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GAFA, géants du net et antitrust


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il y a 28 minutes, Riffraff a dit :

Dernière vidéo de Project Veritas

 

 

 

Ah, je suis rassuré, les trumpistes sont toujours sur Liborg. Ce n'est pas parce que Project Veritas fait une chorégraphie avec des filles en leggings pour se donner l'air djeuns que l'organisation derrière devient autre chose que l'officine de propagande et de désinformation qu'elle a toujours été. Ils sont bien experts, de la vidéo tronquée et de la désinformation. Je ne vais pas les pleurer sur les plateformes, privées, qui ont choisi de les dégager.

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il y a 40 minutes, Lexington a dit :

 

Ah, je suis rassuré, les trumpistes sont toujours sur Liborg. Ce n'est pas parce que Project Veritas fait une chorégraphie avec des filles en leggings pour se donner l'air djeuns que l'organisation derrière devient autre chose que l'officine de propagande et de désinformation qu'elle a toujours été. Ils sont bien experts, de la vidéo tronquée et de la désinformation. Je ne vais pas les pleurer sur les plateformes, privées, qui ont choisi de les dégager.

Wow !

Je pensais pas qu'on pouvait réellement penser cela !

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  • 3 weeks later...
  • 2 weeks later...

Article lucide sur GDPR, la nullité de la réglementation européenne et le poids des GAFA

 

Citation

Les données personnelles des Français sont plus pillées que jamais, les acteurs européens de l'adtech sont massacrés, les Gafa sont au fait de leur puissance. La technocratie a tué la tech européenne.

[..]

Dans le numérique, on est soit un conquérant mondial soit une colonie numérique mondiale. Il n'y a pas d'alternative. Mais il ne suffisait pas de permettre (de facto) à d'autres ce qui est interdit à nos entreprises. On les a aussi forcées à embaucher des dizaines (voire des centaines pour les plus grosses) de salariés improductifs. Ces " pythies du RGPD " - et leurs centaines de consultants – passent leur temps en réunions stériles pour savoir comment s'adapter à tel point du RGPD, modifier telle phrase dans les conditions générales, ou bien encore s'adapter à l'interprétation de la Cnil. Quelle valeur produisent-ils ? Aucune. Combien coûtent-ils ? Fort cher. Nos entreprises ont donc moins de revenus et plus de charges par rapport à leurs concurrentes mondiales. Les voilà bien embarquées.

[..]

La fin des cookies sera une opportunité gigantesque pour eux. Jusqu'à présent, grâce aux cookies, une petite start-up pouvait tracer les utilisateurs pour mieux les cibler. Coût quasi zéro, implémentation accessible à un étudiant de DUT première année. La suppression des cookies n'empêchera pas les Gafa de cibler les consommateurs. Ils utiliseront de la big data, du calcul temps réel et de l'IA. Coût élevé, fortes barrières à l'entrée, ils seront les seuls à pouvoir se le permettre. Comme ils seront encore plus monopolistiques, ils pourront alors augmenter leurs prix. Et, comble de la pitrerie, c'est la boulangère d'Aubervilliers qui paiera in fine les investissements des Gafa dans les technos post-cookies. Tout comme c'est le consommateur français qui paie les "taxes Gafa". Qui a été surpris ? Dès 2013, nous écrivions que cela se terminerait ainsi...

[..]

Le bilan du RGPD est effrayant. Ceux qui en sont responsables devront rendre des comptes. Evidemment nos bons technocrates ont beau jeu de nous dire "tout va bien". Gavées de dettes, de subventions, nos entreprises européennes semblent se porter à merveille, vu depuis le village Potemkine de la Cnil. En réalité leurs parts de marché s'effondrent, leurs taux de marge sont deux voire trois fois inférieurs à leurs homologues américains. Il y a 35 ans, la situation était exactement la même entre les entreprises industrielles américaines et leurs équivalentes soviétiques. D'un côté des marges importantes, des produits performants, une conquête mondiale. De l'autre la bureaucratie qui avait écrasé les marges de manœuvre économiques, une inefficacité patente, aucun leadership technologique. On nous dit que l'Europe aussi a produit des licornes. Certes il y en a quelques unes mais la vérité est que la plupart n'arrivent pas à s'exporter sur d'autres continents. Pourquoi ? Car leur "réussite" vient bien souvent de leur exploitation du millefeuille administratif européen qui, n'existant pas ailleurs, ne peut pas être exploité ailleurs.

 

Le citoyen, lui, a été dupé car on lui a fait croire que les "méchants" étaient les entreprises avides de données. Et qu'il serait protégé par toutes ces règlementations à condition de céder aux sirènes des technocrates. On a entretenu une paranoïa infondée autour des données personnelles : je me fiche bien qu'Air France sache où je vais partir en vacances. Mais on a soigneusement "oublié" de dire en parallèle que le prix à payer de tous ces règlements serait la mort de notre industrie tech et la porte ouverte à l'industrie tech de pays dans lesquels nos lois n'ont aucune portée et qui vont exploiter nos données personnelles. Sans aucun cadre. Les effondrements ne se constatent pas petit à petit mais subitement, un jour. Ce jour-là nous verrons le résultat d'années et d'années de technocratie et d'URSSisation de la tech européenne. Nous serons alors définitivement relégués en destination de vacances et en fabricants de sacs à main. Le tiers-monde numérique. Nous avons perdu.

 

https://www.journaldunet.com/ebusiness/publicite/1502065-rgpd-cnil-la-debacle/?utm_campaign=Quotidienne_2021-06-03&utm_medium=email&seen=2&utm_source=MagNews&een=35caaa15b23818686525854d6f449dd8

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J'y ai affaire en ce moment au GDPR, c est outrageusement con: L'entreprise qui contient dans chaque outil le nom des responsable des livrables sur lequel ils sont .... responsable, pénalement parlant, ne peut pas agréger ces données dans un serveur annexe à celui de l'outil car sinon "tout le monde peut y avoir accès". Tout le monde pouvait avoir accès avant avant dans l'outil en question, et même automatiser le truc lui même.

On a 1500 outils comme ça, il faut tout nettoyer. Les tables une fois nettoyées vont faire bugger tous les logiciels qui recuperaient les colonnes par leur nom, sans même des fois que ca serve à quoi que ce soit. Ca sent la performance opérationnelle dites donc.

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Le RGPD est un excuse en béton pour plein de choses que certains n’ont tout simplement pas envie de faire. « On peut pas à cause du RGPD », ça irait bien dans le topic des phrases qui me font hérisser le poil.

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Il y a 4 heures, Lexington a dit :

 

Il y a des choses intéressantes et, étant du métier, je vais apporter quelques propos pour compléter.

 

La protection des données personnelles, vu que c'est de cela dont il s'agit, est bien plus ancienne que le RGPD (oui GDPR c'est de l'anglais), en France cela a commencé en 1978 et ce n'est même pas la réglementation la plus ancienne. Il y a également eu une directive en 1995... Le RGPD ne révolutionne pas le sujet, la logique reste la même, il approfondi un peu plus le sujet mais les fondamentaux restent les mêmes. La grande problématique est que la plus part des entreprises, en tout cas en France, ne respectaient déjà pas la loi de 1978 donc le rattrapage se faisait en fait sur 40 ans...

Autre point, le manque criant de professionnel. En 2016, quand le texte a été adopté, il y avait moins de 2000 personnes correctement formées au sujet en France, les besoin estimés variaient de 18000 à 22000 et cela ne se trouve pas comme cela. Entre les incompétents et ceux à qui l'ont a refilé le bousin sans formation ni préparation explique une grande partie des difficultés. Cela a été souvent confiés aux juristes or, et c'est en tant que juriste de formation qui vous parle, un juriste manque de souplesse d'esprit. Le RGPD fixe des objectifs à atteindre, pas les moyens pour le faire qui sont libres et peuvent donc être adaptés à la réalité de chaque entreprise. Un juriste de base n'a pas cette souplesse.

Oui sur la partie concernant les cabinets de conseils et d'avocats (et je suis aussi passé par là), il y en a beaucoup qui ont dit faire du RGPD alors qu'ils n'y bittaient rien et pondaient des processus adaptés à une banque du CAC40 pour tout leurs clients...

 

Pour l'essentiel le RGPD repose sur du bon sens et des ambitions raisonnables, cad le respect des droits et libertés des personnes, y compris leur vie privée. Par contre sa mise en œuvre est assez chaotique. Je lui ferai deux grands reproches :

  1. Avoir été pensé pour emmerder les GAFA et pas assez pour s’adapter au reste du tissu économique (mais allez expliquer cela à un fonctionnaire)
  2. Ne pas être assez répressif vis-à-vis des Etats qui ne respectent pas les règles

 

Le reproches à faire aux entreprises est, je l'ai déjà souligné, de n'avoir pas pris en compte la réglementation qui existaient déjà avant.

 

Sur l'argument de tuer l'économie numérique là je ne suis pas d'accord, c'est faire porter le chapeau à un texte sans voir les autres facteurs. c'est un peu facile. On peut faire presque tout avec les données sous le RGPD mais il faut accepter deux trois choses comme informer les gens de ce que l'on veut faire, avoir une vision des flux entre applicatifs, gérer des droits d'accès, purger des données, en terme technique cela revient à avoir une bonne hygiène de vie des données. Se plaindre que le RGPD empêche de faire c'est de la paresse, c'est de dire que non je ne peux pas prendre de douche car je n'ai pas fait la lessive donc pas de linge propre.

 

Bref, ce n'est pas un texte parfait, loin de là, mais ce n'est pas l'horreur décrite.

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Les entreprises ont eu peur de la RGPD parce que les sanctions sont monstrueuses ; et dans les mesures où, in fine, l'interprétation revient à un commissaire politique. Je veux bien qu'on en fasse une interprétation souple, mais si le fonctionnaire en face a envie de te buter, il le peu.

 

Une loi ou un règlement, c'est fait pour être facile à comprendre et justifier ; pas pour nécessiter une armée de compliance officers qui auront chacun leur avis.

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il y a 3 minutes, Bézoukhov a dit :

Les entreprises ont eu peur de la RGPD parce que les sanctions sont monstrueuses ; et dans les mesures où, in fine, l'interprétation revient à un commissaire politique. Je veux bien qu'on en fasse une interprétation souple, mais si le fonctionnaire en face a envie de te buter, il le peu.

 

Ce n'est pas tant une interprétation souple que de comprendre que le RGPD fixe un objectif mais que les moyens d'y parvenir sont à la discrétion des acteurs. C'est un peu une logique à la ISO27001

 

 

il y a 3 minutes, Bézoukhov a dit :

Une loi ou un règlement, c'est fait pour être facile à comprendre et justifier ; pas pour nécessiter une armée de compliance officers qui auront chacun leur avis.

 

Tout à fait d'accord mais il va falloir laisser les choses se décanter un peu histoire d'avoir des gens compétents

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il y a 6 minutes, PABerryer a dit :

C'est un peu une logique à la ISO27001

 

D'où le problème de la sanction. Si je fais de la merde sur une ISO, mon auditeur râle, le DSI saute, et mes investisseurs haussent le ton. Et c'est souvent assez. Si je fais de la merde sur la RGPD, c'est un fonctionnaire qui décide.

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il y a 10 minutes, Bézoukhov a dit :

 

D'où le problème de la sanction. Si je fais de la merde sur une ISO, mon auditeur râle, le DSI saute, et mes investisseurs haussent le ton. Et c'est souvent assez. Si je fais de la merde sur la RGPD, c'est un fonctionnaire qui décide.

 

Au 1er niveau, les décisions de la CNIL sont contestable devant les juridictions administratives. In fine, c'est un juge qui tranche.

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Vous décrivez que des trucs normaux pour des lois là. Et que les entreprises respectaient pas les lois d'avant qui étaient pas appliquées c'est aussi normal. A la limite pour une fois on pourrait dire enfin "L'Union fait la force" avec l'UE car c'est le même texte appliqué sur tous les résidents UE. Mais bon j'ai du mal à me convaincre que c'est une bonne loi bien ficelée... J'ai envie de faire un site d'eCommerce, j'hésite à ne pas vendre à des résidents UE juste à cause de RGPD

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il y a une heure, PABerryer a dit :

les besoin estimés variaient de 18000 à 22000 et cela ne se trouve pas comme cela

Tant de temps de cerveau dédié à emmerder le monde au lieu de créer de la valeur.

il y a 12 minutes, PABerryer a dit :

Alors que le RGPD est plus simple que la réglementation commerciale et fiscale française :D

Oh bah laisse-lui le temps.

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Il y a 8 heures, Neomatix a dit :

Tant de temps de cerveau dédié à emmerder le monde au lieu de créer de la valeur.


Je ne suis pas d'accord car à travers les bonnes pratiques qui se mettent en place il y en a beaucoup qui contribuent à créer de la valeur. Tu as la partie de développement où le RGPD te force à te poser les questions de sécurité et de privacy dès le début ou encore la question des droits des personnes pour t'occuper de toute la partie relation client.

 

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Le respect de la vie privée je trouve que c’est très bien et c’est même un sujet pour se différencier des concurrents dans certains cas (Qwant par exemple.)
Réfléchir aux données personnelles qu’on collecte, pourquoi, comment, avec quelles mesures de sécurité, quelle communication, quels moyens de contrôle par les personnes, tout ça s’est très bien.

Le problème c’est le côté bureaucratique borné du RGPD. Comme toujours avec ce genre d’approche normative on peut faire de la m... tout en restant conforme.
Dans un monde idéal les acteurs du web auraient pu se réunir pour définir des bonnes pratiques et en faire la pédagogie auprès de leurs clients et utilisateurs. Au lieu de ça on a un carcan. Et certains se contentent de respecter la lettre sans chercher plus loin.

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il y a 40 minutes, PABerryer a dit :

... la question des droits des personnes pour t'occuper de toute la partie relation client.

C'est un bon résumé.

Une fois de plus, un problème concernant les clients est victorieusement résolu (alléluia)

... mais il n'y a plus de clients.

Mais ce n'est pas grave puisqu'en contrepartie de ces clients perdus, plein de postes ont été créés.

Et c'est ainsi que l'Europe s'enrichit un peu plus tous les jours.

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il y a 59 minutes, fm06 a dit :

Le respect de la vie privée je trouve que c’est très bien et c’est même un sujet pour se différencier des concurrents dans certains cas (Qwant par exemple.)
Réfléchir aux données personnelles qu’on collecte, pourquoi, comment, avec quelles mesures de sécurité, quelle communication, quels moyens de contrôle par les personnes, tout ça s’est très bien.

Le problème c’est le côté bureaucratique borné du RGPD. Comme toujours avec ce genre d’approche normative on peut faire de la m... tout en restant conforme.
Dans un monde idéal les acteurs du web auraient pu se réunir pour définir des bonnes pratiques et en faire la pédagogie auprès de leurs clients et utilisateurs. Au lieu de ça on a un carcan. Et certains se contentent de respecter la lettre sans chercher plus loin.

 

Oui et c'est dommage que cela ne se soit pas passé comme cela.

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Il y a 1 heure, PABerryer a dit :

Je ne suis pas d'accord car à travers les bonnes pratiques qui se mettent en place il y en a beaucoup qui contribuent à créer de la valeur. Tu as la partie de développement où le RGPD te force à te poser les questions de sécurité et de privacy dès le début ou encore la question des droits des personnes pour t'occuper de toute la partie relation client.

Mouais. S'il y avait un marché pour la vie privée (au moins du même ordre de grandeur que les coûts engendrés, j'entends), les boîtes du secteur s'en seraient déjà occupé d'elles-mêmes.

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Il y a 3 heures, Neomatix a dit :

Mouais. S'il y avait un marché pour la vie privée (au moins du même ordre de grandeur que les coûts engendrés, j'entends), les boîtes du secteur s'en seraient déjà occupé d'elles-mêmes.

Peut être que quand tes infos personnelles leakent plusieurs fois par décennies, elles sont plus vraiment privées et on finit par s'en foutre de ce critère

 

Il y a 4 heures, fm06 a dit :

Le problème c’est le côté bureaucratique borné du RGPD. Comme toujours avec ce genre d’approche normative on peut faire de la m... tout en restant conforme.

Tu aurais un exemple avec le RGPD ?

 

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Tu aurais un exemple avec le RGPD ?
 

La prolifération de popups qui demandent sans cesse d’accepter les cookies est une vraie nuisance. Quand un site que je visite plusieurs fois par semaine me le demande de manière répétitive, c’est absurde. C’est un peu comme si à chaque fois que j’entre dans un magasin équipé de vidéosurveillance on me demandait de signer un formulaire d’acceptation.
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Il y a 9 heures, Neomatix a dit :

Mouais. S'il y avait un marché pour la vie privée (au moins du même ordre de grandeur que les coûts engendrés, j'entends), les boîtes du secteur s'en seraient déjà occupé d'elles-mêmes.

 

Il y en a un. C'est Apple qui est dessus.

Mais ce n'est pas suffisant comme avantage.

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Il y a 2 heures, fm06 a dit :


La prolifération de popups qui demandent sans cesse d’accepter les cookies est une vraie nuisance. Quand un site que je visite plusieurs fois par semaine me le demande de manière répétitive, c’est absurde. 

Tu supprimes tes cookies régulièrement ?

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https://www.autoritedelaconcurrence.fr/fr/article/lautorite-de-la-concurrence-sanctionne-google-hauteur-de-220-millions-deuros-pour-avoir

 

Citation

L’Autorité de la concurrence sanctionne Google à hauteur de 220 millions d’euros pour avoir favorisé ses propres services dans le secteur de la publicité en ligne

 

A la suite de saisines de News Corp Inc., du groupe Le Figaro1 et du groupe Rossel La Voix, l’Autorité de la concurrence rend aujourd’hui une décision sanctionnant Google, à hauteur de 220 millions d’euros, pour avoir abusé de sa position dominante sur le marché des serveurs publicitaires pour éditeurs de sites web et d’applications mobiles. L’Autorité a constaté que Google a accordé un traitement préférentiel à ses technologies propriétaires proposées sous la marque Google Ad Manager, à la fois en ce qui concerne le fonctionnement du serveur publicitaire DFP (qui permet aux éditeurs de sites et applications de vendre leurs espaces publicitaires), et de sa plateforme de mise en vente SSP AdX (qui organise les processus d’enchères permettant aux éditeurs de vendre leurs « impressions » ou inventaires publicitaires aux annonceurs) au détriment de ses concurrents et des éditeurs.

Les pratiques  en cause sont particulièrement graves car elles ont pénalisé les concurrents de Google sur le marché des SSP et les éditeurs de sites et d’applications mobiles. Parmi ceux-ci, les groupes de presse - dont ceux qui sont à l’origine de la saisine de l’Autorité – ont été affectés alors même que leur modèle économique est par ailleurs  fortement fragilisé par la décrue des ventes d’abonnements papier et la baisse des revenus publicitaires associés.

L’Autorité rappelle qu’une entreprise en position dominante est soumise à une responsabilité particulière, celle de ne pas porter atteinte, par un comportement étranger à la concurrence par les mérites, à une concurrence effective et non faussée.

Google, qui n’a pas contesté les faits, a souhaité bénéficier de la procédure de transaction. L’Autorité a fait droit à sa demande. Google a proposé des engagements visant à améliorer  l’interopérabilité des services Google Ad Manager avec les solutions tierces de serveur publicitaire et de plateforme de mise en vente d’espaces publicitaires et mettre un terme aux dispositions qui favorisaient Google. L’Autorité a accepté ces engagements et les rend obligatoires dans sa décision.

Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité de la concurrence a déclaré à l’occasion de cette décision : « La décision sanctionnant Google a une signification toute particulière car il s’agit de la première décision au monde se penchant sur les processus algorithmiques complexes d’enchères par lesquels fonctionne la publicité en ligne « display ». L’instruction, menée particulièrement rapidement, a permis de révéler des processus par lesquels Google prenant appui sur sa position dominante considérable sur les serveurs publicitaires pour sites et applications, se favorisait par rapport  à ses concurrents tant sur les serveurs publicitaires que les plateformes SSP. Ces pratiques très graves ont pénalisé la concurrence sur le marché émergent de la publicité en ligne, et ont permis à Google non seulement de préserver mais aussi d’accroître sa position dominante. Cette sanction et ces engagements permettront de rétablir un terrain de jeu équitable pour tous les acteurs, et la capacité des éditeurs à valoriser au mieux leurs espaces publicitaires. »

 

C'était la procédure antitrust la plus avancée dans le monde, et l'amende est, au niveau français uniquement, très salée. Des procédures équivalentes sont en cours aux US, UK, DE au strict minimum.

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il y a 2 minutes, Lexington a dit :

Les pratiques  en cause sont particulièrement graves car elles ont pénalisé les concurrents de Google sur le marché des SSP et les éditeurs de sites et d’applications mobiles.

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il y a 2 minutes, Lexington a dit :

Parmi ceux-ci, les groupes de presse - dont ceux qui sont à l’origine de la saisine de l’Autorité – ont été affectés alors même que leur modèle économique est par ailleurs  fortement fragilisé par la décrue des ventes d’abonnements papier et la baisse des revenus publicitaires associés.

C'est quoi le rapport avec Google ? La presse française est nulle et a un business model totalement dépassé mais c'est au reste du monde de s'adapter ? Le FT montre que c'est possible de continuer à croître sa top line et sa profitabilité dans la presse en 2021. Sauf qu'il faut fournir du travail de qualité, pas racketter ses distributeurs.

il y a 2 minutes, Lexington a dit :

L’Autorité rappelle qu’une entreprise en position dominante est soumise à une responsabilité particulière, celle de ne pas porter atteinte, par un comportement étranger à la concurrence par les mérites, à une concurrence effective et non faussée.

Mais quelle pignouferie ce concept...

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