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Kœnig : Un libéral dans la course présidentielle (sisi)


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De mémoire, mais je vais vérifier une fois à la maison, le sens de néolibéralisme est plus étroit que ça, et suppose d'en finir avec l'"idéologie du laisser faire, laisser passer".

 

Sur son approche éco, il faut lire la préface au livre de Claude Gamel qu'il a fait publier aux PUF. En gros le libéralisme classique c'est dépassé, celui moderne c'est celui piloté par la puissance publique de Rawls et consorts (bref de la social-démocratie de droite). C'est aussi pour ça que je parle de 'rocardisme révolutionnaire' : on nous présente les vieilles soluces de la deuxième gauche, les synthèses socialisme-libéralisme et tutti quanti comme des trucs super nouveaux et super révolutionnaires, alors que c'est vraiment le fond de sauce de toutes les politiques publiques depuis 40 ans et de tous les barbons que j'ai pu croiser à la Sorbonne. 

 

Personnellement, tout ce qu'il dit me rappelle la fac et ses pires mandarins mainstream. Maintenant c'est cohérent avec son côté je veux incarner le libéralisme (progressiste) majoritaire contre le libéralisme classique (minoritaire). Mais l'un est un pur produit politicien et bureaucratique, l'autre un truc sérieux.

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il y a 13 minutes, F. mas a dit :

De mémoire, mais je vais vérifier une fois à la maison, le sens de néolibéralisme est plus étroit que ça, et suppose d'en finir avec l'"idéologie du laisser faire, laisser passer".

 

De ce que j'en sais, c'était bien l'approche majoritaire au colloque Lippmann, mais je ne suis pas sûr que ses partisans aient eu le monopole du terme "néolibéralisme". Tout le monde était d'accord sur la nécessité de donner un coup de neuf au libéralisme, même si le désaccord était total à propos de ce en quoi ça devait consister.

Il me semble bien que dans "Libéralisme", Mises passe son temps à jurer par le "nouveau libéralisme", qu'il définit par une approche plus claire, qui part de la propriété privée pour en dériver tout le reste, par opposition au libéralisme classique qu'il définit par sa pluralité d'objectifs parfois en contradiction et auquel il reproche son manque de systématicité. 

 

Mais de toute façon, il est inutile de se demander à qui l'on pense lorsque l'on parle de "néolibéralisme" aujourd'hui, puisque ce qui est désormais désigné par là est à la fois l'approche technocratique de l'économie, propre au coté interventionnisme, et un libéralisme économique supposé radical, sans que personne ne s'aperçoive que c'est en contradiction avec la technocratie.

  • Yea 1
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Ah oui, aujourd'hui, 'néolibéralisme', c'est carrément devenu un programme de recherches. Il y a un million de papiers qui sortent par jour pour nous donner une nouvelle définition du terme (qui va bien entendu tout révolutionner en sciences sociales).

 

Enfin en tout cas, c'est encore un beau coup dans le rien pour rendre encore moins intelligible le libéralisme dans ce pays.

  • Yea 2
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