Bézoukhov Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Bonjour ! Cet article (http://madame.lefigaro.fr/enfants/seize-livres-pour-combattre-les-stereotypes-dans-les-contes-de-fees-271016-117516) partagé par PaB, m'a fait me poser une petite question. Vous rappelez-vous de livres jeunesses de votre enfance, ou que vous auriez offert à vos gamins, afin d'instiller dans leur tête l'individualisme randien (ou simplement l'anti-socialisme primaire ) ? Je cherche, je cherche, et en dehors de Harry Potter et son ministère de la Magie pourri (+ free-banking gold standard !), j'arrive pas trop à trouver. Mais j'avoue que ça fait longtemps. Bon dimanche,
Jean_Karim Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 La jeunesse de Picsou, Don Rosa sur entrepreneuriat Les royaumes du nord, P. Pullman, Etat corrompu, le bien du Peuple ou de la Nation avant celui des individus L'histoire sans fin, M. Ende, à propos de responsabilité de ses actes et la nature corruptive du pouvoir, même plein de bonnes intentions Le schtroumpfissime, schtroumpf vert et vert schtroumpf sur les problèmes de la démocratie et du pouvoir. Asterix, c'est à double tranchant, on en retire ce qu'on veut. 3
Neomatix Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 La jeunesse de Picsou, Don Rosa sur entrepreneuriat.This. So much this.Les aventures de Jonathan Gullible aussi. Edit : les naufragés du Jonathan aussi. (Mais quel est le lien entre le prénom Jonathan et le libéralisme ?).
Tramp Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Aventuriers_de_la_mer Et aussi : La Ferme des Animaux. 1
Jean_Karim Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Aventuriers_de_la_mer Très bon bouquin, surtout les chapitres sur Kenny le pirate, mais je ne me rappelle pas trop de libéralisme dedans. La Ferme des Animaux. J'ai lu ça en même temps que Fahrenheit 411, vers 12/13 ans, c'est chiant comme la pluie car on voit bien que c'est le message qui dirige le récit. Je suppose que Bézoukhov parlait de livres pour induire le libéralisme chez les 7 - 15 ans, et à mon avis la pire manière de le faire c'est en leur infligeant des leçons. En plus à cet âge là ils n'ont pas forcément la culture historique pour comprendre pourquoi le message est pertinent, à quoi il fait référence etc... 1
Tramp Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Une république marchande opposée à l'esclavagisme et non patriarcale : contrats, commerce, propriété privée, individualisme, isonomie...
Neomatix Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Largo Winch fonctionne très bien. Les premiers tomes sont édifiants.
Jean_Karim Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Une république marchande opposée à l'esclavagisme et non patriarcale : contrats, commerce, propriété privée, individualisme, isonomie... Wai mais ils sont bien moins cool que les pirates, donc le message est moins clair ^^ Tiens ça me donne envie de me les refaire, ça commence à dater.
Brock Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 (Mais quel est le lien entre le prénom Jonathan et le libéralisme ?).
Rübezahl Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 La Ferme des Animaux. +1 et très facile à lire pour des gosses
Lancelot Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 La jeunesse de Picsou, Don Rosa sur entrepreneuriat+10 je l'ai relu il y a pas longtemps, c'est parfait. Sinon pas mal de Jules Verne avec des héros entrepreneurs, débrouillards et individualistes. Et évidemment Un Monde Azur de Jack Vance. 2
EvaristeGallois Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Je dirais 1984 plutôt que la ferme des animaux, à 12-13 ans c'est un bouquin qui te marque, et te présente bien le danger de l'état omniprésent qui cherche à s'impliquer à tous les niveaux dans la vie des citoyens.
Alchimi Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Ce qui ironique c'est qu'Orwell (l'auteur de 1984) était socialiste.
Ultimex Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Ce qui ironique c'est qu'Orwell (l'auteur de 1984) était socialiste. Il faut garder en mémoire qu'il a fait la Guerre d'Espagne au sein des milices du POUM, parti marxiste plus ou moins hétérodoxe, plus ou moins d'inspiration trotskiste et qui sera violemment réprimé par une République Espagnole aux ordres de l'URSS (pour rappel, une partie de l'équipement utilisées par les troupes de la République Espagnole vient d'URSS, cette dernière envoyant aussi des instructeurs et... des membres du NKVD chargés de se débarrasser des personnes et organisations n'étant pas de stricte obédience stalinienne). Bref, il est socialiste, certes, mais opposé à toute forme de totalitarisme, ayant en effet constaté ses "bienfaits". 1
Johnathan R. Razorback Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 La jeunesse de Picsou This. Néanmoins le personnage de Picsou est plus complexe qu'un simple héros entrepreneur ; les dernières pages de l'histoire le montrent quand même à moitié fou et abandonné par ses proches du fait de son désir insatiable d'enrichissement.
Nigel Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 This. Néanmoins le personnage de Picsou est plus complexe qu'un simple héros entrepreneur ; les dernières pages de l'histoire le montrent quand même à moitié fou et abandonné par ses proches du fait de son désir insatiable d'enrichissement. Et ? Le libéralisme ne prône pas l'enrichissement pour l'enrichissement. Ni même la course pour devenir le canard le plus riche du monde. Ca fait juste partie de la liberté de l'auteur. Mais Picsou ne finit pas sa vie en appelant à voter socialiste ou en donnant son fric. Donc ça change pas grand chose
Jensen Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Le seigneur des anneaux évidemment : tout l'objet du livre est de détruire l'anneau de pouvoir, qui ne peut que corrompre et jamais faire le bien. Harry Potter est déjà cité (j'adore haïr son ministère de la magie). Les bouquins du genre "six compagnons", qui sont très light sur la philo, mais qui donnent une image... discutable des forces de l'ordre et de l'état régalien, incompétent au point qu'une bande d'ado sauve la situation à leur place. En fait, la plupart des livres à succès pour adolescents sont plus ou moins libéraux. Ça serait intéressant de creuser la raison. Si on élargit aux jeux, j'ajouterais Mass Effect : monnaie type bitcoin, colonie hors État pour mener des recherches (ok, elles sont discutables), un entrepreneur privé ressuscite le héros quand ses chefs militaires ont abandonné.
Johnathan R. Razorback Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Le seigneur des anneaux évidemment : tout l'objet du livre est de détruire l'anneau de pouvoir, qui ne peut que corrompre et jamais faire le bien. L'interprétation de l'œuvre comme crypto-libertarienne est gentiment tirée par les cheveux. Tout l'objet est de détruire l'Anneau unique (fort mal nommé, vu qu'il y a d'autres anneaux, et que leurs porteurs ne sont pas maléfiques). J'ajoute qu'Aragorn finit couronné Roi, ce qui indiscutablement une fonction visant à exercer un pouvoir politique.
Ultimex Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 J'ajoute qu'Aragorn finit couronné Roi, ce qui indiscutablement une fonction visant à exercer un pouvoir politique. Les libertariens ne sont pas tous anarcaps.
Neomatix Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 un entrepreneur privé ressuscite le héros quand ses chefs militaires ont abandonné.""""""entrepreneur""""""L'homme trouble quoi.
Tramp Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 La monarchie c'est l'anarchie plus un. Tout l'objet est de détruire l'Anneau unique (fort mal nommé, vu qu'il y a d'autres anneaux, et que leurs porteurs ne sont pas maléfiques). Tu parles des Nazgul ? Ou des nains occupés à entasser du minéral ? Les Anneaux elfes ne sont pas la creation de Sauron c'est pour ça qu'ils different. Le Seigneur des Anneaux n'est pas libertarien per se mais met en valeur l'individu comme moteur de l'action, la coopération, et les Hobbits sont la parfaite société jeffersonnienne.
Jensen Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 L'interprétation de l'œuvre comme crypto-libertarienne est gentiment tirée par les cheveux. Tout l'objet est de détruire l'Anneau unique (fort mal nommé, vu qu'il y a d'autres anneaux, et que leurs porteurs ne sont pas maléfiques). J'ajoute qu'Aragorn finit couronné Roi, ce qui indiscutablement une fonction visant à exercer un pouvoir politique. Je ne sais pas trop ce que tu entends par "crypto-libertarienne", mais les valeurs défendues dans le bouquins sont on ne peut plus clairement libérales. L'arme principale du camps du mal est un anneau dont le pouvoir est d'asservir et de lier les autres à la volonté de leur porteur. Il est dit explicitement qu'il est tentant d'utiliser ce pouvoir pour faire le bien, mais que cela ne peut qu'aboutir au mal. J'ai du mal à ne pas voir le parallèle avec le socialisme qui est pavé de bonnes intention et fini invariablement en enfer sur terre, et quelque soit l'intention de l'auteur, le message passe auprès des ados : on ne fait pas le bien avec les armes du mal (=coercition). C'est je pense un message libéral extrêmement important. Le camps du bien passe son temps à parler de libre arbitre. Les héros ont le choix d'agir en héros, ce qui est un point essentiel de l'histoire. Quand Sauron lutte pour dominer Frodo à la fin du premier livre, Gandalf lutte pour le libérer et lui permettre de choisir, par pour le contraindre dans son sens. Le pouvoir exercé par Aragorn n'a rien à voir avec celui exercé par Sauron. Il reconnaît par exemple qu'un homme, même simple paysan, est maître sous son toit. 1
Neomatix Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Captain Harlock.Ce cher capitaine ! Comment va-t-il ?
Cthulhu Posté 30 octobre 2016 Signaler Posté 30 octobre 2016 Sans aller jusqu'à dire que le Seigneur des Anneaux est un bouquin libéral, il y a une grosse thématique sur le fait que le pouvoir corrompt. D'ailleurs, le vrai héros du bouquin est plus Sam que Frodon, le premier étant quasiment insensible au pouvoir de l'anneau vu qu'il n'en a rien à cirer du pouvoir. Et bien sûr +1 à Tramp pour la société jeffersonnienne.
Bézoukhov Posté 30 octobre 2016 Auteur Signaler Posté 30 octobre 2016 Je ne sais pas si Tolkien voyait son œuvre sous un quelconque aspect politique. J'ai l'impression qu'il est sur un autre niveau. Quant à ses opinions personnelles, j'ai toujours eu un peu de mal à les percer. Elles sont très saines, mais seulement exposées par petites touches à droite et à gauche. En fait, la plupart des livres à succès pour adolescents sont plus ou moins libéraux. Ça serait intéressant de creuser la raison. Parce que le héros est souvent un individu et que l'Etat intervient souvent pour s'opposer au héros ; comme figure de l'arbitraire. Mais Picsou ne finit pas sa vie en appelant à voter socialiste ou en donnant son fric. Donc ça change pas grand chose Y a la BD super cool où Picsou fait sécession .
Cthulhu Posté 31 octobre 2016 Signaler Posté 31 octobre 2016 Y a la BD super cool où Picsou fait sécession . Je ne sais pas si on pense à la même, mais ça ne se finit super bien (il se fait couper l'eau et finir par signer un traité où il doit payer les mêmes impôts que le reste du pays).
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