calomnies, certains mensonges, etc). On peut dire que l'Etat contribue à la justice en ayant pour fonction de préserver la moralité, mais pas qu'il réalise la justice ou qu'il devrait anéantir le vice. Soutenir cette dernière thèse n'est pas compatible avec le libéralisme.
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Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Sophisme de la masse de richesse fixe (aussi nommé "dogme de Montaigne"). -
Pour la enième fois, je ne suis pas objectiviste. Mais je préférais de loin discuter avec des objectivistes qu'avec des gens qui préfèrent les sentences laconiques aux réponses argumentées.
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C'est vicieux et même répugnant, mais ça ne signifie pas pour autant que ce soit interdit ou que ça devrait l'être. Les vices ne sont pas des crimes. Et c'est trop demander à l'Etat que d'essayer rendre les individus vertueux. Dans le même ordre d'idée, je vois mal comment on pourrait légitimer de pénaliser le chantage, dès lors qu'il n'inclut pas la menace de violence. Le consentement est à la base d'une société d'individus libres et responsables. Si X estime que coucher avec Y est préférable à subir les calomnies que Y pourrait répandre sur lui, hé bien, c'est son choix. Et vouloir que la loi empêche les situations de chantage, c'est vouloir confier à l'Etat la tâche d'augmenter la puissance des individus (qu'il leur confèrent la propriété d' "être à l'abri du chantage"), plutôt que de préserver leur liberté. Il semble donc bien que ce soit créer un "droit à" de plus.
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Le problème d'inclure le chantage (car "pression, menace, chantage", ce sont des variantes de la même chose) -ce que fait la loi actuelle-, c'est qu'on se retrouve avec des gens qui peuvent passer un marché et donc consentir à être violé. Ce qui ne colle pas avec notre compréhension commune du viol.
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Rassemblement national, el-italiano93 l'avenir ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Adrian dans Politique, droit et questions de société
Quitte à être mal gouverné, autant l'être le moins mal possible. En l’occurrence le départ des Phillipistes ne va pas améliorer le FN, il ne va plus rester que la tendance conservatrice/réactionnaire et la plus hostile à l'immigration...- 3 228 réponses
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Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Le Blanc renvoi à la royauté. -
L'extrême-droite antisémite française en profite aussi pour se rappeler à notre bon souvenir...
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Logorrhées et salades de mots
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Lectures et culture
Le passage a au moins le mérite de montrer qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec la conceptualisation sociologique classique du "social" (ce qui en encore plus flagrant dans la vie courante, par exemple lorsqu'on parle de "concilier l'économique et le social", comme si l'économie n'était pas un domaine de la vie sociale ... ou comme si l'économie était "antisociale" [?] par définition). Stéphane Haber (philosophe marxiste) a souligné que la théorie de la reconnaissance d'Honneth, en l'état, ne permet pas de dire en quoi un déni de reconnaissance est une injustice, et que ledit déni ne peut certainement pas l'être en soi, parce que le désir de reconnaissance des individus, comme tout désir, est potentiellement illimité. Une remarque de bon sens dont on se demande comment elle ne peut pas frapper un philosophe au bout de son 2ème ou 3ème bouquins sur le sujet (mais bon, l'école de Francfort aussi...). -
Chief Happiness Officer, baby-foot et ronchonneries
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans Politique, droit et questions de société
J'ai aussi la faiblesse de croire que la Terre tourne autour du soleil sans avoir jamais, jamais avoir fait d'astronomie. Mais tu peux demander son témoignage à @poney, c'est toujours instructif. Lui ou un autre d'ailleurs. "Quelle que soit la chose à laquelle nous croyons [...] nous ne faisons qu'avoir foi en des hommes." -Thomas Hobbes, Léviathan. Traité de la matière, de la forme et du pouvoir de la république ecclésiastique et civile (1651). -
Chief Happiness Officer, baby-foot et ronchonneries
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans Politique, droit et questions de société
Tout à fait. Hélas le phénomène -une sorte d'extension du domaine de l'homo festivus- est une tendance générale déjà bien analysée (ça faisait longtemps que je n'avais pas cité un auteur marxiste tiens): "On demande [...] aux individus d'être "loyaux, sincères, enthousiastes", mais en leur faisant subir des pressions telles qu'en fait "ils ressentent de la peur, de la méfiance de la haine" dans des contextes où "mise en valeur des ressources humaines signifie purement et simplement art de mieux presser le citron" (Orgogozo, 1991). [...] Les situations de travail en entreprise aujourd'hui sont de fait particulièrement susceptibles de faire l'objet d'accusation de manipulation. En effet, si le management consiste toujours à faire faire quelque chose à quelqu'un, la manipulation et le soupçon de manipulation se développent quand il devient difficile de recourir aux formes classiques de commandement, consistant à donner des ordres, qui supposent la reconnaissance d'une subordination et la légitimité du pouvoir hiérarchique. Or, les vingt dernières années ont plutôt été marquées par l'affaiblissement des ordres conventionnels et des relations hiérarchiques, qu'elles relèvent d'un monde industriel ou d'un monde domestique, dénoncées comme autoritaires, et par la multiplication des revendications touchant à l'autonomie. Dans un tel contexte, on est amené à substituer au commandement hiérarchique dans le plus grand nombre de cas possible des pratiques visant à amener les gens à faire d'eux-mêmes, et comme sous l'effet d'une décision volontaire et autonome, ce qu'on désire leur voir faire. C'est ainsi, comme on l'a vu au Chapitre I, que les "cadres" doivent se transformer en "donneurs de souffle", en "coachs" ou encore en "leaders" dont la marque est de formuler des "visions" enthousiasmantes qui font se lever les hommes d'eux-mêmes puisqu'il n'est plus légitime de les y commander. Le développement de techniques propres à entraîner des personnes à faire de façon apparemment volontaire ce qu'on souhaite leur voir faire a donc été particulièrement stimulé. Que l'on pense, par exemple, au développement des techniques de la communication (interne et externe), au courant du développement organisationnel (OD) qui vise notamment à amener les personnes à "prendre conscience" de l'existence de "problèmes", tels qu'ils ont été au préalable identifiés par la direction, pour qu'un changement du mode d'organisation soit ensuite plus facile à mener, ou encore au management participatif qui repose sur la volonté du supérieur hiérarchique de prendre des décisions en s'appuyant sur les avis de ses collaborateurs permettant à ceux-ci d'adhérer ensuite à la décision. Or ces dispositifs, qui reposent sur le consentement et l'adhésion, ne peuvent atteindre leur but qu'en se coulant dans des formes empruntant les figures typiques d'une grammaire de l'authenticité: celle des relations spontanées et amicales, de la confiance, de la demande d'aide ou de conseils, de l'attention au malaise ou à la souffrance, de la sympathie, voire de l'amour. Ceux qui se trouvent pris dans ces dispositifs ne peuvent ni refuser catégoriquement de participer à ces échanges, ce qui les conduirait tout droit à la mise à l'écart et au renvoi, ni ignorer, même dans les moments où ils s'y engagent avec le moins d'arrière-pensées ou même avec plaisir, que ces relations plus "authentiques" sont adossées à des techniques de "mobilisation" (comme disent Crozier et Sérieyx (1994) pour bien les distinguer des anciennes formes "infantilisantes" de "motivation" qui n'ont plus "aucune prise sur des gens hautement scolarisés"). Mais ils ne peuvent pas non plus, sans risquer de mettre en péril leur estime de soi et leur confiance dans le monde, participer, au moins durablement, de façon parfaitement cynique, sur le mode du faire-semblant, parce que ces nouvelles techniques, dans la mesure même où elles reposent moins sur des procédures ou sur des dispositifs d'objets (comme c'était le cas pour la chaîne) que sur des personnes et sur l'usage que ces personnes font de ressources dépendant de leur présence corporelle, de leurs émotions, de leurs mimiques, de leur voix, etc., font corps avec ceux qui les mettent en œuvre dont les qualités inhérentes, en tant qu'êtres singuliers, viennent parasiter l'usage stratégique qu'ils font d'eux-mêmes et risquent sans arrêter de le déborder, en quelque sorte à leur insu, comme lorsqu'on passe, sans solution de continuité, d'une émotion d'abord obligée et que l'on croyait feinte, à une émotion réelle qui vous prend et vous submerge au-delà de toute attente." -Luc Boltanski et Ève Chiapello, Le Nouvel esprit du capitalisme, Paris, Gallimard, coll. Tel, 2011 (1999 pour la première édition), 971 pages, p.618-621. -
Écologie, développement Duracell & topinambours
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de ModernGuy dans Politique, droit et questions de société
Qu'est-ce que c'est une "catastrophe qui nuira à chaque personne" ? La graisse de baleine aurait pu disparaître par extinction de l'espèce à la fin du 19ème (juste au moment où la civilisation industrielle est passée au pétrole), mais je ne vois pas très bien en quoi ça aurait constitué une catastrophe pour chaque personne. Au plus pourrait-on dire que les générations ayant vécu de l'exploitation de la ressource ont fait un gain de confort qui limite le niveau de confort accessible aux générations futures (sous réserve que la pénurie de la ressource X ne puisse pas être substitué). Mais: 1): ça ne prouve pas que ce soit irrationnel ou injuste et 2): ce n'est pas une "catastrophe" pour chaque personne. Donc on ne peut pas invoquer l'intérêt général pour justifier une limite d'exploitation. Quant à la justifier au nom des générations futures, ça revient à accorder des droits à des êtres potentiels... Et en plus le confort ou le niveau de vie ne sont pas des droits.- 5 513 réponses
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- écologie
- environnement
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(et 2 en plus)
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Début de la 3ème guerre mondiale
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Hugh dans La Taverne
Encore ? -
Présentation Hinamori
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Hinamori dans Forum des nouveaux
Le truc c'est qu'après avoir bien analysé la relation entre la montée du collectivisme étatique, le déclin de l'individualisme et la disparition de la liberté de pensée, Orwell conclu: "though a collectivized economy is bound to come, those countries will know how to evolve a form of Socialism which is not totalitarian, in which freedom of thought can survive the disappearance of economic individualism."... -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Je ne vois pas ce qu'il y a de respectable dans le fait de vouloir conserver son environnement inaltéré et vénérer les esprits. Mais bon, à la limite, pourquoi pas. Que ceux qui veulent vivre en dehors de la civilisation aillent le faire dans leur coin. En revanche, il faut arrêter d'emmerder les autres humains avec vos délires et vos lois qui nous ramènent à l'âge de pierre. Parce que chaque nouvelle fournée de lois liberticides rend de plus en plus crédible l'idée que l'écologisme sera le communisme du 21ème siècle.... -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
C'est encore une fois absolument faux. Il y a été trotskyste de longues années avant de se rallier au mitterando-dellorisme -car la soupe servi aux courtisans du nouveau pouvoir socialiste était bonne. Or le trotskysme est une forme de communisme de type bolchevik, antidémocratique et totalitaire en puissance. D'ailleurs le fait que Mélenchon se soit longtemps inspiré d'un responsable de coup d'Etat et de génocide comme Trotsky en dit long sur lui... -
Présentation Hinamori
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Hinamori dans Forum des nouveaux
C'est l'exact contraire de la réalité. En fait, l'organisation dirigée par Mélenchon arrive à être moins démocratique dans son fonctionnement que le PCF de l'ère stalinienne -reposant sur le "centralisme démocratique" léniniste-, ce qui pourrait s'avérer savoureux si ce n'était pas si inquiétant. Indépendamment des idées, ce n'est ni plus ni moins qu'un fonctionnement de secte. Démonstration dans la deuxième partie de ce billet: http://descartes.over-blog.fr/2016/11/de-la-democratie-selon-le-pcf-et-du-mouvement-selon-melenchon.html -
Légalisation des drogues
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Blueglasnost dans Politique, droit et questions de société
Le but est donc de financer des dizaines de milliers de tests inutiles, tout ça pour que deux-trois Marie-Charlotte fassent vérifier aux frais du contribuable ce qu'une petite inspection de la chambre de leur ado pourrait leur apprendre ?
