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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Bon Dieu que c'est nul (et saupoudré d'un vocabulaire compassionnel/humanitariste tellement socdem)...
  2. Tout à fait: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/05/les-fanatiques-de-lapocalypse-de-norman.html
  3. Il faut d'abord définir ce que sont droite et gauche avant de pouvoir classer un type d'antisémitisme comme de droite ou de gauche. A la suite de quoi on pourra constater des choses fascinantes comme le fait que tel auteur de gauche développe un antisémitisme de droite, ou inversement (droite et gauche étant des tendances politiques et intellectuelles dominantes, qui n'excluent pas des tendances minoritaires de sens différent). Et encore, ce n'est pas forcément éclairant... Sinon l'antisémitisme à gauche (fin, chez les socialistes quoi) est surtout un phénomène du 19ème siècle ; après l'Affaire Dreyfus ça se tasse pour autant que je sache. La 3ème internationale (communiste) réprouvait l'antisémitisme (ce qui n'excluait pas en pratique un certain antisémitisme dans les Etats du Bloc soviétique).
  4. Bonne remarque. Et c'est probablement de là que vient le refus ou le mépris de la démocratie, on ne va pas s'abaisser à débattre avec ceux qu'on rêve de purger demain: "Leur demande [aux nationalistes] comprend le besoin d'une communauté harmonieuse, dont seraient exclus les dissidents ou ceux qui sont soupçonnés de contrarier ce projet, position qui entretient nécessairement des tendances agressives. Leur exigence s'avère inséparable d'un besoin de supprimer toute forme de dissidence intérieure." -Pierre de Senarclens, Le Nationalisme, Armand Colin, 2010.
  5. Voilà, le nationalisme n'est jamais un anticapitalisme conséquent, il est simplement plus antilibéral que le conservatisme, ce qui a un impact économique. "[Hitler] souligne que le concept de socialisme ne signifie pas l'appropriation des biens par la communauté, mais l'égalité de chacun et la priorité du bien commun sur les intérêts particuliers." -Christian Baechler, L'Allemagne de Weimar. Il n'y a que le national-bolchevisme a être une extrême-droite anticapitaliste conséquente, mais du même coup, elle est aussi bien une extrême-gauche. Il est au-delà des deux en fait, un extrême-centre inversé: "Les "nationaux-révolutionnaires" dont les nationaux-socialistes de gauche, attaquent le capitalisme qui divise la société et déifient l'État. Leur revue Die Tat (L'Acte) connaît un succès fulgurant à partir de 1931. Elle annonce la fin du capitalisme et prône une nouvelle économie autarcique et planifiée. [...] Les groupuscules "nationaux-bolchevistes", dont le plus connu est celui d'Ernst Niekisch [...) sont prêt à marcher avec les communistes et la Russie soviétique pour liquider l'ordre occidental et le traité de Versailles." -Christian Baechler, L'Allemagne de Weimar.
  6. *soupire* je voulais dire, une violence physique et non instituée. Si on étend à la violence en général, les gouvernements non libéraux n'y échappent pas, mais alors on perd la distinction entre droite et extrême-droite, gauche et extrême-gauche. Ce qui me paraît éminemment dommageable.
  7. Contre les individus aussi, du moment que c'est structurant (i.e, régulier, voire légitimé par une idéologie). Une bagarre isolée entre groupes militants, ou entre un groupe politique et des passants, n'est pas suffisante pour parler d'extrémisme politique. En revanche, avec ce critère, la plupart des groupes anarchistes ou antifas peuvent être classés à l'extrême-gauche.
  8. Le seul moyen de définir objectivement (et non relativement à une partition politique contingente) l'extrémisme politique, c'est l'acceptation de la violence, de la violence offensive, insurrectionnelle et/ou impérialiste. Le bolchevisme est d'extrême gauche parce qu'antidémocrate (coup d'Etat contre les républiques "bourgeoises") et belliciste (exporter la révolution mondiale). L'Action française était un royalisme d'extrême-droite parce que favorable au "coup de force" (titre d'un ouvrage de Maurras), sans oublier son soutien à l'impérialisme fasciste.
  9. J'aime mieux mon schéma, on voit mieux que les extrêmes peuvent finir par se rejoindre: [
  10. Les extrêmes se rejoignent, mais pour se rejoindre il faut différer à l'origine. Le point de rencontre étant: https://fr.wikipedia.org/wiki/National-bolchevisme
  11. J'ai bien précisé que je ne parlais pas du cas italien. Mais fascisme s'utilise aussi dans un sens générique. Et c'est beaucoup plus précis que extrême-droite pour rendre compte de l'idéologie de Soral. Le FN est d'extrême-droite si on veut dire qu'il est plus à droite que les autres partis, mais il ne l'est pas si on se sert des notions de fascisme et d'extrême-droite comme synonymes.
  12. Bonne remarque, en ce qui me concerne j'ai travaillé un peu sur le nazisme, on a avant tout affaire à de gros bataillons de paysans victimes de la chute des cours et de l'exode rural, de classes moyennes urbaines précarisées (artisans/commerçants menacés par la salarisation croissante et la concentration monopolistique, petits fonctionnaires et épargnants ruinés par l'hyperinflation, intellectuels déclassés peinant à investir leurs diplômes dans le système universitaire traditionnel [Goebbels est un cas typique]), viennent ensuite les ouvriers (40% du total des votants) frappés par le chômage de masse suite à la crise de 1929, plus quelques grands industriels (leur soutien ayant été monté en épingle par les staliniens, lançant le fameux thème du fascisme comme dernier rempart du capitalisme), antisémites et/ou inquiets de la progression du communisme (et à la gauche en général, Hitler présentant les partis et syndicats de gauche comme dominés par les juifs. Ils seront liquidés sous le III Reich). Ce qui ne change rien au fait que le fascisme est une droite extrême, révolutionnaire. Même chez Soral, les références de droite sont de très loin plus importantes que celles de gauche. On ne réclame pas le retour du catholicisme d'Etat quand on est de gauche, hein...
  13. Soral est fasciste, il est donc d'extrême-droite, ce qui n'exclut nullement des références positives au communisme (Goebbels aimait bien Lénine par exemple). Le fascisme n'est pas communiste car il ne préconise pas le renversement du capitalisme (et dans les faits il s'oppose nettement aux leaders socialistes/communistes, voire la haine de Soral pour le NPA ou le Front de gauche du "franc-maçon" Mélenchon). Il n'est donc pas socialiste au sens marxiste, ni de gauche, la gauche étant fortement égalitaire (alors que Soral a une vision fortement inégalitaire, ou race, sexe et religion fonctionnent comme critère d'hostilité politique). Cf: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/06/le-fascisme-vu-de-gauche-analyse-du-cas.html Le FN n'est pas fasciste mais "seulement" nationaliste. Le racisme y est réduit à une xénophobie anti-immigrationniste, la reconfessionnalisation de l'Etat à une conception liberticide de la laïcité, et l'extrémiste insurrectionnel (Soral ayant indiqué ici ou là qu'un coup d'Etat antirépublicain ne lui déplairait pas), à un discours antisystème (le dernier clip de MLP parle ainsi des élites qui ont "trahis" le pays, vieux mot d'ordre d'extrême-droite, à l'origine lancé contre les républicains "juifs et francs-maçons", "traîtres à la patrie").
  14. Bah oui, tu ne fais aucune pause... Du coup ça donne un flot à l'issu duquel on ne peut guère retenir grand-chose, parce que tu ne fais pas de variations de prononciation entre les éléments importants / secondaires de ton propos. C'est pas un désastre mais ça devient un peu trop monocorde quoi. Sinon j'avais commencé la Théorie de la classe de loisir mais j'ai arrêté, c'était extrêmement chiant sur la forme et s'il y avait une idée marquante dedans, ça m'a échappé... De toute façon je ne vois pas comment on peut critiquer le capitalisme avec quelque chose d'aussi intellectuellement indigent que "les gens ne consomment pas bien". D'ailleurs personne ne cite ou ne se réclame de Veblen, c'est la misère totale sa postérité.
  15. Le moment où Lenglet s'excuse de dire un truc vaguement libéral te montre le discrédit absolu de la notion dans le pays... Sinon je trouve que MLP se débrouille très bien. Elle fait des réponses argumentées, voire nuancées ; elle ne se laisse pas démonter par des attaques souvent réduits à de pures stigmates ("bouh, vous n'êtes pas gaucho-humanitaire"). Elle propose une relance dans un cadre d'économie fermée, a contrario de la relance en économie ouverte qu'a faite le PS en 81-83 pour des résultats vénézuéliens. Bref, elle présente un national-étatisme qui risque de séduire.
  16. Si ce passage n'a pas une tonalité normative, je ne sais pas ce qui en a.
  17. Tu sais, ce n'est pas raisonnable de se lancer dans du militantisme politique (même réduit à l'élaboration théorique), sur la seule base d'une "impression". C'est comme si je disais: j'ai l'impression que les pauvres sont opprimés, je vais donc devenir communiste. Donc mon conseil: commencer par vérifier les faits, en l'occurrence les chiffres. Ensuite, en admettant que l'Alsace soit actuellement pénalisée économiquement, ça ne vient pas de "son intégration à la France" en soi ; en revanche ça pourrait bien être la conséquence de politiques socialistes de redistribution. Le problème est alors l'égalité devant l'impôt, l'action de l'Etat, et pas l'indépendance politique. Les mouvements indépendantistes divers et variés le savent bien, ce sont des revendications culturelles, affectives et politiques qui peuvent faire triompher leurs projets, fort peu la perspective de gains matériels.
  18. Tu comprends tout de même que le texte que tu cites va à l'encontre de ta thèse affirmation gratuite ? Tout particulièrement le: "j’essaye surtout de les faire se forger leurs propres opinions." Je ne sais pas si Nathalie dit la vérité ou pas, mais au moins elle comprend l'idée de la neutralité politique exigée des fonctionnaires.
  19. Si je devais avoir un jugement a priori, je dirais qu'il est peu probable qu'elle soit politiquement neutre dans son enseignement. Mais à la différence de toi et fryer, j'ai l'humilité de reconnaître que je n'en sais rien, et qu'il n'y a donc pas à discuter sur la base de rumeur, encore moins à soupirer que l'intéressée ne soit pas virée. Mettre en cause sans preuves la compétence professionnelle d'autrui est une attitude nuisible.
  20. Préjugé. « Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence.» (Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus).
  21. Commençons par le commencement: qu'est-ce qui vous fait croire que Nathalie en particulier déroge à ses obligations professionnelles, ou qu'elle est incompétente ? Vous avez des plaintes de parents d'élèves pour appuyer votre opinion ? Des témoignages d'anciens élèves écœurés ? Un rapport interne top secret de l'Ednat ? Non ? On est donc bien d'accord que vous la juger sur le plan professionnel sur la base de l'extrapolation gratuite de son discours militant. La politisation et l'incompétence ne sont peut-être pas là où l'on croit...
  22. Un fonctionnaire n'a pas le droit d'exprimer ou d'afficher ses convictions politiques dans le cadre de son activité. Le fait est qu'un prof qui déroge à cette règle à peu de chance de risquer plus qu'un rappel à l'ordre.
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