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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Rincevent

    Gilets jaunes

    Ça s'est fait progressivement. Si tu veux avoir une étude du phénomène en bonne et due forme (qui plus est, réalisée par un libéral), tu peux lire l'excellent "Coming Apart" de Charles Murray ; puis tu peux ajouter 5 ou 10 ans de décalage pour la France. https://www.amazon.fr/Coming-Apart-State-America-1960-2010/dp/030745343X/ Faut voir le public de Dieudonné et Soral, aussi. On n'est pas vraiment dans l'élite cognitive.
  2. Rincevent

    Gilets jaunes

    Ce n'est pas tant qu'il a choisi son camp, que le fait est que son analyse est tout à fait pertinente (et rejoint la mienne, les somewhere contre les anywhere), et que ça choque son patriotisme (c'est une évolution sociologique qui écartèle le pays, un pays qu'il a appris à aimer uni). Or, pour le dire comme Toynbee, les élites ont traditionnellement pour rôle de permettre au pays de répondre aux défis de l'Histoire ; aujourud'hui, les élites ont décidé de bosser pour elles-mêmes, au mépris voire au dépends du reste du pays, et Finkielkraut fait donc le constat non seulement de leur échec, mais de leur trahison. Inutile de préciser que que ma propre analyse est très, très proche (tout comme l'empathie que lui et moi éprouvons pour la sociologie des GJ, même si cette sociologie n'est pas du tout la nôtre).
  3. My bad. Toujours est-il que ça donne de l'espoir pour Bastiat 2022.
  4. En Corse, on fait voter les morts ; en Égypte Algérie, on les fait élire. C'est prometteur pour Bastiat 2022 !
  5. La solution à la pénurie de papier-cul au Venezuela ! Quels génies !
  6. C'est la même chose, mais considérée sous l'angle inverse (et parfois, le monde est un peu trop petit pour éviter tous ceux qu'on souhaiterait). Le scorpion et la tortue, tout ça.
  7. Bon, ça fait longtemps que je n'ai pas avancé dans les articles de Moreno, il est temps de reprendre où j'en étais. Article 8 : l'auteur prétend tout au début que le "conservateur" veut fermer la frontière à double tour, puis quelques paragraphes plus loin prétend qu'il veut forcer l'assimilation ; on se demande qui assimiler, si personne ne passe les frontières, mais bon. L'auteur affirme que "Les conservateurs ont peu tendance à tolérer ces comportements ou modes de vie qui diffèrent de ce qu’ils considèrent comme normal et souhaitable. Une minorité dont les éléments constitutifs vivent en parfaite cohésion autour de valeurs différentes des leurs est perçue avec un sentiment désagréable, voire même comme une sérieuse menace."... Ça fait beaucoup, beaucoup plus de conservateurs que je pensais, parce que c'est l'opinion spontanée de la plupart des gens : on est câblés comme ça. Contraindre les immigrés à donner des prénoms à consonance locale à leurs enfants me semble assez désagréable, parce que c'est quelque chose qui devrait être fait spontanément. Quand la génération de mes (arrière-)grands-parents est arrivée en France, elle portait des prénoms de leur bled, qu'ils ont immédiatement francisé de leur propre initiative (le but était que n'importe qui dans leur nouveau pays puisse comprendre ces prénoms, en fait une forme du principe de moindre surprise). Ils ont aussi donné à leurs enfants des prénoms parfaitement franchouilles ; ceux parmi eux qui tenaient le plus à leurs racines ont ajouté un prénom du bled en deuxième ou troisième prénom, pas en premier ; ceux qui continuaient à pratiquer ont donné à leurs enfants un prénom biblique, valable dans le cadre de la synagogue, parfois même pas inscrit comme n-ième prénom. Mais dans ma génération et la suivante, est apparu une mode de donner des prénoms à nouveau plus "typés" (pas forcément typés du même coin, d'ailleurs : il ne s'agit plus de prénoms du bled, qu'il soit en Ukraine ou en Algérie, mais de prénoms hébraïques, voire israéliens). J'ai toujours vu cette tendance d'un très mauvais oeil, parce dans ma famille, on a toujours tenu dans la plus haute estime le principe selon lequel en France, on fait autant que possible comme les Français. Je constate par ailleurs que les milieux dans lesquels on donne ces prénoms originaux sont aussi ceux où l'on dit le plus de mal de la France, et ceux dont les rejetons finissent bien souvent par faire leur alyah : ils ont hélas le mérite d'une certaine cohérence. Le prénom donné à ses enfants, ça en dit souvent très long (pour qui veut en savoir davantage, il y a tout un chapitre de Freakonomics sur le sujet). La loi ne devrait pas forcer à ce que les prénoms donnés soient locaux, mais les parents devraient avoir la décence d'y penser d'eux-mêmes. Et oui, ça me tient à cœur. L'exigence d'apprendre la langue (ou une des langues du pays dans le cas multilingue) à un niveau suffisant me semble nécessaire. Si tu ne parles pas la langue, tu ne peux pas communiquer avec l'administration (et donc, entre autres, défendre tes droits) ; pire, tu ne peux pas communiquer aisément avec tes voisins, ceux avec lesquels tu es censé t'intégrer (du coup, c'est mal parti pour l'intégration) ; se faire aux coutumes locales, c'est aussi avoir une maîtrise suffisante de la langue locale. Quant aux tests sur la culture ou la citoyenneté, ça ne me semble nécessaire que pour la naturalisation ; mais pour la naturalisation justement, ça me semble indispensable : à quoi te sert le droit de vote (et de te présenter aux élections) qu'on vient de t'octroyer, si tu ne sais pas comment les institutions politiques marchent, ou si tu ne sais pas grand chose du pays et de sa culture ? Quant au "manque de confiance en ses propres valeurs" que témoignerait ce genre d'exigences, ça dépend d'où l'on parle. Dans le cas de voisinages à haut capital social, totalement libres de discriminer les nouveaux et qui auraient leur mot à dire sur leur naturalisation, en effet ce serait sans doute en bonne partie superflu, parce que les exigences desdits voisinages seraient sans aucun doute beaucoup, beaucoup plus élevées. Enfin, l'affirmation "Une nation n’est pas menacée par l’existence sur son territoire de minorités tardant plus ou moins à s’assimiler" dépend énormément du sens qu'on donne à "s'assimiler". Une minorité qui donne des gages de bonne volonté, de participation au bien de tous et de coopération avec la majorité ne menace probablement pas cette majorité, en effet. Pour ce qui est de la critique du multiculturalisme faite par Moreno, je soussigne à quasiment tout. Seul petit détail, si Lévi-Strauss prétendait que "toutes les sociétés se valent culturellement et moralement parlant" (il faudrait qu'un connaisseur nous éclaire), ça ne l'a pas du tout empêché de classer les religions de la pire à la meilleure, hein. Enfin, pour la "proposition libérale" de l'intégration (contradistinguée des deux précédentes), je suis moi aussi fondamentalement d'accord sur le rôle intégrateur essentiel du travail... en principe, tout du moins. D'une part, parce que je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de contacts avec les locaux dans l'usine de Renault des Trente Glorieuses où tous les ouvriers habite dans un foyer Sonacotra, ou sur un chantier où tous les maçons sont algériens et leur contre-maître est portugais (situation tout à fait classique). D'autre part, parce que si c'est un couple / une famille qui immigre, et que madame reste à la maison pour s'occuper du foyer (choix respectable par ailleurs), on repassera pour l'intégration de madame par le travail. J'avoue avoir un peu de mal à saisir comment Moreno arrive à faire cohabiter, à quelques lignes de distance, que les immigrés ont une immense capacité à s'intégrer (qui serait sous-estimée par les conservateurs comme par les progressistes), et que ces mêmes immigrés ne s'intègrent qu'à partir de la troisième génération. Pour reprendre l'histoire de ma famille, mon grand-père, arrivé adolescent d'Allemagne, s'est intégré au point où fort peu de gens ont remarqué son accent au cours de sa carrière ; mais en privé, il avait pas mal de coutumes un peu inhabituelles pour un Français et donnait des surnoms affectueux en allemand ("Liebchen", tout ça). Ses enfants en revanche étaient tout à fait indiscernables des autres Français (et n'ont pas été délinquants ; ils n'ont même pas pris part à Mai 68 : ça, c'est de la bonne éducation). Le secret, c'était que contrairement à ce que prône Moreno, ma famille ne s'est jamais contentée de se conformer à la loi du pays : mes grands-parents ont toujours voulu faire de leurs enfants des Français exemplaires. J'aurais aussi préféré que l'auteur développe son souhait que "les autochtones respectent et tolèrent la différence", ce qu'il n'évoque hélas qu'en passant. Tolérer est normal en société libérale ; mais si la courtoisie se doit, le respect, lui, se mérite. On ne saura donc pas quelle différence est censée être respectable à ses yeux, ni si toute différence a vocation à être respectée. Au minimum, il me semble que ces différences doivent être compatibles avec les coutumes du lieu d'accueil (pays, région, ville, voisinage) ; dans le cas contraire, s'appliquera la règle "diversité + proximité = tensions". Article 9 : avant toute chose, je note l'excellente citation de Max Frisch disant "nous avons demandé des travailleurs, mais nous avons reçu des personnes". Ça va tout à fait dans mon idée que les problèmes qu peuvent causer l'immigration ne sont pas économiques (en tous cas pas dans une économie libre), mais qu'elles existent quand même (parce que les travailleurs ne sont pas uniquement des travailleurs). Moreno commence en disant qu'il faut repenser la protection sociale parce qu'elle est incompatible avec l'immigration : c'est une mauvaise justification (un type moyen y répondrait "donc on arrête l'immigration"), qui risque d'aboutir à des mauvaises conclusions. Il faut avant tout découpler les deux questions l'une de l'autre. Séparer liberté de mouvement internationale du travail et immigration, je suis là encore d'accord avec Moreno : j'ai déjà dit que la première posait relativement peu de problème par rapport à la seconde. Mettre fin à l'obligation morale envers les travailleurs étrangers parce qu'ils vivent dans la même juridiction politique, là encore je signe volontiers : je pense aussi qu'ils seraient mieux tolérés si ils n'avaient pas accès aux transferts de l’État social, et qu'ils sont aussi mieux tolérés quand ils n'ont pas le droit de vote : ça ne doit venir qu'avec la naturalisation. On retrouve plus loin le début de l'analyse que j'ai déjà faite sur les relations entre État-providence et immigration : la volonté des gens à payer pour autrui ou non selon si il fait partie de l'ingroup ou de l'outgroup. Je trouve la fin un peu optimiste ("et on étripera l’État-providence tous ensemble, youkaïdi youkaïda"), mais dans l'ensemble, Moreno et moi sommes d'accord sur ce point. Article 10 : la liberté d'émigrer est fondamentale, nous sommes tous d'accord. Celle d'immigrer ne me semble pas autant aller de soi pour des raisons que je détaille depuis plusieurs jours (et j'ai montré que le Freedom Index semblait du même avis). Justifier le droit à immigrer comme l'autre facette du droit d'émigrer me semble tout à fait relever du sophisme ; la justification serait que quelqu'un qui n'est accepté nulle part ne peut pas exercer concrètement son droit d'émigrer ; mais là, on est en train de verser dans la confusion classique (et marxiste) entre droit formel et droit réel. D'autre part, pour exercer son "droit à immigrer" dans cette situation, il faudrait littéralement forcer des gens à accepter le petit nouveau (parce que oui, les gens immigrent rarement dans des endroits déserts). Je note que Moreno compte filtrer les candidats à l'immigration en ne gardant que ceux qui veulent travailler, sans casier judiciaire ni intention malveillante ; ce n'est pas très différent de ce que je défends. Je note aussi ça : "Cette liberté de mobilité internationale du travail doit se comprendre comme un droit fondamental qui se rapporte exclusivement à la liberté d’aller travailler dans un autre pays dans le cadre d’une coopération volontaire entre employeur et travailleur. [...] Tenter d’aller au-delà de la simple liberté de mobilité internationale du travail, déclencherait des réactions hostiles à l’égard des immigrés et, finalement leur nuirait.". Je ne suis pas très loin de cette position non plus. Seul point noir de l'article : il n'apporte rien de nouveau par rapport aux autres (où l'on se rend compte que les articles ne sont pas du tout orthogonaux les uns par rapport aux autres).
  8. J'ai pas dû être bien clair. Le passeport, c'est quand tu as la nationalité (auquel cas tu rentres dans le pays quand tu veux, et tu t'installes où tu veux ; par contre, tu paies ton impôt dans ton canton familial, mais c'est un particularisme local). Quand tu n'as pas la nationalité, tu peux demander à te voir octroyer (ou refuser) un livret, de différentes catégories : autorisation de court terme, puis si tout se passe bien autorisation de séjour classique, puis autorisation d'établissement. Enfin, si tu as bien été sage, tu peux demander à devenir suisse (ça suppose de ne pas être défavorablement connu de la police, ni de ta mairie / de ton voisinage) si tu réussis un examen devant montrer que tu connais suffisamment la Suisse, sa culture, ses institutions, et au moins une de ses langues. Ça semble complexe vu comme ça, mais chaque étape est fort simple (comme les Suisses savent le faire). En revanche, comme le disait ce cher Raffarin, la route est droite, mais la pente est forte : acquérir la nationalité, c'est pas pour les faibles (et c'est très bien comme ça). Tu te mets au suisse allemand ? Tu imites mal l'accent. Le "donc" est de trop. Rien ne dit que des enfants d'étrangers ont nécessairement vocation à devenir Français (ou Suisses, ou whatever) automatiquement. Ce n'est évidemment pas le cas dans les pays de droit du sang. Mais même dans le droit du sol à la française, il a pendant un temps fallu que le gamin fasse une demande de naturalisation à ses 18 ans (supprimé par Jospin, et c'est probablement un tort de sa part). Or à 18 ans, si tu es porté sur la délinquance, tu as généralement commencé ta "carrière" (ce qui motiverait qu'on ne t'octroie pas la nationalité du coin).
  9. Ah, oui. Je regardais plus attentivement les cheveux, parce que, heu, pour certaines raisons.
  10. C'est rigolo, les cheveux qui glitchent.
  11. Ah, toi aussi ça t'a fait tilter ? "Il refuse de succomber à la force de mes feelz, quel manipulateur". La vie est trop courte pour se faire des ennemis. Mais même si on ne s'en fait pas délibérément, on peut en avoir tout de même.
  12. Donc, puisque ça n'a pas l'air d'être assez clair, je vais faire un dessin (même mieux, deux dessins). Liberté de circuler : "passeport". Liberté de s'installer : "autorisation / permis d'établissement" (appelé Livret C en Suisse). Mais je suppose que je viens d'inventer ces documents et la législation qui va avec...
  13. Je sais, mais il ne me semble pas laisser ses passions le guider ; les raisons qu'il expose (et le parallèle historique qu'il fait avec la fin du XIXème siècle) me semblent tout à fait raisonnables. Son idée (pour ceux qui n'ont pas vu sa conférence que j'ai mentionnée plusieurs fois sur ce forum), c'est que si l'on ouvre de plus en plus plutôt que de filtrer mieux et davantage, on va se retrouver très bientôt à avoir fait le lit d'un retour de bâton ethno-populiste (en fait, on y est déjà, et si Ferguson est un des rares à ne pas s'affoler, c'est qu'il a une excellente clé d'interprétation des évènements). Or, les ethno-populistes, leur but n'est pas de filtrer ; c'est d'arrêter toute immigration, et de discriminer ou virer tous les étrangers, y compris ceux qui ne posent aucun problème, sont parfaitement intégrés, peut-être même ceux qui ont déjà une vie sur place, voire sont mariés (ou mariées) avec des locaux. Mettre tous les étrangers dans le même panier, c'est profondément injuste pour tous ceux, nombreux, qui méritent de rester. Pour ma part, je refuse de faciliter l'arrivée au pouvoir de gens qui ont de tels programmes, y compris de manière indirecte ou en me comportant comme un idiot utile : je refuse de participer à créer un climat qui les porterait au pouvoir. Bah, si tu veux savoir ce qu'il pense de la "fin" de la civilisation, il a écrit un livre à ce sujet, je te le recommande. (Sa thèse est nettement plus fine que ça, tu l'auras deviné). https://www.amazon.fr/Civilization-West-Rest-Niall-Ferguson/dp/0141987936/ Par ailleurs, tu gagnerais à te renseigner. Ce ne sont pas du tout les attentats qui l'ont amené à modifier son avis sur la question : ni ceux de 2001, ni ceux de 2005 d'ailleurs. C'est surtout la "crise des migrants" de 2015, et ça se voit assez bien dans ses articles. Il s'est toujours décrit comme libéral classique. Et il révise ses analyses politiques (pas ses valeurs) quand de nouveaux évènements arrivent. En l'occurrence, on est en plein dans son domaine d'expertise, puisqu'il fait une analogie historique bien ficelée. Tiens, pour rappel :
  14. C'est une bonne chose de le rappeler. C'est encore mieux de l'appliquer. Ce qui pose problème, ce sont ceux parmi les immigrés qui n'ont aucune intention de respecter les valeurs et les traditions des pays où ils veulent s'installer, ou d'y imposer les leurs. C'est d'ailleurs valable dans tous les cas de figure : aujourd'hui, les immigrés du Tiers-Monde venant on Occident ; hier et demain, des immigrés d'autres coins du monde arrivant ailleurs encore. Qu'est-ce qui ne te semble pas sain là-dedans ? J'ai déjà expliqué que non. J'ai l'impression que, sur ce fil, toi et Fagotto avez le même rapport à Ferguson que les journaleux face à Peterson. Vous êtes face à un intellectuel reconnu et brillant, dont les idées sur toute une variété de sujets sont nuancées, dont le raisonnement est bien étayé, qui n'a pas pour habitude de s'exprimer ou de penser en slogans, et qui aboutit à des conclusions qui vont contre vos préjugés. Et face à cette grave menace pour votre confort cognitif (reconsidérer ses préjugés, ce n'est jamais agréable et ça demande un effort), vous tentez de le réduire à un seul aspect, discutable, de ses idées, de faire rentrer son discours au forceps dans des cases idéologiques dont vous avez davantage l'habitude ("so you're saying... que plus aucun nouarabe ne doit rentrer") et où vous pensez que vous aurez le dessus. Dommage, ça ne marchera pas. Je les prends en compte, puisque j'explique dans quel contexte il écrit les textes que tu cites. En ignorant délibérément leur contexte, tu refuses de comprendre ce qu'ils signifient. (I'm not sure where this debate is going, but no one's going to like that). Sa philosophie politique, ses valeurs, penchent clairement en faveur de la liberté d'immigrer. Son analyse politique le conduit à conclure que dans la situation d'ici et maintenant, les pays d'Occident devraient filtrer de manière à empêcher de s'installer les gens qui n'ont aucune intention de respecter ses valeurs et ses traditions. Tu saisis la différence entre avoir des valeurs, et juger de quelle manière on devrait les concrétiser dans la situation présente ? Par ailleurs, tu confonds liberté de circulation et liberté d'installation, ça a déjà été évoqué à plusieurs reprises ici et là. L'Italie était donc un Etat-voyou dès avant 2018, je note. Ça va quand même faire beaucoup d'Etats-voyous, tout ça (à moins que tu ne considères à la Rothbard tout Etat comme voyou par essence, ce qui serait cohérent mais ne convaincrait pas grand monde, en plus de vider de sens ce concept). Oh et la Suisse aussi applique en gros ce que je propose, à savoir l'expulsion des étrangers coupables d'un crime ou d'un délit sur les bien et les personnes. La Suisse est donc un Etat-voyou à tes yeux. Ou bien on pourrait se demander si expulser les étrangers qui posent problème pour ne garder que ceux qui se comportent comme il faut n'aurait pas un lien avec le fait que l'immigration se passe mieux en Suisse. 99 % des gens du forum appellent à la chute du régime ? En étant nouveaux dans le pays (c'est le sujet du fil, rappelons-le) ? Je suis certain que tu pourras donner des dizaines de citations de ces 99 % des gens du forum à ton appui, si c'est vrai. Pour rappel, on n'a pas 99 % d'anarchistes ici.
  15. C'est pénible de discuter avec quelqu'un qui confond "certains" avec "les", et en conclut que tout le monde sauf lui est animé de noires intentions. Pour ma part, j'ai fait l'effort d'aller directement sur son site afin de regarder si (contrairement à mon souvenir) il était vraiment obsédé par arrêter toute immigration de nouarabes, ainsi que tu le prétends. La réponse est évidemment que mon souvenir était exact : il parle assez rarement du sujet, et il ne souhaite pas arrêter l'immigration ni en général, ni de toute cette catégorie. Mais pour faire ça, il faut supposer que ses contradicteurs sont intelligents et de bonne foi. Ce qui d'une part est une opinion raisonnable qui mérite d'être débattue, et d'autre part est une position qui n'a rien à voir avec "plus aucune immigration". Ton argumentation est fondée sur une fausse dichotomie qui fait insulte à ta propre intelligence. Tu vaux mieux que ça. Même Benjamin Constant était contre (parce que si tu considères comme lui que l'exil est une peine légitime, alors de facto tes frontières ne sont pas ouvertes inconditionnellement à tout le monde). Fagotto a extrait cinq ou dix lignes de Ferguson, et l'a donc "exposé pour ce qu'il était". Pour ma part, j'ai lu peut-être mille ou deux mille pages de sa plume, visionné des dizaines d'heures de conférences du gusse Fergusson, mais ce que je dis de ses idées semble ne pas être pertinent à tes yeux. Ton jugement est parfaitement à côté de la plaque, et tu le sais fort bien. C'est une possibilité. On peut aussi évoquer le fait de renvoyer systématiquement dans son pays d'origine tout étranger qui commet un crime ou délit contre les personnes ou les biens (ce qui me semble un signe fort de refus de coopérer avec les locaux), et les imams et autres leaders d'opinion qui appellent à la haine des locaux et au renversement du régime. Est-ce que quelqu'un a dit ça ? Ou bien est-ce que tu aimes balancer des insultes à la ronde ? Tu te comportes comme ça aussi dans la vraie vie ? Tiens, c'est rigolo : maintenant que @Kassad t'a recadré, tu te souviens mieux de ce que je dis. Je me demande bien quelle conclusion on pourrait tirer quant aux participants à ce débat...
  16. Fixed your post.
  17. Pas du tout, il souhaite que l'Occident arrête de laisser entrer des gens qui veulent sa perte. C'est factuellement faux ; tu passes ton temps ici à faire de la désinformation pure, en comptant sur le fait que les gens n'iront pas vérifier. C'est pas joli joli. Par exemple : https://www.google.com/amp/s/www.bostonglobe.com/opinion/2018/06/25/empathy-but-also-realism-are-necessary-facing-immigration/548AC69yrvUXDuAhXjZ1TL/amp.html Avec des morceaux comme "A world without cross-border migration would be a poorer world in multiple ways. The question is not whether to stop migration but how to manage it." Ou encore cet autre article, plus ancien (sa date donne une idée d'à quel point il écrit rarement sur l'immigration) : https://www.telegraph.co.uk/comment/personal-view/3624228/Americas-problem-isnt-immigration-its-education.html
  18. Pour le dire comme Benjamin Constant, la majorité a le droit de contraindre la minorité à respecter l'ordre. Les minorités seront toujours vues d'un œil plus ou moins suspect, tu ne peux rien y faire, c'est la nature humaine : deal with it. Quand tu es toi-même une minorité, ce que tu peux faire pour te faire mieux voir, c'est de montrer ostensiblement que tu participes au bien commun et que tu respectes la majorité. En général, c'est le cas de la première génération (qui a choisi de venir vivre dans le pays), un peu moins de la deuxième, et ça se rétablit avec la troisième. Quand ça n'est pas le cas, qu'une minorité commence à former sa propre contre-culture, à cracher sur le pays qui a accueilli ses ancêtres, à voir dans ses concitoyens de la majorité non plus des compatriotes malgré les différences, mais un groupe rival, voire des ennemis, alors on peut légitimement affirmer qu'il y a un gros problème. C'est une bonne question. Ce n'est pas vraiment ce qu'on observe dans les banlieues riantes, où chaque génération est plus réactionnaire et intolérante que la précédente. Du coup, plutôt qu'une contagion, on a une réaction. Dommage, mais des progressistes, il n'y en a qu'en Occident. Pas seulement ; mais des idées sans plus grand monde pour les défendre, tu sais... Quand Jean-Michel est redpillé par Mohammed, il va sur le 18-25 de JV.com. Quand Mohammed est redpillé par Jean-Michel, il va plutôt en Syrie et revient plein de compétences nouvelles. Et quand Mohammed est redpillé par Mohammed, il prend un pseudo de dinosaure et ouvre une chaîne YT. De fait, la réaction des locaux à leurs nouveaux voisins a été assez vivace.
  19. Ouais. Faut pas arrêter en fait.
  20. J'ai mis en évidence le mot qui explique ta phrase. Tu penses à quoi en particulier ?
  21. Bah non : il en a épousé une. Je me suis peut-être exprimé un poil rapidement, mais le fond de ma phrase, c'est que si l'on suppose que les migrants récents sont relativement représentatifs de la population de leur pays d'origine, alors une bonne partie, souvent une majorité (ce qui fait donc une masse) méprisent ou détestent des choses qu'on tient pour acquises ou admissibles en Occident. Tu comprends la différence entre "une majorité" et "tous" ? On ne reviendra pas sur le rôle tout à fait néfaste qu'a joué une partie du milieu anti-raciste dans cet affaire (je le sais, j'ai bien connu ces zozos et leur mentalité, et du coup je n'ai pas été étonné une seule seconde de les voir dégénérer en gauche identitaire). Pour ce qui est de l'Etat-providence, il brûle progressivement le capital social (plus besoin de garder des liens aussi forts avec les siens quand on a la CAF), affaiblissant progressivement la capacité d'assimilation d'une société (i.e. avec le même État-providence, la capacité d'assimilation est plus faible une ou deux générations après). C'est un effet retard et cumulatif, pas un effet brutal. Par ailleurs, l'assimilation dans les Trente Glorieuses, bah, encore une fois ça dépend pas mal de qui. Quand tu es portugais, que ta femme fait des ménages (donc croise des Français toute la journée), que toi tu es maçon et que tu finis par lancer ta propre petite entreprise de maçonnerie (et que tu croises aussi des clients français toute la journée), et que vous habitez à Champigny, l'intégration se fait sans trop de heurts (et tes enfants comprenent bien pourquoi ils sont là). Quand tu es algérien ou malien, qu'on te demande "bien gentiment" d'habiter en foyer Sonacotra avec d'autres ouvriers immigrés du même coin, que tu bosses à l'usine Renault où tu ne croises que des immigrés à part ton contremaître, que tu finis par t'installer dans une cité HLM délibérément isolée de la grande ville par un urbaniste visionnaire, et que comme au final tu ne connais pas grand monde tu finis par rapporter ta femme de ton bled, l'intégration se fait nettement plus difficilement (et tes enfants vont se sentir davantage aliénés). Blague à part, si j'en crois Scott Atran d'une part, et Eli Berman et David Laitin de l'autre, la différence de religion dans un conflit géopolitique est le principal facteur permettant de prévoir si il y aura ou non des attentats suicides (le second facteur est la structuration du milieu d'origine du terroriste en "clubs", avec financement juteux de services sociaux divers). Dans une recette de chili con carne cannibale peut-être ; dans le pays nommé Chili, c'est plutôt 60 % de blancs, 30-35 % de métis et 5-10 % d'Amérindiens.
  22. Oui, l'intellectual darqouaibe.
  23. Je comprends ; mais si tu ne souhaites pas taper sur ce film en particulier, tu peux aussi déboucher sur une critique générale du cinéma pseudo-engagé, ce genre taillé sur mesure pour les mutins de Panurge.
  24. Quand on a assez de capacité à différer sa gratification (aka préférence faible pour le présent, aka self-control), oui.
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