Johnathan R. Razorback

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  1. J'ai eu l'occasion de travailler sur le journal intime de Goebbels, on y trouve des manifestations de mysticisme chrétien incontestables. Voici également ce qu'en disait le fasciste belge Léon Degrelle (dont le témoignage prête parfois à caution, c'est vrai): "On se trompe là aussi à propos de Hitler. Il était intensément croyant et invoquait souvent le nom de Dieu. Il était de formation chrétienne, il avait même été enfant de choeur et chantre à l'église de sa paroisse. Certains leaders nationaux‐socialistes étaient hostiles à l'Eglise, notamment Bormann et Himmler, pour ne pas parler bien sûr de Rosenberg, mais leur influence sur Hitler était à peu près nulle. Il ne prenait pas très au sérieux les recherches de Himmler sur les anciennes religions germaniques." -Léon Degrelle, Pourquoi j'ai cru en Hitler, Interview recueillie par Jean Kapel et publiée dans la revue « Histoire magazine », N° 19, septembre 1981, p.5. PS: Onfray est un débile mental que je ne prend même plus la peine de lire depuis Politique du rebelle.
  2. 1): Pourtant c'est un élément (romantique) récurrent de la défiance vis-à-vis du libéralisme, en particulier à droite. Nostalgie de la communion communautarienne. "Or l’homme ne peut être heureux que s’il est en accord avec la société qui l’entoure. Il faut se sentir porté par quelque chose qui nous dépasse." (cf: http://www.legoutdeslettres.com/2017/07/conversation-avec-michel-houellebecq.html ). 2): Comme je le disais, ça repose sur une vision fantasmée du Moyen-âge. Néanmoins la société médiévale était certainement beaucoup moins pluraliste que la société moderne. Quant à l'individualisme, n'en parlons même pas.
  3. Il semble que ce soit une mauvaise traduction, au niveau de l'ordre des termes. "N'avez-vous pas baptisé votre mouvement national-socialiste d'un seul mot, Herr Hilter ? La grammaire allemande nous apprend que dans une combinaison de mot de cette sorte le premier terme [national] sert à qualifier le second [socialisme], qui est le terme essentiel." -Otto Strasser, Hitler and I (1940). p.9. "National" étant un prédicat, la bonne traduction de "Nationalsozialismus" est donc "socialisme-national". Par extension, en bon français il faudrait parler de " socialistes-nationaux* ", et non de "nazis". Il n'est pas impossible que cette mauvaise traduction perdure pour ne pas gêner la police de la pensée stalinienne (entre autres): « La variété la plus réactionnaire du fascisme, c’est le fascisme du type allemand. Il s’intitule impudemment national-socialisme sans avoir rien de commun avec le socialisme. » -Georgi Dimitrov, secrétaire général du Komintern de 1934 à 1943. *Ceux-ci s'opposant aux socialistes internationaux (marxistes, communistes): "A la droite nous devons prendre le nationalisme, qui a été désastreusement allié au capitalisme, et à la gauche nous devons prendre le socialisme, qui a fait une malheureuse union avec l'internationalisme. Ainsi nous donnerons forme au national-socialisme qui sera la force motrice d'une nouvelle Allemagne et d'une nouvelle Europe." -Gregor Strasser, cité par Otto Strasser, Hitler and I (1940).
  4. La répression contre les affreux bourgeois progresse, à ce que je vois.
  5. Le genre de phrases totalement contre-productives.
  6. Ce que je trouve intéressant dans ce texte, c'est une certaine façon de pensée qui dépasse l'auteur en question, et qui est propre à bon nombre (voire tous ?) des conservateurs, y compris des "conservateurs-libéraux". En gros, l'idée est de dire que le libéralisme disjoint la liberté du bien / de la vertu / de la vérité (à l'encontre de l'assimilation classique, platonicienne, stoïcienne et chrétienne, entre liberté et vertu: http://hydre-les-cahiers.blogspot.fr/2015/09/harmonie-interieure-non-oppression.html?q=trois+conceptions ). 1): Le libéralisme considère que la liberté est la valeur cardinale, et que la vertu n'est pas nécessaire, ou pas au même degré. En tout cas, elle s'en distingue. Est donc politiquement acceptable une société où les individus ne sont pas soumis à l'autorité de la vérité (en général définie par la révélation chrétienne). D'après la thèse de Schmitt, le processus commence lorsque Hobbes prône l'obéissance extérieure au Souverain sans exiger l'adhésion intérieure à une spiritualité collective qui unifie la société médiévale (ce qui est une présentation homogénéisante de la société médiévale, mais bref). Ensuite, avec Spinoza, ce n'est plus la liberté religieuse intérieure (donc un début de pluralisme) qui est permise, mais la liberté d'opinion et d'expression. A terme les individus ont le droit de penser et de se conduire comme ils veulent, du moment qu'ils respectent les droits d'autrui. 2): La société libérale n'imposant pas "le bien" à tous, elle est donc vouée à la décadence individualo-narccisico-consuméristo-dépressive dont un nouveau "penseur" vient périodiquement nous rabattre les oreilles ; à l'anarchie des valeurs qui mène au relativisme / nihilisme, donc à la violence et au désir de restaurer un ordre commun. Donc le libéralisme doit accoucher du totalitarisme (ou encore ouvrir la porte à des idéologies sûres d'elle-même, comme l'islamisme -dans la variante houellebecquienne de la théorie). 1) est plus ou moins valable ; en revanche 2) est vraiment un saut lacantique. Mais il est une certaine cohérence dans ce discours. Je demanderais bien à @PABerryer ce qu'il en pense.
  7. 1): Mais bien sûr: https://fr.wikipedia.org/wiki/Réincarnation#Dans_le_bouddhisme https://fr.wikipedia.org/wiki/Notions_de_dieu_et_de_divinité_dans_le_bouddhisme#Brahma_et_les_divinit.C3.A9s_dans_le_Bouddhisme_des_origines 2): "La religion, pour nous, est l'ensemble du langage, des sentiments, des comportements et des signes qui se rapportent à un être (ou à des êtres) surnaturel(s). "Surnaturel" signifie ce qui n'appartient ni aux forces naturelles ni aux instances humaines, mais ce qui transcende celles-ci." -Antoine Vergote, Religion, foi, incroyance: étude psychologique, Bruxelles, Pierre Mardaga Éditeur, Psychologie et sciences humaines, 1996, p.9-10.
  8. Le libéralisme est coupable de tous les maux de la terre (synonyme de "caca-boudin", selon l'immortelle formule de quelqu'un ici). On nous avait expliqué que le libéralisme était la matrice du marxisme (c'est notamment la thèse du théoricien d'extrême-droite: https://fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Moeller_van_den_Bruck ): https://www.wikiberal.org/wiki/Marxisme#Erreur_antilib.C3.A9rale_:_.22le_lib.C3.A9ralisme_a_.C3.A9t.C3.A9_la_matrice_du_marxisme.22 Mais en fait le libéralisme est aussi coupable de l'avènement du nazisme (thèse de: https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Marcuse ). Donc si on mélange et qu'on touille bien, le libéralisme est finalement la cause du totalitarisme (donc lui-même totalitaire). C'est la thèse de: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Charbonneau. Ami proche de Jacques Ellul (qui a lui-même écrit un article sur ce thème en 1937: « Le fascisme, fils du libéralisme » ):
  9. 1): C'est une bien mauvaise définition. A ce compte-là le platonisme, entre autres choses, est une religion. 2): Je serais surpris que tu penses différemment, un bon nombre de conservateurs ayant tendance à redéfinir comme "hérésies implicites" toutes les doctrines (modernes) qui leur déplaisent. C'est bien pratique, on ne quitte jamais le terrain religieux en admettant une telle chose. Il y a des résidus chrétiens dans le marxisme (téléologie historique), mais c'est absurde de le décrire comme une religion. Il y a religion lorsqu'il y a transcendance, surnaturel. Ce qui n'existe pas dans le marxisme, qui est un rationalisme matérialiste. Il y a aussi des courants écologistes religieux, et chrétiens, tout à fait significatifs, ce qui tu sembles ignorer (cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ivan_Illich https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Ellul https://www.cairn.info/revue-etudes-2012-4-page-495.htm ).
  10. Je vais continuer à faire mon ayatollah de la francisation, mais on peut parler de "souci de l'autre" ou d' "empathie" plutôt que de "care". Éthique du souci ou éthique empathique traduirait parfaitement l'expression "éthique du care", mais visiblement "on" conserve l'anglais pour faire plus in-branché-winner-dans-la-mondialisation-vive-la-French-theory... Sinon, tu dis que le soin est une activité plus intrusive, technique, et potentiellement dangereuse que d'autres. Soit. Mais si le médecin se rate, tu peux lui faire un procès ; il a donc doublement intérêt à être compétent (client satisfait + ennuis judiciaires évités).
  11. J'en connais un qui reste attaché à cette idée gerbante, d'ailleurs...
  12. Je trouve que l'expression de "religions politiques" pour comprendre certaines idéologies du 20ème siècle embrouillent les choses plutôt que des les éclaircir. Néanmoins il y a bien une dimension "messianique" dans le national-socialisme, avec des réminiscences chrétiennes (le millénium devient le Reich de 1000 ans, etc.). C'est également un fait qu'Hitler à tenter de justifier son antisémitisme par des motifs religieux (et pas uniquement raciaux/biologiques): « [Jésus] n'a jamais fait mystère de l'opinion qu'il avait du peuple juif, qu'il a usé, lorsqu'il le fallut, même du fouet pour chasser du temple du Seigneur cet adversaire de toute humanité, qui, alors comme il le fit toujours, ne voyait dans la religion qu'un moyen de faire des affaires. » (Adolf Hitler, Mein Kampf, 1925). On ne peut exclure cet élément de la rhétorique nazie, dans la mesure où l'électorat qui a porté Hitler au pouvoir comporte de gros bataillons de protestants. Quant aux convictions personnelles des nazis, en dépit de tout le folklore néo-païen / volkïsh, certains, comme Goebbels ou Hitler se définissaient comme chrétiens (je le précise d'autant plus volontiers que certains évangélistes états-uniens attaquent l'athéisme en présentant Hitler comme un athée, ce qui est factuellement faux).
  13. "La contemplation artistique du monde est bien vaine et fatigante si elle n’atteint pas une vérité. Quand on renonce à la lutte de la raison avec les choses, on ne tarde pas à glisser dans les puérilités de l’impressionisme. Il semble qu’il y ait en France, depuis deux générations, une sorte d’abandon d’esprit et une diminution de virilité intellectuelle. On veut se plaire aux choses ou aux apparences des choses beaucoup plus que les pénétrer et les conquérir. [...] On supplée à la recherche par l’inquiétude ; cela est plus facile et plus distingué." -Jean Jaurès, De la réalité du monde sensible, 1891, p.37-38.
  14. En se rend surtout compte qu'elle ignore totalement en quoi l'intervention étatique (et le contrôle des loyers en particulier) déforme les mécanismes de marché et empire la situation. Route vers l'Enfer, bonnes intentions, tout ça.
  15. Je ne sais pas si ça excuse ce cas en particulier, mais les traducteurs ont des délais assignées par les éditeurs, ces derniers étant tentés de les réduire au maximum pour économiser en coût de traductions. Donc ce n'est pas forcément exclusivement la faute du traducteur.