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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Je n'ai rien compris à ton message.
  2. Je dirais que ça dépend aussi du domaine intellectuel considéré, et des strates au sein de ce champ. Par exemple, pour passer un concours en philosophie, dans la France de 2017, la trinité Platon-Descartes-Kant est de très loin plus importante à maîtriser que Marx (les marxistes sont d'ailleurs les premiers à se plaindre de la philosophie universitaire "dominée par l'idéalisme"). Après, si tu regardes les philosophes en exercice, il y a probablement plus de marxistes ou marxisants que de platoniciens ou cartésiens (mais pas forcément plus que de Kantiens ou néo-kantiens). Surtout que les premiers sont plus visibles car plus portés à vouloir dire des trucs sur l'état de la société. Je pense que c'est surtout en sociologie que Marx est incontournable, et c'est à mon avis justifié, c'est la partie de sa doctrine qui tient le mieux la route. Et puis: « Est-il utile de souligner que Durkheim comme Weber ont en grande partie pensé leurs œuvres pour faire pièce à Marx dans le champ du social ? » -Bruno Pequignot, A propos de quelques sociologues et de la sociologie, Linx, Année 1980, Volume 1, Numéro 1, pp. 107-126.
  3. Oui, je suis d'accord, la rhétorique pro-business qui enjolive à outrance la réalité est grotesque et complètement contreproductive (les gens trouvent ça suspect, ils ont l'impression qu'une telle défense de l'économie de marché nie les contraintes qu'elle impose, et nie donc leurs souffrances). Le libre-échange c'est bien mais pas orgasmique. On peut laisser au socialisme le rôle de faire accroire à un futur utopique peuplé de "surhommes totalement heureux" (Mises).
  4. Faut voir ce que tu appelles complaisance. Typiquement, Tocqueville ne trouve rien à mettre au crédit des collectivistes qu'il attaque dans ses discours. Et je parle pas de Rand. Dans les deux cas, on ne peut pas dire que ça s'appuie vraiment sur une connaissance des auteurs attaqués. Avant Mises je n'avais jamais trouvé un adversaire du communisme capable de citer un minimum sérieusement ce qu'il attaque. Inversement, Marx a lu Bastiat. Et il trouvait ça en-dessous de tout. Après je reconnais volontiers que l'effort de lecture n'est pas ce qui caractérise ses épigones, au contraire même. Au bout du processus on arrive à des guignols comme Michéa.
  5. Si Bayrou se présente, la bulle Macron va exploser encore plus fort que prévu.
  6. Les Origines intellectuelles du léninisme j'hésitais à le prendre. Sinon bienvenue Poincaré.
  7. Mais non, ils sont très bien tes articles, et de temps en temps, voir l'actualité ou une personnalité décrite avec intelligence est très reposant de lectures plus abscondes
  8. Commentaire Contrepoints: https://www.contrepoints.org/2017/02/19/281451-idee-recue-liberalisme-defend-grandes-entreprises
  9. Rincevent t'a mis sur la voie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dialectique_du_maître_et_de_l'esclave
  10. Je rechercherais (je fais un petit bilan du quinquennat qui pourrait devenir un article CP), mais il me semble qu'Hollande a fait des coupes budgétaires en début de mandat. L'escroquerie est de parler d'économies, parce que dans le même temps les dépenses se sont multipliées, ce qui fait au final un résultat négatif en termes d'économie. Mais les journalistes aiment bien faciliter le travail de guerre cognitive des extrêmes, qui propagent l'image d'un Hollande ultralibéral...
  11. Ben justement, l'acte est identique, c'est son sens social qui change. C'est pourquoi on parlera de meurtre dans l'un et de légitime défense dans l'autre. Du coup c'est insensé que Macron dise: "ce sont deux crimes contre l'humanité, mais on ne peut pas comparer". De toute façon la notion n'est pas claire.
  12. C'est mieux mais le terme de crimes contre l'humanité reste problématique. Il prétend ne pas vouloir comparer avec le génocide des juifs mais à partir du moment où on subsume deux éléments sous le même concept, ça signifie qu'ils sont comparables hein (pour ne pas dire identiques)...
  13. Déjà, des anciens colonisés, je doute que beaucoup vivent encore. Des descendants de gens qui ont été colonisés, oui, mais c'est autre chose. Ensuite, si j'essaye de me mettre à la place de l'un d'entre eux, je trouverais sûrement intéressant de savoir que la politique des Etats occidentaux était dictée par l'hybridation d'intérêts privés et de politiciens impérialistes. Ce qui m'éviterait des idées fausses du style: les européens de l'époque étaient en général des salauds de colonisateurs. Ou le must du collectivisme raciste inversé: leurs descendants sont aussi coupables. Le raisonnement n'est pas du tout intenable, une partie de la société peut s'enrichir au détriment du reste de celle-ci par l'intermédiaire de l'action de l'Etat (la fameuse citation de Bastiat est là pour le rappeler). La partie n'est pas le tout, c'est de la simple logique.
  14. Tout à fait, et c'est également la conclusion d'un historien qu'on ne soupçonnera pas de sympathies excessives pour le capitalisme libéral. « Dès 1885, Jules Guesde avait dit : qu’est-ce que le colonialisme, ça se fait comment ? Hé bien ça se fait au moyen du sang et de l’argent de la nation, de la collectivité. On commence par envoyer des soldats, c’est-à-dire les enfants du peuple, ensuite on envoie un peu d’argent pour les premiers travaux, les routes, l’aménagement du port, c’est encore l’argent du peuple, et puis après, ce sont des compagnies privées qui raflent tous les bénéfices. […] Les colonies coûteront toujours très cher à la Métropole, et ne rapporteront pratiquement rien à la Métropole, elles rapporteront à des groupes d’intérêts privés. » -Henri Guillemin, L'autre avant guerre - 1871-1914 - L'occident dévore le monde.
  15. Il est vrai que Staline n'a attaqué que la Pologne, Napoléon lui aurait ri au nez.
  16. Pour le coup, et à la différence du concept de "crime contre l'humanité" (cf mon post en page 1), la notion de génocide est claire: https://fr.wikipedia.org/wiki/Génocide#D.C3.A9lit_p.C3.A9nal Du coup je ne vois toujours pas l'utilité du concept de "crime contre l'humanité".
  17. Oui. Au-delà du problème évident (commémoration pleunicharde et éternelle des crimes-du-passé assignés de façon raciste et collectiviste aux descendants éventuels des seuls coupables, laquelle commémorationnite risque d'alimenter le communautarisme, voire pire), était-ce juridiquement exact d'invoquer cette notion ? Parce que si on regarde de quoi il retourne... "Il désigne une « violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux ». Cependant, « il n’y a pas, pour les crimes contre l’humanité, de définition généralement admise »." (https://fr.wikipedia.org/wiki/Crime_contre_l'humanité ). Avec la première définition avancée, si un militant d'un parti X vole la voiture d'un militant d'un parti Y par hostilité politique, il viole bien l'un de ses droits fondamentaux. Donc ça rentre dans "crime contre l'humanité". Vu de loin ça sent tout de suite la notion poubelle. On pourrait aussi faire remarquer que l'humanité, tout comme la société, sont des abstractions. Seuls les individus sont réels, ont des droits, peuvent être victimes de violations de leurs droits. Partant de là l'utilité de la notion me semble extraordinairement mystérieuse.
  18. Je troll un brin, il est vrai. Mais Troy89 sait que ce n'est pas méchant. Et puis c'est quand même Gilson. Si un philosophe catholique comprend mal ce qu'est le christianisme, les non-chrétiens sont un peu moins inexcusables d'y voir un discours triste sur cette vallée de larmes où nous vivons...
  19. Mouai. "Le christianisme est un pessimisme radical, en ce qu'il nous enseigne à désespérer du seul monde dont nous soyons sûrs qu'il existe, pour nous inviter à mettre notre espoir en un autre dont on ne sait s'il existera jamais." -Étienne Gilson, L'esprit de la philosophie médiévale, 1931, p.111.
  20. Mon diagnostic serait plutôt l'inverse: Fillon, plus radical que Sarkozy ? Hamon, plus radical que Montebourg ? Et dès 2012, Hollande, plus radical qu'Aubry ?! (je prends l'adjectif radical comme signifiant ici: qui s'éloigne du centre).
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