Aller au contenu

Mes lectures du moment


Messages recommandés

Posté
  Le 25/10/2021 à 21:30, Hayek's plosive a dit :

 

Malveillance, je dirais, mais l'un ou l'autre ce sont des actions.

Expand  

Hume la définit plus loin: “a joy in the misery of others, without any… enmity to occasion this joy” (donc pas une action)

Posté
  Le 27/10/2021 à 17:20, Vilfredo a dit :

Hume la définit plus loin: “a joy in the misery of others, without any… enmity to occasion this joy” (donc pas une action)

Expand  

 

Mouais. Dans ton premier extrait c'est défini comme "unprovoked desire of producing evil" 

 

:jesaispo:

Posté

Si tous mes désirs étaient des actions je serais en prison depuis longtemps

  • Yea 1
  • 2 weeks later...
Posté

Je travaille sur les logiques de la pertinence pour mon master.

Je travaille sur l'application des maths incohérentes en physique pour un term paper de philo des maths.

Et soudain it all comes together http://www.colyvan.com/papers/ocit.pdf

Que c'est beau.

 

Sinon feedback sur Gehlen: j'ai bientôt fini Der Mensch, l'intro est passionnante, le reste est un peu répétitif. C'est une sorte de phénoménologie naturaliste. Intéressante théorie de l'action. Faudrait montrer ça à Dreyfus, le mec qui travaillait (?) sur une théorie heideggérienne de l'IA.

Posté
  Le 11/11/2021 à 08:51, Vilfredo a dit :

Je travaille sur l'application des maths incohérentes en physique pour un term paper de philo des maths.

Expand  

C'est à dire ? Ce que font les profs de physique quand tu leur dis qu'un truc qu'ils utilisent existe pas en maths : " On s'en fout, ca marche "

Posté

Je ne sais pas si ça va t'intéresser, mais ce n'est pas la première fois que les choses autour desquelles tu tournes, @Vilfredo, me font penser à Yagisawa. (En poussant à l'extrême la tendance implicite depuis Kripke à mettre le "monde" du "monde possible" avant le possible, il jusqu'à faire de l'impossibilité une simple propriété relative que peuvent très bien avoir les choses qui existent, dont les mondes).

Posté
  Le 11/11/2021 à 10:41, ttoinou a dit :

C'est à dire ? Ce que font les profs de physique quand tu leur dis qu'un truc qu'ils utilisent existe pas en maths : " On s'en fout, ca marche "

Expand  

Un peu oui…? L’exemple souvent pris c’est le calcul infinitésimal ou l’infinitésimal vaut 0 à certaines étapes du calcul et pas à d’autres 

Posté
  Le 11/11/2021 à 11:15, Mégille a dit :

Je ne sais pas si ça va t'intéresser, mais ce n'est pas la première fois que les choses autour desquelles tu tournes, @Vilfredo, me font penser à Yagisawa. (En poussant à l'extrême la tendance implicite depuis Kripke à mettre le "monde" du "monde possible" avant le possible, il jusqu'à faire de l'impossibilité une simple propriété relative que peuvent très bien avoir les choses qui existent, dont les mondes).

Expand  

Mais j’adore ce genre de trucs! La métaphysique révisionniste! je l’ai téléchargé sur mon laptop mais après j’aime pas lire sur ordi. Je le commanderai peut-être quand j’aurai plus de thunes 

 

de manière générale personne ne prenait au sérieux mes questions en philo avant que j’arrive à normale. Quand je croise même des physiciens qui me demandent où je travaille et que je leur dis philo de la logique ils me disent “ah ouais c’est tous les tarés ça!”

Posté
  Le 11/11/2021 à 11:31, Vilfredo a dit :

 L’exemple souvent pris c’est le calcul infinitésimal ou l’infinitésimal vaut 0 à certaines étapes du calcul et pas à d’autres 

Expand  

Ah je ne connaissais pas celle là ! Donne des exemples

 

  Citation

Un peu oui…? 

Expand  

ben c'est scientifiquement incorrect et font d'eux des bouffons quand même hein. Soi tu proposes des améliorations aux outils mathématiques, soit tu avoues que tu as une démarche non scientifique

Posté
  Le 11/11/2021 à 11:31, Vilfredo a dit :

Un peu oui…? L’exemple souvent pris c’est le calcul infinitésimal ou l’infinitésimal vaut 0 à certaines étapes du calcul et pas à d’autres 

Expand  

L'Analyse Non Standard, c'est la vie.

Posté

Je pense qu'il parle de mettre 0 à un des epsilon des fois et ca simplifie des calculs qui devraient pas être simplifiés en théorie. Mais si c'est pour faire une approximation ca devrait passer 

Posté

Bah en gros quand on a développé le calcul infinitésimal (Newton Leibniz), on prend l'infinitésimal comme valant 0 à certaines étapes pour éliminer des termes et comme != 0 à d'autres pour pouvoir diviser. Par exemple, la fonction carrée f(x) = x², sa dérivée, pour Newton Leibniz, c'est f'(x) = ((x + ε)² - x²) / ε et ε c'est un infinitésimal. Maintenant je vais développer mon (x + ε)² et simplifier par ε j'obtiens pour f'(x) (ε(2x + ε))/ε = 2x + ε et comme j'ai besoin que ε = 0 ici pour l'éliminer, bah pouf je l'élimine et j'ai f'(x) = 2x, ce qui est bien la dérivée de la fonction carrée. Bah moi j'écris des trucs là-dessus.

Posté
  Le 11/11/2021 à 11:34, ttoinou a dit :

Ah je ne connaissais pas celle là ! Donne des exemples

 

ben c'est scientifiquement incorrect et font d'eux des bouffons quand même hein. Soi tu proposes des améliorations aux outils mathématiques, soit tu avoues que tu as une démarche non scientifique

Expand  

 

Avant que le raisonnement par la notion de limite soit développé, pour représenter l'évolution instantanée de la valeur d'une variable, on considérait qu'elle prenait pour valeurs celles de nombres spéciaux, infiniment petits (ce qui traduit l'intuition de l'instantanéité), qui avaient vocation être "traités comme" 0 pour décrire ce qu'on appelle en général maintenant la limite. En introduisant formellement la notion de limite tu n'as plus besoin de te poser la question de l'existence de ces nombres spéciaux.

 

Maintenant, il y a quand même des gens qui essaient de produire des modèles où ce genre de nombre existe et forme une classe d'objets à part, avec leur propres règles arithmétiques (cf. ce dont parle @Rincevent).

Posté
  Le 11/11/2021 à 11:49, ttoinou a dit :

On étends la fonction qui à x associe x divisé par x sur le point 0, c'est tout

 

https://www.wolframalpha.com/input/?i=f(x)%3Dx%2Fx+graph

 

 

Expand  

Ok mais ce qui est marrant dans les premiers développements du calcul infinitésimal c'est que cette incohérence n'empêche pas de trouver des résultats empiriquement significatifs.

Posté
  Le 11/11/2021 à 11:52, Vilfredo a dit :

Ok mais ce qui est marrant dans les premiers développements du calcul infinitésimal c'est que cette incohérence n'empêche pas de trouver des résultats empiriquement significatifs.

Expand  

 

Tout simplement parce que même si l'arithmétique de ces nombres n'était pas définie, les mathématiciens savaient ce qu'ils cherchaient à dire à chaque étape du raisonnement, et donc ils n'utilisaient pas n'importe quelle règle arithmétique à n'importe quelle étape. Tu as besoin soit d'une notion de limite formelle, soit d'une arithmétique des nombres infinitésimaux si tu te poses des questions qui vont au delà de la raison précise pour laquelle tu as introduit la notion, quand tu te demandes ce qu'elle pourrait faire d'autre.

Posté
  Le 11/11/2021 à 11:55, Anton_K a dit :

Tout simplement parce que même si l'arithmétique de ces nombres n'était pas définie, les mathématiciens savaient ce qu'ils cherchaient à dire à chaque étape du raisonnement, et donc ils n'utilisaient pas n'importe quelle règle arithmétique à n'importe quelle étape.

Expand  

Je suis d'accord que la théorie du calcul infinitésimal à cette époque est localement cohérente, mais elle n'est pas globalement cohérente. On peut se poser la question : à quoi devrait ressembler le monde s'il mappe avec cette théorie globale? Ou est-ce que le monde est aussi composé de structures partielles telles que celles que les philosophes des maths conçoivent pour formaliser la cohérence locale du calcul infinitésimal? Enfin, quelles conséquences pour le réalisme mathématique (on va inventer un engagement ontologique local aussi?) Weierstrass et Bolzano je crois ont effectivement introduit la notion de limite, mais 150 ans après.

Posté
  Le 11/11/2021 à 11:49, Anton_K a dit :

 

Avant que le raisonnement par la notion de limite soit développé, pour représenter l'évolution instantanée de la valeur d'une variable, on considérait qu'elle prenait pour valeurs celles de nombres spéciaux, les infinitésimaux, qui avaient vocation à "devenir" 0 pour décrire ce qu'on appelle en général maintenant la limite. En introduisant formellement la notion de limite tu n'as plus besoin de te poser la question de l'existence de ces nombres spéciaux.

Expand  

 

Bien sûr ! A l'époque c'était du génie !

 

  Le 11/11/2021 à 11:49, Anton_K a dit :

Maintenant, il y a quand même des gens qui essaient de produire des modèles où ce genre de nombre existe et forme une classe d'objets à part, avec leur propres règles arithmétiques (cf. ce dont parle Rincevent).

Expand  

ok. j'ai rien compris à la page wikipédia par contre (ε, δ)-definition of limit https://en.wikipedia.org/wiki/Limit_of_a_function#Functions_of_a_single_variable

c'est quelque chose qu'on avait vu en prépa maths

Posté
  Le 11/11/2021 à 12:03, Vilfredo a dit :

Je suis d'accord que la théorie du calcul infinitésimal à cette époque est localement cohérente, mais elle n'est pas globalement cohérente. On peut se poser la question : à quoi devrait ressembler le monde s'il mappe avec cette théorie globale? Ou est-ce que le monde est aussi composé de structures partielles telles que celles que les philosophes des maths conçoivent pour formaliser la cohérence locale du calcul infinitésimal? Enfin, quelles conséquences pour le réalisme mathématique (on va inventer un engagement ontologique local aussi?).

Expand  

C'est vrai qu'apparemment elle n'est pas cohérente. Si on considère que le symbole du nombre infinitésimal doit référer à un réel dans tous les cas, elle est même incohérente globalement. L'analyse non-standard d'une certaine manière tente de recapturer l'intuition de Newton ou Leibniz dans une théorie cohérente. Et cette tentative de recapture ne me semble pas illégitime puisque les deux auteurs parlaient informellement de ces nombres comme d'un type particulier de quantité (dites "évanescentes"), mais qu'ils n'en ont pas fait de théorie axiomatique ou formelle.

 

En l'absence d'axiomatisation et de formalisme, de toute façon la cohérence d'une théorie n'a pas d'objectivité, donc en juger me semble hâtif. Pour cette raison je ne dirais pas que l'absence de cohérence globale de ces théories engage à des structures partielles: ce serait déduire des propriétés des objets à partir d'une structure logique du raisonnement alors que les auteurs ne se donnaient pas de critère fort en la matière. Il faudrait savoir ce qu'ils en pensaient. Cela n'empêche pas forcément d'être réaliste, ni même d'engager Newton et Leibniz en l'existence d'infinitésimaux "réputés" cohérents, mais qu'ils ne connaissaient pas totalement: tu peux dire qu'ils avait l'intuition d'un objet mathématique qui existe bel et bien, que ce n'est pas un simple nombre réel (donc pas d'incohérence), et qu'ils en utilisaient différents aspects à différents moments. 

 

Je suis instrumentaliste donc ces questions ontologiques ne m'empêchent pas de dormir, d'autant que si on parle de la définition quinienne de l'engagement ontologique (on est engagé aux entités liées par des quantificateurs existentiels, si je dis pas de bêtise), je l'ai toujours trouvée un peu bizarrement éloignée de la réalité textuelle d'une théorie scientifique, et difficile à opérationnaliser, mais c'est un autre sujet.

 

  Le 11/11/2021 à 12:03, Vilfredo a dit :

Weierstrass et Bolzano je crois ont effectivement introduit la notion de limite, mais 150 ans après.

Expand  

En fait en mathématiques ce n'est pas inhabituel du tout de suspecter que deux idées devraient relever de la même notion, et se mettre à développer une nouvelle notion formelle dans laquelle on peut redéfinir les deux. Et d'une certaine manière c'est presque ça qui pousse un réalisme mathématique trop formaliste dans ses retranchements, vue la diversité des généralisations et reformulations possibles.


 

Posté

Oui t’as raison le calcul infinitésimal est pas le meilleur exemple mais il y a d’autres exemples bizarres qui vont essentiellement contre l’idée d’un homomorphisme entre les maths et la physique. Des découvertes qu’on fait en physique à partir des maths ou des trucs qu’on découvre sur les maths à partir de la physique. Comme s’il y avait un excès de structure dans un des deux. Un autre exemple souvent donné dans la littérature c’est Dirac et l’énergie négative (je peux détailler quand je reviens chez moi)

 

Je sais pas si une théorie non axiomatisée a pas d’objectivité. Il y a bien des preuves preformelles. Je pense à la preuve du théorème de Euler sur le fait que le nombre de sommets moins le nombre dangles plus le nombre de faces d’un polyèdre égale 2. C’est qq part dans un article de Lakatos.

  Le 11/11/2021 à 13:07, Anton_K a dit :

l'engagement ontologique (on est engagé aux entités liées par des quantificateurs existentiels, si je dis pas de bêtise), je l'ai toujours trouvée un peu bizarrement éloignée de la réalité textuelle d'une théorie scientifique, et difficile à opérationnaliser, mais c'est un autre sujet.

Expand  

C’est pas vraiment un autre sujet parce que le problème de l’incohérence des maths en physique pour les philosophes c’est bien l’engagement ontologique des maths ou de ce que les philosophes des maths comme Pincock appellent le véhicule representationnel

Posté
  Le 11/11/2021 à 13:37, Vilfredo a dit :

Il y a bien des preuves preformelles. Je pense à la preuve du théorème de Euler sur le fait que le nombre de sommets moins le nombre dangles plus le nombre de faces d’un polyèdre égale 2.

Expand  

La preuve que je préfère est celle qui en fait un cas particulier des graphes planaires, et procède par "récurrence" pour ces derniers.

Posté

@Anton_K la possibilité que j'avais envisagée, mais dans le cadre des structures partielles, c'était plutôt ça (mais je pense que tu vas trouver ça un peu "réaliste obtus")

  Révéler le contenu masqué

Edit et si l'argument d'indispensabilité te laisse froid et que tu es instrumentaliste, j'imagine que tu connais les travaux de Maddy? Je salive devant l'exemplaire de Second Philosophy à la bibli et elle est connue pour traiter précisément ce genre de questions (et pour sa critique de l'AI)

Posté
  Le 11/11/2021 à 14:53, Vilfredo a dit :

 

  Révéler le contenu masqué
Expand  

Je te réponds aussi en spoiler :
 

  Révéler le contenu masqué

 

  Le 11/11/2021 à 14:53, Vilfredo a dit :

Edit et si l'argument d'indispensabilité te laisse froid et que tu es instrumentaliste, j'imagine que tu connais les travaux de Maddy? Je salive devant l'exemplaire de Second Philosophy à la bibli et elle est connue pour traiter précisément ce genre de questions (et pour sa critique de l'AI)

Expand  

L'argument d'indispensabilité ne me laisse pas vraiment froid, je pense aussi que des notions mobilisées dans toutes les théories de sciences naturelles et les théories mathématiques ont une importance particulière, c'est plutôt l'enjeu de la question de l'existence qui m'échappe. Je connais un peu Maddy, j'avais lu un article d'elle sur le naturalisme et l'a priori (chez Quine, Kant et Carnap) et écrit pour la fac un truc assez critique sur sa lecture de Carnap, dont elle faisait une sorte de Kantien, mais ce sont des souvenirs un peu lointains, j'avoue. De manière générale elle m'était apparue comme une naturaliste aux gros sabots, mais je n'ai pas lu le bouquin auquel tu fais référence, je vais jeter un oeil.

 

 

Posté
  Le 11/11/2021 à 16:33, Anton_K a dit :

J'avais quelques questions sur le formalisme donc je suis allé regarder le papier de DaCosta & French, et à moins que quelque chose m'échappe, je ne suis pas totalement sûr qu'il soit destiné à représenter des cas d'incohérences dans les théories scientifiques mais plutôt de représenter le régime de vérité "as-if" des théories des sciences empiriques. On a un univers fondamental décrit par un ensemble de relations, et chaque théorie scientifique n'embrasse qu'en sous-ensemble de ces relations, sur certaines elles ne se prononce pas, mais comme elle n'est pas contredite par l'expérience elle admet un ensemble d'extensions à la totalité des relations dans la structure.

Expand  

Il y a des gens qui ont ensuite appliqué ce modèle aux inconsistences maths, je citais juste le papier parce que c'est une référence.
 

  Révéler le contenu masqué

 

  Le 11/11/2021 à 16:33, Anton_K a dit :

De manière générale elle m'était apparue comme une naturaliste aux gros sabots, mais je n'ai pas lu le bouquin auquel tu fais référence, je vais jeter un oeil.

Expand  

Alors je l'ai pas lu non plus, j'ai lu d'elle Indispensability and Practice, mais il y a dans Second Philosophy une analyse des expériences de Stern-Gerlach qui m'a beaucoup plu. Par contre, n'a plus grand-chose à voir avec la choucroute dont on parle là maintenant.

Posté

Ah j’y ai renoncé. Avec 4 mini mémoires 1 term paper en anglais (philo analytique) 1 mémoire plus les cours normaux avec ce que ça comprend de dm de logique et d’exposés divers j’ai même pas le temps de finir The Alexandria Quartet de Durrell que je voudrais pourtant terminer avant d’oublier les personnages. J’avais aussi emporté dans mon déménagement The Berlin Novels de Isherwood Eyeless in Gaza de Huxley et White Noise de DeLillo mais je ne les ai même pas ouverts. J’ai seulement parfois l’occasion de lire des poèmes de Auden tôt le matin dans l’édition que chouchou m’avait offerte. 

Posté

Je vais l’écrire pour toi alors parce que la revue c’est trop tard :lol:

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×
×
  • Créer...