-
Compteur de contenus
12 971 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
52
Tout ce qui a été posté par F. mas
-
-
https://www.youtube.com/watch?v=zdJcFIrp_TE
-
Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres
F. mas a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Action !
Très bon article sur les frères Coen en effet. Il y aussi plein de trucs intéressants en ce moment sur le site de la FEE. Par exemple un article de N Bouzou sur le terrorisme et son impact http://fee.org/anythingpeaceful/terrorism-makes-headlines-but-the-world-is-safer-than-ever/ ou encore cette déclaration de J Cleese sur le politiquement correct http://fee.org/anythingpeaceful/monty-pythons-john-cleese-on-offense-criticism-and-comedy/ -
"audacieuse" C'est quand même l'une des premières choses qu'on apprend, même en terminale, sur le sujet... Genre celui qui invoque la prudence chez Aristote ou la vainglory chez Hobbes sont des esprits audacieux...^^
-
Bon, Gio, je te charrie un peu. Les auteurs que tu cites ne sont pas vraiment connus pour être des connaisseurs du sujet. J'ai plutôt tendance à m'intéresser à l'avis des spécialistes et de Platon, et du totalitarisme pour avoir un avis éclairé sur le sujet, et non à des pamphlétaires, des journalistes ou des écrivains politiques. Sur Platon, la liste est longue, et connue des spécialistes (Robin, Dixsaut, Jaeger, Heidegger, Canto, Rosen, etc.). On ne va pas tenter de comprendre l'oeuvre d'Hayek en interrogeant un chroniqueur de bfm, même si cet auteur est censé apprécier Friedrich. On ne va pas tenter de comprendre la théorie des cordes en regardant e=m6.
-
Si demain Cyril Hannouna parle de Platon, on est obligé d'en tenir compte ?
-
-
Bon, merci de confirmer ce que j'avance. Aucun intérêt pour le sujet en question.
-
"totalitarisme"
-
Oui, je ne savais pas que Bastiat pensait que Platon était un auteur totalitaire. Pour le coup, chapeau la clairvoyance !
-
Qui ?
-
Dans l'absolu. Ah si, on peut dire du mal de Platon, encore faut-il en dire du mal intelligemment, par exemple en l'ayant lu et compris (au minimum). Castoriadis ou Arendt, ça me va comme critiques par exemple. Je ne les suis pas forcément, mais au moins, c'est solide. Popper s'aventure dans le domaine de l'éthique, de la science politique et surtout des textes classiques sans être un spécialiste (il est bien meilleur en épistémologie/philosophie des sciences).
-
Comme quoi aux âmes bien nées...
-
https://www.librairie-obliques.fr/livre/658001-la-correspondance-strauss-voegelin-1934-1964--leo-strauss-eric-voegelin-vrin
-
?
-
HS
-
Sur Platon il n'est pas bon.
-
Mmm... "Qu'est-ce que la philosophie politique ?" me semble bien.
-
Ce que Voegelin, comme par exemple un Strauss, critique, ce n'est pas le rationalisme au nom de "l'ordre des anciens", mais l'incapacité du rationalisme moderne à comprendre celui classique et à apporter des solutions à sa crise contemporaine car incapable de se projeter en dehors de lui-même. C'est de là qu'apparaît la nécessité de repenser la science politique en revenant à sa tension première, son origine contingente dans la cité et son aspiration à l(éternité (ou en termes kantiens à la transcendance). Pour Voegelin, on fait de la phénoménologie des représentations, pour Strauss, on revient au naturalisme de la tradition philosophie socrato-platonicienne. Les tentatives de ressusciter le rationalisme classique (Aristote) est aussi tentative de décentrement : il s'agit d'observer de loin comment le monde moderne s'est constitué et d'expliquer ce qui a merdé, éventuellement en refondant ses bases, dans le projet moderne. Car il n'aura échappé à personne que le rationalisme moderne est mort quand même quelque part au milieu du XXe siècle, après une grosse crise au 19e : pour Strauss, la philosophie moderne est une succession d'échecs que la génération précédente à chercher à colmater en vain jusqu'à la crise finale de la raison elle-même. Pour Voegelin, restaurer la science politique classique, ce n'est pas revenir à l'histoire des animaux ou à la phlogistique : son but est aussi de sortir du positivisme ambiant des sciences sociales de l'époque (et de son pendant naturel, l'historicisme, que ses versions soient hégélienne classique ou marxiste). Blumenberg répond à Schmitt de manière cristal clear, et son dépassement le situe au sein du débat sur la sécularisation : la Modernité a sa propre légitimité et n'a pas besoin de se référer à une quelconque théologie politique pour être intelligible. Par exemple, qu'est ce qui permet d'affirmer que le but de ma modernité (ou du moins de ceux désignés comme gnostiques) est d'accomplir le paradis sur terre plutôt que de s'en détourner pour jouir des biens d'ici bas ? Comment trancher entre les deux options ? Et pourquoi vouloir saisir la Modernité à travers la religion seule ? Et si ça en effaçait la spécificité ? Le nazisme, c'est une religion séculière ou au contraire un épiphénomène de la sortie de la religion, de cet entre deux entre foi sans religion et massification sans perspective religieuse ? Bon après le big problem de la sécularisation, on peut éventuellement évoquer le big problem de la raison et de la rationalité, et de ses sens variés chez les classiques, les modernes, les scolastiques et sur liborg Hayek est influencé par Oakeshott (dont il a suivi les cours), mais Oakeshott lui-même n'aborde pas le projet moderne comme les autres auteurs, et se situe plus du côté de Hegel et des idéalistes anglais (Bradley) (on le sent quand même influencé par les partisans de la sécularisation du christianisme : cf politics of faith) : du coup sa critique est plus "communautarienne" : le rationalisme en politique est un style de politique qui apparaît dans des circonstances historiques particulières, qui prétend à l'universalité par l'abstraction sans vraiment l'atteindre, et repose sur une conception désenchassée de la nature humaine qui est tout bonnement fausse. Enfin, tout ça, se sont de bonnes lectures. C'est bien. Je viens du coup de remettre le nez dans la nouvelle science du politique (je crois que ça fait bien 10ans que je ne l'avais pas ouvert).
-
La querelle de la sécularisation a traversé tout le 20e siècle, et si le problème théologico-politique se résumait à la transmission mécanique du religieux au séculier, l'affaire serait assez simple. Schmitt, Barth, Benjamin, Lowith, Strauss, Arendt, Buber,et of course Blumenberg entre autres se sont pressé le citron sur le sujet et ama reprendre la thèse paresseuse qui veut que la Modernité soit une sorte de version allégée du monde de la théologie ne tient pas debout (en tout cas, ce n'est pas démontrable) que ce soit pour en dire du bien (comme Carl Schmitt) ou du mal.
-
Ben voyons.
-
Je te rassures, ce n'est pas ce que dit Voegelin. L'immanentisation de l'eschaton, c'est une critique de l'historicisme, en particulier celui du marxisme. Un peu dans la même veine que K Lowith
-
Je tiens à préciser que je suis un inconditionnel de Peter Cushing, en particulier dans ses films de la Hammer.
