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F. mas

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About F. mas

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    Anthony de Jasay.

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  1. Ce qui marque le génocide n'est pas seulement l'intentionnalité en matière criminelle, mais aussi qu'il a pour objet la volonté de détruire un groupe national, religieux, racial ou ethnique. Les victimes ne doivent pas être ciblées de manière aléatoire. https://www.un.org/en/genocideprevention/documents/Appeal-Ratification-Genocide-FactSheet-FR.PDF Toujours en suivant la convention sur le génocide, on peut se dire que la "Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle" peut être discutée dans la situation présente. Utiliser l'Etat ne fait pas partie de la définition du génocide (on peut d'ailleurs se rappeler des génocides au Burundi des Tutsis contre les Hutus).
  2. Pour mémoire : https://theupheaval.substack.com/p/the-china-convergence
  3. Peut être, mais il met le doigt sur quelque chose qui me semble vrai.
  4. Fun fact, attention à l'arrivée des libertarianbots : Tyler Cowen a proposé à Claude 3 de formuler une critique à la Peter Boettke de la théorie de l'entrepreneur d'Israel Kirzner (c'est à dire une critique d'un économiste 'autrichien' à l'endroit d'un autre économiste 'autrichien'). Eh bien ça fait le job de manière assez satisfaisante : "In summary, as Peter Boettke, I would acknowledge the important insights of Kirzner’s theory, particularly its emphasis on the central role of entrepreneurship in driving market processes. However, I would also seek to enrich and extend the theory by drawing on other strands of Austrian thought, emphasizing the roles of uncertainty, capital, institutions, competition, and subjectivism in shaping entrepreneurial activity." https://marginalrevolution.com/marginalrevolution/2024/03/claude-3-opus-does-austrian-economics.html
  5. C'est vrai qu'il y a le green new deal, mais aussi la loi egalim. Et pour ça pas besoin de l'UE. Je te rejoins en fait.
  6. @Largo Winch : je pense en partie comme toi, mais je crois que tu sous-estimes le pouvoir de nuisance de la clique qui dirige l'UE actuellement. On voit depuis pratiquement deux semaines tous les professionnels de la récupération politicienne pour profiter du mouvement de colère des agriculteurs. Un peu comme pour les gilets jaunes qui n'avaient pas de représentants officiels/institutionnels, on assiste à une bataille de politiciens, syndicats, idéologues et bureaucrates pour s'en réapproprier l'esprit et en profiter pour faire du placement de produit. On entend Mélenchon qui explique qu'en fait, le vrai ennemi des paysans, ce n'est pas Bruxelles ou l'inflation législative, mais le 'libre échange', Tondelier ou Mamère expliquer qu'écolos et agri sont alliés naturels (what ????), la CP chouiner contre le libéralisme qui produit trop de normes (hein), la grande distrib qui fait des marges etc. Il y a même Karine Lemarchand qui est venue pousser à la roue pour accuser le consommateur d'acheter de la merde et accuser la grande distribution de faire des promos. Etre pauvre, ça devrait être interdit. Chaque parasite vient placer son produit en ignorant plus ou moins les revendications réelles des types sur leurs tracteurs. Dans tous les cas, ce sont des stratégies rhétoriques d'évitement : zi elephant in the room, c'est la réglementation étatique démentielle, la planification écologique et l'acceptation servile de tout ce qui se fait de pire en matière écologique à Bruxelles par une classe politique aux fraises. Sur l'Europe par contre, je pense que tu sous estimes les effets attendus du green new deal et surtout de la stratégie farm to fork (merci Ursula) qui va pousser l'agriculture UE vers la décroissance et la destruction du monde agricole. Ces bureaucrates sont cinglés : ils sont en train d'organiser la disparition du secteur.
  7. Comme quoi, l'extrême droite au pouvoir n'a pas que des inconvénients.
  8. On parle ici de déplacement forcé en vue d'établir un Etat homogène ethniquement, mais nécessairement d'élimination physique systématique.
  9. Les échanges épistolaires entre Strauss et Voegelin sont intéressants. On ne peut pas en dire autant de ceux de Strauss et Scholem par exemple.
  10. John Gray est vraiment agaçant et décevant. Agaçant parce qu'on aimerait le suivre dans son scepticisme politique, parce qu'il est lecteur de Strauss, Oakeshott et Hobbes, parce qu'il a proposé une fois il y a très longtemps une critique intéressante du libéralisme. Décevant parce qu'au fond son oeuvre en tant qu'universitaire est globalement oubliable, et que l'essayiste est poussif, paresseux et superficiel. Je suis en train de lire son dernier essai (The New Leviathans), et sauf à être extrêmement complaisant, c'est un peu de la merde. Il prétend s'inspirer de Hobbes, mais en propose une lecture de classe de terminale, resuce une de ses critiques plus anciennes du libéralisme pour en faire un portrait suffisamment simplet pour le réfuter, le tout tartiné de considérations sur la politique internationale contemporaine digne de BFTM TV. Il ne prend pas la peine d'argumenter, restitue de manière approximative les théories/idéologies qu'il prétend critiquer, le tout sur un ton dépressif qui visiblement plait au supplément littéraire du Times.
  11. Je pense que pour comprendre la démarche de Strauss, il faut se rappeler que son ambition est d'abord de défendre la philosophie politique 'socrato-platonicienne' contre ce qu'il estime être ses concurrents ou ses négateurs modernes (le droit naturel moderne, le positivisme, l'historicisme, la théologie mais aussi les conceptions thomistes ou néothomistes). Le droit naturel ancien se comprend comme une manière de poser les problèmes fondamentalement différente du droit naturel moderne. D'un côté, la question de la vie bonne, du bien humain, et de l'ordre politico-social correspondant aux réponses apportées à ces premières questions, de l'autre des attributs associés aux individus en dehors de tout contexte théologique immédiat (Hobbes, Locke, Rousseau). De mémoire, l'aspect 'engagé' de DNH, in a very straussian way, va être de reconnaître aux auteurs classiques anciens et modernes un idiome commun (celui de la référence à la nature, et non à l'histoire), qui rend possible la démarche philosophique que l'historicisme ou le positivisme interdit au sein de la démocratie libérale. Toutefois, il laisse entendre que ce n'est pas tout à fait la même chose quand on commence à gratter. Je prend un exemple pour être plus clair: Strauss fait de Locke le philosophe par excellence de la démocratie américaine, en remarquant qu'au fond il appartient à la première vague de la Modernité, celle qui parle le langage de la loi naturelle, ce qui est pour lui un terrain d'entente -parler de nature des choses plutôt que des conventions- pour revenir à la possibilité même de philosopher. Super! La démocratie libérale américaine mérite d'être défendue parce que son philosophe roi parle la langue des philosophes, en gros. En gros, parce qu'en détail, Locke reste un moderne et surtout, selon Strauss (et c'est une de ses thèses controversées) ne défend pas vraiment la loi naturelle mais plutôt une réorganisation rationnelle du monde en rupture avec le monde théologique chrétien (enfin cette partie là, il la développe dans ses études de philosophie platonicienne).
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