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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Pour ceux que la prose poétique anarcho-individualiste ne rébute pas, j'ai effectué il y a quelque années une traduction de Vers le Rien Créateur, le poème-manifeste de l'anarchiste italien Renzo Novatore: http://hydre-les-cahiers.blogspot.fr/search/label/Renzo%20Novatore#!/
  2. Non. C'est la réponse qu'il avance à l'objection (anti-anarchiste) qu'il a lui-même introduite. Lis bien: La transformation de nature de l'espèce humaine est donc la condition qui désarmoçe l'objection selon lequel l'anarchisme ne pourrait pas garantir l'application du principe de réciprocité. Transformation qui adviendra par la grâce des conversions par l'exemple que le mode de vie anarchiste produira progressivement, par contagion, sur les non-anarchistes, jusqu'à devenir consensuel et universel. Les projets de free city des anarcho-capitalistes paraissent singulièrement plus crédibles en comparaison.
  3. J'aime bien Émile Armand mais il est victime de l'utopisme classique des anarchistes. C'est à dire qu'au lieu de résoudre la question de la préservation de la liberté, ils suppriment le problème: dans un monde post-étatique, l'humanité (postulent-ils) sera qualitativement supérieure ("les revendications individualistes ne sont réalisable qu'à la condition que soit courante dans le genre humain une certaine mentalité - sans qu'une conception de la vie autre que celle qui domine actuellement ne soit devenue une habitude, un acquis, une caractéristique de l'humanité." -Tiens, l'Homme Nouveau à la vie dure...), les individus agiront de manière équitables et réciproques, donc le gendarme et la prison ne seront plus nécessaires, précisément parce qu'on les aura supprimés... Ce n'est pas sérieux.
  4. A la décharge du troll réac, respecter la liberté d'autrui n'implique pas de respecter l'exercice qu'il fait sa liberté.
  5. Critiquer le jusnaturalisme au nom du principe de non-agression ?
  6. Qu'est-ce que c'est que cette bête là ?
  7. Je ne sais pas très bien, à vrai dire ce n'est peut-être pas tant sophistique que redondant (je ne suis pas très bon en logique). Disons que le résonnement se présente comme: A: Si le droit naturel n'existe pas, on ne peut pas critiquer le droit positif. (Proposition déjà contestable parce qu'on pourrait imaginer une auto-critique du droit positif, qui se voudrait une rationalisation par exemple). B: Or le droit positif est éminemment critiquables pour d'excellentes raisons. (A ce moment-là, on montre qu'il existe quelque chose comme une légitimité ontologiquement antérieure à la législation, aux autorités instituées. Mais justement, on doit le montrer directement, ce n'est pas une étape qui amène à découvrir ensuite le droit naturel, c'est cette étape elle-même). C: Le DN existe. (C est parfaitement redondant par rapport à B ). Par conséquent ça ressemble à une syllogisme mais en fait ça ne démontre rien, c'est justement une présente tortueuse de l'affirmation: "Il existe un droit naturel opposable et de légitimité supérieure au droit positif."
  8. Tu vends ta force de travail aux détenteurs des moyens de production ?
  9. Du tout, l' "affaire" Fillon serait arrivée en mars-avril, le FN ne l'aurait pas raté. Là, MLP suit sa stratégie de blackout médiatique.
  10. Et il a bien raison, "le" Français. Je me sens assez proche de la façon dont Aristide Renou a résumé cette affaire: http://aristidebis.blogspot.fr/2017/01/chronique-de-la-rapacite-ordinaire.html
  11. Je ne suis pas d'accord avec ta définition du droit naturel, parce que ça consiste à dire qu'il n'est pas autre chose qu'une ou plusieurs normes universellement partagées (universel dans les faits). Auquel cas: 1): on ne voit pas ce qui fonde sa légitimité, le fait qu'un comportement ai cours partout et toujours ne prouve pas qu'il est bon et préférable, au mieux c'est un gros indice qu'il est soit non-nuisible, soit extra-moral, naturel ("de tous temps les hommes ont eu à se nourrir") ; 2): s'il était un ensemble de normes universellement partagées, comment sa violation est-elle possible, et comment se peut-il que ceux qui la violent peuvent plus ou moins longtemps ne pas être tenu pour immoraux ? Je ne crois pas qu'une liberté individuelle comme la liberté d'expression ou de religion soit partout reconnue comme moralement valable. En fait ça me paraît évident qu'à l'échelle de l'histoire c'est exceptionnel. C'est le fameux thème des conditions culturels du développement du libéralisme ("qui est l'homme des droits de l'Homme ?"). Enfin, ton propos sur la réprobation universelle du meurtre me semble très discutable. Il semble au contraire que plein de cultures reconnaissent des situations où on peut tuer autrui (en temps de paix) sans que ce soit considéré comme un mal. Par exemple, le patriarche romain archaïque a un droit de vie et de mort sur ses esclaves et clients: "La clientèle (clientes, les clients, de cluere), c'est-à-dire tous ceux qui, n'ayant pas un droit de cité, ne jouissent à Rome que d'une liberté tempérée par le protectorat d'un citoyen père de famille. Les clients sont: ou des transfuges venus de l'étranger, et reçus par le Romain qui leur prête assistance ; ou d'anciens serviteurs, en faveur desquels le maître a abdiqué ses droits, en leur concédant la liberté matérielle. La situation légale du client n'avait rien qui ressemblât à celle de l'hôte ou à celle de l'esclave: il n'est point un ingénu (ingenuus) libre, bien qu'à défaut de la pleine liberté, il pût jouir des franchises que lui laissait l'usage et la bonne foi du chef de maison. Il fait partie de la domesticité comme l'esclave, et il obéit à la volonté du patron (patronus, dérivé de la même racine que patricius). Celui-ci, enfin, peut mettre la main sur sa fortune ; le replacer même, en certains cas, en état d'esclavage ; exercer sur lui le droit de vie et de mort." -Theodor Mommsen, Histoire romaine, Tome 1 "Des commencements de Rome jusqu'aux guerres civiles", Livre Premier "Depuis Rome fondée jusqu'à la suppression des rois", Robert Laffont, coll. Bouquins, Paris, 1985, 1141 pages, p.58. Toujours dans le monde romain archaïque, tuer un "Homo Sacer" est socialement admis (cf Agamben, 1997). Et d'autres sociétés pratiquaient des sacrifices humains.
  12. Salut et bienvenue Le bouquin de Salin est très bien. Celui de L. V. Mises qui porte le même titre est lui aussi excellent: http://herve.dequengo.free.fr/Mises/LL/LL.htm
  13. Vous vous laissez prendre par la conjoncture. Oui, la popularité de Fillon a pris un coût (pour une histoire non encore jugée, mais en politique les perceptions sont des réalités), oui des gens hésitent maintenant à le soutenir. Mais ce n'est que l'écume des flots. Et surtout, Fillon a depuis le départ un boulevard devant lui, avec une gauche asphyxiée et divisée et un FN incapable de l'emporter sur lui au deuxième tour. Donc ça ne changera rien. On aura tous oublié cette histoire en mai, la campagne va occuper les esprits, le candidat fera oublier le possible népotisme du député. Il va se passer beaucoup de choses d'ici mai qui nous feront oublier cette histoire. Comme disait un politicien britannique, en politique, une semaine c'est déjà l'éternité.
  14. Putain, l'abolitionnisme de structure a encore frappé. Ils nous ont inventé un nouveau communautarisme: le validisme. https://lechodessorcieres.net/comprendre-le-validisme/
  15. C'est une construction sophististe.
  16. Non, l'adjectif adéquat pour désigner ce qui a trait aux principes, c'est principiel.
  17. Discutable. A la fin des fins, il faut bien que les Hommes de l'Etat viennent de quelque part, et si la société qu'ils ont contribué à façonner décline intellectuellement, ils ne peuvent à la longue que suivre le mouvement. "Il faut pourtant ajouter, à cette liste des triomphes du pouvoir, un résultat pour lui négatif : un État, dans la gestion duquel s’installe durablement un grand déficit de connaissances historiques, ne peut plus être conduit stratégiquement." -Guy Debord, Commentaires sur la Société du Spectacle, 1988.
  18. Pas impossible (j'ai pas lu Muray, mais les commentateurs à rapprocher sa critique de celle du "dernier homme" sont nombreux): http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article344
  19. Les blogs ou sites de courants gaullistes que je connais n'ont pas de tendresse particulière pour Valls.
  20. La gauche camp du Bien et les libéraux bien évidemment mûs par l'utilité économique. Ou comment gâcher en une ligne son article contrepoints: https://www.contrepoints.org/2017/01/26/279041-letat-providence-rejette-etrangers Ah, l'auteur enseigne à Science po. Ceci explique cela.
  21. C'est surtout un mythe.
  22. Salut et bienvenue. Je me méfie toujours des gens qui parlent d'eux à la troisième personne... WTF ?! Ah mais j'ai compris, tu es un troll en fait.
  23. La position de Hamon sur la laïcité ("La loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi de 1905"), me paraît tout à fait sage, subtile et mesurée -diantre, libérale !
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