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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
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Éthique et tac
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Philosophie, éthique et histoire
Oh le vilain arbitraire qui consiste à choisir ses prémisses en fonction d'une conclusion pré-établie... Cette histoire de postulat est une honte: soit il y a un libre-arbitre et on peut le prouver, soit il n'y en a pas*. Faire de la morale avant d'avoir réfléchi à l'anthropologie (c'est-à-dire à la nature du genre d'être pour lequel on cherche les normes de son bien), c'est, comme dire... *Et il y a au moins un philosophe qui nie que l'absence de libre-arbitre supprime la responsabilité: Holbach. En revanche, il est exact que Nietzsche rejette la notion de responsabilité comme conséquence de son rejet du libre-arbitre. Je ne sais pas si c'est déjà comme ça chez Schopenhauer. -
Éthique et tac
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Philosophie, éthique et histoire
2): "Il te dit qu'un assassin qui serait parfaitement serein et heureux en pratiquant son art ne nous semblerait pas vraiment être moral, mais qu'on le jugerait au contraire être d'autant plus mauvais." 1): ce à quoi j'avais répondu que ce n'était pas une réfutation de l'eudémonisme, mais seulement une objection de l'universalité de la morale. 2): A vrai dire on ne peut pas le savoir avant d'avoir défini la morale ; faire le contraire serait considérer nos intuitions morales comme immédiatement valables. 3): Justement, ma position a commencé à être mise en difficulté lorsque j'ai su que l'objectivisme niait chacun de ses points (d'où nouvelle interrogation sur mes présupposés non-examinés): -Il ne tient pas le bonheur pour un état physique/psychique mais pour une "manière de vivre" extensible durablement voir perpétuelle -conception analogue à la conception antique -aristotélicienne par exemple- et à celle de la notion d'épanouissement dans les éthiques de la vertu -, et que je trouve personnellement à peine compréhensible... -Il nie que la recherche du bonheur soit nécessaire (ce qui -histoire de faire un rapprochement perfide-, est aussi l'avis de Nietzsche ). -Il considère bien évidemment que le bonheur est totalement atteignable et dans toute sa plénitude. Il n'y a que le troisième point qui me paraît vrai, pour les deux autres j'hésite ; or le fondement de la morale comme l'épistémologie morale sont en jeu là-dedans... -
Présentation de Jeandu13
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jeandu13 dans Forum des nouveaux
Non mais tu as la méthode Blum aussi. On va prendre l'initiative de commencer à désarmer car comme ça, ça initiera un processus de désarmement. Humm... -
Présentation de Jeandu13
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jeandu13 dans Forum des nouveaux
Oui, Spinoza, Kant, toussa. C'est suicidaire si les autres ne désarment pas ; et utopique si on espère que tout le monde désarme en même temps. -
Présentation de Jeandu13
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jeandu13 dans Forum des nouveaux
1): Pas vraiment: "Dans les parties les plus développées du monde grec et romain [...] ce sont les paysans et artisans libres qui étaient responsables du gros de la production." -Geoffrey de Ste. Croix, « Class in Marx’s conception of history, ancient and modern », New Left Review I/146, juillet-août 1984. 2): Ah ? -
Présentation de Jeandu13
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jeandu13 dans Forum des nouveaux
1): Parce que l'Etat de cet exemple était déterminé à exterminer certaines catégories de population, qu'elles lui résistent ou pas. Même dans des exemples moins sinistres, quand un pays est envahi par un autre, c'est Vae Victis: viols et pillages et tributs réguliers sont historiquement la règle plutôt que l'exception. Comme dirait l'autre: "Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser". 2): Tu mélanges tout. -
Présentation de Jeandu13
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jeandu13 dans Forum des nouveaux
Que c'est une civilisation remarquable mais que comme disait Nietzsche quelque part, la Grèce fut l'éducatrice de Rome (et non l'inverse). Et que l'idéaliser est encore pire qu'idéaliser les Grecs. Sur ce problème, je ne saurais trop te conseiller de lire Baccalauréat et socialisme de Bastiat (en plus de tous les autres aspects remarquables de ce texte): https://fr.wikisource.org/wiki/Baccalauréat_et_socialisme -
Éthique et tac
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Philosophie, éthique et histoire
Je ne devrais pas être surpris comme tenu de son anti-eudémonisme (et ici encore Nietzsche suit Schopenhauer et Kant), mais Nietzsche estime qu'immoralité et bonheur ne sont pas contradictoires (et il semble qu'Arendt, si peu nietzschéenne fusse-elle, soit d'accord sur ce point): "Il ne fait aucun doute que, pour découvrir certaines parties de la vérité, les méchants et les malheureux sont dans une situation plus favorable et possèdent une probabilité de réussite plus grande ; pour ne rien dire des méchants qui sont heureux, -espèce dont les moralistes ne disent mot." -Friedrich Nietzsche, Par-delà bien et mal, traduction Patrick Wotling, Paris, GF Flammarion, 2000 (1886 pour la première édition allemande), 385 pages, p.90, §39. Le problème est bien évidemment que si cette thèse était vrai, je ne vois pas du tout sur quelle base on pourrait fonder et défendre la morale. S'il n'y pas de mode de vie plus favorable qu'un autre au bonheur de l'agent*, quelle sorte d'argument reste-il pour le convaincre de préférer un mode de vie à un autre ? Des arguments d'autorité ("Dieu le veut", etc.), c'est-à-dire des non-arguments. Ceci soit dit en faveur de mon "hypothèse psychologique gratuite" (coucou @Mégille). *Ce qui n'est effectivement pas la même chose que de dire que le bonheur de l'agent est la norme adéquat pour déterminer quelle conduite doit suivre l'agent, erreur dans laquelle je me suis probablement égaré précédemment. La norme devrait plutôt être la conformité à la nature humaine. Mais la nature, on lui fait un peu trop dire ce qu'on veut... D'où le renouvellement du problème: Comment déterminer la conformité d'une règle à la nature humaine, autrement que par l'examen de ses conséquences ? ... -
Le libéralisme a-t-il un avenir ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnnieboy dans Philosophie, éthique et histoire
Tu n'es peut-être pas dans la moyenne de ce que ressentent les gens. -
Le libéralisme a-t-il un avenir ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnnieboy dans Philosophie, éthique et histoire
On en trouve chez plein d'auteurs ; ça correspond encore moins bien aux phénomènes observables que la théorie marxiste de la succession des modes de production. -
Présentation de Jeandu13
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jeandu13 dans Forum des nouveaux
Comme quoi il y a des points Godwin utiles ! Si on prend cet exemple-là, il y a eu prise du pouvoir par les collabos parce qu'il y a eu défaite militaire (une défaite que Pétain espérait depuis au moins 1936). Mais supposons que l'armée française ait été privatisé en 1939, il n'y aurait pas eu de guerre de tout... Il y aurait invasion et massacre à sens unique... -
Présentation de Jeandu13
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jeandu13 dans Forum des nouveaux
Personne n'a pensé à objecter que si on privatise l'armée, un Etat voisin peut très bien se trouver le plus offrant et rafler le matériel (voire les soldats via le mercenariat) ? Ce qui poserait un tout petit problème de défense nationale ? -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
"Il reste toujours d'inoffensifs observateurs de soi pour croire qu'il y a des "certitudes immédiates", par exemple "je pense", ou, conformément à la superstition de Schopenhauer, "je veux": comme si, en quelque sorte, il était donné au connaître de saisir ici son objet pur et nu, comme "chose en soi", et sans qu'intervienne de falsification ni du côté du sujet, ni du côté de l'objet. Mais que "certitude immédiate", tout comme "connaissance absolue" et "chose en soi", enferme une contradictio in adjecto, c'est une chose que je répéterai cent fois: il faudrait tout de même en finir un jour avec la séduction des mots ! Le peuple peut bien croire que connaître, c'est savoir à fond, le philosophe doit se dire: "si je décompose le processus exprimé par la proposition "je pense", je trouve une série d'affirmations téméraires qu'il est difficile, peut-être impossible de fonder, -par exemple que c'est moi qui pense, qu'il doit y avoir de manière générale un quelque chose qui pense, que penser est une activité et un effet exercé par un être que l'on pense comme cause, qu'il y a un "je", et enfin que ce que désigne penser est déjà fermement établi, -que je sais ce que c'est que penser. Car si je n'avais pas déjà tranché ces questions par moi-même, en fonction de quel critère devais-je déterminer si ce qui se produit exactement ne serait pas du "vouloir" ou du "sentir" ? Bref, ce "je pense" présuppose que je compare mon état du moment à d'autres états que je connais en moi pour établir ainsi ce qu'il est: du fait de ce renvoi à un "savoir" autre, il n'offre en tout cas pas pour moi de "certitude" immédiate. - A la place de cette "certitude immédiate" à laquelle le peuple peut bien croire dans le cas présent, le philosophe trouve une série de questions de métaphysique, authentiques cas de conscience de l'intellect, qui sont les suivantes: "D'où est-ce que je tire le concept de penser ? Pourquoi est-ce que je crois à la cause et à l'effet ? Qu'est-ce qui me donne le droit de parler d'un je, plus encore d'un je cause, et finalement encore d'un je cause des pensées ?"." -Friedrich Nietzsche, Par-delà bien et mal, traduction Patrick Wotling, Paris, GF Flammarion, 2000 (1886 pour la première édition allemande), 385 pages, p.62-63, §16. -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Goulag solidaire autogéré ! -
Trop-plein de dépenses publiques
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Arturus dans Economie
Mouarf. La plupart des souverainistes français de diverses obédiences pensent exactement ça de l'Allemagne (sauf l'UPR qui bizarrement pense que l'UE est aussi un boulet pour l'Allemagne). Inversement il y a bien quelque chose dans le discours du centre / centre-gauche européiste qui vise à raconter que l'UE permet de limiter la puissance allemande au profit de la France. Les partisans du oui à Maastricht ont beaucoup agité ce thème. Le tout petit problème est que ce sont les mêmes qui expliquent que l'UE est un moyen de "faire contrepoids géopolitiquement" à la puissance des U.S.A (et accessoirement de la Chine). Je me gausse. Moralité: l'UE, personne n'y comprend rien. La seule chose sûre est que ça crame beaucoup de poignon en politicaillerie et que les bénéfices sont évanescents. -
Chasse, pêche et biture (et libéralisme ?)
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de lib dans Politique, droit et questions de société
J'allais la faire. Les mecs bourrés en voiture peuvent aussi entraîner des accidents. Un bon test pour la cohérence du propos de @lib. -
Le libéralisme a-t-il un avenir ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnnieboy dans Philosophie, éthique et histoire
A moins que la défense de la liberté présuppose ou implique de défendre d'autres choses. A moins aussi que ladite cause libérale ne puisse pas triompher par ses seules forces et/ou par des moyens de persuasion purement rationnelles. -
Présentation de Jeandu13
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jeandu13 dans Forum des nouveaux
ça se pourrait bien, oui. "Art is the re-creation of reality according to one's values." (Ayn Rand, Answers, New American Library, 2005, 241 pages, p.181) -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Et du coup le résultat ne correspond plus à ce qu'on appelle ordinairement anarchie, et encore moins à ce qu'on dans la tête la majorité des anarchistes de nos jours (qui certes ne se situent pas à un tel niveau de conceptualisation). Si on le lit bien ce texte donne même des arguments contre l'anarchisme. -
Chasse, pêche et biture (et libéralisme ?)
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de lib dans Politique, droit et questions de société
J'en pense que déjà le problème ne se pose pas en ces termes. -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Article clair, lucide, sur l'anarchisme et ses apories: http://web.archive.org/web/20041112002333/http://www.refractions.plusloin.org/textes/refractions6/ideal_libertaire.htm (Merci aux contributeurs de Wikiberal grâce auquel j'ai trouvé cet intéressant texte). -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Certes, mais à partir du moment où un journal reprend des articles de blog je considère qu'on peut parler d'un texte de nature journalistique. (Journaliste n'est pas nécessairement un métier exclusif, il y avait par exemple plein d'hommes politiques de la 3ème République qui étaient journalistes. On peut considérer que quelqu'un l'est à partir du moment où il écrit régulièrement dans la presse (ex: Raymond Aron).) -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
A quoi sert-elle ? Est-ce utile ? (je demande vraiment, je ne suis pas hostile a priori). -
Ces petites phrases qui vous ont fait plaisir…
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Non dans La Taverne
http://www.businessinsider.fr/france-royaume-uni-effets-brexit-2020 On peut aussi noter que la France est la seule puissance nucléaire européenne avec le Royaume-Uni (et la Russie si on estime que la Russie est européenne). -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Le travers qui consiste à parler de "politique libérale" dès qu'il est question de réduire les dépenses ou geler un budget n'est hélas pas propre aux journalistes, on lit parfois ce genre de choses chez des historiens... Ceci dit, les deux critiques suivantes ne semblent pas infondées (encore que la seconde consiste à crier au loup avant de le voir):
