Aller au contenu

Rincevent

Membre Actif
  • Compteur de contenus

    66 232
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    160

Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. En effet, ce n'est pas le genre de production de Riocreux. De mémoire, elle est agrégée de grammaire, spécialiste de l'analyse lexicale, mais pas journaliste (ni méta-journaliste). La dernière bonne enquête méta-journalistique que j'aie lu, c'était "La Face cachée du Monde", mais ça manque pas mal d'actualité... (Enfin non, la dernière, c'était "La Vie sexuelle des magazines", mais c'est une enquête sur un petit détail seulement).
  2. Je sais bien. Mais le Friedman des 2000's n'était plus celui des 70's, qui n'était plus non plus celui des 40's.
  3. Il me semble qu'il voyait le monopole public sur la monnaie comme un truc politiquement inévitable de son vivant, et donc une banque centrale gouvernée de manière monétariste comme un second best. En même temps, il a énormément varié tout au long de sa vie, donc il faut aussi se demander de quel Milton Friedman on parle.
  4. On avance. Très intéressant, ma foi. C'est passionnant, en fait ! Le seul bémol : le texte (ou en tous cas la partie que tu cites) n'explicite pas ces facteurs sociaux. Merci beaucoup pour la citation. Je vais voir si j'ai le temps de parcourir le document originel, tu as un lien ?
  5. Ce qui n'est pertinent qu'aux yeux de ceux qui voient les idées politiques comme des maladies transmissibles par contact.
  6. Il semble qu'on ait moins de données sur les femmes homos, d'une part parce que le désir féminin est nettement plus complexe, et d'autre part parce que la zone grise est nettement plus vaste chez les femmes. Les préférences sexuelles des hommes sont assez rigides, celles des femmes sont assez souples (et c'est pareil chez pas mal d'autres mammifères d'ailleurs). Je ne demande à personne ni d'être impressionné, ni même de me prouver que j'ai tort. J'ai demandé à ce qu'on apporte des chiffres au débat. Tu en as ?
  7. Dans un texte de 1977 intitulé "Do you hate the State?", Rothbard se livre à un de ses vices, à savoir purger les impurs à une expérience de pensée pour distinguer les "abolitionnistes" (dont il se réclame) et les "gradualistes" (qu'il dénonce). La phrase pertinente est la suivante (la traduction est mienne) : "L'abolitionniste est du genre à appuyer sur le bouton [NdRincevent : au sens où il n'hésite pas un seul instant à le faire], il se ferait des ampoules au pouce à force de pousser le bouton qui abolirait immédiatement l'Etat, si un tel bouton existait". Évidemment, Tonton Murray précise qu'un tel bouton n'existe pas, mais que ça résume l'attitude de l'abolitionniste : l'abolitionniste voit l'Etat comme un "ennemi mortel, qui doit être tailladé à chaque fois et à chaque instant où cela est possible" et "doit saisir toutes les occasions de sabrer l'Etat", parce qu'il "ne peut pas imaginer de faire face ni à un bouton ni à aucun problème concret avec un aride calcul coût-bénéfice. Il sait que l'Etat doit être réduit aussi vite et complètement que possible. Point barre.". (Ce sont d'autres citations du même texte).
  8. Techniquement, LaurentC explique qu'il faut la quitter indviduellement, pas l'abolir. Par contre, l'expérience de pensée du "gros bouton rouge" de Rothbard entre tout à fait dans ce genre de considérations.
  9. Je ne suis pas un érudit (là, il faudrait plutôt demander à @Lancelot), mais (pour reprendre cette vénérable expression) un honnête homme soucieux de me faire une culture solide sur des domaines scientifiques en pleine effervescence, et qui ont une grande importance. Il semble que certains n'aient pas ma curiosité, et c'est dommage. A la limite, je les comprends, on n'a que 24 heures dans une journée ; mais pour s'exprimer sur certains sujets, il est bon de ne pas ignorer ce qui s'y dit de sérieux.
  10. Ayant visité une usine de chocolat, je peux attester que ce ne sont pas des marmottes qui mettent le chocolat dans le papier alu (et je peux sans doute trouver des faits similaires sur toutes les usines de chocolat du monde). Tu vois, c'est facile de réfuter une hypothèse fantaisiste, il suffit d'apporter des faits. C'est sans doute aussi facile à récuser avec des faits. Par ailleurs, ce que tu mentionnes est de l'ordre de la rumeur, de la croyance ("ça se passe sans doute comme ça, agissons en conséquence"), pas de l'hypothèse ("pour essayer de comprendre comment ça se passe, supposons que ça se passe comme ça, et tentons de collecter des faits qui pourraient confirmer ou infirmer cette hypothèse avant d'agir"). Je ne te cache pas que je serais ravi qu'on me prouve que mon hypothèse est fausse, parce que ça voudrait dire qu'on a apporté assez de chiffres et de faits pour aboutir à cette conclusion. Je ne subis pas les conséquences d'hypothèses, je subis les conséquences de l'interaction entre des croyances erronées et un principe injuste de culpabilité collective. Pour ma part, j'ai explicitement rappelé que les homosexuels n'étaient pour la plupart pas pédophiles, tout comme les hétérosexuels n'étaient pour la plupart pas pédophiles (en rappelant qu'en fait fort peu de choses différenciaient homos et hétéros). Les homosexuels n'ont pas à être condamnés en groupe pour les agissements de brebis galeuses, et il est bon que les premiers rejettent publiquement ces derniers, ce qui semble être ta position. Ce que sous-tend mon hypothèse, comme tu as pu le lire, c'est que le problème vient non pas des homosexuels, mais du fait que l’Église ne s'adresse pas à eux aussi explicitement qu'aux hétérosexuels. J'espère que c'est plus clair pour toi formulé ainsi.
  11. Tu me rassures. C'est peut-être spécifique à la certains coins (je pense à la région parisienne), et/ou aux ZEP et quasi-ZEP (où les jeunes profs sont généralement affectés en nombre, et où les conditions font qu'ils cherchent souvent à en partir dès qu'ils ont accumulé assez de points, avec comme conséquence un très faible nombre de profs à l'ancienne pour les recadrer).
  12. Comme tu m'as lu très attentivement, tu as pu remarquer que je demande des chiffres, afin de confirmer ou d'infirmer une hypothèse. Tu en as ?
  13. Tu veux vraiment qu'on tape dans la littérature scientifique ? Va lire Gaddam et Ogas (et leurs 80 pages de bibliographie), et puis on en reparle.
  14. C'est méchant pour @Johnathan R. Razorback.
  15. Hé, pourtant Hollande a réussi à terminer de crever la démographie française !
  16. Oui, ou de remettre en route la démographie. Je ne suis pas étonné que ce fantasme du remplacement ait été formulé par un type sans enfants.
  17. Je faisais ailleurs cette distinction entre philosophie politique et analyse politique. La philosophie politique a davantage vocation à traiter de conceptions de la justice, quitte à inviter par endroits des arguments conséquentialistes (au fond, le droit naturel est aussi bon parce que ses conséquences sont bonnes). L'analyse politique a davantage vocation à être centrée sur les conséquences des choix politiques (positionnement, décisions), tout en restant orientée dans l'ensemble selon la direction que désigne la philosophie politique. Vouloir d'une philosophie politique en se privant d'analyse politique, c'est vouloir être un sage tout en restant assis et muet. Se livrer à une analyse politique sans philosophie politique, c'est être un con en marche. Le dernier méprisera toujours le premier, voire l'ignorera ; le premier jalousera toujours le dernier, voire élaborera une théorie pleine de ressentiments à son encontre.
  18. Moi qui croyais que le libertarianisme thin s'était toujours explicitement désintéressé de la morale, la laissant à l'appréciation individuelle ? Par ailleurs, énormément de libéraux ont été utilitaristes : toute l'école anglaise, toute l'école de Chicago, et même Mises, ça fait du monde. Enfin, il y a aussi plein de libéraux qui sont conséquentialistes sans être utilitaristes (on peut sans doute classer Hayek parmi eux, et d'autres).
  19. Je crois que tout le monde ici est d'accord sur le fait que, comme la plupart des hétéros, la plupart des homos ne sont pas pédophiles. Par contre, ça ne devrait pas nous empêcher de nous demander si les affaires de pédophilie dans l'Eglise concernent plutôt de petits garçons ou de petites filles (c'est une vraie question, je n'ai pas de chiffres et j'aimerais en avoir). L'enseignement de l’Église étant marqué, pour des raisons historiques, par le détournement du regard sur l'homosexualité, il n'est pas impossible que les gens qui ont couvert les pédophiles dans l’Église aient plus volontiers couvert les pédophiles homosexuels qu'hétérosexuels (et du coup, il est amplement temps que la discipline interne de l'institution soit aussi explicite et aussi rude pour les premiers que pour les derniers).
  20. Les hommes homos, au fond, sont câblés pour avoir les mêmes repères visuels que les hommes hétéros, c'est juste qu'ils désirent non pas une femme qui ait ces repères visuels, mais un homme. Regarde un peu l’œuvre de Tom of Finland : là aussi tu verras une très forte insistance sur les culs rebondis et les poitrines saillantes (messieurs qui faites de la muscu, quand vous travaillez à avoir des pectoraux massifs, tenez-vous pour dit que ce ne sont pas les femmes à qui vous allez le plus plaire en faisant ça). Et sur la jeunesse aussi, d'ailleurs (coucou @Lancelot, elle avance bien ta revue de la littérature ?). Bref, l'explication est que le câblage est le même, il n'y a qu'un seul module qui est branché différemment (celui désignant l'objet du désir, câblé pour désirer un homme plutôt qu'une femme). La formule consacrée en salle des profs étant "tu ne t'es pas accompli en tant que prof tant que tu n'as pas couché avec une élève". C'était plutôt des jeunes profs aussi, en effet. La question étant : est-ce que les vieux profs finissent par appliquer assez de pression pour les jeunes pour parvenir à les sortir de leurs voies perverses ? Ou bien est-ce que c'est générationnel et que des gros dégueulasses sont là pour rester ? Ou encore, est-ce que c'était tacite chez les boomers, et que les jeunes ne font que dire à voix haute ce qui s'est toujours prôné à voix basse ?
  21. Bah, Thatcher avait raison (comme souvent). Tant qu'il s'agissait de créer un marché commun par la CEE, une zone de libre-échange, l'approche était libérale. Dès qu'il s'est agi de créer des politiques communes, genre avec un Parlement élu avec des pouvoirs législatifs (en gros, 1979), c'était tout pourri.
  22. Les espèces à stratégie K ont une descendance peu nombreuse, mûre tardivement, et dont il faut par conséquent beaucoup s'occuper. Conséquence de quoi, il est attendu que le père participe à ces soins directement (en les prodiguant) ou indirectement (en fournissant les ressources nécessaires à la mère et à la progéniture), ce qui implique une relation relativement stable entre le père et la mère. Or, pour avoir une descendance nombreuse quand les femelles sont prises de manière durable, il faut s'intéresser en priorité aux plus jeunes, celles qui sont tout juste devenues nubiles, de manière à bénéficier de l'intégralité de ses cycles d'ovulation. Donc, seront favorisés ceux des mâles qui seront éphèbophiles. Pour comparaison, chez les bonobos, les mâles s'accouplent volontiers avec n'importe quelle femelle nubile, quelque soit son âge (et les couples ne sont tellement pas stables qu'ils n'existent pour ainsi dire pas). TL;DR : l'éphébophilie est la conséquence naturelle du long-termisme.
  23. Tiens, je ne savais pas. En même temps, c'est cohérent avec l'affaire de ses dick pics. Recoloniser l'Afrique, un top-model après l'autre.
  24. Justement, je pense que tonton débile mental ne va pas tripoter son neveu, mais plutôt sa nièce.
×
×
  • Créer...