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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Si on tient à garder l'EdNat, à préserver et faire fructifier le peu qui fonctionne encore, il y a deux points clé : Abandonner l'idée des 80% (ou tout autre pourcentage) d'admis au bac pour endiguer la secondarisation du supérieur et redonner de l'importance au brevet pour endiguer la collègisation du lycée. À la limite, si on veut vraiment la jouer bourrin, rétablissement du certificat d'étude. Le reste suivra mécaniquement parce que c'est la qualité des élèves qui fait la qualité d'une formation, et un élève de qualité c'est un élève qui n'est pas dans un domaine ou à un niveau où il n'a rien à foutre.
  2. Lancelot

    Jeux vidéo

    En fait c'est plutôt rigolo : ils partent du principe que les joueurs ne font pas la différence entre la fiction et le monde réel et eux-mêmes semblent avoir le plus grand mal à y arriver. Y aurait-il un lien ?
  3. La pente glissante nous semble tout à fait évidente parce que nous sommes sensibilisés, mais le mec lambda de tout à l'heure ne voit absolument pas le lien entre "empêcher les entreprises de saboter les politiques sociales en régulant leur comportement sur ce point précis" et une société orwellienne. C'est bien le problème...
  4. Lancelot

    Page Fb "les Libertariens"

    "Five exclamation marks, the sure sign of an insane mind."
  5. Quand on donne ce genre d'argument à un mec lambda, la réponde est automatique : "bah suffit de réglementer l'augmentation des prix et voilà".
  6. Diantre, ça marche, je suis sur le cul.
  7. C'est un peu la classe à la française : on a tout ce qu'il faut (ressources, patrimoine, géographie...) pour réussir très bien. On laisse tout ça pourrir ou on le saborde systématiquement. Malgré tout, on arrive à pas trop mal s'en sortir.
  8. Justement, on fait comment pour séparer une citation avec ce système ? On est sensé en créer une nouvelle et coller le bout qu'on veut dedans ?
  9. Il me semble qu'ils ne jurent que par Rawls là-bas dedans, et qu'ils ne lui connaissent comme contradicteur que Nozick. Partir de ce point "classique" pour arriver tout doucement à un freestyle anarcap (disons minarchiste), ça pourrait être marrant. Un truc du genre "Dialectique de la liberté et de l'égalité : la théorie Rawlesienne de l'équité et ses critiques."
  10. Quelle discipline ? C'est purement juridique ou on peut mettre un peu de réflexion ?
  11. Diagonale du vide, tout ça.
  12. Tout ça est bien péremptoire. Je ne dis pas que c'est faux, mais je suis demandeur de données et d'avis complémentaires pour faire tourner la machine. L'état de nature hobbesien est pertinent pour décrire les relations entre états (par opposition aux relations entre personnes), et Hobbes se goure sur la nécessité d'un pacificateur tout puissant sous peine d'auto destruction (comme le montre l'histoire des relations internationales).
  13. Celui-ci : Qui est utilisé pour "démontrer" l'incapacité du privé à gérer les domaines générant trop d'externalités positives, en parallèle de celui sur les externalités négatives que le privé serait également incapable de gérer (mais pour le coup on a des masses de critiques libérales là dessus). En fait, toute cette discussion dépend d'un point crucial (déjà soulevé dans d'autres fils mais pour lequel je n'ai pas de réponse définitive) : en quoi la défense est-elle un service spécial ? Ce qui amène les questions suivantes : - Est-ce que la spécificité de la défense est telle qu'elle ne peut être assurée efficacement par le marché ? - Si c'est le cas, est-ce qu'une défense privée hors du marché est envisageable, sous quelles formes et avec quels moyens ? - Si non, est-ce qu'un gouvernement ayant pour unique prérogative la défense est envisageable sans dérive étatiste ?
  14. Tiens, ça me rappelle que je n'ai pas de réponse cinglante contre l'argument des externalités positives et des free riders pour justifier l'interventionnisme. Euh, ça s'appelle des mercenaires et ça a toujours existé (par exemple, dans Le Prince, Machiavel se plaint de l'usage généralisé de mercenaires par les cités italiennes). Faut croire qu'il y a un marché et que le modèle économique est viable.
  15. Je viens de passer un moment intéressant avec l'encyclopédie Universalis et je ne peux qu'acquiescer :
  16. Comment est-ce que ça s'applique aux religions outre l'argument téléologique pour l'existence d'un créateur ?
  17. L'avantage c'est que ce n'est pas du tout partial comme présentation J'en ai une autre, il y a : * ceux qui continuent d'invoquer le cadavre du constitutionnalisme sans vouloir admettre son échec systématique face à l'ingéniosité et au manque de scrupule des politiciens assoifés de pouvoir. * les anarcaps, qui comprennent que ce qui compte c'est moins la forme des institutions que l'attachement de la population à la liberté et qu'une constitution ne peut pas exister hors sol.
  18. Je pense qu'il y a une chance non négligeable qu'une anarcapie se rende sufisamment utile aux classes gouvernantes des états avoisinnants (en leur fournissant putes, drogues et coffre-fort) pour qu'ils réfléchissent à deux fois avant de l'attaquer. Si on ajoute à ça l'absence de structure de pouvoir centralisée qui rend une conquête délicate et un minimum de défense organisée, c'est pas forcément injouable.
  19. Le problème des conspirationnistes c'est qu'ils n'arrivent pas à s'imaginer que des phénomènes tendanciels puissent résulter d'un ensemble d'actions non concertées (c'est précisément une manière paranoïaque d'aborder le monde). Du coup, si une merde quelconque arrive, ça ne peut pas être involontaire, donc c'est forcément le résultat d'un plan. Cela leur apparaît comme tout à fait évident et ils ne le remettront jamais en cause, leur réflexion commence à partir de ce point. Ensuite, partant de ce principe, il faut chercher à qui profite le crime et qui est suffisamment puissant pour mettre en oeuvre un tel plan. Et c'est là que commencent les délires sur les reptiliens responsables du 11 septembre pour cacher le fait qu'on n'a jamais marché sur la lune.
  20. Ça, c'est la définition de l'anarchie selon la tradition collectiviste/libertaire. Les anarcaps représentent une autre branche qui est tout aussi enracinée dans l'histoire des idées. Les libertaires préfèreraient crever plutôt que de l'admettre et ils gueulent plus fort, mais c'est pas une raison. D'ailleurs on ne peut pas être un vrai anarchiste tout en voulant régimenter la vie des gens, ce qui implique de les laisser se subordonner à qui ils veulent si ça leur fait plaisir C'est simple, on est dans un contexte d'anarcapie dès qu'il existe une alternative privée sérieuse à tous les services procurés par l'état, ce qui le met en concurrence et le transforme de fait en simple agence de services (qui ne tardera pas à faire faillite si elle continue à faire de la merde). Ce n'est pas exclusif.
  21. Commencer à prendre en compte intelligemment les connaissances scientifiques sur le sujet ? Quelle idée… Pourquoi pas remettre en compte la science infuse du législateur pendant qu'on y est ?
  22. Des naziomatiques ?
  23. Bien sûr, mais il existe (même en supposant que son étendue est infine, ce n'est qu'un sous-infini dans l'infini des possibles). Pour prendre un autre domaine, on considère que les langues naturelles sont toutes plus ou moins équivalentes dans leur capacité à transmettre du sens, et qu'il existe potentiellement une infinité de langues viables. Pourtant, toute langue pour être viable doit respecter un certain nombre de contraintes à la fois physiques (il faut qu'elle respecte l'appareil articulatoire humain) et internes (certaines combinaisons de règles/possibilités données au locuteur sont rares voire impossibles).
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