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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Bastiat, comme Locke, pose une antériorité de la propriété sur la loi. Hegel, philosophe antilibéral, affirme au contraire que c'est l'Etat qui crée la propriété. Comment les départager, sauf à en passer par une genèse historique de la propriété ? On ne peut sans doute pas apporter une réponse générale et définitive, mais il me semble que Fabry, dans son analyse des enclosures, montre bien que c'est l'Etat qui crée de la propriété foncière privée http://www.contrepoints.org/2014/11/07/187394-histoire-economique-pour-en-finir-avec-les-enclosures
  2. Sapir reconnaît quand même que "le budget de l’Etat délaisse l’investissement de compétitivité du territoire au profit de dépenses clientélistes". Après il n'en tire simplement pas la conséquence que ce type de dépenses est peut-être tout simplement nécessaire pour que les politiciens se fassent élire. Il ne doit pas connaître le public choice.
  3. Il y en a qui voient ce qu'ils veulent voir... Personne n'a fait l'éloge de Fillon. Certains veulent y voir un signe positif pour le libéralisme. On peut trouver ça naïf mais ce n'est pas une raison pour devenir insultant.
  4. Tu parles de ce communiqué: http://www.partiliberaldemocrate.fr/article/un-espoir-liberal-pour-la-france ? Moi je le trouve très bien, ça prouve qu'ils mettent la promotion de leurs idées avant leur succès personnel. Vu la stratégie suicidaire que le PLD a amorcé, il ferait mieux de se retirer maintenant. Je l'accuserais plutôt d'optimisme: "le libéralisme de François Fillon reste encore timide".
  5. Chapuis écrit que "François Fillon lui-même a fait ses classes comme proche de Philippe Séguin, qui n'était pas dans une filiation libérale". Mais il semble ignorer que Juppé et Fillon ont tous fait pour liquider la vieille garde gaulliste. Je renvois aux déclarations d'Henri Guaino sur le sujet.
  6. Personne n'en discute parce que c'est invérifiable. Ou alors il faudrait: 1): interroger à grande échelle les lecteurs de Contrepoints et savoir si certains sont aller voter Fillon parce qu'ils le considéraient comme le candidat le moins antilibéral ; 2): que les lecteurs répondent honnêtement. Et même dans ces conditions, vu que Contrepoints n'a pas donné de consignes de votes, ce serait quelque peu abusif de lui attribuer un rôle dans le succès de Fillon.
  7. Non mais Macron c'est une bulle médiatique. Si Hollande se présente, il bat Montebourg à la primaire et fera deux fois le score de Macron à la présidentielle. Et si c'est Montebourg, il écrasera Macron dans des proportions comparables. Il pourrait même se rallier les communistes en jouant bien.
  8. Juppé a dit la même chose. Mot pour mot. Admettons, mais ça reste deux familles politiques distinctes, et on va bien voir laquelle prend le dessus lorsqu'il sera aux mannettes. Il faut attendre pour juger.
  9. J'ai cherché, c'est exact: http://www.lexpress.fr/actualite/politique/primaire-a-droite-les-declarations-d-amour-de-francois-fillon-a-margaret-thatcher_1852519.html Mais bon, un conservateur d'esprit libéral n'est pas la même chose qu'un libéral d'esprit conservateur...
  10. Ceci présuppose que Macron et Rama Yade auront les moyens d'être candidats.
  11. C'est pas incompatible, je l'ai expliqué récemment. Après le libéralisme de Fillon, voilà quoi...
  12. Moi aussi, il avait presque du mal à faire son discours. Natacha Polony dit: "Fillon est le candidat de la droite libérale-catholique qui n'intéresse pas les grands média."
  13. Exactement. Alors même que Fillon comme Juppé veulent des hausses de TVA
  14. Il y a encore des gens pour le prendre au sérieux ?
  15. Sarko a toujours été à la hauteur pour admettre sa défaite (cf son discours de défaite de 2012, très sobre et solennel).
  16. Bon, je le reconnais humblement, je me suis vautré en votant, je voyais Sarkozy devant. Mais je gagne au moins un pari politique ce soir
  17. Fillon serait donc largement en tête. J'avoue que je ne m'y attendais pas du tout.
  18. Dois-je conclure de ces grimaces que tu n'as aucun contre-argument ?
  19. Je n'ai pas dis que le peuple devait disposer d'un moyen d'initier une réforme constitutionnelle. Je dis que si le gouvernement en place veut le faire, il devra en passer non par les députés (qui n'ont pas reçu de mandat sur une telle question), mais par une consultation populaire (en général ça les dissuade de tenter quoi que ce soit. C'est donc un contrepouvoir et un facteur de stabilité constitutionnelle). Variante: toute réforme constitutionnelle doit prévoir au préalable une dissolution du Parlement et du Sénat et une nouvelle campagne électorale durant laquelle les partis pourront se prononcer sur ladite réforme, et les électeurs voter en fonction des positions prises par les uns et les autres.
  20. Je désapprouve les propositions n°3 et n°10. Le point n°3 définit d'abord une nouvelle fiscalité, et ensuite, ce sera à l'Etat de se démerder avec les impôts perçus. C'est une contresens méthodologique. Il faut d'abord définir quelles sont les missions légitimes de l'Etat, et ensuite évaluer le montant nécessaire pour les remplir. De surcroît, l' "interdiction du moindre déficit" (souvent appelée "règle d'or") n'est pas souhaitable, ne serait-ce parce que tous les Etats de l'Histoire subissent des déficits massifs en période de guerre (et on peut étendre cette nécessité à divers situations exceptionnelles). Donc l'absence de déficits doit être un souci (un choix partisan) dans la façon dont les politiques publiques sont menées, mais pas une obligation constitutionnelle (faute de quoi il faudrait la violer en certaines circonstances, et il est mauvais de créer des lois dont on peut être sûr qu'elles ne pourront pas être respectées). Ensuite sur la limitation de tous les mandats à une seule mandature. Il ne faut pas oublier que les mandats politiques sont revendiqués par des individus qui sont soutenus par des partis, habituellement ce sont des militants ou des cadres desdits partis. Lesquels doivent, dès qu'on arrive à un certain niveau (en gros au-delà du niveau municipal), faire de la politique à plein temps pour obtenir le soutien de leurs partisans, puis des électeurs. Ce qui entraîne une insécurité professionnelle pour tout candidat non-fonctionnaire. Si on veut réserver les mandats politiques aux fonctionnaires (et aux rentiers) en leur retirant toute possibilité d'être une voie de professionnalisation, la limitation à un mandat est effectivement le moyen approprié... Mais on exclu d'entrée de jeu la très grande majorité des citoyens. Le moyen est donc en contradiction avec l'objectif de "renouveler le corps politique". Sans parler du fait que les affaires publiques, n'en déplaise au spontanéisme des nuit-de-boutistes, sont complexes, et qu'un minimum d'expérience (et donc de familiarité) est indispensable pour comprendre ce qu'on y fait (ce qui est une condition non suffisante mais néanmoins nécessaire pour mener une bonne politique).
  21. @PABerryer Recentrer l’Etat sur le régalien, ce n’est pas de la politique institutionnelle, c’est de la détermination des politiques publiques (missions de l’Etat). On est du côté de la substance et non de la forme, pour le dire en termes aristotéliciens. J’ai deux propositions consensuelles de réforme institutionnelle : suppression de la réserve parlementaire (porte ouverte au clientélisme) et du Conseil économique, social et environnemental (qui ne sert qu’à caser des copains et à produire des rapports inutiles, à la différence de la Cour des comptes par exemple). A titre personnel je suis pour la suppression de la procédure du Congrès ; la Constitution ne devrait pas pouvoir être modifiée sans référendum. Politique étrangère : Passage à un isolationnisme défensif, sortie de l’OTAN, fin des guerres africaines et moyennes-orientales, défense de la liberté des peuples dans le cadre multilatéral de l’ONU. Les transferts de fond vers la Turquie d’Erdogan, dans le cadre de la politique migratoire de l’UE, doivent également cesser, non seulement parce qu’on ne contrôle pas l’usage de ces fonds, mais également parce qu’il n’est guère décent d’arroser de pognon un Etat en plein tournant autoritaire. Politique de sécurité intérieure : Abrogation de l’Etat d’urgence. Abrogation de la Loi renseignement. Lutte contre la centralisation des fichiers de renseignement. Ceux qui sont qui sont favorables à un assouplissement de la législation sur le port d’armes peuvent exposer leurs arguments. Politique budgétaire : Je ne vois pas trop comment on peut écrire quelque chose de sérieux, sinon proposer un budget complet et applicable, à la fois non déficitaire et permettant une baisse des impôts. Politique monétaire : si on ne veut pas renationaliser la monnaie, quelle ligne le gouverneur de la Banque de France doit-il défendre à Francfort ? Ou alors, comment appliquer une mise en concurrence des monnaies ? Politique économique : Suppression de la TVA (les impôts indirects suscitent moins de contestation que les impôts directs, il faut donc favoriser la fiscalité directe pour que la pression électorale favorise sa baisse). Suppression du salaire minimum. Arrêt des subventions (à la presse, la culture, l’agriculture, l’art contemporain, aux écoles privés, au parc solaire et éolien, aux aéroports de provinces inusités, aux associations, à l’industrie du jeu vidéo, etc.). Supprimer les aides publiques au logement. Supprimer la réforme que les socialistes proposent en ce moment du prélèvement de l’impôt à la source, qui va obliger les entreprises à assurer une partie des tâches de l’administration fiscale. Politique énergétique : Le minimum serait de faire voter une loi en vertu de laquelle les déficits d’une industrie publique ne peuvent pas être comblés par un transfert de fonds depuis une autre. Politique sociale : Suppression du monopole de la sécurité sociale. Politique éducative : Favoriser l’autonomie d’enseignement de chaque établissement. Liste non exhaustive…
  22. Si ça peut t'ôter d'éventuelles traces de culpabilité, "la" droite, ça n'existe pas. Il y a des droites. Et c'est bien qui donne autant de travail aux historiens des idées. Impossible donc de déterminer précisément les valeurs dont LR se revendique. Le centre c'est encore pire.
  23. Je vois pas bien l'intérêt, tout ceux qui ont exprimés leur intention de voter Fillon ont précisé qu'ils y voyaient un moindre mal, non une offre libérale crédible. Et comme un seul des candidats sera au final président, on ne pourra pas donner tort à une telle intention.
  24. Un "philosophe" qui cartonne pas mal en ce moment niveau jargon et antilibéralisme de bas-étage, c'est Dany-Robert Dufour. J'ai eu la surprise de le voir cité non seulement du côté de la gauche radicale, mais aussi par des militants identitaires proche de l'Action française. La quatrième de couverture de son dernier livre: Il faudra un jour qu'une sociologie de l'Etat comparable à celle d'Anthony de Jasay nous explique l'intérêt stratégique que peut bien avoir l'Etat de fonctionnariser pendant le temps d'une vie entière des gugus pareils... Edit: je viens de voir qu'il a sorti un autre bouquin intitulé Lacan et le miroir sophianique de Boehme (vous savez, le mystique allemand)...
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