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Nathalie MP

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Tout ce qui a été posté par Nathalie MP

  1. Encore quelques mots sur le Chili (27 oct 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/10/27/encore-quelques-mots-sur-le-chili/ Christine Lagarde : Définitivement keynésienne ! (31 oct 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/10/31/christine-lagarde-definitivement-keynesienne/ Hôpital de Longué-Jumelles : Public… et déliquescent (3 nov 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/11/03/hopital-de-longue-jumelles-public-et-deliquescent/
  2. Je croyais avoir posté hier que je traduisais l'article corruption, mais j'ai du oublier d'enregistrer le message. Je signalais que j'allais partir du texte d'origine en espagnol (https://www.dw.com/es/un-barómetro-para-medir-la-corrupción-en-américa-latina/a-50650314) sachant qu'il existe une traduction en anglais. En fait, Yoani Sánchez écrit en espagnol et est traduite en 15 langues. C'est un bel accomplissement ! Note : j'ai rajouté le lien vers le baromètre. Je ne sais pas si c'est utilisable du point de vue des droits, mais j'ai aussi extrait 2 schémas se référant aux chiffres cités par Yoani : -------------------------------------- Un baromètre pour mesurer la corruption en Amérique latine Yoani Sánchez, Deutsche Welle, 30 septembre 2019. Le « Baromètre mondial de la corruption » élaboré par l’ONG Transparency International révèle que la majorité des citoyens est d’avis que les gouvernements n’en font pas assez pour la combattre. Des sourires, quelques verres qui s’entrechoquent… et des billets changent de main, tandis que les convives échangent aussi des faveurs, nouent des alliances, promettent de favoriser certains appels d’offres et font bouger les eaux politique locales. La scène pourrait se dérouler en n’importe quel lieu d’Amérique latine, continent encore et toujours vérolé par la corruption, la mauvaise gestion des fonds publics et l'achat de votes. La 10ème édition du « Baromètre mondial de la corruption » élaboré par l’ONG Transparency International constitue une radiographie minutieuse de ce cancer qui ronge les institutions, le monde des affaires et la vie quotidienne. Le rapport reconnait qu’au cours « des cinq dernières années, de grands progrès ont été réalisés », et il cite en exemple l’enquête sur l’opération Lava Jato au Brésil, mais il révèle également que la majorité des citoyens est d’avis que les gouvernements « n’en font pas assez pour combattre la corruption. » Interrogés sur une possible augmentation de la corruption au cours des 12 derniers mois, les résidents des 18 pays du continent analysés se classent de la façon suivante : en tête de ce triste palmarès, le Venezuela, où 87 % des participants au sondage considèrent que le fléau s’est amplifié. Cet avis est également partagé par 66 % des Dominicains, 65 % des Péruviens, 52 % des Colombiens et 37 % des Barbadiens. De plus, le baromètre alerte sur les effets délétères et disproportionnés que les pratiques de corruption infligent aux groupes les plus vulnérables de la société, en particulier les femmes. Nombreuses sont celles qui « se voient obligées d’accorder des faveurs sexuelles afin d’accéder à des services publics tels que la santé et l’éducation. Cette pratique est connue sous le nom d’extorsion sexuelle ou ‘sextorsion’ », souligne le rapport. Jusqu’à présent, cette situation n’avait pas été intégrée aux baromètres annuels mais son incidence a conduit à ce qu’elle soit divulguée avec plus de force. Le problème devient encore plus grave lorsqu’on apprend que 21 % des Sud-Américains qui ont participé à l’enquête estiment que la majorité voire la totalité des personnes qui travaillent dans le secteur de la presse sont corrompues. Si ceux qui sont censés utiliser les pages des journaux et les micros de la télévision ou de la radio pour dénoncer les souillures du pouvoir ont été achetés pour se taire ou déformer les faits, l’impunité est encore plus grande. Par chance, cette concomitance entre presse et pouvoir, entre plume et prébendes, n’atteint pas tous les journalistes ni tous les médias. N’oublions pas que de nombreux cas de dénonciation de pots-de-vin, subornation et corruption sont parvenus à notre connaissance par les journaux, la radio ou la télévision, avec pour effet d’obliger les institutions compétentes à ouvrir des enquêtes judiciaires et à mettre les personnes impliquées derrière les barreaux. Mais beaucoup reste encore à faire. Que diraient les citoyens latino-américains si on les interrogeait sur leurs propres actions quotidiennes vis-à-vis de la corruption ? En plus de pointer la responsabilité des gouvernements, des institutions, des ONG et des journalistes dans cette décomposition, seraient-ils disposés à reconnaître leur propre rôle dans cette si néfaste pratique ? Peu importe que les faits proviennent de qui porte une toge ou des galons militaires ou la cravate de l’entrepreneur ou le micro du journaliste ou le simple bleu de travail de l’ouvrier. C’est tous ensemble et avec une conscience de tous les instants que nous devons affronter ce monstre aux mille visages. Texte d’origine Un barómetro para medir la corrupción en América Latina
  3. Frédéric, je suis disposée à faire un peu de trad de Yoani Sanchez cet après-midi (lundi 28). Peux-tu m'orienter sur quelques textes ?
  4. Tu veux spécialement des articles du blog de Yoani Sanchez ou de l'ensemble de 14 y medio ? De toute façon, je jette un oeil.
  5. !!! Nouvel article !!! Points bonus pour les boursiers ou l’égalitarisme en mode délire (20 octobre 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/10/20/points-bonus-pour-les-boursiers-ou-legalitarisme-en-mode-delire/
  6. Merci beaucoup !
  7. Viande : des contre-indications plus politiques que médicales ? (3 octobre 2019) https://leblogdenathaliemp.com/2019/10/03/viande-des-contre-indications-plus-politiques-que-medicales/
  8. Merci pour ça ! Et pour la citation de Mme Marion Nestle dont j'ai retrouvé l'article.
  9. Sauf que quand on en arrive à la question « en résumé quels sont les principaux problèmes de cette étude » il n’en parle pas.
  10. Quand j'ai posté l'article du Monde ce matin, je n'avais pas encore lu la critique des chercheurs de l'Ecole de santé publique de Harvard. C'est maintenant chose faite, et je constate que leur contre-argumentation est encore plus contournée que je ne le pensais. 1. Ils partent du principe qu'une recommandation nutritionnelle qui dit que les adultes peuvent continuer leur consommation de viande habituelle est équivalente à encourager la consommation de viande. 2. A partir de là, non seulement ils regrettent que le principe de précaution ne prévale pas "even if there is still some uncertainty about the strength of the evidence" 3. Mais ils déplorent également que l'étude n'ait pas intégré l'impact environnemental dans ses recommandations "because climate change and environmental degradation have serious effects on human health". A lire ceci, on a l'impression que le problème sanitaire de la viande, ce n'est pas de provoquer cancer colorectal, diabète et maladies cardio-vasculaires, mais de faire partie des facteurs à éliminer dans une pure perspective de RCA, quitte à utiliser exagérément son impact négatif direct sur la santé pour mieux convaincre. A propos des cancers, il suffit de lire le doc du CIRC (agence cancer de l'OMS) pour comprendre que les certitudes sont en effet assez faibles. J'ai envie d'en faire un petit article, mais n'hésitez pas à me dire si je loupe quelque chose.
  11. VIANDE & CHARCUTERIE : Une étude sur la consommation de viande et de charcuterie remet en cause les recommandations sur la limitation de ces aliments . Pour les auteurs, qui ont procédé à une révision de la littérature sur le sujet : "Il y a de très faibles réductions de risque pour le cancer, les maladies du cœur et le diabète, et en outre, les preuves sont incertaines." "Les chercheurs disent vouloir faire mûrir le domaine des recommandations nutritionnelles – qu’ils jugent représentatives d’une « vieille école » trop axée sur les bénéfices sociétaux et non individuels – afin d’aller dans le sens d’une médecine plus personnalisée." Le plus intéressant sont les réactions des partisans de la réduction de la consommation de viande : "Ils ne contestent pas les résultats statistiques mais les conclusions : certes la réduction de risque est relativement faible, mais au niveau d’une population, l’impact est tangible." Encore mieux : "Si la même approche était appliquée aux fruits et légumes, à l’activité physique ou la pollution, « aucune des consignes sur ces facteurs ne serait soutenue par des preuves de qualité haute ou même modérée », clament-ils, défendant un principe de précaution." Détails dans l'article : https://www.lemonde.fr/sante/article/2019/10/01/des-chercheurs-contestent-la-nocivite-pour-la-sante-de-la-viande-rouge-et-de-la-charcuterie_6013703_1651302.html
  12. Cinq choses à savoir sur la Constitution des États-Unis La Constitution rédigée il y a 232 ans est toujours pertinente aujourd’hui pour garantir les droits du peuple américain. Ben Johnson, FEE, 21 septembre 2019 La semaine dernière, de nombreux Américains ont célébré la Fête de la Constitution (Constitution Day) qui commémore chaque année la signature de la Constitution américaine par les Pères Fondateurs le 17 septembre 1787. Cinq choses à savoir Voici cinq éléments marquants à connaître à propos de la Constitution américaine : 1. Thomas Jefferson et John Adams n’ont pas signé la Constitution et ni l’un ni l’autre n’était présent lors de la Convention constitutionnelle car le premier était ambassadeur des États-Unis en France et le second avait le même rôle en Grande-Bretagne. Tous deux sont décédés le 4 juillet 1826 (NdlT : cinquantenaire de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis). 2. Le compromis des trois-cinquièmes ne signifie nullement que dans l’esprit des Pères Fondateurs, les Africains-Américains valaient trois-cinquièmes d’une personne, ainsi que l’a soutenu la radio publique NPR (aux frais des contribuables). Une motion proposant de compter les esclaves sur un pied d’égalité avec les personnes libres avait été déposée par Pierce Butler de Caroline du Sud. Or Pierce Butler était un ardent partisan de l’esclavage et l’auteur de la Clause sur les esclaves en fuite. Les États du Nord souhaitaient exclure les esclaves du décompte de la population… afin de réduire le pouvoir politique des États esclavagistes. Ils ne voulaient pas que ces derniers tirent avantage de leur nombre d’esclaves pour avoir plus de représentants au Congrès. 3. Il existe un lien entre la Fête de la Constitution et Thanksgiving (en français : Action de grâce). La première Proclamation de Thanksgiving de George Washington faisait du 26 novembre 1789 « un jour officiel d’action de grâce et de prière » pour reconnaître « les nombreuses faveurs de Dieu Tout-Puissant, en particulier celle d’avoir offert au peuple américain la possibilité d’établir pacifiquement une forme de gouvernement pour assurer sa sécurité et son bonheur ». Autrement dit, la Constitution des États-Unis. Soulignant qu’il « est du devoir de toutes les Nations de reconnaître la providence de Dieu Tout-Puissant, d’obéir à sa volonté, d’être reconnaissantes de ses bienfaits et d’implorer humblement sa protection et sa bienveillance », Washington recommande notamment de rendre grâce : « Pour les interventions favorables de sa Providence dont nous avons fait l’expérience au cours et à la fin de la dernière guerre, pour le grand degré de paix, d’union et d’abondance dont nous jouissons depuis, pour l’esprit pacifique et rationnel dont nous avons été dotés pour établir des constitutions de gouvernement favorables à notre sécurité et notre bonheur – notamment la Constitution nationale instituée récemment, pour la liberté civile et religieuse dont nous sommes bénis. » 4. Dans le discours qu’il prononça le 18 juin 1787 lors de la Convention constitutionnelle, Alexander Hamilton proposa un modèle radicalement différent pour l’État fédéral. Il demanda la création d’une législature bicamérale : l’Assemblée, dont les délégués seraient élus tous les 3 ans au suffrage direct, et le Sénat, dont les membres seraient choisis par les grands électeurs (eux-mêmes élus par le peuple) et siègeraient à vie sous réserve de « bonne conduite ». Le Président serait élu « par de grands électeurs choisi par d’autres grands électeurs choisis par le peuple ». Lui aussi resterait en fonction à vie sous réserve de bonne conduite. Le gouverneur de chaque État serait « nommé par le gouvernement fédéral » et tous les soldats seraient également placés sous le contrôle direct du gouvernement fédéral. Enfin, pour Hamilton, la Cour suprême devait être composée de 12 juges. Le lendemain, James Wilson objectait que ce plan « avalerait entièrement les gouvernements des États ». 5. Environ 11 770 amendements de la Constitution ont été proposés depuis sa rédaction initiale, dont 71 lors de la dernière session du Congrès. Seuls 27 amendements ont été adoptés, ce qui représente un taux de réussite virtuellement nul. Ceci signifie que la Constitution rédigée il y a 232 ans conserve encore aujourd’hui toute sa pertinence pour garantir les droits du peuple américain. Article original : 5 Facts about the U.S. Constitution
  13. Je la ferai demain. (mais si un volontaire se déclare d'ici là, dis-le moi que je ne me lance pas pour rien)
  14. Est-ce aux volontaires de repérer des articles à retoucher ou compléter et d'en proposer la refonte à @poney et @Cthulhu (dits "the bosses") ? Compte tenu de l'ampleur de Wikibéral, je crains que cela ne donne une réforme quelque peu erratique. Je verrais mieux la chose suivante : The bosses s'entourent d'un petit comité de bons connaisseurs de wikibéral et délibèrent sur les priorités (éventuellement en plusieurs étapes). Il en résulte un programme d'amélioration à partir duquel ils confient des missions précises de réécriture/corrections/compléments aux volontaires. Parallèlement, rien n'empêche évidemment ces derniers de faire remonter des propositions d'amélioration au gré de leurs balades sur Wikibéral. Mais si l'on s'en tient à cette dernière formule, je crains qu'on ne sache jamais si on a fini ou pas et que des articles importants pour le libéralisme passent sous les radars.
  15. Tu peux me confier des missions, n'hésite pas ! (en m'expliquant tout bien comme il faut ; je n'ai aucune idée de la façon dont on entre dans le système pour faire des modifs.)
  16. https://leblogdenathaliemp.com/2016/09/25/les-annees-chirac-i/ https://leblogdenathaliemp.com/2016/09/27/les-annees-chirac-ii/
  17. C'est plus que la montée des travaillistes aux Européennes. Ils sont arrivés en tête avec 18 ou 19 % des suffrages exprimés. Rutte a obtenu 14 à 15 %. Mais à ceci près, assez d'accord. D'où ce paragraphe dans l'un de mes articles : "Que veulent les électeurs en général ? Il est assez perturbant de constater qu’aux Pays-Bas, pays prospère qui jouit d’un plein-emploi enviable suite à la réforme libérale entreprise par son dirigeant actuel Mark Rutte, les électeurs ont infligé un camouflet à l’exécutif avec encore plus de sévérité qu’en France. Selon les estimations disponibles, le Parti travailliste néerlandais est arrivé premier avec un score de 19 % tandis que le parti au pouvoir n’a réuni que 14,6 % des suffrages."
  18. C'est peut-être seulement un clou dans l'alarmisme débile qui pourrait finir par prêter à rire au nom de la protection de la théorie "Gieciste" ou "pondérée" du réchauffement ? Jean Jouzel, par exemple, s'inquiète fort des déclarations complètement foldingues d'une Fred Vargas : Se dessine quand même un cas Vargas qui devient problématique car ses outrances verbales et chiffrées risquent de prêter à la moquerie plutôt que renforcer utilement la prise de conscience du public. Selon Jean Jouzel interrogé par Le Point : « Elle semble s’appuyer sur le rapport du GIEC, mais ce qu’elle dit ne correspond pas à la réalité du rapport. » En « alourdissant constamment le propos », elle risque de nuire à la mission d’alerte de l’opinion.
  19. C'est une chose que j'avais découverte avec le livre BD "Pyongyang" de Guy Delisle (canadien) 2003. Guy Delisle y avait passé 2 mois pour superviser un projet d'animation et il a raconté son séjour un peu étrange dans cette BD. Via la SEK, énorme société d'Etat, la Corée du Nord assure la production de nombreuses séries animées occidentales... La qualité de ses productions est réputée... "Ce n'est pas seulement une question de coût. "Nous nous adressons à SEK surtout pour la qualité de ses productions, sans comparaison avec ce qui est offert dans le reste de la région", assure Michel Gantier, superviseur pour différentes sociétés françaises de production (2005)." https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2005/08/02/la-coree-du-nord-atelier-du-merveilleux-pour-l-occident_677060_3216.html
  20. Etude très intéressante. Toujours cette obsession chez les malthusiens de tout poil de voir partout des systèmes fermés. Les migrants ne font pas que "prendre le travail des autres", ils consomment et ils créent des entreprises (pour citer un autre article que je viens de traduire) ; les hommes ne font pas que "piquer" les ressources naturelles, ils inventent et innovent en permanence pour les recomposer à l'infini, etc. etc. Pour plus de clarté, j'ai rajouté dans l'article un graphique (celui en noir et blanc) de l'étude originale afin de rendre les quelques lignes consacrées à l'étape de l'analyse "Simon Abundance Framework" plus compréhensibles. ------------------------- Découvrez l’Index Simon d’Abondance des Ressources Selon une étude récente de Human Progress, chaque être humain supplémentaire né sur notre planète semble rendre les ressources proportionnellement plus abondantes. Allison Ryan, Human Progress, 4 décembre 2018. Le rédacteur en chef de Human Progress Marian Tupy et le professeur Gale Pooley de l’Université Brigham Young de Hawaï ont analysé les données de 50 produits de base couvrant les domaines de l’énergie, de l’alimentation, des matériaux et des métaux sur 37 ans afin de mettre au point un nouveau cadre d’évaluation de la disponibilité des ressources. Les auteurs défendent l’idée que loin d’entraîner la raréfaction des ressources, la croissance de la population s’est accompagnée d’une plus grande abondance des ressources. L’étude part du célèbre pari proposé en 1980 par l’économiste Julian Simon au biologiste Paul Ehrlich à propos des effets de la croissance de la population sur les ressources de la Terre. Alors que Paul Ehrlich alertait sur le fait que la croissance démographique pourrait épuiser les ressources et conduire à une catastrophe mondiale, Julian Simon considérait que les humains étaient la « ressource ultime » capable d’innover en permanence pour se sortir de telles pénuries. Le pari Ehrlich-Simon fit le suivi du prix déflaté d’un panier de 5 matières premières entre 1980 et 1990 et trouva, comme prévu par Simon, que les prix des 5 produits mesurés avait baissé de 57,6 % en moyenne malgré une croissance de la population mondiale de 873 millions d’individus sur la même période. Tupy et Pooley ont développé le concept de Simon en l’élargissant à 50 commodités sur une période de 37 ans (de 1980 à 2017). Conclusion : sur cette période, le prix réel de leur panier a baissé de 36,3 %. Ils ont également introduit une nouvelle grandeur intitulée « temps-prix » (en anglais : « time-price »), c’est-à-dire le temps de travail nécessaire à une personne moyenne pour gagner assez d’argent afin d’acheter un produit de base particulier. Ils ont alors constaté que le « temps-prix » de leur panier avait chuté de 64,7 %. Autrement dit, les produits qui s’achetaient avec 60 minutes de travail en 1980 ne demandaient plus que 21 minutes de travail en 2017. Si cette tendance devait se poursuivre, les commodités pourraient voir leur prix divisé par 2 tous les 26 ans. Les auteurs ont aussi développé le concept d’élasticité-prix de la population (en anglais : price elasticity of population ou PEP) qui leur permet d’estimer l’effet de la croissance démographique sur la disponibilité des ressources. Entre 1980 et 2017, la population mondiale est passée de 4,46 milliards à 7,55 milliards, soit une augmentation de 69,3 %. La PEP indique que le « temps-prix » du panier des 50 commodités étudiées a baissé de 0,934 % pour chaque pourcent d’augmentation de la population mondiale. Chaque être humain supplémentaire né sur notre planète semble rendre les ressources proportionnellement plus abondantes pour le reste du monde. A partir des valeurs PEP, les auteurs ont élaboré le « Cadre d’analyse d’Abondance des Ressources ». Ce dernier décrit la progression qui va d’une abondance décroissante à une extrémité à une abondance croissante à l’autre extrémité. Les auteurs en concluent que l’humanité vit dans l’abondance, le « temps-prix » des produits de base diminuant proportionnellement plus vite que la population ne s’accroit. Finalement, ils ont bâti l’Index Simon d’Abondance des Ressources (en anglais : Simon Abundance Index ou SAI) qui représente le ratio entre l’évolution de la population et l’évolution du « temps-prix ». Entre 1980 et 2017, la disponibilité des ressources a augmenté à un taux de croissance composé de 4,32 % par an. Ceci signifie que la Terre était 379,6 % plus abondante en 2017 qu’en 1980. Tupy et Pooley prévoient que le « temps-prix » des commodités pourrait baisser de 29 % supplémentaires au cours des 37 prochaines années à mesure que l’humanité continuera à rendre les ressources plus abondantes via une utilisation plus efficace, une offre accrue et le développement de produits de substitution moins coûteux. Ils préviennent cependant que cette tendance ne pourra se poursuivre qu’à la condition que les incitations de marché et le mécanisme des prix perdurent. « Le monde est un système fermé au sens où un piano est un système fermé. Ce dernier a seulement 88 notes, mais ces notes peuvent être combinées pratiquement à l’infini. Il en va de même pour la planète, » expliquent Tupy et Pooley. « La terre est composée d’un nombre fini d’atomes, mais les combinaisons possibles de ces atomes sont infinies. Dès lors, ce ne sont pas les limites physiques de notre planète qui importent, mais la liberté humaine d’expérimenter et d’imaginer de nouvelles utilisations des ressources que nous avons. » L’article complet de Tupy et Pooley est à lire ici. Allison Ryan a dirigé les relations presse du Cato Institute. Texte d’origine : Introducing the Simon Abundance Index
  21. Alexandria Ocasio-Cortez : J’ai beaucoup de points communs avec les libéraux La députée américaine qui se revendique du « socialisme démocratique » de Bernie Sanders critique également l’hypocrisie des Républicains. Billy Binion, Reason, 8 août 2019. La députée démocrate de l’Etat de New York Alexandria Ocasio-Cortez passe une bonne partie de son temps médiatique à se différencier de la meute politicienne de Washington D.C. (siège du Congrès américain). C’est ainsi qu’on l’entend parfois critiquer les Républicains, tandis qu’en d’autres occasions, elle se lamente sur ce qu’elle prend pour le manque d’audace de son propre parti. Mais dans une vidéo publiée en direct sur Instagram la semaine dernière, elle a révélé à son auditoire qu’elle se trouvait de fait quelques points communs avec la mouvance libérale. « Je pense sincèrement que j’ai beaucoup en commun avec de nombreux points de vue libéraux du parti Républicain, » a-t-elle affirmé en prenant l’exemple de ses propres positions sur l’immigration, la défense et le droit à la vie privée. Cette déclaration intervient alors qu’elle-même et le sénateur républicain du Texas Ted Cruz sont tombés d’accord publiquement sur la nécessité d’interdire aux anciens parlementaires de devenir lobbyistes ainsi que sur celle de rendre les pilules contraceptives disponibles sans ordonnance. « Les vrais libéraux, dont beaucoup se trouvent appartenir au Parti républicain, les vraies positions libérales sont pour l’immigration, » a-t-elle expliqué sur Instagram. Les partisans d’un Etat limité admettent en effet que les immigrants aident l’économie, et nombreux sont ceux qui rejettent l’idée que le gouvernement fédéral serait capable de déterminer les niveaux optimaux d’immigration. Ocasio-Cortez a aussi déclaré à son public Instagram que son positionnement « anti-interventionniste » et « anti-guerre » correspondait parfaitement à un état d’esprit libéral. « Certains Républicains sont opposés aux dépenses militaires et aux interventions militaires extérieures, ce qui est très cohérent avec leur perspective d’un Etat limité, » a-t-elle ajouté. Ces Républicains qui penchent vers le libéralisme forment cependant une minorité en réduction constante au sein de leur propre parti. Pas plus tard qu’en juin dernier, le Parti républicain a fait pression pour faire adopter la Loi d’Autorisation de la Défense nationale de 2020, soit une augmentation des dépenses militaires de 30 milliards de dollars, alors que la version 2019 avait déjà alloué à la défense plus de deux fois les dépenses militaires de la Chine et de la Russie réunies. Même si la version démocrate du projet de loi l’avait emporté, il n’en demeure pas moins que les dépenses avaient déjà été augmentées de 20 milliards de dollars. Cette hypocrisie n’a pas échappé à la députée qui a beau jeu de critiquer les incohérences intellectuelles des Républicains. « Au Congrès, le Parti républicain n’est plus porteur du conservatisme fiscal, il est devenu une sorte de gang de politiciens, » estime-t-elle. « Vous ne pouvez plus compter sur eux pour défendre sérieusement leurs principes d’origine parce qu’ils vont défendre certaines idées si et seulement si ça peut aider le Président puis ils les abandonneront aussi sec si elles gênent le Président. » Le Parti républicain a toujours trahi ses principes quand ça l’arrangeait. Les démocrates également. Selon les canons de la politique américaine contemporaine, rien n’est plus grand ni plus important que le parti. Alexandria Ocasio-Cortez a cependant raison quand elle dit que l’idéal d’Etat limité du Parti républicain semble s’être évanoui encore plus vite depuis que Trump est au pouvoir. Les Républicains du Congrès ont abandonné le libre-échange et ils ont soutenu des augmentations massives de dépenses publiques sans aucune baisse en contrepartie. Sans compter que le GOP (*) vient de s’affaiblir encore un peu plus avec le départ récent du député du Michigan Justin Amash, ce Républicain de plus en plus libéral qui a quitté son parti d’origine parce qu'il en avait assez du double jeu de ses collègues. Avec le départ d’Amash, Ocasio-Cortez va avoir du mal à trouver beaucoup de Républicains libéraux avec lesquels elle pourrait travailler. (*) GOP ou Grand Old Party : petit nom du Parti républicain. Texte d’origine Alexandria Ocasio-Cortez: 'I Have a Lot of Common Ground With Many Libertarian Viewpoints'
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