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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Comme je disais ça semble à nouveau abrogé depuis 2016: https://fr.wikipedia.org/wiki/Prostitution_en_France#Histoire_de_la_prostitution_en_France Donc il n'y a pas de raisons de ne retenir que les mauvaises nouvelles. L'Histoire enseigne la perspective.
  2. En soi ça n'a pas beaucoup d'importance, mais si on met des dates de décès, les dates de naissance deviennent utiles pour estimer la période où un auteur a été actif. Je m'en suis aussi tenu à quelques noms "illustres" et anciens pour ne pas surcharger. Je trouve aussi que ça donne une impression (fondée d'ailleurs) de passage de relai lorsqu'on lit à la suite la chronologie. Il a sûrement d'autres lois libérales auxquelles on ne pense pas. Il y a aussi des libertés qui ont été acquises à certains moments et perdus depuis. L'Histoire n'est pas linéaire. Edit: tiens par exemple, sur la prostitution, le "délit" dit de racolage passif avait été aboli en 1994. C'est Sarkozy qui nous l'a remis en 2003. Et je lis qu'on l'aurait de nouveau abolit en 2016.
  3. => https://www.google.com/search?q=does+not+compute&client=firefox-b&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjRifuc6K7dAhUKx4UKHfdrCegQ_AUICigB&biw=1366&bih=621#imgrc=UKxHVzJqr5qLCM:
  4. Bonne remarque. J'en profite pour signaler que la liste ci-dessus n'est nullement exhaustive (je me suis tout juste tenu à un ouvrage par auteur et encore, pas toujours rigoureusement) ; il serait bon que les volontaires amateurs d'histoire française viennent la compléter
  5. La formule est savoureuse, mais si elle était exacte, on ne pourrait pas produire une liste facilement aussi longue (ou plus longue), d'écrits de socialistes français Il n'y a pas de relations simples entre l'activité d'un mouvement et l'évolution de la situation politique d'un pays.
  6. Bon, je soulignais que même les marxistes (trotskystes) sont devenus écologistes, mais en fait le new mainstream va encore plus loin...
  7. On me dit que le libéralisme n’aurait pas d’avenir en France (cf : https://forum.liberaux.org/index.php?/forum/151-philosophie-éthique-et-histoire/ ), ce qui n’est pas dire autre chose que la France n’a pas d’avenir (d'avenir désirable s'entend), que la route de la servitude est comme l’autre, tout comme l’autre sans sortie*, que les lendemains déchanteront fatalement, et qu’il n’y a aucun espoir à l’horizon. (*Allusion à la formule du commissaire du peuple européen Yves-Thibault de Silguy : « L’euro est une autoroute sans sortie. »). L’espoir, ce n’est peut-être pas à un pessimiste de caractère, qui estime son propre pays en décadence (cf: http://oratio-obscura.blogspot.com/2018/07/de-la-profanation-des-symboles.html ), qu’il faut le demander. Mais pessimisme n’est pas quiétisme, pas plus que comprendre le découragement n’implique d’admettre les jérémiades. Par exemple celles, trop fréquentes, qui consistent, à l’instar du premier collectiviste venu, à confondre un pays avec son gouvernement, ou l’opinion des Français avec celle d’une majorité électorale. Ou encore à dénigrer la « fRance » (sic), comme si elle n’avait jamais vu naître un seul homme libre, comme s’il s’agissait de quelque lamentable contrée maudite et sans qualités, rétive et obtuse et unanime dans l'adoration de ses chaînes. Ce à quoi l’auteur de ces lignes, sans du tout faire un pronostic ou un pari (il lui arrive de les perdre), voudrait rappeler, d’avantage à l’attention des dépités qu’à celle de la bêtise essentialiste, qu’à défaut d’un avenir, le libéralisme à un passé en France. Et quel passé ! Et par combien de luttes et de tempêtes sont-ils passés, les meilleurs de nos devanciers, pour nous donner, en dépit de tout, la liberté et le bonheur dont l’on peut jouir malgré tout, dans ce pays ? Et comment notre désespoir ne se trouverait-il pas tempéré, et même renversé, par le souvenir de cette longue suite d’audaces et de triomphes, de ce « non » perpétuel adressé à l’oppression, de cette ardeur qui nous fit meilleurs et plus grands que nous n’étions, et plus libres et plus enviables, tout de même, que peut-être bien des peuples encore ? … “Any movement that has no sense of its own history, that fails to acknowledge its own leaders and heroes, is not going to amount to very much, nor does it deserve a better fate.” -Murray N. Rothbard.
  8. La résignation -la résignation dans les grandes choses, pour les petites il en va autrement- est le trait de caractère qui m'est le plus étranger. Par surcroît, et même si tu avais raison (ce qui supposerait de lire dans les boules de cristal), nous serons collectivisés plus vite si les amis de la liberté pensent comme ceci plutôt que le contraire. D'où je conclus que la non-résignation est souhaitable et utile quand bien même elle serait au fond irrationnelle. Ce qu'elle n'est bien sûr en réalité pas, puisqu'il n'y a pas de sens de l'histoire. Il n'y que des puissances vouées à se confronter indéfiniment. Et parfois, il s'est trouvé que le juste fut le plus fort, comme dirait Péguy.
  9. Hmm, la conférence où Salin était invité ? J'ai écouté, mais j'ai oublié depuis. De toute façon Fillon est dead politiquement et il aurait fallu un programme beaucoup plus turbo-libéral pour que je consente à "oublier" qu'il était premier ministre lorsque la France est allé désintégrer la Lybie en violation du mandat de l'ONU... Donc pas de regret.
  10. Avec le recul je me dis quand même que Fillon était le seul à parler de la dette publique dans la campagne, et que ses objectifs de réduction du nombre de fonctionnaires étaient plus ambitieux (même si ça reste une mauvaise méthode de penser quantitativement).
  11. This and this and this. L'écologisme, ce truc de réactionnaires. Réactionnaire et négationniste... Bien bien...
  12. Je n'ai pas retrouvé le site mais tu as un résumé de l'évolution du trotskysme sur le sujet ici: http://www.cadtm.org/L-ecosocialisme-est-bien-plus-qu Michaël Löwy, qui a co-écrit un très bon ouvrage de sociologie sur le romantisme, a été l'un de ceux qui ont le plus développé l'éco-socialisme en France -l'autre grand nom du domaine étant André Gorz: https://www.cairn.info/revue-ecologie-et-politique1-2002-1-page-29.htm Edit: me semble que la prémisse essentielle du raisonnement est la suivante: "La rationalité bornée du marché capitaliste, avec son calcul “immédiatiste” des pertes et des profits, est intrinsèquement contradictoire avec une rationalité écologique, qui prend en compte la temporalité longue des cycles naturels."
  13. D'ailleurs les maoïstes y ont pensé avant. L'écologisme est le nouveau totalitarisme. D'ailleurs je lisais l'autre jour des documents préparatoires au dernier congrès de la IVème Internationale (les trotskystes donc), ça ne rate pas, on parle d'éco-socialisme partout. La "planète" est devenu la nouvelle crise ultime nécessitant l'abolition du capitalisme...
  14. Je connaissais les ratios mais c'est encore mieux visuellement (manque l'année non ?) En gros, l'Europe de l'Ouest paye pour l'Europe de l'Est. Une sorte d'extension du plan Marshall...
  15. Si je lis bien le graphique, les ouvriers sont plus libéraux que les cadres, hi hi.
  16. ça pour le coup c'est hors de doute, il va même jusqu'au sarcasme ou au moquage de visage implicite (relire la dédicace du Prince): « Les armes avec lesquelles un prince défend son Etat, ou lui sont propres, ou sont mercenaires, ou auxiliaires, ou mixtes. Les mercenaires et auxiliaires sont inutiles et dangereuses : et qui tient son Etat fondé sur les troupes mercenaires n’aura jamais stabilité ni sécurité ; car elles sont sans unité, ambitieuses, indisciplinées, infidèles ; vaillantes avec les ennemis ; avec les ennemis, lâches ; point de crainte de Dieu, point de foi avec les hommes ; et l’on ne diffère la défaite qu’autant qu’on diffère l’assaut ; dans la paix on est dépouillé par eux, dans la guerre par les ennemis. La raison en est qu’ils n’ont d’autre amour ni d’autre raison qui les retienne au camp qu’un peu de solde, ce qui n’est pas suffisant à faire qu’ils veuillent mourir pour toi. Ils veulent bien être tes soldats tant que tu ne fais pas la guerre, mais la guerre venue, ou s’enfuir ou s’en aller. C’est de quoi je ne devrais pas avoir grand-peine à persuader, car à présent la ruine de l’Italie n’est causée par rien d’autre que pour s’être pendant nombre d’années reposée sur les armes mercenaires. Lesquelles procurèrent autrefois à tel ou tel quelque accroissement, et elles paraissent vaillantes entre elles ; mais lorsque vint l’étranger, elles montrèrent ce qu’elles étaient ; de là qu’à Charles roi de France, il fut possible de prendre l’Italie […] Et qui disait qu’en étaient cause nos péchés, il [Savonarole] disait vrai ; mais ce n’était certes pas ceux qu’il croyait, mais ceux que j’ai contés : et comme c’était péchés des princes, ce sont eux aussi qui en ont porté la peine. » -Nicolas Machiavel, Le Prince, GF-Flammarion, trad. Yves Lévy, Paris, 1992 (1532 pour la première édition italienne), 220 pages, p.117-118.
  17. Tout à fait. Beaucoup voit ce point comme le caractère le plus original voire révolutionnaire de l’œuvre. « Machiavel marque imperturbablement la séparation entre la politique et la morale. Il sous-entend partout : la morale fait un, et la politique fait deux. Nulle part il ne dit qu’il est bien qu’il en soit ainsi, mais il constate qu’il en est ainsi ; puis, l’ayant constaté, il n’essaye pas de se duper et de nous duper, il s’en garde, au contraire, et il nous en garde. Il déclare d’une voix tranquille : « Cela veut du sang, cela veut du fer, » comme le chimiste, pour pousser la comparaison, déclare, sans s’en réjouir ni s’en affliger : « Ceci est du vitriol, » ou : « Ceci est du sucre. » En Machiavel, aucune hypocrisie ; il n’a de scandaleux, et de presque effrayant parfois, que sa sincérité. » -Charles Benoist, Machiavel et le Machiavélisme (1906). « Dans Le Prince, Machiavel conduit la logique naturaliste jusque dans les pratiques politiques de la noblesse italienne. En énonçant les règles de survie, de conservation et d'expansion d'un royaume, sous le seul angle des intérêts du monarque, l'ouvrage peut choquer la morale chrétienne. Cela ne devrait pas car il ne renie absolument pas l'intérêt de la religion, mais ôte le vernis des justifications pieuses. La religion et ses croyances sont utiles au Prince pour contrôler la multitude de ses sujets ; lui-même doit donner l'impression d'être le plus fidèle des croyants, même si à l'occasion il peut aller contre la religion pour défendre ses intérêts. L'essentiel est de paraître irréprochable, pour garder l'estime du peuple. Le pouvoir politique et la volonté de puissance du Prince sont donc considérés comme des fins en soi du gouvernement des hommes. Ce point de vue déroge aux principes religieux, pour qui la légitimité du pouvoir provient d'une représentation du divin sur Terre par la noblesse. Machiavel naturalise, à son tour, l'origine du pouvoir politique: elle n'a de source que l'ambition et la volonté du Prince, qui se sert à l'occasion de la justification divine devant le peuple, mais qui ne doit sa position qu'au destin ("la fortune") et ses qualités personnelles ("la virtù"). Le pouvoir devient lui aussi une totalité compréhensible par elle-même ; ce n'est plus la divinité qui procure le commandement, mais le noble qui saisit l'opportunité de réaliser ses ambitions. Le désir d'émancipation suit ici une courbe semblable à celle observée dans les sciences et la philosophie, car elles ont le même moteur historique et social: l'agonie de la féodalité. » -Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Paris, Éditions Kimé, 2103, 706 pages, p.221. Arendt a une interprétation un peu différente cela dit.
  18. Il ne pige pas non plus le trotskyste qui essaye de lui expliquer Le Capital (qu'il n'a lui même en général pas lu / pas entièrement pas compris). L'important, c'est de déstabiliser l'autre en ayant l'air convaincu. Après c'est une affaire de psychologie et de choix irrationnels. Tu pourrais lui vendre de l'astrologie plutôt que du capitalisme, ça fonctionne de la même façon.
  19. Madames, Messieurs, une thèse de "philosophie" française contemporaine: Heureusement qu'il y a des financements publics de la "recherche" hein... Le privé court-termiste ne pourrait pas financer ça, et ce serait à l'évidence troporrible.
  20. Moi je trolle (rare sont les gauchistes qui méritent une réponse sérieuse) avec le raisonnement suivant: "la financiarisation est le signe d'une accumulation du capital qui fait chuter, selon la loi de l'offre et de la demande, le taux de rémunération du capital, ce qui diminue d'autant la dépendance des entreprises vis-à-vis des capitalistes et des banques. Lutter contre la financiarisation, ce serait donc rendre le rapport de force plus défavorable pour les salariés". Niveau "bug de l'adversaire" ça se pose là hé hé Ne pas non plus sortir sans son: "tu es contre la concurrence ? Pourtant la concurrence des entreprises tend à élever le niveau des salaires ; pourquoi détestes-tu autant les prolos ?" A chouinerie culpabilisatrice ouvriériste, contre-culpabilisation
  21. @Nathalie MP: Toujours aussi bien tes portraits politiques
  22. C'est toujours plus con que ça dès qu'il parle d'économie. Regardez sa tête perdu d'ahuri lorsqu'il parle de la finance et, je cite "des choses de cette nature" (voyez le côté sorcellerie, forces occultes mystérieuses -ce qui soit dit en passant correspond parfaitement à ce que 90% des gens ont à l'esprit en essayant de se représenter ce qu'est la Bourse, et à quoi ça peut bien servir). Il est dans un mantra démagogique sans lien avec la réalité. Il improvise dès qu'on lui demande d'avancer une mesure concrète. Aurait-il le pouvoir qu'il saurait à peine comment faire pour "sortir du capitalisme", quoiqu'il pourrait y arriver accidentellement à force de mesures liberticides aléatoires.
  23. Je connais cette histoire; après il y a une part de récupération: https://en.wikipedia.org/wiki/The_Peasant_War_in_Germany
  24. Qui n'est qu'une version soft et atténuée de la doctrine sociale de l'Église (ce dont elle se plaint elle-même). En général, on ne peut pas comprendre Locke si on ne remarque pas ses prémisses théologiques.
  25. J'avais fait un exposé sur le sujet il y a quelques années. Ayn Rand n'est pas le seul penseur libéral qui estime que la propriété intellectuelle est légitime ; c'est aussi le cas de Locke*, de Lysander Spooner (qui est à vrai dire anarcho-individualiste)... *Adam Mossoff a produit une défense de la PI sur une base lockéenne.
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