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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Oui alors ok pour faire du speed Dating ce soir mais j'insiste: j'ai vraiment du mal avec ton avatar
  2. Yep, je suis le Lucky Luke du sourçage de citations La phrase d'origine est même plus schmitienne agonistique que ça: "Je répondis souvent à ceux qui me reprochaient mes compagnons douteux: [en politique] on choisit ses adversaires, on ne choisit pas ses alliés." -Raymond Aron, Mémoires, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2010 (1983 pour la première édition), 1030 pages, p.119.
  3. Une prévention pour les contrôler tous... Et de leur liberté les dépouiller...
  4. J'ai certaines exigences orthographiques envers la gente féminine, pour accomplir ton objectif ultime tu vas devoir faire encore deux choses:
  5. Je sais, c'est un peu futile vu que nous ne sommes que poussières d'étoiles voués à disparaître aucun philosophe un tant soit peu connu ne soutient cette position, pour autant que je sache. Mais bon, est-ce vraiment plus futile que s'occuper à ce que font les autres dans le métro ?
  6. L'autre jour, en attendant le métro, je me suis dit qu'il serait bon de distinguer le relativisme esthétique du subjectivisme esthétique. En effet, le relativiste esthétique n'est pas subjectiviste. Ou alors ce serait un subjectiviste inconséquent. Comme l'a montré Pouivet, le subjectivisme conséquent implique de renoncer à tout espèce de désaccord esthétique, puisqu'ils n'ont pas de sens (cf: http://hydre-les-cahiers.blogspot.com/2017/06/subjectivisme-esthetique-versus.html?q=subjectivisme ). Or le relativisme esthétique affirme bien quelque chose se voulant une vérité universelle: toutes les préférences esthétiques sont égales, elles se valent toutes (et non pas: elles ne valent que pour chaque individu isolément, de par sa complexion biologique et sociale unique -thèse subjectiviste). C'est donc une forme de réalisme esthétique (la beauté est une propriété réelle de l'objet beau), mais de réalisme pour ainsi dire égalitariste (tout est réellement aussi beau et aussi laid, les autres réalistes ont tort de hiérarchiser en soutenant que certaines choses seraient plus belles que d'autres). Pourtant, si toutes les préférences étaient égales, le relativiste ne devrait rien préférer esthétiquement. Il serait devant l'objet esthétique comme l'âne de Buridan devant ses seaux. Or c'est manifestement impossible. De même que le soi-disant relativiste épistémologique se nie lui-même en affirmant la vérité du relativisme, de même que le sceptique se comporte en pratique comme si des choses étaient vraies, de même, le relativiste esthétique a dans les faits des préférences esthétiques. Ne pas avoir de préférences esthétiques ne se rencontre tout simplement jamais. C'est dans la nature humaine d'avoir des préférences dans ce domaine. De plus, à la différence du subjectiviste, le relativiste est incapable d'expliquer l'existence de préférences. C'est donc une thèse de méta-esthétique à la fois distincte et beaucoup plus facile à réfuter que le subjectivisme.
  7. Face à une structure politique corrompue il n'y a que deux types de solutions possibles...
  8. 1): Comme disait Aron, en politique on peut choisir sa cause mais pas ses alliés. Il y a des euro-sceptiques extrêmes qui sont libéraux: http://hydra.forumactif.org/t1101-the-free-citizens-party-classical-liberal-eurosceptic-party-in-the-czech-republic-and-its-leader-petr-mach-who-wrote-joining-eu-would-limit-individual-freedom?highlight=free 2): C'est pas uniquement des éléments de langage, certaines mesures politiques sont communes aux deux types d'européismes. Le protectionnisme économique par exemple. On prône pas encore l'autarcie mais quand on voit les taxes que met en place la Commission sur le riz importé... Pareil pour la régulation de l'économie, on fait pas encore des semi-plan staliniens mais la tendance de la législation communautaire à s'infiltrer partout mène peu à peu au même résultat... Et puis un certain suprémacisme racial inconscient affleure parfois chez certains... (Remplacez "européen" par "aryen" et vomissez): "Ce qui a forgé l’Européen au fil des siècles, ce n’est pas la paresse. L’Européen a été un homme curieux, audacieux. Aventurier, parfois, et qui se donne des défis à surmonter. [...] L’Européen se caractérise par un esprit actif. Le progrès possible construit sa pensée." -Catherine Lalumière, vice-présidente du parlement européen de 2001 à 2004 (http://www.implications-philosophiques.org/semaines-thematiques/europe/entretien-avec-catherine-lalumiere/ ).
  9. D'après sa fiche (anglaise) Wikipédia il n'était pas membre du Parti (l'adhésion devait être demandée) ; or de mémoire Asselineau soutient le contraire. Cela étant, on peut adhérer à l'idéologie national-socialiste sans être membre du NSDAP (ni même allemand, le cas des collabos étant là pour le rappeler). Il faudrait lire la littérature spécialisée pour en savoir plus. De toute manière, nazi / pas nazi, ça n'est pas un élément très pertinent pour critiquer la construction européenne. L'élément pertinent c'est qu'en effet, et contrairement à ce que le discours officiel de la Commission raconte sur les "Pères Fondateurs", l'euro-fédéralisme est une idéologie antérieure à 1945 (et même à 1914, mais là on sort des mouvements politiques organisés). Et effectivement, les USA ont soutenu (y compris financièrement) la création de l'UE, et trouvés en Allemagne un certain nombre de relais pour le projet, notamment parmi des individus dont ils ont fait en sorte qu'on aille pas trop regarder comme ils s'étaient comportés de 1933 à 1945.
  10. Aurais-tu la source ?
  11. Il n'y a rien de personnel dans notre échange. Tu soutiens une thèse: "Les Gave sont des représentants exemplaires du libéralisme". Je te fais remarque l'évidence: si c'était le cas, ils ne feraient pas tailler en pièces depuis X pages dans ce fil. Les représentants "parfaitement adéquats" à la pensée libérale n'expliquent PAS que la submersion migratoire et démographique est une menace pour la race blanche l'Europe chrétienne. Et ils ne rejoignent pas un parti stato-conservateur connu pour son anti-libéralisme et rallié dans la période récente à un parti nationaliste de bouffons démagogiques. Et ils ne font pas une campagne douteuse pour se faire élire dans une structure bureaucratique antilibérale (UE) où ils ne pourront absolument rien changer d'important, à part leurs revenus personnels... Rien de personnel. Des faits objectifs.
  12. Hé bien c'est une donnée qui prouve que Rand avait raison de prôner la consommation de tabac à prendre en compte pour évaluer moralement le fait de fumer. Je ne vois pas où est-ce que je me contredirais.
  13. 1): Pas lu. 2): Je ne vois pas en quoi. L'important dans une comparaison c'est d'appliquer les mêmes critères aux deux objets comparés. 3): C'est pas parce que je soutiens que la valeur des sociétés peut se comparer selon des critères objectifs que je vais m'amuser séance tenante à produire une analyse de ce genre. Ou à la rigueur seulement de manière fainéante sur un domaine où je ne risque pas trop de dire de bêtises: sous le rapport de la philosophie, la culture grecque antique fut supérieure à la culture romaine. 4): Si on veut simplifier ou découper en plusieurs moments le raisonnement, on peut commencer par comparer des périodes de durées comparables (ex: le bilan des 50 premières années de l'Égypte ptolémaïque comparée au bilan des 50 premières années de la France tertio-républicaine. A choisir, dans laquelle de ces sociétés pourraient-on vouloir vivre, sous quels rapports l'une peut être estimée meilleure que l'autre ? De façon absolue ou seulement partielle et localisée ?). Et oui, bien sûr qu'on peut comparer une société à différentes phases de son histoire. Y compris la notre (d'où la pertinence de notions morales mais dont l'objet est supra-individuel, comme: progrès, décadence, ruine, stagnation ou renaissance) Je suis cohérent dans l'anti-relativisme. 5): Il faut comparer des technologies / bâtiments etc. qui ont une finalité comparables. Et on peut aussi comparer la pertinence morale des finalités retenues. Les sociétés qui produisent des choses matériellement peu ou pas utiles (grands travaux en Sibérie soviétique, pyramides égyptiennes), sont inférieures à celles qui s'occupent de choses réellement favorables au bonheur individuel (et collectif).
  14. Non mais arrête de te plaindre des procès en libéralisme lorsque tu débites des idioties de ce calibre. La seule explication décente pour toi que je vois c'est que tu nous trolles.
  15. Le bon côté de ce type précis de débilité, c'est qu'il est trop cryptique et verbalement indigeste pour se diffuser dans la majorité de la population. Un peu comme la psychanalyse l'existentialisme le postmodernisme
  16. C'est un problème peut-être mais à relativiser, combien de GJ lisaient CP avant le mouvement, et auraient pu être influencés dans leur démarche politique par les analyses de leur situation ? Probablement très très peu. Évidemment, si le libéralisme français avait la force de frappe suffisante pour produire un journal papier et l'acheminer quotidien jusqu'au dernier patelin de la France périphérique, les conséquences politiques pourraient être très différentes. Faut pas oublier que ce mouvement est en bonne partie un mouvement des classes populaires, lesquelles sont par définition les plus éloignées de la culture écriture et scientifique. Donc même si elles étaient diffusées sur un support physique, les analyses libérales auraient des difficultés à prendre. Traditionnellement c'est là qu'intervient le militant politique: c'est le gars du bled assez futé pour faire la médiation entre le journal compliqué et le public des ronds-points en faisant un résumé accessible. Sauf que le militantisme libéral, pour le moment, à part @Rübezahl...
  17. Plus j'en apprends sur Lévi-Strauss et moins ça donne envie: « Depuis Tristes Tropiques, l’affirmation d’un savoir nouveau, celui d’une anthropologie structurale qui va se trouver au cœur d’un dispositif de sémiologie générale, reste animé de bout en bout par un pessimisme foncier qui remet en cause la rupture moderne de la Renaissance et des Lumières, au point que Lévi-Strauss dira en 1979 que l’humanisme anhropologique trouve son « prolongement naturel » dans le fascisme et les camps nazis. » -François Dosse, Le Pari biographique. Écrire une vie, Paris, Éditions La Découverte, 2005, 480 pages, p.436-437.
  18. C'est faux pour le genre (par définition: https://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_(sciences_sociales) des normes sociales peuvent toujours ne plus être suivies), et peut-être aussi pour l'orientation sexuelle (le débat sur le caractère innée ou acquise de l'homosexualité, par exemple, est loin d'être tranché: http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2017/06/02/max-bird-et-la-biologie-de-lhomosexualite/ ).
  19. Le message à peine subliminal c'est: "Gentils agriculteurs, n'oubliez pas que c'est l'UE qui vous file les subventions, penser à bien voter aux élections européennes qui arrivent". Sous-entendu tout bonnement faux puisque la France est contributeur net au budget européen, elle pourrait mener la même politique agricole en étant hors UE (elle pourrait d'ailleurs aussi en profiter pour arrêter de subventionner et moderniser son agriculture).
  20. Je trouve pas ça plus mal que nos dirigeants ne déclenchent pas de guerre pour aller récupérer le ressortissant d'un pays étranger, guerre au cours de laquelle ils pillent des villes, mettent en esclavage les prisonniers, violent les captives. Soit dit en passant valeurs chevaleresques et valeurs aristocratiques ce n'est pas la même chose. L'Iliade et le fin'amor, ce sont deux civilisations très différentes.
  21. Ce qui manifestement une bon indication qu'une telle norme ne serait pas compatible avec la nature humaine. Si tu ne poses pas comme chose comme une loi naturelle pour fonder la légitimité des normes existantes, elles sont complètement arbitraires, même la règle d'interdiction du meurtre. L'argument qu'une norme est bonne parce que sans elle la société ne pourrait subsister n'est manifestement un fondement suffisamment ultime. Imagine l'URSS une société à la fois profondément barbare et qui perdure (au moins à l'échelle d'une vie humaine), comment ferais-tu pour argumenter contre sa barbarie si ton seul fondement est la dysfonctionnalité à long terme (probablement inobservable) de ladite société ? Comment ferais-tu pour argumenter* contre le socialisme dans un pays comme la Corée du Nord, où manifestement l'effondrement du socialisme semble tout sauf une loi de l'histoire inéluctable ? Tu ne peux pas. * Dans la mesure où ça serait possible.
  22. Manque de bol, c'est encore faux. La redistribution à la française "profite" (au sens où elle accroît le revenu disponible) des individus qui gagnent moins que le salaire médian (les politiciens et les très riches ne sont donc pas concernés): "Avant redistribution, les 10 % de personnes les plus pauvres disposaient en 2016 d’un niveau de vie moyen de 3 080 euros par an et par unité de consommation1, contre 72 690 euros pour les 10 % les plus aisées, soit 24 fois plus. Après redistribution, ce rapport passe à 6 ! Les 10 % les plus pauvres voient leur niveau de vie grimper à 9 860 euros tandis que celui du dixième le plus riche tombe à 55 800 euros." -Laurent Jeanneau, Éloge de la redistribution, 05/06/2018, cf: https://www.alternatives-economiques.fr/eloge-de-redistribution/00081663
  23. Les approches psychanalytiques en histoire... « Binion passe à un problème d’histoire plus collective, même si son entrée reste individuelle. Il s’interroge sur la politique de neutralité absolue défendue par le roi des Belges Léopold III. Cette ligne politique, introduite en octobre 1936, fut défendue avec aveuglement jusqu’à la débâcle de mai 1940, et même ultérieurement. Plutôt que de suivre le gouvernement belge en exil, le roi préfère se constituer prisonnier des Allemands. Un des thésards de Binion insiste sur le fait que jusqu’en des Allemands. Un des thésards de Binion insiste sur le fait que jusqu’en mai 1940 le roi est hanté par le souvenir d’avoir tué son épouse lors d’un accident de voiture, alors qu’il était au volant. Dans un premier temps, Binion suggère à son étudiant d’élimner ces considérations peu en rapport avec l’échelle d’analyse choisie, mais il se trouve à son tour hanté par cette histoire pour finalement y voir l’explication surdéterminante de sa politique extérieure. Le roi Léopold III aurait « revécu l’accident à travers fatidique en prenant lui-même dans ses mains la direction du gouvernement (le volant du gouvernement) et en substituant son royaume à sa reine défunte ». Ainsi, lorsque le roi dénonce la violence mécanique que peut subir la Belgique, il faut y lire à la fois le Blitzkrieg nazi, mais aussi l’accident de Küssnacht. A partir de cette déduction, Binion passe à une hypothèse qui dépasse le cas individuel pour s’inscrire comme explication historique : « Conclusion historique : c’était donc l’accident de Küssnacht la cause décisive du retour de la Belgique à la neutralité en 1936 ». » -François Dosse, Le Pari biographique. Écrire une vie, Paris, Éditions La Découverte, 2005, 480 pages, p.363-365.
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