Aller au contenu

Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
  • Compteur de contenus

    11 906
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    46

Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Le centre c'est surtout la frilosité, le "ça m'suffit", le refus de l'idéologie au nom du pragmatisme, le culte du compromis et du dialogue pour ne se mettre à dos personne et ne jamais assumer un choix tranché, l'immobilisme et la ligne de moindre résistance. Ce que certains appelleraient l'esprit bourgeois. Le centre c'est Hollande. C'est la médiocrité, qu'Alain Deneault définit comme l'absence de principes dans l'action.
  2. Le meurtre invalide ce principe, non ?
  3. C'est bien George Ciccariello-Maher (cf: http://revueperiode.net/author/george-ciccariello-maher/) ? On trouve des traductions de lui sur plusieurs sites anarchistes / communistes francophones. Visiblement à force d'anti-européocentrisme, il a viré au racisme anti-blanc.
  4. On pourrait résoudre ces deux problèmes (empêcher les (ex)-politiciens de siéger au Conseil constitutionnel ; y nommer des individus compétents) en s'inspirant du Tribunal constitutionnel fédéral allemand ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Tribunal_constitutionnel_f%C3%A9d%C3%A9ral), où ce sont des juges qui siègent. Mais plutôt que de les élire, un système de sélection au sort sur une liste de magistrats en fin de carrière me semble le plus apte pour limiter la corruption partisane. Je suis évidemment d'accord sur la simplication du droit, mais c'est un problème distinct.
  5. Les apparences peuvent être trompeuses, et en l'occurrence il n'y a pas de contradiction parce que "avoir du mal" n'est pas synonyme d' "être impossible". Je voulais souligner que le tirage au sort pose deux problèmes distincts: 1): risque d'impossibilité à former un gouvernement ; 2): si un gouvernement est formé, risque d'irresponsabilité élevée, les gouvernants n'ayant aucun intérêt particulier à être efficaces (de surcroît, si la composition des tirés au sort reflète, comme c'est sensé être sa vertu, la composition de la société, on aura comme dirigeants le même pourcentage d'analphabètes, de non-bacheliers, de repris de justice, etc., que leur poids social. De quoi nous faire trouver les dirigeants actuels remarquablement compétents et intègres).
  6. Au contraire, ça désinhiberait les dirigeants qui n'auraient même plus la perspective de la réélection (à la fois carotte et bâton) pour orienter leurs comportements. Remettre le pouvoir à des irresponsables complets pris dans une logique court-termiste aurait toute les chances de maximiser la réalisation de lubies absurdes. Sans compter qu'une assemblée nationale tirée au sort aurait à mon avis bien du mal à se mettre d'accord pour constituer un gouvernement. Le tirage au sort, c'est bon pour ceux qui croient que le meilleur gouvernement est de n'en avoir pas.
  7. Si seulement. Avant d'écrire ce genre de chose, souviens-toi que la nature a horreur du vide.
  8. ça se discute. Quand Kontre Kultur réédite Mein Kampf, c'est pas pour les notes critiques...
  9. Tout à fait: http://descartes.over-blog.fr/2017/01/pourquoi-je-suis-contre-le-revenu-universel.html
  10. Il veut dire implicitement que les hiérarchies socio-économiques engendrées par le capitalisme contredisent le principe d'égalité, si on l'entend comme égalité matérielle. F. mas a indiqué que Hodgson était gauchiste (liberal probablement, vu que le marxiste Carbonnier lui est tombé dessus, à mon avis assez injustement. Cf: http://www.laviedesidees.fr/Pour-une-defense-du-materialisme.html).
  11. La séduction est un terrain glissant, royaume des messages ambigus (ou qui pourrait ne pas être ambigus, mais vont le devenir à cause d'un écart culturel, social, générationnel, etc.). Les discours féministes délirants favorisent un néo-puritanisme qui nous amène progressivement vers une judiciarisation des rapports affectifs (on fera des procès là où les générations antérieures se seraient contentées d'une bonne gifle ; on signera des contrats pour bien déterminer ce qui se fait ou pas, là où les normes sociales implicites étaient consensuelles autrefois). Il paraît que les USA sont déjà bien avancés dans ce processus. Un durkheimien y verra une nouvelle phase de l'individualisme des sociétés industrielles avancées.
  12. C'est contraire à la Constitution. Aucune partie du territoire national n'est aliénable. La solution libérale, c'est de transformer l'île en centre de rééducation pour les étatistes
  13. J'ai sauté ou répondu non à plusieurs questions à cause de la tournure (ou alors parce que je ne comprends pas, ou que l'exemple US. ne me parle pas). Du coup je suis à 37.
  14. En l'occurrence, si.
  15. Inquiétant en effet. L'attente d'un leader tout-puissant, qui abolirait par sa volonté les contraintes et la complexité de la société moderne, est d'ailleurs un désir au nombre des conditions de possibilité du fascisme (cf: http://hydre-les-cahiers.blogspot.fr/#!/2014/10/du-fascisme-comme-feodalite-modernisee.html).
  16. Je reposte ce que j'avais écris en avril dernier sur l'état d'urgence: "L'état d'urgence n'est ni une augmentation des moyens ou des effectifs de police (ce qui passerait par un texte budgétaire) ni un degré de déploiement ultime des forces de sécurité (comme l'échelon maximal du plan Vigipirate par exemple). C'est un état d'exception, une suspension de l'ordre légal pouvant être déclaré sur tout ou partie du territoire "soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique." (les détails intéressants ici: https://www.legifran...EXT000006068145)."
  17. L'Europe du sud aurait coulé plus vite et aurait peut-être servie d'avertissement aux autres. Chaque nation aurait été libre de définir sa propre route vers la servitude (ou le contraire).
  18. Dans une perspective marxiste, le point important est que le capitalisme est défini comme un mode de production: « S’il y a bien eu des « marchés » et des « entreprises » dans de nombreux contextes historiques –par exemple dans la Rome ancienne, dans le Chine impériale, en URSS-, il n’est pas faux de dire que les économies non capitalistes reposent sur des manières d’allouer les ressources qui, en gros, ne sont pas marchandes, à cause du rôle important qu’y jouent l’autoproduction, le prélèvement contraignant, l’extorsion directe, les flux d’échange enchâssés dans des rapports sociaux préexistants, les échanges non monétaires. Quant à la production de biens et de services, elle n’est pas, dans les sociétés non capitalistes, majoritairement ou hégémoniquement assurée par des organisations conçues en fonction de la recherche du profit, c’est-à-dire de l’anticipation de futurs investissements productifs. Globalement, une économie devient capitaliste lorsque, un seuil critique ayant été franchi, les logiques, les possibilités d’action et les contraintes inhérentes au marché et à l’entreprise commencent à peser d’un poids déterminant sur la production et, à partir de là, sur l’organisation sociale. A partir de ce seuil critique, se produisent des phénomènes de diffusion, d’élargissement, d’escalade concurrentielles, etc., dont l’influence devient marquante. » -Stéphane Haber, Penser le néocapitalisme. Vie, capital et aliénation, Les Prairies Ordinaires, coll. « Essais », 2013, 344 pages, p.47. "Ce qui distingue le mode de production capitaliste des modes de production antérieurs, c'est sa tendance interne à s'étendre à toute la terre et à chasser toute autre forme de société plus ancienne." -Rosa Luxembourg, Introduction à l'économie politique, Chapitre 6 « Les tendances de l'économie mondiale. », 1907. "La nature d’un mode de production donné n’est pas décidée par qui effectue la plupart du travail de production, mais en fonction de la méthode d’appropriation du surplus, la manière dont les classes dominantes arrachent le surplus aux producteurs primaires. À tout le moins dans les parties les plus développées du monde grec et romain, si (comme je l’ai dit) ce sont les paysans et artisans libres qui étaient responsables du gros de la production, c’est à partir du travail non-libre que les classes possédantes obtenaient le plus gros de leur surplus régulier." -Geoffrey de Ste. Croix, « Class in Marx’s conception of history, ancient and modern », New Left Review I/146, juillet-août 1984. Sur la base de ce qui précède, je pense que Marx et ses successeurs considèrent qu'il pouvait y avoir du capitalisme dans l'Antiquité, mais que la constitution du capitalisme comme mode de production n'est advenue qu'avec la révolution industrielle et le salariat.
  19. J'ai pas terminé de lire mais je peux déjà dire que tout antilibéral qui tombera là-dessus va exulter, convaincu d'avoir trouvé l'aveu du grand-méchant-complot-mondialiste-ultralibéral: C'est quand même un brin étrange de considérer avec "excitation" la contrainte de "réformes douloureuses"...
  20. Je me souviens du reportage, et c'est inexact. Il aurait pu donner des cours temporairement comme enseignant remplaçant.
  21. Et pourtant, si L'Obs le publie, ce n'est sans doute pas par conviction doctrinale, pour s'obstiner à changer les mentalités envers et contre tout, en imposant jour après jour des idées impopulaires. C'est parce qu'il estime que ça peut buzzer, intéresser le public, que les gens se retrouveront dans le texte, et que les annonceurs payeront en conséquence. Et d'ailleurs les commentaires sont unanimement positifs.
  22. Au contraire, c'est très intelligent au niveau rhétorique. Dans notre société victimiste où les autorités politiques et religieuses classiques ne font plus recette, la rhétorique proto-complotiste du "je suis un dissident exclu des grands média" est un bon moyen pour faire le buzz, même en réinventant un égalitarisme vieux comme le monde.
  23. Il a fait sa thèse en 1986 sur "Les implications éthiques et politiques des pensées négatives de Schopenhauer à Spengler". Spengler étant un idéologue de la révolution conservatrice allemande, auteur du Déclin de l'Occident (1918). L'inscription d'Onfray dans la droite anticapitaliste ne date pas d'hier, même si elle est voilée par ses positions athées (mais pas matérialistes, cf Cosmos) et anarchistes. Il pourrait dire aussi bien que Patrick Buisson: "on ne peut pas avoir une économie de marché sans avoir une société de marché" (c.a.d une société consumériste, nihiliste, festiviste, etc.). J'ai l'impression que de plus en plus d'antilibéraux de gauche passe à droite cela dit.
  24. Personnellement j'ai fais une licence de science politique et typiquement on sent que l'urgence pour certains est de renouveler la théorie de Marx avec des apports venus de Machiavel et Spinoza (tendance qui remonte au marxisme d'Althusser). De fait j'ai beaucoup d'intérêt pour ces auteurs même si je pense qu'ils sont in fine inconciliables. Tu trouveras aussi certains liborgiens qui sont grandement méfiants voire sarcastiques dès qu'on parle de sociologie, parce que la majorité des sociologues sont des anticapitalistes de gauche ; ce qui n'est pas un réflexe pour moi. Mais inversement il y a des choses qui ont totalement glissés sur moi, ou plutôt qu'ils n'ont mordus que négativement: typiquement les auteurs "post-modernes", le deleuzo-foucaldisme, le féminisme sociologie du genre, etc. Je pense être relativement fidèle à la tradition qui veut que la nouvelle génération se construit contre celle de ses maîtres
  25. Bienvenue Moi aussi j'ai étudié là-bas quelques années et malgré quelques traces persistantes ça ne m'a pas empêché de virer libéral Et puis je reste un inconditionnel du know your ennemy.
×
×
  • Créer...