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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Nathalie nous explique encore que le programme de Fillon est ultralibéral. Zou, on éteint la boîte à bêtises.
  2. Fillon: "Il n'y a pas de victoire électorale sans victoire idéologique." #gramscisme-de-droite
  3. Pascal Salin. Alain Laurent. Jean-Jacques Rosa.
  4. Bah c'est déjà comme ça aujourd'hui. Tu arrives à l'université et on te dit: "on va vous faire des cours d'histoire pour que vous appreniez deux-trois choses qu'au lycée on passe sous silence". En gros le XIXème siècle.
  5. C'est plus une maladresse qu'autre chose. Fillon lui évoquait la colonisation de manière unilatéralement positive, ce qui est inacceptable bien entendu.
  6. Fillon dénonce les embauches de fonctionnaires dans la fonction publique territoriale ("Est-ce que les français en ont bénéficié ? Non.") et évoque une informatisation massive dans la fonction publique pour réduire le personnel (ce second point me semble douteux, vu la merde que c'est, les sites gouvernementaux...). Et aussi "choc fiscal pour baisser la fiscalité du capital". Mais avec un argument naze: sinon les chinois et les américains vont tout racheter...
  7. Je ne dis pas ça pour défendre Fillon vu qu'il ne m'enthousiasme guère mais c'est pas simplement une question de compréhension, c'est aussi une affaire de rapport de forces. Juppé mise sur la tactique de l'immobilisme, en espérant que la gauche prenne peur de Fillon et vienne voter pour lui. Donc dans ce contexte Fillon doit éviter de passer pour un danger pour notre modèle social (loué soit son nom), ça ne pousse pas à une "lucidité" extrême...
  8. J'ai failli sauter de joie mais augmenter n'est pas supprimer. Bon, c'est un petit pas aussi. Il dénonce la "bureaucratisation" du système de santé et le "poids de la puissance publique sur l'initiative privée".
  9. Fillon propose s'il est élu d'organiser deux référendums: -l'un pour inscrire dans la Constitution un principe d'égalité des régimes sociaux. -l'un pour réduire le nombre de députés et de sénateurs, arguant du fait que les intéressés ne voteront jamais d'eux-mêmes une telle mesure. C'est plutôt intéressant.
  10. Macron ne semble pas se demander pourquoi les taux sont si bas... et distiller dans l'esprit du public que c'est une opportunité pour faire des investissements publics massifs, c'est faire le jeu du socialisme, ni plus ni moins.
  11. Non seulement c'est beau, mais ça te résume tout Bergson en une page En revanche la référence à Spinoza est un fail complet. Il faut vraiment ne pas avoir lu (ou compris) l'Éthique pour écrire un truc comme "lorsque tu es dans la puissance, tu es déjà libéré". Rien que les premières lignes d'Éthique V suffisent à le comprendre: "Je passe enfin à cette partie de l'Éthique qui a pour objet de montrer la voie qui conduit à la liberté. J'y traiterai de la puissance de la raison, en expliquant quel est l'empire qu'elle peut exercer sur les affects ; je dirai ensuite en quoi consistent la liberté de l'âme et son bonheur ; on pourra mesurer alors la différence qui sépare le savant de l'ignorant." Mais bon, ça ne m'étonne pas, il y a une vulgate spinoziste qui prospère sauvagement depuis la disparition de la vulgate marxiste. On fait du spinozisme un vitalisme alors que c'est un rationalisme...
  12. http://hydre-les-cahiers.blogspot.fr/2016/11/dialectique-de-la-violence-et-de-la.html#!/2016/11/dialectique-de-la-violence-et-de-la.html Dans lequel j'essaye d'expliquer le "victimisme" contemporain à partir d'Elias, Marx, Nietzsche et Benjamin.
  13. "Marrant" n'est pas le premier terme qui me vient à l'esprit...
  14. Le seul truc cool chez Schopenhauer, c'est sa coupe de cheveux. Pour le reste...une sorte de Kant passé du côté obscur (du boudhisme)...
  15. F.mas a eu la riche idée de me remémorer l'existence d'un esprit qui culmine à des hauteurs célestes (celles du Collège de France), M. Pierre Rosanvallon, grand penseur qui... ...et donc l'URSS c'est l'aboutissement de la logique du marché libre. "En définissant le communisme comme société immédiate et transparente, Marx finit par concevoir une société complètement abstraite, dans laquelle chaque individu est un résumé de l'universalité, la société n'étant structurée que par un pur commerce entre les hommes... Le communisme comme société de marché pure achève donc l'utopie libérale au prix de la constitution contradictoire d'un organisme social total. Les aliénations ponctuelles sont remplacées par une seule et unique aliénation globale: l'homme est contraint à une universalité qui ne peut être réalisée que par une force extérieure...Le totalitarisme constitue ainsi le dernier mot de l'utopie de la transparence sociale." -Pierre Rosanvallon, Le Capitalisme utopique. Histoire de l'idée de marché, Le Seuil, coll. Sociologie politique, 1979, p.207. o_O
  16. Celui qui explique que l'URSS est l'apogée de la logique du marché libre ? Ce n'est pas ce que j'ai dis ; mais on peut le décrire comme fascisant dans la mesure où il a influencé directement le fascisme italien via Evola. Ce n'est pas incompatible avec le fait qu'effectivement, la monarchie absolue est sans doute plus proche de son idéal politique (mais c'est analogue au fait de dire que Sorel est fascisant alors qu'il préfère quand même l'URSS à Mussolini). Un livre comme la Crise du monde moderne participe de toute évidence du climat d'attaques contre la démocratie "bourgeoise" de l'Entre-deux guerres... Par ailleurs, toi et Fagotto surestimez (mais très légèrement, y a pas de mal), la tendance moderniste du fascisme. C'est une modernité réactionnaire, les moyens peuvent être modernes, mais pas la finalité. « Le fascisme est l’archaïsme techniquement équipé. » -Guy Debord, La société du spectacle, IV. Le prolétariat comme sujet et comme représentation, thèse n°109, 1967. Celui qui a pompé sur Bruno Rizzi sans le dire (cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Rizzi) ?
  17. Je sais pas comment on met un lien en badurl.
  18. Je ne sais pas, Olender je ne le connais que par le propos cité, et Lindenberg, hé bien j'ai lu des passages des Années souterraines, qui m'ont parus insoupçonnables. Mais à la limite je ne me préoccupe pas de savoir s'ils sont fiables en général, je m'en sers juste comme éléments à charge sur un point précis. Sur le côté fascisant de Guénon (je dis bien fascisant et non fasciste, car à la différence de son discipline Evola, Guénon n'a semble-t-il pas fait de politique active), si on lit attentivement La Crise du monde moderne, on s'aperçoit que: 1: Guénon rejette l'individualisme et la démocratie, caractéristique de la décadence moderne: "C'est encore l'individualisme qui introduit partout l'esprit de discussion." "Il est trop évident que le peuple ne peut conférer un pouvoir qu'il ne possède pas lui-même ; le pouvoir véritable ne peut venir que d'en haut, et c'est pourquoi, disons-le en passant, il ne peut être légitimé que par la sanction de quelque chose de supérieur à l'ordre social." 2: Il considère que le peuple est absolument incapable de se gouverner lui-même, toujours exposé à la corruption par l'intermédiaire des média, de la consommation (anticapitalisme latent de Guénon), etc: "La civilisation moderne vise à multiplier les besoins artificiels." "C'est l'opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s'aperçoit pas, c'est que l'opinion est quelque chose que l'on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l'aide de suggestions appropriées, y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé ; nous ne savons plus qui a parlé de « fabriquer l'opinion », et cette expression est tout à fait juste." 3: Il cherche à rétablir une société hiérarchique, soumise à une élite spirituelle. Cette élite ne correspond ni aux élites politiques ni aux économiques existantes, elles sera donc formés d'outsiders (droite antisystème ou révolutionnaire, comme dirait Sternhell) et transclasses (donc pas "prolétarienne", comme le voudraient les léninistes): "C'est d'une élite intellectuelle que nous voulons parler exclusivement, et, à nos yeux, il ne saurait y en avoir d'autres, toutes les distinctions sociales extérieures étant sans aucune importance au point de vue où nous nous plaçons." 4: Puisque la masse est abrutie, l'élite nouvelle doit la gouverner par les moyens affectifs appropriés, naturellement "pour le bien de tous" (thèse déjà présente dans la théorie du mythe mobilisateur de Georges Sorel, que le fascisme reprendra sous la forme des rassemblements de masse et de la propagande cinématographique): "Si une élite occidentale arrive à se former, la connaissance vraie des doctrines orientales, pour la raison que nous venons d'indiquer, lui sera indispensable pour remplir sa fonction ; mais ceux qui n'auront qu'à recueillir le bénéfice de son travail, et qui seront le plus grand nombre pourront fort bien n'avoir aucune conscience de ces choses, et l'influence qu'ils en recevront, pour ainsi dire sans s'en douter et en tout cas par des moyens qui leur échapperont entièrement, n'en sera pas pour cela moins réelle ni moins efficace." Bref, l'idéologie politique de Guénon est de type Bundish (courant de la Révolution conservatrice allemande axée sur le renversement de la démocratie par un "ordre" d'inspiration féodal, à la fois militaire et mystique). Pour conclure, je ne sais pas qui est David Bisson, mais un individu qui donne des interviews auprès des fascistes (et je pèse mes mots) de E&R ne m'inspire aucune confiance (cf: (badurl) http://www.egaliteetreconciliation.fr/Rene-Guenon-une-politique-de-l-esprit-22281.html (badurl)).
  19. Mais quand les autres comprennent correctement ce qu'on dit, on devient responsable de l'influence qu'on exerce sur eux. Et Evola a parfaitement reconnu Guénon comme un guide intellectuel: "L'auteur de la Crise du monde moderne n'est pas seulement un hypothétique compagnon de route de l'Action française, mais une source avérée de la pensée fasciste" "En contre-révolutionnaire classique, Guénon dénonce même à l'occasion le complot judéo-maçon." "Guénon est d'accord avec les maurassiens: le bolchevisme est d'ascendance judaïque." (cf: http://www.persee.fr/doc/mcm_1146-1225_1991_num_9_1_1038).
  20. Non. Je cite un historien français qui relate un fait. Sinon, indice de la proximité idéologique entre Guénon et Evola (lequel est pour le coup un fasciste, mussolinien jusqu'au bout): "Guénon a relevé justement que les rapports entre le Juif et sa tradition diffèrent de ceux observés dans les autres races. Pour le non-Juif qui se détache de sa tradition comme loi religieuse, il existe encore d'autres formes de soutiens : la terre, le sang et la patrie. Mais dans le Judaïsme, la loi tient lieu de tout cela à la fois. Au point que si les Juifs s'en délient, elle devient automatiquement un facteur de dissolution. C'est ainsi que, eux-mêmes sans race, les Juifs deviennent alors l'anti-race; eux-mêmes sans nation, ils deviennent l'anti-nation." -Julius Evola, Le Mythe du sang, 1942.
  21. "Julius Evola et René Guénon [...] en 1938, faisaient l'éloge, respectivement en Italie et en France, [du caractère authentique] des "Protocoles des sages de Sion"." -Maurice Olender, Usages "politiques" de la préhistoire indo-européenne, in Michel Wieviorka (dir), Racisme et modernité, La Découverte, 1993, p.95. Pour ce qui est de l'antisémitisme, y faut comprendre ça comme un code. "Juif" sert de signifiant, mais le signifié c'est: capitalisme, modernité, fin de la tradition, féminisation de la société, tendances révolutionnaires, urbanisme, technique moderne, communisme (les phobies de la droite extrême en somme). C'est délirant mais c'est comme ça que raisonnent les antisémites. Lorsqu'ils hurlent contre la "domination juive mondiale", c'est une façon symbolique de s'opposer à la progression (réelle ou fantasmée) de ces éléments. "Depuis un siècle au moins, les Juifs, dans de nombreux pays, personnalisent l'échange, l'argent, l'industrialisation, le capitalisme, les médias corrupteurs de la tradition, ou encore les idées communistes et l'action révolutionnaire ; l'antisémitisme, sans se réduire à cette seule dimension, constitue alors très souvent une expression de la haine ou de la peur de la modernité, ou de l'incapacité à la piloter." -Michel Wieviorka, Introduction à Racisme et modernité, La Découverte, 1993, (p.14) Et Guénon était typiquement dans ce délire-là.
  22. Oh, Guénon est cohérent. Mystique, traditionnaliste, fascisant et grand diffuseur des Protocoles des sages de Sion, mais cohérent. De là à être pertinent...
  23. Admets plutôt que ton propos est une généralisation abusive. On épure les fanfics des Shōnen et des Harry Potter-Like (c.a.d groupes-d'enfants-lieu-clos-scolaire) et ça devient tout de suite plus lisible.
  24. Let's agree to disagree.
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