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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Cette histoire du malfaiteur est hautement trompeuse même si techniquement correcte. Que quelque chose soit légitime dans un cas particulier n'implique pas que ça soit légitime de l'appliquer de manière indiscriminée. Or s'agissant du contrôle des frontières il s'applique bien à tout le monde par principe. Dit autrement il traite tout le monde comme des malfaiteurs par défaut.
  2. contrôles à la frontière...
  3. Donc merci de confirmer que la restriction de l'immigration est illibérale, et qu'il faut dénoncer le virus mental qu'est la métaphore du "c'est chez nous" qui sert à la justifier. Non la France ce n'est pas comme chez moi, non le peuple français ce n'est pas comme ma famille, non je n'ai aucune légitimité à contrôler ce qui se passe chez mon voisin sous prétexte que c'est un français ou que ce n'en est pas un. Ces raccourcis collectivistes ne servent qu'à obscurcir le raisonnement.
  4. En l'occurrence on parlait bien de fermeture des frontières justifiée par le "c'est chez nous". Puis quand il a été souligné que c'est un très mauvais argument on a des réactions effarouchées sur le mode "chez nous ça veut juste dire qu'on est attaché au pays, rien à voir avec l'immigration lol". Puisqu'on parlait de sophisme c'est au minimum un strawman et au pire un exemple de motte and bailey. M'empêcher de recevoir qui je veux chez moi (le vrai chez moi) ou d'être reçu chez quelqu'un (son vrai chez lui) sous prétexte d'une frontière est une violation de la liberté fondamentale de circulation, qui est un fondement du libéralisme. Vrai/Faux ?
  5. Ok on peut refaire le match. Ici je fais clairement référence à la résurgence des raisonnements collectivistes partout dans le spectre politique (à gauche avec notamment les quotas, à droite avec notamment la fermeture des frontières). Poil à gratter prend cette remarque uniquement pour le racisme de droite et balance la métaphore de "chez nous" pour justifier ces mesures liberticides : on est ici chez nous, il est justifié qu'on accueille ou pas qui on veut. Nick le reprend en lui faisant remarquer que cette métaphore n'est pas adaptée. En effet ce raisonnement collectiviste qui considère sa nation comme "chez nous" ne peut pas justifier d'adopter des mesures qui attaquent la vraie liberté de faire ce qu'on veut dans notre vrai chez nous, y compris accueillir et embaucher des étranger quoi qu'en pense les autres français qui sont peut-être bien "chez eux" mais pas chez eux. Mais c'est trop tard parce que la métaphore est trop tentante, et elle est immédiatement saisie et développée dans ce message. Et dans ce développement il n'est pas juste question de se sentir innocemment français et pas coréen, mais bien "d'interdire l'entrée de ta maison" donc quoi qu'on en dise on est en plein le débat sur le contrôle des frontières. À ce moment-là j'essaie à nouveau de resituer le débat en le débarrassant de la métaphore nuisible parce que je sais comment ça va finir. ... Et ça ne rate pas parce que quelques messages plus tard on utilise la métaphore pour atténuer le sens de se sentir "chez soi" par un simple sentiment en oubliant toutes les connotations de contrôle des frontières qu'elle finit toujours par impliquer. Et quand je rappelle quel était l'enjeu de la conversation à la base on m'accuse d'être obsédé et d'utiliser des sophismes. Ben désolé de faire mon Voldemort mais ça ne passe pas.
  6. Sachant que cette rhétorique du "chez soi" entraîne littéralement les gens à réclamer la limitation de la liberté de circulation, ce n'est pas de la pente savonneuse mais juste une constatation factuelle.
  7. On a bien compris ce qu'il voulait dire mais précisément il faut souligner que c'est une métaphore et qu'elle est mauvaise. Parce qu'à force de considérer le territoire français comme "chez moi" je finis par approuver des politiques aux conséquences liberticides sur mon vrai "chez moi".
  8. Un article comme celui-ci est inutile dans la mesure où "nicotine" est utilisé comme synonyme de "cigarette" (dans laquelle il y a donc de la nicotine + une tonne d'autres merdes + l'aspect comportemental et social). Si on regarde une étude qui s'intéresse purement à la nicotine : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4000725/ Sinon plus concrètement : ça existe des gens addicts aux patchs de nicotine ?
  9. Les juifs c'est comme les chinois, ils peuvent être blancs ou pas selon ce qui t'arrange le mieux sur le moment. C'est connu depuis longtemps qu'il y a une intersection non négligeable entre SJW et antisémites, ça vient en grande partie de intersectionnalité qui leur a ramené des tas de profils du genre pro-palestiniens.
  10. Visiblement un poncif que ça ne fait pas de mal de réaffirmer Pour la vérification c'est très simple : les juges (ou en tous cas des arbitres sous une forme ou une autre) ont existé avant les lois.
  11. Je n'y connais rien sur la manière particulière dont fonctionne la Cour Suprême, sa jurisprudence et son pouvoir politique, donc je ne sais pas à quel point c'est un exemple pertinent dans le débat plus général visant à savoir si la jurisprudence est une meilleure source de Droit que la loi. Mon argumentation c'est d'abord de dire que la loi ne sort (presque) jamais de nulle part, inventée de toute pièce, elle est (presque) toujours la solidification de principes qui ont émergés de la jurisprudence au fil du temps. Deux personnes ont un litige, elles vont voir un juge, le juge trouve une solution, si la solution est particulièrement satisfaisante elle tendra à être appliquée à des cas similaires. Après des milliers et des milliers de décisions on converge vers un système juridique avec des principes cohérents, et historiquement c'est à ce moment là seulement que peut apparaître la loi pour figer ces principes (reste à savoir si c'est une bonne idée ou pas). J'ajouterais à ça qu'on peut difficilement qualifier un juge de tyrannique quand il ne peut rien imposer a priori. Il n'intervient que si on fait appel à lui, ce qui est très différent d'une loi qui pour le coup a la prétention de s'appliquer à tous et de ne pas pouvoir être modifiée. De la même manière on peut toujours discuter la portée d'une décision juridique parce qu'elle est casuistique et que le même cas ne se présente jamais deux fois, tandis que la loi est universaliste et on ne peut qu'en discuter les termes. Enfin concernant la démocratie deux choses. D'une part ce n'est pas parce que les parlementaires sont élus qu'ils représentent la population j'en ai peur. Ça c'est l'image d'Épinal qu'on donne aux collégiens en ECJS. En réalité on se retrouve avec une classe de politiciens en roue libre. D'autre part est-ce qu'il est réellement souhaitable de refléter la volonté du peuple en la matière ? N'en déplaise à Rousseau le peuple n'a pas de compétence rationnelle ou morale particulière sous prétexte que c'est le peuple. De la même manière que je préfère me fier à un garagiste plutôt qu'à un référendum pour savoir ce qui ne va pas dans ma voiture, je préfère qu'on laisse la justice aux professionnels.
  12. Encore une fois je peine à suivre. Contorsionner une règle pour l'appliquer à un nouveau cas ce n'est pas créer une règle, c'est purement du positivisme légaliste (si j'ose dire) tel qu'on peut le trouver aussi par chez nous. J'ai l'impression qu'on ne parle pas de la même chose. Non sequitur j'en ai peur. Les parlementaires et les membres du gouvernement sont littéralement une élite qui peut imposer ses normes de valeur à toute la société. Que ça soit démocrate ou pas n'y change rien.
  13. L'avantage de Voltaire au moins c'est que ce n'est pas Rousseau.
  14. En même temps comment lui reprocher d'avoir été tenté ?
  15. Quasiment (précaution oratoire) toutes les règles juridiques ont d'abord été créées par des juges. Pas en tant que règles juridiques mais en tant que solutions à des cas concrets, qui ont ensuite été reprises et raffinées en se frottant à la concurrence d'autres solutions. Puis un législateur débarque et décide que telle solution est parfaite et indépassable et qu'il faut la figer dans le marbre parce... c'est comme ça et puis c'est tout. Je peine à voir le fil conducteur avec ce qui précède.
  16. La traduction littérale en français, ou comment rendre une expression encore plus conne.
  17. Ça dénote aussi une absence assez effrayante de sens politique de la part de Rama 1/2 parce qu'avoir une position originale sur la légalisation serait un bon moyen de faire parler d'elle. Là elle reste totalement inintéressante.
  18. Ce que je voulais souligner c'est que ça ne respire pas l'optimisme triomphant.
  19. Quid de tous les catastrophismes à la mode comme le réchauffisme ?
  20. Oui, invoquer ce genre de concepts n'aide pas à installer un climat propice à la discussion. C'est dommage parce que @Johnnieboy a raison sur le fond. Les immigrés nous volent notre travail, c'est de la concurrence déloyale et ce qui s'ensuit.
  21. On se bat pour savoir s'il vaut mieux ajouter un pompon rose ou un pompon bleu au dessus du tas de merde.
  22. Et voilà le cœur du problème. ... oui ?
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