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Mégille

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  1. Je suis tombé sur ça : http://sarkoups.free.fr/cdlz119.pdf Des avis éclairés ?
  2. @Sekonda, tu viens de changer ma vie. Merci.
  3. Ce qui est plutôt inquiétant (si on accorde confiance aux prédictions mainstream) ce n'est pas tant qu'il fasse plus chaud (on est dans l'une des périodes les plus froides de l'histoire de la Terre), mais la rapidité du changement. Ce n'est pas la fin du monde, mais un changement brutal risque d'avoir des répercussions importantes sur l'écosystème, et on suppose que le résultat pour l'homme sera finalement assez négatif. Que ce soit réel, important pour l'homme, voir urgent, implique bien entendu qu''il faille s'en soucier. Mais il n'est pas évident que la solution passe par la contrainte, et que ceux qui doivent s'en soucier soient les Etats. Pour commencer, il ne faut pas oublier que si on émet des gaz à effet de serre, ce n'est pas juste pour la beauté de la chose. Ce sont des conséquences indésirables, des externalités négatives, d'activités qui sont profitables. Elles seraient peut-être un peu moins rentables si les coûts climatiques étaient internalisés dans le processus plutôt que répartis et infligés à toute la Terre, mais ça n'enlève pas qu'elles sont utiles par ailleurs. La dépense d'énergie est absolument nécessaire pour toutes les activités humaines, transport, construction, agriculture, etc. Non seulement pour entretenir (et continuer à améliorer) notre mode de vie dans les pays développés, mais aussi pour permettre le développement des autres pays. Et il se trouve que les énergies fossiles, avec le nucléaire, sont la meilleure source d'énergie dont nous disposons. S'en priver, même partiellement, revient donc à infliger un très gros coût à l'humanité. Le coût du dérèglement climatique est peut-être plus élevé, mais c'est difficile à dire... Le coût du réchauffement étant supporté en commun, le marché ne nous l'indique pas. Si on choisit une solution institutionnelle (i.e. par des contraintes collectives), on doit donc se contenter de taxes pigousiennes infligées par les états, à l'aveuglette, de façon incohérente, souvent injuste (favorise les pays développés au détriments des autres, favorise les classes urbaines aisés au détriment des classes populaires), et insignifiante au niveau mondial, puisque les deux plus gros pays émetteurs, la Chine et les USA, qui à eux deux représentent près de la moitié des émissions, ne sont pas prêt de se calmer. Même si les américains votaient pour un écolo, ils se rendraient vite compte que s'infliger un tel fardeau les affaibliraient considérablement face à de potentielles menaces extérieures (Chine, Russie, etc...) et ils reviendraient vite sur leur choix. Mais ce n'est pas grave. Je disais qu'il n'est pas évident que les Etats soient les plus aptes à se charger du problème. Outre la solution institutionnelle, il y a aussi des solutions techniques, qui pourraient tout à fait être réalisée par un fond privé. La mienne : on balance de temps en temps quelques mégatonnes de souffre dans la stratosphère, ça créer un aérosol protecteur qui réverbère le rayonnement solaire dans l'espace, et donc refroidit la troposphère. Ce n'est pas sorcier, c'est ce qui se passe naturellement après de grosses éruptions volcaniques. En plus de refroidir la Terre à court terme (et donc de nous faire gagner du temps) ça freine l'emballement des boucles de rétroactions positives (albédo terrestre, taux de vapeur d'eau atmosphérique, etc), tout en laissant en place la principale rétroaction négative (verdissement global). Pendant ce temps, les énergies fossiles deviennent de moins en moins rentables du fait de la raréfaction des ressources et sont progressivement remplacées par le nucléaire qui devient de plus en plus efficace grâce à la recherche (probablement). On balance les déchets nucléaires en antarctique parce que osef des glaçons. Et quand on passe des centrales à fissions aux centrales à fusions, c'est tout bon, plus de problèmes. Et je suis sûr qu'il y a d'autres solutions techniques.
  4. Mégille

    Pegase

    Bienvenue ! Sur quels points du libéralisme as-tu des réserves ?
  5. Et bien, si la justice était accusatoire et jurisprudentielle (et donc, s'il y avait un vrai droit, et pas simplement des règlements administratifs déguisés en droits), je ne verrais aucun inconvénient à ce qu'un léger attouchement se solde par un procès en bonne et due forme. Le choix d'une procédure sur une autre (qui représente toujours un coût, hein, même régler un problème à l'amiable est une dépense de salive) dépend de la valeur que la victime attribue subjectivement au coût qui lui a été infligé. Il est concevable que certains humains accordent une très grande valeur à l'intégrité de leur fesse, et donc qu'il y ait des procès pour des mains aux fesses, si c'est le cas. Mais forcément, à partir du moment où la "justice" est inquisitoire et statutaire, le coût de la procédure (et le coût que représente la punition pour celui qui se la ramasse) n'a plus forcément de rapport avec le coût infligée à la victime par l'agression. A mes yeux, la sources du problème est là.
  6. TIL https://en.wikipedia.org/wiki/Iowa_Electronic_Markets Un système plus efficace que les sondages pour prédire le résultat d'une élection... grâce au marché, évidemment.
  7. Je rechercherais les messages en question plus tard, en attendant peu importe. Dans tous les cas, quand il s'agit de réparer un tort commis, il n'est pas véritablement possible de déterminer la valeur du dommage, puisqu'on est dans un échange contraint. Etant donné que ce genre de contrainte (contraindre l'agresseur à réparer son agression) est nécessaire pour que la contrainte première, l'agression, soit interdite, elle doit tout de même être légitime, et la meilleure façon de déterminer l'importance de cette contrainte est la règle du précédent, puisqu'elle découle de l'égalité de droit, et permet une évolution continue du droit (puisque subsumer un nouveau cas sous une catégorie de cas précédents implique toujours une au moins une infime décision interprétative) en fonction des négociations que sont les procès, et donc en fonction de l'évolution des moeurs et des valeurs. Il me semble que mes droits sur ma propriété, et sur mon corps, impliquent le droit de refuser un contact physique. Après tout, dans le monde des faits, il n'y a qu'une différence de degrés entre toucher, pousser et frapper. Exiger réparation après avoir subi un attouchement, même infime, est donc légitime. S'il n'y a pas de procès au moindre infime effleurement non sollicité, c'est que les "victimes" accordent suffisamment peu de valeur au tort. Mais si la population (ou ne serait-ce qu'une partie de celle-ci) se met à accorder plus de valeur à l'intégrité de son corps, il me semble naturel qu'un droit sain, laissé à lui même, évoluerait en augmentant les peines contre les attouchements. Le problème actuel est que l'Etat vient artificiellement fixer les prix des torts. En discuter en les jugeant trop haut ou trop bas est équivalent à discuter d'un prix marchant, fixé par l'Etat, en le jugeant trop haut ou trop bas. C'est sans doute effectivement le cas, mais le seul vrai problème est l'intervention d'une force extérieur dans la fixation de ce prix. Mais je ne vois pas de problème en soi à ce qu'une main au fesse soit punie.
  8. Je ne suis pas sûr qu'il ne faille voir qu'une différence de degré entre le conservateur et le réactionnaire. On peut ranger, de gauche à droite : le révolutionnaire, le progressiste, le conservateur, le réactionnaire. Mais on peut aussi mettre le prog et le conservateur d'un coté, et le révolutionnaire et le réac ensemble de l'autre. Le prog veut accélérer le changement de la société pour se débarrasser au plus vite des mauvaises choses, et le conservateur veut à l'inverse modérer le changement par peur de perdre des bonnes choses, mais tous les deux s'accordent sur le fait que la société et les mœurs sont changeantes. C'est sur ce point qu'ils s'opposent aux deux autres, qui fantasment une société parfaite et juste car éternellement fixe. L'un la voit dans un futur qu'il faut faire advenir brutalement et à tout prix, l'autre, dans un passé édénique à jamais perdu mais pour lequel il se bat tout de même dans un esprit un peu tragique. Bon, ça ne colle pas forcément toujours avec l'usage courant des termes, mais ça me semble être la façon la plus féconde d'utiliser ces étiquettes les unes relativement aux autres. Le problème est que l'étiquette "conservateur", je crois, a pour la première fois été utilisée par Chateaubriand, qui me semble plutôt réac, et n'a pris le sens qu'on lui prête qu'en Angleterre avec sir Robert Peel. Mais le mot "libéral" a une histoire similaire aussi, hein. Avant de se mettre à désigner à peu prêt ce que l'on désigne ici (lorsqu'il a commencé à être utilisé outre-manche par Bright et Cobden), il a d'abord été utilisé, en Espagne (lors du Cortès de Cadix) puis en France (chez Maine de Biran d'abord) pour désigner les partisans de la révolution française. Avec Rousseau, Robespierre et Baboeuf, et sans les physiocrates, donc.
  9. Tu disais ailleurs, je crois, @Tramp, que ne serait-ce qu'un photon qui touche à la propriété d'autrui, c'est déjà une atteinte à son droit. Que tous les litiges, mêmes lorsque l'une des parties a violée le NAP, ne doivent pas nécessairement se conclure par une procédure juridique, c'est évident. Mais si certaine personnes accordent une telle valeur au fait de ne pas être touché, il me semble qu'elles sont dans leur droit, et qu'il est donc légitime de leur part d'exiger réparation. Les "réparations" pour une main au fesse, fixées par l'Etat, ne sont sans doute pas les meilleures, mais c'est une autre question.
  10. Oui mais il fait quand même de l'évasion fiscale à coté ! Et la religion, c'est l'opium du peuple ! Il devrait créer des logements sociaux et des salles de shot à la place. Et c'est le patron d'un groupe de luxe, et le luxe, c'est mal ! Et non, je ne vois aucun rapport entre le rejet du luxe et la religion chrétienne, pourquoi tu me regardes comme ça, Friedrich ?
  11. Au fait, il a quel niveau de connaissance du marxisme, Peterson ? J'ai peur qu'il soit un peu à la ramasse. J'aurais préférer qu'ils croisent leurs tirs contre le post-modernisme et confrontent leurs diagnostiques concernant ce nouvel ennemi. Si ils réussissent à garder le bonheur au centre du débat, ça peut être intéressant par contre.
  12. N'oublie pas que le Parthénon a été construit avec l'or de la ligue de Délos, que Athènes avait créée soit disant pour protéger la Grèce des perses. Et gare à ceux qui protestaient et qui faisaient mine de vouloir quitter la ligue. Je ne sais pas si ça compte comme de la barbarie, mais c'est clairement de l'économie d'extraction.
  13. Oui, ils sont assez essentiels. Diégétiquement, ils sont l'équivalent stratégique d'une nuke, et extra-diégétiquement, ils sont, dans l'histoire ancienne de l'univers au moins, une allégorie de la puissance et de la décadence des Targaryens.
  14. Voilà ce qui se passe quand on a plus Manuel Valls pour nous protéger de Varg Vikernes.
  15. Le cas de plus proche qui me vient à l'esprit est 1912. Theodore Roosevelt, qui avait déjà fait deux mandats avec le GoP (à l'époque, de gauche) a trouvé que son successeur (le président sortant) Taft, du GoP lui aussi, était trop modéré. Il s'est présenté contre lui, et contre le GoP en prenant la tête du "parti progressiste". Ce qui a divisé la gauche américaine, et permis l'élection d'un dem, W Wilson (mais qui a pour finir plus ou moins appliqué la politique étatiste de Teddy Roosevelt contre lequel il avait fait campagne, alors que les dems étaient encore de droite).
  16. C'est plutôt rare en effet. Beaucoup de gens tolèrent, voire prônent les mêmes mesures liberticides, mais la plupart ne se rendent pas compte qu'il s'agit d'atteintes à la liberté d'expression. Les mots condamnés sont considérés comme des actes blessants, assimilés à des agressions, et donc hors du domaine de la "parole" à proprement parler. Tant qu'à faire, je préfère les gens qui comme lui se rendent compte de ce qu'ils veulent, ça rend la discussion plus facile. L'auteur est un peu caricatural, notamment lorsqu'il fait des raccourcis sur le voile, mais tout de même, bien envoyé. J'espère que les intéressés le liront.
  17. L'UE a déjà plus de pouvoir que ce qu'aurait une véritable confédération. Le pouvoir d'édicter des règlements comme le RGPD sans que les états ne puissent s'y soustraire est a minima caractéristique d'un Etat fédéral (et les "directives" par lesquels elle opère habituellement ressemblent un peu à une étape intermédiaire entre ce que peut faire une confédération et ce que peut faire une fédération). Mais il me semble que même une confédération commence par avoir une armée, sous ce rapport, l'UE est encore un peu moins. RC devrait plutôt exiger que l'empereur soit élu par un collège électoral composé d'un comte-électeur par état membre. L'égalité des gros et des petits états pourrait se justifier par cette idée "d'Europe des nations" de la droite, et en soulignant que le contraire reviendrait à faire de l'Europe un état unitaire, ignorant les différences entre les cultures. Et surtout, ça lui permettrait de s'assurer que l'empereur soit conservateur, grâce au soutient de l'est.
  18. Il dit n'imp le vieux. Les physiocrates, les idéologues, Say et Bastiat & co était beaucoup plus libéraux que leurs homologues britanniques, à l'exception peut-être de Spencer. A moins que ce qu'il appelle "libéralisme français" soit le socialiste Sismondi et les fascistes du colloque Lippman...
  19. Contrôlé dans l'ombre par le descendant de Mahomet... complot islamo-beauf.
  20. Ce bon vieux paradoxe de Tocqueville, toujours...
  21. Enfin, le jour j n°1, l'élection ne se fait pas en une journée... Il me semble que les états les plus peuplés d'Inde mettent trois jours à eux tous seuls.
  22. Il fait sans doute plus pour l' "abolition" de la prostitution que n'importe quel législateur, d'ailleurs. Mais il vaut mieux éviter de le dire, sinon, il va se faire subventionner, et la France deviendra très vite un endroit sordide...
  23. Un plan peut tout à fait être mené à bien sans que l'agent ne soit omniscient (encore une chance). En soi, que le plan implique l'usage de coercition n'y change pas grand chose, effectivement (par exemple, dans le cas d'un cambriolage, d'un kidnapping, ou d'une politique publique). Mais la meilleure façon de s'assurer que les informations dispersées dans la société soient utilisées le mieux possible est de laisser le pouvoir de planification également dispersée entre les agents économiques. Vouloir faire agir un planificateur central renvient toujours à oublier ce fait. Et du coup, une intervention étatique soufre toujours de ce double défaut : elle ignore les informations que lui envoie le marché (le contraire impliquerait tout simplement de laisser faire les entrepreneurs), et elle brouille les informations en modifiant artificiellement les prix, incitant ainsi les entrepreneurs à de mauvais investissement. Ceci dit, tu as raison de montrer la relative faiblesse de l'argument hayékien. Autant, sur le principe général, il est plutôt efficace (je trouve), autant, pour chaque velléité particulière d'intervention étatique, il est généralement facile de se convaincre que les informations requises ne sont pas si difficile d'accès que ça... Reste que quand on se met à s'autoriser de plus de plus de petites exceptions de ce genre, on s'engage sur une route dangereuse. Hayek et Simon ont des approches radicalement différentes. Simon part de la théorie néoclassique construite sur l'hypothèse d'une connaissance absolue de tous les agents, puis il conçoit les défauts d'informations (et les "limites" de la rationalité) comme des exceptions aux lois générales de l'économie, pour ensuite chercher à les y intégrer. Hayek prend le chemin inverse : la dispersion de l'information n'est pas une limite de l'économie, mais ça en est la cause, l'essence même. C'est justement parce qu'on a temps limité, des connaissances limités, etc, que l'on échange avec les autres et que l'on a besoin du marché. Une société de vrais homos oeconomicus qui ont tous les mêmes connaissances et qui obéissent tous à un commissaire priseur, ce ne serait pas un marché, ce serait une utopie communiste. Je trouve donc surtout dommage que Simon n'ait pas plus pris en compte Hayek (dont les principaux travaux économiques sont antérieurs aux siens) et les autres économistes autrichiens que l'inverse.
  24. Le cas de ce type ressemble à celui de Marx, qui n'a jamais bossé de sa vie par peur de se faire exploiter. A force de se concentrer sur une certaine relation de prédation (réelle ou supposée) qui structurerait la société, on en vient, par réflexe de survie égoïste, à vouloir se placer du bon coté du fouet. Signé - un anarcap futur fonctionnaire.
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