Aller au contenu

F. mas

Membre Actif
  • Compteur de contenus

    10 088
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    11

F. mas a gagné pour la dernière fois le 24 février

F. mas a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

652 Populaire

2 abonnés

À propos de F. mas

Previous Fields

  • Tendance
    Minarchiste
  • Ma référence
    Anthony de Jasay.

Profile Information

  • Gender
    Male
  • Location
    Cordicopolis
  • Interests
    Political Philosophy, Music, BBC comedies.

Visiteurs récents du profil

6 921 visualisations du profil
  1. L'abandon de la quête de la vérité comme dépourvue de sens, l'adhésion pleine et entière au relativisme historique le plus complet (avec une discussion intéressante de Kuhn dans Philosophy... qui explique la victoire de la révolution copernicienne sur le paradigme ptolémaique en termes de purs rapports de force, fascinant!), l'esquisse d'une ''''théorie'''' narrative de l'identité et l'invention de l'ironisme https://en.wiktionary.org/wiki/ironism
  2. Prochaine étape: Philosophy and the mirror of nature et surtout Contingency, Irony and Solidarity de Rorty.
  3. Mes lectures du moment

    C'est surtout sur Hume que je tique. Sur Montesquieu, on peut le classer un peu n'importe où. Si le sujet t'intéresse, je peux te retrouver les réfs d'un article de C Spector sur la difficile classification de M dans la tradition libérale tout court (ou plus simplement, tu peux lire le petit bouquin assez intéressant d'Althusser sur son rapport à l'histoire, lui en fait un précurseur du marxisme). Spector sur M, c'est le top du top. Sinon dans la tradition libérale pluraliste contemporaine, les usages de M sont loin d'être 'conservateurs' https://www.amazon.com/Rationalism-Pluralism-Freedom-Jacob-Levy/dp/0198808917 Hume est un whig, et en plus un whig sceptique, c'est le premier à avoir soumis l'histoire de l'Angleterre au traitement critique rationaliste (au grand dam des vieux whigs traditionalistes), il est un admirateur de Newton et un contempteur virulent d'Eglise d'Ecosse. Il a également inspiré largement Adam Smith, y compris son économie politique. C'est une confusion retrospective que d'en faire un conservateur, qui vient du fait qu'on connaît peu la tradition proparlementaire du whiggisme anglais assez portée sur les traditions des parlements et des corps intermédiaires contre l'arbitraire royal (sur le sujet, Constitution de la liberté, Hayek). Que les conservateurs s'en réclament aujourd'hui, ok, mais à l'époque, les partisans de la prérogative royale sont en face. Sur le sujet une lecture passionnante : https://press.princeton.edu/titles/11092.html De manière générale, à un moment donné dans la réflexion, les étiquettes ne servent plus à grand chose sinon à borner son déploiement.
  4. Mes lectures du moment

    La quête du graal ! En fait des romans dont on est le héros parodique, garantie humour anglais http://www.bibliotheque-des-aventuriers.com/serie/quete_du_graal/01_chateau_tenebres.htm
  5. Mes lectures du moment

    Ben voyons
  6. Moyen-Orient

    Ce n'est pas la question, mais http://www.france-rwanda.info/2017/02/france-rwanda-recit-d-une-manipulation-pierre-pean.html
  7. Moyen-Orient

    Ben voyons
  8. Moyen-Orient

    Opération Turquoise ?
  9. Tiens, ça illustre un peu mon propos à propos de l'étudiant normal qui bosse, et qui, très raisonnablement, ne participe pas aux élections des conseils centraux (par désintérêt, sous information ou choix etc) : ceux qui votent dans les collèges usagers, c'est à dire étudiants, sont des minorités politisées (ou corporatistes genre fage pde) qui ont tout intérêt à y participer. En gros, ça tourne autour de 10% maxi de la population étudiante, dont les meneurs sont très conscients de leurs intérêts : au plus bas niveau, ça sera pour obtenir un local ou se faire bien voir, éventuellement siéger dans des commissions pour négocier des avantages pour leurs clientèles d'étudiants respectives (par exemple, pour le budget ou la commission disciplinaire, très populaires). Au plus haut niveau, ça sera pour accumuler les postes d'électeurs pour ensuite avoir des voix au sein des instances nationales, celles qui distribuent le pognon et les postes (le cneser par exemple). D'un côté on a des groupes qui mobilisent des clientèles pour se servir sur le marché politique universitaire et qui en profitent au maximum, de l'autre on a une majorité désorganisée et moins informée qui reste très largement passive (au plus grand bénéfice des groupes constitués). C'est un système pervers. J'ai toujours été par exemple impressionné par le dispositif mis en place par l'unef à chaque élection pour les conseils centraux, assez invariable, professionnel et particulièrement cynique. La plupart du temps, au cours de l'année, on ne les voyait jamais, ils étaient souvent peu (en général un permanent payé par le siège national à accumuler les années de licences pour faire de l'agitprop) et le jour des élections, débarquaient des troupes entières par bus (en général en provenance de Paris), ciblant quasi exclusivement les étudiants de première année (les plus nombreux, les plus manipulables et les moins informés) pour les faire voter en masse. Et puis ils repartaient l'élection finie, et ça jusqu'à l'élection suivante. Fidèle à un stratégie éprouvée en milieu syndical, ils ont fait des pieds et des mains pour la cogestion, l'ouverture totale, et voulaient un moment que les élus étudiants -majoritairement à gauche- soient payés et même dispensés de cours. En gros, cela répondait à une stratégie de normalisation de la contestation pour peser sur l'ensemble de la direction des universités, et ça n'a pas trop mal réussi à certains moments.
  10. Il n'y a rien de choquant à ce que les membres de la 'communauté universitaire' (je hais cette expression) soient consultés, mais l'élection démocratique au sein des universités à les mêmes travers qu'en dehors de l'université : la constitution de clientèles, la mise en place d'entreprises politiques et syndicales pour briguer des postes et des budgets, les campagnes politiques démagogiques qui aboutissent à l'immobilisme, au status quo, au report systématique des dossiers un peu trop épineux et même aux déficits (jusqu'à l'arrivée d'administrateurs judiciaires pour faire des coupes et mettre sous tutelles les facs les plus mal gérées).
  11. Social démocratie, ou même démocratisation tout court : je pense qu'une bonne étude sur le sujet débuterait par une réflexion sur la gouvernance des universités (par conseils) qui s'est installée après 68.
  12. Le Public Choice, y'a que ça de vrai.

  13. Pour moi, il y a une très belle étude à faire avec les outils du Public Choice pour expliquer comment l'université française s'est suicidée en la laissant aux mains de différents groupes d'intérêt (enseignants, syndicats, politiques, étudiants, écoles) qui tous avaient intérêt à en faire ce qu'elle est devenue (enfin jusqu'à son effondrement final, qui au contraire, va rejaillir sur tout le monde). Assez vraisemblablement, ce sont les groupes qui avait le moins intérêt à se constituer en groupe d'intérêts collectifs (au sens de M Olson) qui se sont trouvés floués, à savoir les étudiants qui travaillent et les contribuables.
  14. Mes lectures du moment

    C'est décevant de la part de Zaoui, qui a fait un excellent livre sur D Hume.
×