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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. Il n'est pas vraiment démocrate, puisqu'il assimile la révolution de l'égalité a un mouvement qui emporte tout, et que des "institutions libres" contiennent et arrêtent pour en préserver le caractère bénéfique. C'est un libéral tendance doctrinaire : son mentor fut Royer Collard, et il tient de ce libéralisme modéré, centré sur le pluralisme politique et social, les questions de souveraineté et de morale plus que sur les questions économiques. Comme le note Craiutu dans son livre sur le sujet, ce n'est pas un libéralisme classique : il y a chez eux un rôle "moral" de l'Etat qui ne le rend pas minimal.
  2. Parler de Tocqueville comme d'un socdem est un brin anachronique, voire à côté de la plaque. Il ne me semble pas avoir lu quoi que ce soit sur les thèses de Bernstein dans la démocratie en Amérique^^
  3. Non.
  4. Encore un sujet détecteur à cons.
  5. "mesure" "scepticisme"
  6. Les connards chassent en meute.
  7. C'est le primat des Gaules.
  8. En France, on a Alain Badiou, qui soutient la même position.
  9. Hourrah ! Michael Oakeshott entre à la Stanford encyclopedia of philosophy (un article très complet pour tous ceux qui veulent découvrir l'originalité de l'ensemble de l'oeuvre du philosophe et historien) http://plato.stanford.edu/entries/oakeshott/
  10. Le truc avec Cage, c'est un remake de ce film avec Christopher Lee. Attention, super branque !
  11. Si on l'avait abattu de suite, le problème de la justification de son emprisonnement ou de sa libération ne se poserait même pas.
  12. Guy Millière est un libéral de guerre froide. Le problème, il n'y a plus de guerre froide, et même durant la guerre froide, l'impérialisme atlantiste n'a pas toujours été une excellente idée, que ce soit pour les USA ou pour ses alliés. Edit : je précise que je suis un peu ironique. Je ne suis pas sûr que GM accepte facilement l'étiquette (même si celle-ci correspond parfaitement à l'esprit de la première génération néoconservatrice).
  13. C'est tout bonnement la classe à Dallas.
  14. La falsification oui, mais uniquement gratuite, laïque et obligatoire.
  15. Bon je crois que je vais plutôt aller traîner mes guêtres ailleurs.
  16. A quel historien penses-tu ?
  17. Parce que la plupart des historiens marxistes se retrouvent sur l'autonomisation capitaliste de la société commerciale (et donc, la révolution dans cette interprétation, si elle est bourgeoise, elle est forcément capitaliste).
  18. Si on se contente de regarder les chiffres, c'est l'article le plus lu du jour.
  19. Un problème avec les noms à rallonge ? En l'occurrence, TDK n'est pas notaire.
  20. J'ai terminé ce we l'essai de l'historienne marxiste (récemment décédée) Ellen Meiskins Wood L'origine du capitalisme. EMW avait suscité mon attention avec le second tome de son Histoire sociale de la pensée politique occidentale, parce qu'elle soutenait une thèse assez étonnante pour une marxiste : après une étude comparative entre France et Royaume Uni, elle soutenait que la révolution française avait été bourgeoise, mais pas capitaliste. Le but de la bourgeoisie révolutionnaire n'était pas tant de libéraliser que de s'approprier le pouvoir politique (en insistant sur la carrière ouverte aux talents), qu'elle décrit comme un système d'exploitation par l'impôt (des paysans) et de corruption clientéliste des élites (par les charges publiques) créé au XVIe siècle environ. L'origine du capitalisme est une explication détaillée de sa position (qui s'inspire bcp de celle d'un autre auteur marxiste R Brenner) : en gros, en cela fidèle à la théorie marxiste dans le champ historique, elle définit le capitalisme comme la société de marché généralisée (McPherson), cad la situation sociale où les agents économiques dépendent pour leur subsistance du marché concurrentiel uniquement. Son origine est classiquement attribuée à l'autonomisation puis à la prééminence du commerce et de ses modes de fonctionnement, le tout ayant son origine dans les villes de la fin du moyen âge. En d'autres termes, il s'agirait d'une pratique sociale immémoriale (le commerce) qui aurait pris son envol avec la fin de la féodalité et la naissance des villes. EMW soutient que cette thèse classique est fausse, et ne met pas assez en valeur la rupture entre l'économie antérieur au capitalisme. Pour elle, comme pour Brenner, les origines du capitalisme sont agraires, et trouvent leur source dans la constitution d'un marché au sens moderne dans les campagnes anglaises de la fin du moyen âge. Lecture intéressante, qui cherche aussi à expliquer l'intégration des élites et la différence de physionomie entre l'État français et britannique.
  21. Ah ces teen libertarians...
  22. Sinon une analyse un peu détaillée de l'Europe face à la crise des migrants par Open Europe http://openeurope.org.uk/today/blog/no-european-solution-on-the-migration-crisis-in-sight/
  23. On peut imaginer qu'on a pas tous les mêmes critères pour évaluer ce qu'est un "bon" politicien : Balkany et Carignon sont des pourris, mais ils rétribuent suffisamment leurs clientèles respectives pour qu'elles continuent à voter pour eux. Sinon on peut être un coureur, addict et proche de la mafia tout en étant adulé, voire admiré pour sa capacité à empêcher la guerre par exemple (Kennedy et la crise de Cuba).
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