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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Faut le dire à MLP: fait gaffe qu'un thème invendable ne t'empêche pas d'être au deuxième tour... Plus sérieusement, on englobe l'idée dans la privatisation de la monnaie, et ça passe. Si tu arrives à convaincre quelqu'un que produire de la monnaie est un service concurrentiel comme un autre, sa résistance fétichiste à vouloir la monnaie unique disparaîtra.
  2. Intéressant, ce serait en effet utile d'écrire un texte de ce genre, qui expliquerait de façon simple et pédagogique les principes du libéralisme, avec éventuellement les manières différentes dont les libéraux de gauche ou conservateurs perçoivent certaines questions (de façon à parler aux non-libéraux de droite comme de gauche, toucher leurs thèmes de préoccupations). Sur la forme, plagier le texte Principes du communisme d'Engels serait bien vu: https://www.marxists.org/francais/marx/47-pdc.htm Est-ce qu'il y a des volontaires pour faire ça ? @Ultimex ?
  3. Voici ce que Libé dit de ta "source fiable non-complotiste": Tu me permettras d'avoir comme un gros doute...
  4. Je trouve plus clair de parler de sociaux-démocrates: https://fr.wikipedia.org/wiki/Social-démocratie C'est le nom de la gauche non libérale, non communiste dans plusieurs pays. Historiquement la social-démocratie constituait la tendance réformiste du mouvement socialiste (révolutionnaire en parole, réformiste dans les faits). A la rigueur je veux bien qu'on désigne cette forme d'étatisme de gauche comme "socialiste", sauf que de glissement en glissement, on ne voit plus la différence avec la droite (sauf sur les valeurs sociétales, etc.), et au bout de la chaîne on trouve des liborgiens pour dire que le FN est "socialiste" et/ou "de gauche/d'extrême-gauche". Donc un peu de rigueur sémantique serait sympathique.
  5. Intéressant Sur les mécanismes psychologiques de la violence, cet article de Muriel Salmona m'a beaucoup intéressé: http://www.diploweb.com/Mecanismes-des-violences-quelles.html#nb1 Si quelqu'un a d'autres références, je prends volontiers.
  6. Pas uniquement (coucou le ministère de la culture) ; et de toute façon, le socialisme ce n'est pas des dépenses sociales (une bonne partie de la droite conservatrice serait socialiste dans ce cas), mais la lutte pour le renversement du capitalisme, l'abolition du salariat et la socialisation des moyens de production. Et, pour contrer par avance une objection, ces objectifs ont précédé historiquement le marxisme.
  7. Vous vous demandiez où et quand est apparue l'idéologie anti-voiture ? Mais tout simplement lorsque qu'André Gorz a tourné le dos au marxisme (après Mai 68 donc, #post-modernisme) pour devenir un pionner du mouvement écologiste français: suite ici: http://carfree.free.fr/index.php/2008/02/02/lideologie-sociale-de-la-bagnole-1973/
  8. C'est quoi SFL ? Sinon je suis d'accord avec toi, c'était juste pour dire que l'intégration au PLD n'était nullement la seule option. L'idéal serait de faire converger et fusionner tous ses mouvements/organisations.
  9. En parlant de ça, je relis la Critique du programme de Gotha (1875) ; Marx nous refait encore du crypto-libertarianisme à l'encontre des socialistes allemands: "Une « éducation du peuple par l'Etat » est chose absolument condamnable. Déterminer par une loi générale les ressources des écoles primaires, les aptitudes exigées du personnel enseignant, les disciplines enseignées, etc., et, comme cela se passe aux Etats-Unis, surveiller, à l'aide d'inspecteurs d'Etat, l'exécution de ces prescriptions légales, c'est absolument autre chose que de faire de l'Etat l'éducateur du peuple ! Bien plus, il faut proscrire de l'école au même titre toute influence du gouvernement et de l'Eglise. Bien mieux, dans l'Empire prusso-allemand (et qu'on ne recoure pas à cette échappatoire fallacieuse de parler d'un certain « Etat de l'avenir » nous avons vu ce qu'il en est), c'est au contraire l'Etat qui a besoin d'être éduqué d'une rude manière par le peuple."
  10. Oui. Socialisme =/= étatisme, comme les communistes le disaient pour critiquer l'Etat-providence du IIème Reich allemand.
  11. Je tablerais plutôt sur 25% Le Pen, 25% Macron, 50% d'abstention.
  12. Mais loul. Je m'étonne de voir une candidate soi-disant patriote connaître si mal l'histoire et la culture française. C'est vrai, c'est quoi ce grand machin, là, en plein milieu ? Alors je sais bien que le cadre frontiste, ce demi-subtil, dira que "mais non, pas du tout, ça c'est un élément culturel du patrimoine national". Mais c'est vraiment prendre les gens pour des imbéciles. Sous couverts de laïcité, le FN veut organiser l'invisibilisation de la religion, mais plutôt des religions non-chrétiennes, quand même hein.
  13. Il paraît que les mélenchonistes avaient un discord pour se coordonner, pourquoi ne pas faire pareil ?
  14. Le Collectif Antigone regroupe des militants libéraux qui font en gros de la propagande pour le libéralisme. On se situe dans ce que Gramsci appellerait la conquête de l'Hégémonie culturelle. Je ne dis pas que c'est inutile et on peut évidemment travailler avec eux ; mais il faut bien comprendre qu'un parti politique est par nature un type d'organisation différent. Comme le dit le site gouvernemental viepublique.fr, un parti politique a "une fonction de sélection des candidats et des élites politiques". Il travaille (pas uniquement mais spécifiquement) en vue des élections dans diverses instances de pouvoir (locales, régionales, nationales, etc.). Sur le militantisme il y a deux choses différentes: 1): comment créer un collectif militant ; 2): comment militer efficacement. Pour créer un collectif, il faut rassembler des individus sur un projet commun, j'aurais donc tendance à dire que le programme doit d'abord être créer par le noyau de base du futur parti, pour pouvoir ensuite attirer de nouveaux militants. Qu'est-ce qui permet de créer un collectif militant, soit un groupe de gens bénévoles prêt à payer de leurs personnes dans la durée au service d'un projet politique ? Les militants sont motivés par la perspective de réaliser leurs idéaux, mais aussi et surtout par un ensemble de récompenses matérielles (par exemple des perspectives d'exercer le pouvoir comme élus) et immatérielles (sentiment d'appartenance à un groupe, acquisition de savoirs-militants, possibilité de déterminer leurs dirigeants et la ligne de leur parti). Ce dernier point est particulièrement important et doit figurer dans les statuts du parti (comment on choisit et on remplace la direction du parti, comment on détermine la ligne stratégique et politique pour une durée de temps donnée, etc.). Les militants seront plus motivés s'ils savent qu'ils ont un pouvoir réel de décision, s'ils participent à la détermination de la stratégie du partie. Ils se sentiront reconnus et valorisés, ce qui est indispensable si on veut trouver des gens capables de s'investir durement et durablement. Autre réflexion qui me vient par observation des communistes (qui en la matière ont un siècle d'expérience militante de terrain): il faut essayer de rendre la vie militante un minimum conviviale, de telle sorte que les militant trouvent un certain plaisir à participer, à rencontrer de nouvelles personnes, etc. ça suppose au niveau d'une section de quartier de se réunir régulièrement (1 fois par mois mettons) en dehors d'un objectif purement militant (tractage, affichage, manif ou cyber-action ou whatever), pour recréer du lien social, donner aux gens un sentiment d'appartenance (on a vu le FN faire des percées nettes dans des villages où le bâtiment du parti remplaçait le bar, le troquet qui avait fermé). Un parti ne dure ni se s'étend nettement que lorsqu'il devient, pas forcément une contre-société totale comme le PCF (où ta vie c'est le parti et rien d'autre), mais quelque chose qui fait partie du paysage, de la vie quotidienne. Car c'est ça qui permet de supporter des défaites (parfois cuisantes) sans disparaître. Le sentiment qu'on appartient à un groupe et que les élections ne sont qu'un moment de la vie de ce groupe, important certes, mais pas au point qu'une défaite remette en cause l'envie de militer. Le deuxième point concerne la tactique (autrement dit, comment on décline la stratégie retenue, concrètement), soit: comment avoir un impact sur l'opinion publique, comment attirer l'attention sur nos idées et comment faire voter les gens pour le parti. Là je n'ai pas de recettes miracles à énoncer mais il faut déjà différencier cyber-activisme (dont je n'ai jamais dis qu'il était inutile, juste insuffisant) et militantisme de terrain. Le militantisme de terrain suppose de réunir des équipes de militants (c'est complètement déprimant et symboliquement contre-productif de militer seul), au minimum de 3 ou 4 personnes. Et pour terminer sur une demie-banalité: j'ai souvent été impressionné par l'absence de réflexions des militants politiques au moment de coller leur affichage. Ne pas choisir de coin improbable. Privilégier les lieux de l'espace urbain où les gens sont obligés de patienter / s'arrêter, comme les arrêts de bus ou de métro, les parcs publics (dans la mesure où l'affichage n'est pas illégal bien évidemment), de manière à mieux imprimer quelque chose dans l'esprit d'autrui.
  15. Du complotisme. ça faisait longtemps.
  16. Et l'ancien vichyste Mitterrand faisait fleurir chaque année la tombe du Maréchal. Bizarrement, ça choque moins.
  17. Ne peut vouloir/savoir parler/écrire français me semble un indice consensuel.
  18. En ce qui me concerne je n'ai pas envie d'entrer au PLD vu son bilan... Mais vu qu'il a toujours été le premier à soutenir des candidats de droite ne lui ayant rien demandés (et rien promis, soutien hyper utile du coup) -Sarkozy, Fillon-, il sera bien capable de se rallier électoralement ou de se fondre dans un parti libéral/libertarien plus efficient que lui. Pour moi la solution est en dehors de lui, pas forcément sans lui.
  19. Surtout qu'un parti ouvertement séparatiste serait interdit:
  20. Je ne vois pas ce que l'histoire politique vient faire là-dedans. Ensuite, même s'il n'a pas dit cela mots pour mots, son texte dans Le Figaro sur l'identité française était d'une vacuité complète, comme d'autres liborgiens l'ont fait remarqué.
  21. Tout à fait. Qui pour monter un clan autonome ?
  22. Pour l'Etat je veux bien (il faut vraiment délirer pour voir en Macron un dangereux libéral le dollar entre les dents) ; mais pour la Nation, entre l'inexistence de la culture française et le soutien par Bayrou et les autres indécrottables partisans du "saut fédéral européen", ça me paraît justifié. Mais si on examine la phrase plutôt que son contexte, c'est en effet mal connaître l'histoire des idées et l'histoire de la Révolution française (qui dans sa première phase se résume volontiers dans l'équation: liberté + souveraineté nationale = universalité).
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