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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Rincevent

    Gilets jaunes

    "Ce marbré est à la vanille.". Semaine suivante : "Breaking news, le marbré est au chocolat !". Semaine d'après : "Dernière minute, le marbré serait à la fraise !". Et ainsi de suite au fur et à mesure que la fourmi myope parcourt la surface du marbré. Quand un mouvement ne se constitue pas par le biais des catégories sociales ou des tendances idéologiques classiques, il faut être con comme une journalope de France TéléDucon pour persister dans l'erreur d'utiliser lesdites catégories et tendances.
  2. Je crois que c'est la principale question. C'est en fait le prolongement de la question que je me pose depuis vingt ans : qui sont donc tous ces militants gauchistes, et comment financent-ils leurs déplacements aux quatre coins du monde ? Ils étaient 40 000 à Seattle en 1999, 200 000 à Gènes en 2001, et régulièrement aussi nombreux depuis. Et parmi eux, des centaines ou des milliers de black blocs. Ça fait beaucoup de monde. J'ai bien quelques idées sur leur sociologie, sur qui ils sont, mais ça ne me semble pas encore suffisant (et ça n'est pas encore assez côté financement / de quoi ils vivent).
  3. J'en suis tout à fait certain. 'Nuff said. Sa position politique change du tout au tous à peu près tous les 18 mois, et actuellement c'est : Faut qu'elle fasse gaffe à ses adducteurs, elle risque la déchirure.
  4. Ou comment trigger un modal libertarian.
  5. Ça fait sans doute partie de l'explication mais ce n'est pas suffisant. Ce n'est pas juste "faire le buzz" gratuitement, dans la mesure où publier un tel article suppose de se fâcher avec Peterson (et ceux qui le soutiennent, par exemple certains à la Foundation for Economic Education). Ceci étant, tu vises juste en relevant qu'elles n'aient rien publié d'autre (et que leur biographie soit plus fine qu'un string à Copacabana). En fait, je n'avais même pas remarqué qu'elles étaient deux et que c'étaient des femmes. Je regarde leurs fils Touitaire respectifs, et quelles médiocres...
  6. Peterson trigge pas mal certains libertariens institutionnels pour un tas de raisons rigolotes mais généralement inavouables ; et entre autres parce qu'il rappelle que les êtres humains ne sont ni pure volonté abstraite et rationnelle depuis leur naissance, ni tabula rasa capables de changer du jour au lendemain au gré des circonstances. Bref, ils ont cru voir cette jaquette : Alors qu'en fait, le bouquin dedans c'était plutôt ça : Ou bien il y a une autre interprétation, plus... déplaisante. Peterson rappelle peut-être à certains libéraux ce qui était encore évident pour eux il y a quelques décennies, et par contraste met en lumière à quel point ils ont changé de positions tout en prétendant être fermes sur leurs principes (que ce soit en en changeant délibérément pour divers motifs, ou bien sans s'en rendre compte et en suivant simplement les causes à la mode). Enfin, je n'exclus pas non plus la rationalisation de la jalousie pure et simple face à un type qui a réussi seul (i.e. sans eux) et en deux ans à convaincre davantage de gens qu'eux en deux décennies (et à infiniment mieux saper la base de l'alt-right et de la ctrl-left).
  7. Rincevent

    Gilets jaunes

    Disons que ça a toujours été n'importe quoi, mais que là ça commence à se voir assez ouvertement. 98 % du temps, ça veut dire "militant payé par tes impôts pour passer dans les media".
  8. Rincevent

    Gilets jaunes

    Heureusement que le gouvernement est là pour nous protéger des fake news ! Qui parlait du candidat des media déjà ?
  9. C'est beau, la jeunesse. Je viens de compter (par ordinateur interposé), j'en ai plus de 5700, dans plus de 400 sous-dossiers, pour un total dépassant 18 Go. Il va de soi que tout est parfaitement légal, circulez y a rien à voir, car ce ne sont pas ces droïdes qu vous cherchez.
  10. Ah, j'ai enfin remis la main sur ma référence. C'est Garett Jones (Mercatus Center, George Mason University ; bref, il est de la famille libérale) qui a pas mal travaillé dessus. Par exemple (ce qui vient soutenir la réponse courte que je t'avais faite, en détrollant largement son ton) : http://evonomics.com/do-immigrants-import-their-economic-destiny-garrett-jones/ On notera au passage que l'article mentionne, entre nombreuses autres références, un papier de référence intitulé "Does Social Capital Have an Economic Payoff", parce que, au risque de me répéter, le capital social, c'est important. Et il cite à nouveau Max Frisch, d'ailleurs.
  11. Heu, jusqu'à la Révolution Industrielle, en gros, si (et même encore certains après). Tu nous donnerais des contre-exemples ?
  12. On peut aussi comprendre que ça provoque des réactions (pour rester poli), et qu'elles sont légitimes (question d'antériorité, tout ça). Le conatus, ça te dit quelque chose ? Tu veux vraiment qu'on parle des anciennes colonies de peuplement qu'étaient les Etats-Unis, l'Australie et de très nombreux d'autres ? Comme tu m'as lu attentivement, tu sais que je suis tout à fait en faveur de la liberté de circulation, que ce soit pour visiter ou pour travailler. Il arrive aussi que l'on passe d'un prénom "de là-bas" à un prénom "d'ici" par homophonie. Krishnen peut devenir Christian, Demba peut devenir Damien ou Denis, Sekou peut devenir Serge, Faïza peut devenir France, Keshia peut devenir Cassandre, Nasha peut devenir Nathalie, Zahira peut devenir Sandra... Et on peut même prendre un prénom qui n'a rien à voir : Nelson n'était pas le prénom de naissance de Mandela (c'était Rolihlala). C'est le cas le plus courant, et d'assez loin (et pas seulement chez les asiatiques, où les sonorités des prénoms sont aussi très différentes). Oui, c'est en gros la différence que je fais entre les travailleurs étrangers et les immigrés. Tu fais bien de préciser "un certain islam". Pour ma part, si un néo-motazilite veut venir dans un pays d'Occident, je n'ai aucun problème (et d'autant moins qu'il a toutes les chances d'être plus ou moins persécuté dans son pays d'origine). Si un wahhabite veut venir, ce serait positif qu'il soit refoulé. Entre les deux, il y a une infinité de nuances, qui trouveront leur place (l'ingénieur malien soufi), ou pas (l'exciseuse érythréenne). Ce n'est donc pas tellement un problème de religion (une religion, ça se réforme, et on peut même l'abandonner, normalement), mais une question de valeurs et de culture. Il me semble important de faire une distinction radicale entre d'une part les types assez intelligents et assez tolérants pour s'adapter, et d'autre part les types qui croient qu'ils pourront continuer à vivre ici (avec des voisins différents) en se comportant comme dans leur bled paumé (où ils ne déparent pas d'avec leurs voisins), voire pire encore, comme des déracinés sans culture ni civilisation. Si la sous-culture gangsta/ghetto a réussi a conquérir tant de cœurs naguère, et si la sous-sous-culture wahhabite réussit à le faire aujourd'hui, malgré leur culte de la médiocrité crasse, c'est bien qu'il ne restait plus grand chose de la culture originelle de ces familles pour y faire obstacle. Plutôt comme l'huile et le vinaigre. Puisque "proximité + diversité = tensions", la manière la plus simple de diminuer la tension, c'est de limiter la surface de contact. Mais ce n'est pas ce que tu voudrais quand tu cherches à faire de la mayonnaise. De fait, ça n'a pas l'air de fondre plus vite. Je n'ai pas souvenir que les descendants de Polonais ou d'Italiens aient posé tant de bombes problèmes. Je n'ai pas souvenir non plus que beaucoup de descendants desdits immigrés aient régulièrement sorti le drapeau de leur pays d'origine lors de manifestations publiques (oui, faire une telle chose relève de la liberté d'expression, mais non ce n'est pas un signe d'intégration, et non ça n'a pas vraiment pour effet d'aider le reste du pays à les considérer comme des compatriotes bienveillants). Si tu as les références de ces études, ça m'intéresse fichtrement. C'est une solution très pertinente. En Suisse, on ne peut obtenir d'autorisation de séjour que si l'on est sponsorisé par son futur employeur (pas de jure, mais de facto), ou sa famille déjà résidente depuis longtemps, ou si l'on fait la preuve que l'on dispose de moyens financiers suffisants pour vivre sur place (avec le niveau de vie et le niveau des prix suisses, ce qui n'est pas rien) ainsi que d'une assurance maladie et accidents tous risques. Et d'ailleurs, ces autorisations de séjour sont délivrées (ou refusées) par les cantons, pas par le fédéral. Restreindre les droits d'autrui non, mais être xénophobe par défaut, c'est hélas la nature humaine, car précisément tu ne sais pas ce qu'il te veut. Voilà. Comme je le disais ailleurs, la force des libéraux, c'est que nous savons que les problèmes économiques sont très faciles à résoudre ; la faiblesse des libéraux, c'est que par facilité nous ne voyons pas toujours que tous les problèmes ne sont pas économiques. T'as vu, c'est cool, la morale kantienne ; on peut faire la leçon.
  13. Oui, c'est un gros mémoire de M2, ou une bonne première partie de thèse.
  14. L'ancien premier ministre polonais pendant 7 ans, souvent salué comme un grand libéral. Sous son mandat, les dépenses publiques ont un peu baissé (par rapport au PIB)... après avoir augmenté les trois premières années. Et aucun impôt n'a baissé non plus, tandis que l'administration a pas mal recruté. Il avait l'intention d'interdire les jeux d'argent en ligne, et ne comptait pas dépénaliser le cannabis. Au moins, il n'a fait pas acheter des milliards de vaccins contre la grippe aviaire en 2009 ; je suppose que c'est ça qui doit faire de lui un grand libéral, avec le fait qu'il a repris les lunettes de Jaruzelski pour souder la Pologne à l'UE. Je me demande bien pourquoi son parti a été laminé aux élections de 2015, tiens.
  15. Quelle différence tu fais entre les deux ? Inflammable est une sous-catégorie de combustible (je pense à la cire d'une bougie, qui ne brûle pas à l'état solide sans mèche, et qui est donc combustible mais pas inflammable), ou bien c'est autre chose encore ?
  16. On fait un lexer/parser un peu évolué (i.e. pour ceux qui nous lisent, pas seulement compter les mots, mais aussi identifier et compter les syntaxes locales / les expressions), on y passe des trouzaines de livres, et on fait du clustering un peu guidé sur le résultat. C'est à peine une petite thèse de doctorat, je pense.
  17. Il y en a même à qui c'est arrivé plusieurs fois en quelques générations.
  18. Rincevent

    Salaire complet

    Oh oui @Tesla, mets-toi en contact avec @Hobbart pour en faire un article pour CP !
  19. Rincevent

    Gilets jaunes

    Et entre la nation et le communautarisme, quelque soit la forme de ce dernier, toutes choses égales par ailleurs, mon choix aussi est aussi vite fait. L'Empire Ottoman ne me semble pas constituer un modèle de pays qui fonctionnait, ni en termes économiques, ni en termes de paix civile. Ça ne me semble pas pertinent de faire un parallèle entre une monnaie, élément sonnant, trébuchant et comptabilisable ; et une nation, qui est avant tout une représentation, une idée des rapports que l'on entretien avec certaines personnes. Une réflexion assez judicieuse. Et comme je le disais plus haut, c'est un peu celle à laquelle a abouti Finkielkraut.
  20. Elle a un prénom français. Alors que Sarkozy a appelé sa fille s'appelle Giulia, ça la fiche mal pour un type qui se targue de patriotisme.
  21. J'aurais pris un passeport non suisse, qu'on m'aurait reproché "t'es pas cohérent, c'est pas le même pays". Aux USA, la plupart des immigrants illégaux sont dans la catégorie "criminal", à part ceux qui restent dans le pays après expiration de leur visa. Je reconnais que c'est subjectif, dit comme je le dis, mais l'analyse des prénoms est pourtant un lieu commun des sciences sociales. Il s'agirait plutôt de choisir entre sa mère et sa femme. Je suis... un peu estomaqué par un tel message venant de toi. Est-ce que ça a une vocation descriptive, ou normative ? (Je n'ose pas te rappeler le deuxième alinéa du paragraphe 2241 du catéchisme de l'Eglise Catholique, je crois qu'on en est plus là.) Quand un industriel arrive dans ton voisinage et commence à le modifier, ou quand un type entreprend de construire un immeuble devant chez toi et qui te bouche la vue, tu peux ester en justice, dans les pays de droit commun. Inversement, quand un type s'installe à côté de ta ferme, il ne peut pas légitimement porter plainte pour faire tuer ton coq qui chante tous les matins à l'aube. Parce qu'il y a un truc important qui s'appelle l'antériorité. De fait, les Suisses ou les Emiratis ne se plaignent pas trop de leur status quo (et je n'en déplore pas le résultat) ; en revanche, les Français se plaignent beaucoup de leur status quo, parce que figure-toi que ce n'est pas du tout le même. Pour ma part, je ne dis pas autre chose : le capital social, comme tout capital, ça s'entretient. Pas de liberté sans capital social, à petite et à grande échelle. Il y a un philosophe qui a décrit l'état des humains totalement dépourvus de capital social : c'est l'état naturel de Hobbes. Et la réponse, prévisible, est : un Etat total. Plus le capital social cumulé est important au niveau local comme aux niveaux plus élevés, moins l'Etat a de légitimité à glisser ses tentacules dans des interactions sociales qui sont fonctionnelles (c'est la vision suisse), et plus les locaux ont de ressources pour lutter contre l'extension indéfinie de l'Etat (c'est l'idéal jeffersonien des petites communautés soudées autour d'un consensus social fort, et reliées entre elles par le marché libre ; un idéal qu'a aussi décrit Tocqueville suite à son voyage en Amérique). Un des résultats les mieux étayés dans le domaine, c'est que l'immigration effrite le capital social. Ça peut valoir le coup, si l'immigré finit bien intégré et finit par contribuer autant que les autres à l'entretien du capital social local, mais 1- on n'a pas le droit de dire que ça se fait sans douleur et sans cramer au moins temporairement du capital social, 2- parfois ça rate, tout bonnement, 3- ça ne marche que si la proportion d'immigrés à intégrer est restreinte. Passer toutes ces considérations sous le tapis, c'est soit ne pas avoir la moindre idée de ce qu'est réellement un immigré (hint : ce n'est pas qu'un travailleur étranger), soit ne pas comprendre que seules les sociétés à haut capital social peuvent être libérales (ou bien ne pas vouloir comprendre). Je crois que tu pointes là, fort justement, une confusion bien trop courante. Être un travailleur étranger, un expat' passant quelques années dans un pays en attendant le suivant, ça n'a rien à voir avec être un immigré, vouloir créer des racines dans un pays et souhaiter que tes enfants grandissent en son sein. Et comme je l'ai précisé plusieurs fois, le premier pose assez peu de problèmes (quitte à ce qu'il reste dans ces foyers Sonacotra de luxe que sont les quartiers d'expats et leurs bars branchouilles), le second ne peut en aucun cas être traité de la même manière. C'est amusant, parce que quand tu vis dans un centre-ville, tu croises deux minutes un étranger qui passe l'aspirateur dans ton bureau, tu parles vingt secondes à un autre étranger qui te sert ton brunch, tu travailles avec un troisième étranger qui a un bac+5 et qui sera dans un autre pays d'ici trois ans, mais concrètement, tu ne fréquentes pas vraiment un échantillon représentatif des étrangers et des immigrés dans le pays. De l'autre côté, Roberto qui vit à Champigny ou Michel (que ses parents appellent encore Bao) qui habite Aubervilliers, vivent concrètement avec ces mêmes étrangers qui te permettent d'avoir un bureau propre et l'estomac plein : ce sont leurs voisins (et surtout ils subissent ceux de leurs enfants qui posent problème). Tu vois la différence ? Malik se traduit très bien en Régis, ou Nejma en Stella (ce sont des cas réels). Et mon grand-oncle Isha est devenu Jean. Oui, les prénoms d'intégration (Sonia, Rayane...). J'y vois plutôt un bon signe, au moins c'est un début. Tu t'es déjà demandé pourquoi ? Si ça marche dans un quartier, tant mieux, admettons. Mais ça me semble difficilement généralisable, si j'en crois une Cynthia Farahat. Sans précédent peut-être, mais sont-ils comparables à ceux du dernier demi-siècle ? Ça prend en compte ou non qu'un tiers des Polonais et deux tiers des Italiens sont finalement rentrés dans leur pays respectif parce qu'ils n'ont pas réussi à s'intégrer ? L'existence d'institutions libérales est-il indépendant de la culture ? Y aurait-il déjà eu, dans le cours de l'Histoire, des arrivées massives d'étrangers provoquant un changement profond d'institutions ?
  22. Rincevent

    Gilets jaunes

    Excellente remarque.
  23. Rincevent

    Gilets jaunes

    C'est ce qui existait avant la nation, parce que ça a probablement quelque chose de naturel (une conséquence de l'homophilie génétique, je suppose). Et niveau société ouverte et pacification des rapports inter-groupes, on a vu à quel point ça a été un succès.
  24. Rincevent

    Gilets jaunes

    Rien n'oblige personne à faire partie de l'élite : les gens qui font des grandes écoles et passent de grands concours auraient tout à fait pu faire le choix devenir ouvrier ou secrétaire. Inversement, le fait de se représenter comme "nation" (ce qui a été le cas de la France pendant longtemps) suppose entre autres que les élites font aussi partie de cette nation (alors que la noblesse, surtout la haute noblesse, était transnationale), ce qui permet aux gens de la base d'accepter les élites comme légitimes, en supposant que ces élites œuvrent au moins un peu pour les autres membres de la nation plutôt que pour leur gueule ou leur milieu social uniquement. Je comprends aisément pourquoi l'idée de nation a perdu tout son charme (en Europe en tous cas ; ailleurs, elle est encore présente) ; mais ce à quoi on assiste, ce sont très exactement des symptômes et des conséquences naturelles de cet effacement de l'idée de nation. Je doute qu'on ait gagné au change.
  25. Rincevent

    Gilets jaunes

    Ça s'est fait progressivement. Si tu veux avoir une étude du phénomène en bonne et due forme (qui plus est, réalisée par un libéral), tu peux lire l'excellent "Coming Apart" de Charles Murray ; puis tu peux ajouter 5 ou 10 ans de décalage pour la France. https://www.amazon.fr/Coming-Apart-State-America-1960-2010/dp/030745343X/ Faut voir le public de Dieudonné et Soral, aussi. On n'est pas vraiment dans l'élite cognitive.
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