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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Bon, vu que c'est le fil le plus récent sur la Tunisie, je poste ici (mais il faudra changer le titre du fil): http://afrique.lepoint.fr/actualites/tunisie-cette-bombe-qui-menace-les-conservatismes-13-08-2018-2243272_2365.php
  2. Notion qui n'est d'ailleurs pas d'une clarté flamboyante.
  3. C'est clair que la notion de dette présuppose celle de contrat qui présuppose le consentement. Pourtant moult écoles du collectivisme (comme le solidarisme de Léon Bourgeois, ou le Nationalisme intégral de Maurras, ou le positivisme de Comte, etc.), parlent volontiers d'une dette que l'individu contracte dès sa naissance, et même d'une "dette éternelle" chez certains. C'est un peu comme le contrat social (qui n'est pas un contrat), moins l'état de nature.
  4. C'est ça qui m'inquiète. D'autant que le village comportait quelques "sculptures" d'un autre gars, "œuvres" en tôles de métal froissé, d'une laideur remarquable, et dont le caractère public pourrait tristement laisser à penser que le contribuable s'est encore fait dépouiller au profit de l'art officiel.
  5. J'avoue que j'ai souri (dédicace @Mégille, déjà aux prises avec les opinions des philosophes, et @Ultimex qui s'y prépare): « [Dans les anthologies de la littérature fantastique] je dénonce l'omission coupable des maîtres insoupçonnés, des plus grands maîtres du genre: Parménide, Platon, Jean Scot Erigène, Albert le Grand, Spinoza, Leibniz, Kant, Francis Bradley. En effet, que sont les prodigues de Wells ou d'Edgar Allan Poe, -une fleur qui nous arrive de l'avenir, un mort soumis à l'hypnose- comparés à l'invention de Dieu, à la théorie laborieuse d'un être qui [...] se perpétue solitairement "hors du temps" ? Qu'est-ce que le bézoard devant l'harmonie préétablie, [...] que sont les nuits de Shéhérazade à côté d'un argument de Berkeley ? » -Jorge Luis Borges, Discussion.
  6. J'ai trouvé intéressant cet article de Terestchenko (cf: http://michel-terestchenko.blogspot.com/2014/11/le-merite-merite-t-il-detre-recompense.html ), car il montre que, si les idées fondamentales à l'origine du collectivisme sont certainement nombreuses, l'une qu'on rencontre fréquemment sous une forme vulgaire et que Rawls a le mérite d'exprimer clairement est que, contrairement à ce que la caricature qui est faite du libéralisme est censé soutenir, l'individu n'est pas un être isolé, indépendant, autonome (un "atome", etc.), mais le produit de son environnement et ce jusque dans ses facultés. Par conséquent ses facultés ne sont pas proprement siennes et ne peuvent légitimer un droit absolu à la propriété des fruits de son travail -l'individu doit au contraire "rendre son dû à la collectivité" (quel libéral n'a pas déjà entendu ça mille fois ?). Or cette thèse repose sur une prémisse anthropologique suivant laquelle on peut séparer l'individu des propriétés qui le constituent -anéantissant par suite la notion de mérite*. (On pourrait peut-être appeler cette thèse holisme ontologique** ; car de même que dans le holisme sociologique***, le tout -individu, société- est posé comme une transcendance vis-à-vis de la somme de ses parties). Il vaut mieux lire l'article entier mais je reproduis la partie décisive: *Du moins du mérite au sens où Locke l'entendait lorsqu'il fondait la propriété sur le travail, et le travail comme une puissance propre de l'individu: ** Ceci montre qu'il a bien des présupposés anthropologiques à l'oeuvre derrière la mentalité collectiviste ; et par contraste qu'il doit bien exister quelque chose comme une (ou des) anthropologie(s) libérale(s). ***On peut d'ailleurs penser que le holisme ontologique implique le holisme sociologique. Littéralement, c'est la société qui travaille à travers les individus qui la composent...
  7. Je passe mes vacances dans le Luberon. Dans un petit village, il y a une maison des vins qui semble faire office du tourisme. Je vois un recueil de poèmes (rédigé par un ancien étudiant en philosophie devenu communicant et à présent retraité) parmi les articles vendus, je me dis que ça pourrait être intéressant. J'ouvre une page au hasard et je tombe sur un poème intitulé: "Libéralisme assassin". Avec tous les poncifs du genre. Plus quelques autres (le libéralisme c'est la loi du plus fort, le libéralisme est responsable des passeurs et de la mort des immigrants en Méditerranée -wtf ?-, etc.). Évidemment, le communisme étant un naufrage esthétique, ce n'est même pas bien écrit. Je repose le livre. Même en vacances dans un trou perdu, le collectivisme ne te lâchera pas
  8. C'est l'occasion d'articuler la question avec la fiscalité des entreprises (et/ou des ménages), qui limite les capacités de formation et donc de reconversion. Et pour continuer de répondre @Wayto: les gens auraient moins de mal à se reconvertir si l'Etat les laissaient bosser. SMIC, professions réglementées, réglementation...
  9. J'ai commencé le traité de Reisman ; ça clash: “Largely thanks to von Mises, there have been other important recent or contemporary advocates of capitalism. F. A. Hayek and Milton Friedman are the two leading examples. But, in my judgment, neither they nor anyone else begins to compare to von Mises in logical consistency and intellectual breadth and depth in the defense of capitalism. Hayek, for example, finds “a comprehensive system of social insurance” to be consistent with capitalism. Friedman believes that fiat money is consistent with capitalism. Other, lesser defenders of capitalism have en more serious inconsistencies. The so-called supply-siders –Robert Mundell, Arthur Laffer, and Jude Wanniski- apparently want to achieve capitalism without facing the need to reduce government spending and eliminate the welfare state. Much worst, Rothbard, who was widely regarded as the intellectual leader of the younger generation of the Austrian school and of the Libertarian party as well, was a self-professed anarchist and believed that the United States was the aggressor against Soviet Russia in the so-called cold war.” -George Reisman, Capitalism – A treatise on economics, Ottawa, 1998 (1990 pour la première edition états-unienne), 1046 pages, p.5-6.
  10. +1, j'allais la faire (je suis passé devant un lavoir aujourd'hui et j'ai pensé à toutes ces peurs séculaires liées au progrès technique).
  11. C'est peut-être un peu dense N'hésite pas à leur enfoncer dans le crâne la théorie des échanges comparatifs de Ricardo. C'est tellement bien fait que même un noob en économie comme moi comprend. Résultat: même quand j'étais marxiste, je n'ai jamais versé dans le protectionnisme. (Tu peux aussi leur mettre du Marx hors contexte, quand il prône le libre-échange ou loue la mondialisation capitaliste d'avoir liquidé la féodalité ). Mises a passé énormément de temps à réfuter les arguments pro-socialisme donc tu peux piocher dedans. Faudrait aussi qu'on arrête d'associer libéralisme et équilibre général. Salin a écrit quelque part que la théorie de l'équilibre général était une théorie soviétique de la production...
  12. @frigo : femme qui rit...
  13. Et moi qui croyait que ce forum comportait des geeks. Personne ne drague ni ne sort avec ses partenaires de JdR en ligne / jeux vidéos ? (et qu'on ne me sorte pas la règle 30 d'Internet: https://www.google.com/imgres?imgurl=https%3A%2F%2Fchickswithcrossbows.files.wordpress.com%2F2012%2F01%2Frule_30.jpg&imgrefurl=https%3A%2F%2Fchickswithcrossbows.wordpress.com%2Ftag%2Fgeekgirlcon2011%2F&docid=FDs0rEJynMv_LM&tbnid=hy59GrfqThACzM%3A&vet=10ahUKEwiq69-GlePcAhWjz4UKHRZsALAQMwhCKBEwEQ..i&w=551&h=549&client=firefox-b&bih=620&biw=1366&q=there are no girl on the internet&ved=0ahUKEwiq69-GlePcAhWjz4UKHRZsALAQMwhCKBEwEQ&iact=mrc&uact=8 ) Hum, ça l'est
  14. Corrigé.
  15. Cool, me reste plus que 13 mois à attendre alors (des développements récents me font songer que ton diagnostic est assez juste).
  16. J'ai fini La moralité du capitalisme, édité par Tom G. Palmer. Les essais réunis dans le recueil sont de qualité inégale, mais ils couvrent des domaines assez vastes, ce qui est bien pour un débutant. Il y a deux essais qui m'ont particulièrement marqué, un de Deirdre N. McCloskey, et surtout celui de David Kelley, qui attaque le welfarism et l'égalitarisme dans une perspective objectiviste (ce dernier essai est peut-être l'introduction la plus courte et la plus claire qu'on puisse donner du libéralisme, en tout cas dans ce que j'ai lu. Il explique bien l'opposition entre droits naturels et "droits"-créances).
  17. Vous reprendrez bien un peu de critique (assumée) des libertés formelles bourgeoises (j'ai hésité avec le fil sur le féminisme) ?: (On soulignera l'abus de concepts jamais définis, ou piètrement définis, comme celui de care):
  18. Wow, TIL que c'est en treize volumes: https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l’Empire_romain
  19. D'ailleurs j'ai pas suivi, l'influence russe sur les élections a été démontrée ou pas ? Ou c'est encore du journalisme lorsque la presse française évoque ça comme un fait avéré ?
  20. C'est cohérent avec l'amour des keynésiens et autres gauchistes pour l'inflation. On pourrait appeler ça une tendance fixiste: si les prix chutent, des producteurs ne seront plus rentables, donc de l'emploi va être détruit. Ce qui pourrait juste signifier qu'on peut produire plus avec moins de personnel dans un secteur, rendant de la main-d’œuvre disponible pour créer de la richesse ailleurs (l'exemple classique étant la révolution industrielle et l'exode rural consécutif). Mais pour la mentalité fixiste, c'est un "désordre", une preuve que les "marchés ne s'auto-régulent pas", bref, le Dieu-Etat doit user de son omnipotence bienveillante pour empêcher toute évolution (variante marxiste: la crise finale du capitalisme approche, l'armée des chômeurs-prolétaires se grossit et va renverser la bourgeoisie). Le stade ultime c'est le Moyen-âge (socialisme de guilde) ou le communisme soviétique (socialisme planificateur): une place pour chaque personne et aucun changement. Il n'y a pas besoin de changements dans la société platonicienne parfaite.
  21. J'ai tendance à penser que ce sont les moins pires (du moins dans les forces qui comptent). Après, le dernier putch (d'une partie) de l'armée turque était une immense bêtise.
  22. Sans oublier le rôle du fédérateur extérieur de l'UE (comme disait de Gaulle): https://www.google.com/search?q=otan+turquie&client=firefox-b&biw=1366&bih=620&tbm=isch&source=lnms&sa=X&ved=0ahUKEwiUn6G6kt7cAhUUVsAKHUzbDPEQ_AUIDCgD#imgrc=knBtOBY57I4E_M:
  23. Ce sont pourtant des hommes aussi, avec les passions et les préjugés que ça implique.
  24. On devrait lié ça au fil sur le socialisme et les inégalités. La redistribution qui enrichit les plus riches.
  25. L'éternel retour du même... "Les arguments nationalistes et les préoccupations économiques se mêlent à gauche et à droite: Guesde dénonce "l'invasion des sarrasins", celle des étrangers qui, travaillant à bas prix, font outrageusement baisser les salaires". Certains appellent à la priorité de l'emploi pour les nationaux: ainsi Barrès, pour qui les "treize cent milles étrangers installés en France [...] jouissent de notre pays sans en supporter les charges", propose des mesures contre eux et affirme dans Le Figaro en 1893 que "le nationalisme implique la protection des ouvriers français"." -Michel Leymarie, De la Belle Époque à la Grade Guerre. Le triomphe de la République (1893-1918), Librarie Générale Française, coll. La France contemporaine, 1999, 379 pages, p.23.
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