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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Johnathan R. Razorback

    Poly

    Je sors une brochure là-dessus d'ici la fin du mois, sur mon blog ! Je ferais un fil dédié dans la section de philo du forum.
  2. Johnathan R. Razorback

    Poly

    Sérieux ? Bienvenue !
  3. Ce Scott Alexander a aussi rédigé la critique du libéralisme la mieux informée que je connaisse.
  4. 1): Y a un objectiviste qui propose la définition suivante: 2): Plus précisément, je soutiens que le post-modernisme est, culturellement, une conséquence d'un désenchantement vis-à-vis du marxisme. Mais il en reprend certains traits vagues, comme le mépris / rejet à l'encontre de la société bourgeoise (ça vient aussi de Nietzsche), l'anticapitalisme, le rejet de la tradition et de l'héritage chrétien. Il a un trait analogique avec certains formes romantiques, de par sa valorisation de l'irrationnel. Puisque la révolution et l'action politique collective vers le progrès n'ont plus de sens (tout n'est que simulation, Baudrillard, etc.), la seule forme de résistance au monde contemporain c'est de revendiquer le chaos qu'on porte en soi. D'où le côté adolescent, transgressif et futile des mouvements influencés par le post-modernisme. D'où aussi la primauté du symbolique, du langage, de l'Art, etc. Quand on est impuissant à changer le réel on surinvestit le symbolique. Le post-modernisme c'est le refus marxiste de la modernité bourgeoise, moins les Lumières et (sans un lien romantique avec le passé, comme dans le socialisme conservateur de Sorel, Péguy ou William Morris en Angleterre). C'est l'avant-gardisme devenu amer et nombriliste car privé de l'espoir de transformation sociale. Il y a aussi un investissement du tiers-monde comme seul espace de résistance à la modernité bourgeoise. J'ai vu récemment une pancarte "Queers for Palestine", ça illustre bien que tout ce qui n'est pas l'Occident haï est encore valorisable. L'islamo-gauchisme est l'enfant de ça, entre autres.
  5. Très antilibéral. Je citerais Franck Meyer et Oakeshott parmi les conservateurs-libéraux. Peut-être Daniel J. Mahoney. Aristide Renou a écrit sur certains de ces auteurs / thèmes. Quant à ceux qui n'inclinent pas vers le libéralisme mais qui tiennent néanmoins la liberté pour une valeur, on peut citer Julien Freund, John Kekes ou Roger Scruton effectivement: Nisbet a fait un article qui répond bien à ton questionnement: http://oratio-obscura.blogspot.com/2019/01/robert-nisbet-conservateurs-et.html Paine est un libéral de gauche, républicain et déiste.
  6. Il était libéral et anti-euro, ce qui est très bien. Depuis, il dénonce l'immigration et a brièvement rallié Debout la France, mais ça ne s'est pas bien passé.
  7. Tout dépend de ce qu'on appelle conservateur. Dans les trois sens différents que sont la résistance psychologique à la nouveauté, la valorisation de normes supra-historique, ou encore au sens de traditionnalisme des mœurs privés, il n'y a pas de contradiction, parce que ce sont des sens non-politiques. Au sens politique du terme il y a contradiction. Mais comme il y a plusieurs formes de conservatismes, la contradiction peut être plus ou moins profonde. Je te conseille les billets suivant: http://oratio-obscura.blogspot.com/2019/01/robert-nisbet-conservateurs-et.html http://oratio-obscura.blogspot.com/2019/11/comprendre-le-conservatisme-liberal_27.html http://oratio-obscura.blogspot.com/2019/04/francois-huguenin-histoire.html http://oratio-obscura.blogspot.com/2019/08/propos-pensees-et-sentences-melees-5_15.html
  8. Elle n'est ni cohérente ni efficace, comme j'ai tenté de le montrer ici @Vilfredo Pareto @FictionTotale (je tage aussi @Extremo avec lequel j'ai discuté d'immigration il y a longtemps ; il mesurera mieux le chemin parcouru): http://oratio-obscura.blogspot.com/2020/07/lordre-liberal-devant-le-defi-migratoire.html
  9. Non. Mais bienvenue néanmoins Tu connais le serveur "Politique" sur Discord ? Je suis modérateur dessus. Envoie-moi un MP si ça t'intéresse, je donnes samedi soir une conférence importante et qui devrait coller à tes interrogations !
  10. Il est à droite comme Chirac est à droite. Pour le moment je ne lui vois aucun point saillant susceptible de se faire remarquer pendant la présidentielle.
  11. Pour le coup tu devrais lire le billet de base, vu que c'est exactement ce dont "Descartes" se plaint.
  12. Bon, j'ai engagé une discussion avec "Descartes" sur l'industrie et le protectionnisme ici, mais je ne semble pas être convainquant. Voici notre échange (mes interventions entre crochets): "[J’ai probablement un imaginaire daté et imprégné de représentations du 19ème siècle, mais là comme ça, j’ai dû mal à penser qu’un emploi industriel soit plus épanouissant qu’un emploi dans le tertiaire.] Effectivement, vous avez un imaginaire largement daté. Au XIXème siècle, l’emploi industriel était largement abrutissant pour l’esprit et usant pour le corps. Mais l’industrie est le domaine où l’effort d’automatisation a été le plus intense. Et pour cette raison les opérations simples et mécaniques ont été automatisées et de plus en plus accomplies par des machines. Quant à l’effort physique, il a été réduit là aussi par la mécanisation. Par ailleurs, le fait de devoir travailler avec des machines complexes et coûteuses a rendu indispensable de remonter le niveau de formation. A cela se rajoute un élément plus immatériel : c’est dans l’industrie que les rapports de production apparaissent à nu, et poussent ceux qui y sont engagés à une réflexion sur le monde qui les entoure. Ce n’est pas par hasard que les institutions politiques du mouvement ouvrier sont nés chez les travailleurs de l’industrie, et non dans les services. [Même si c’était le cas, je ne crois pas que ça légitimerait l’intervention de l’Etat. Subventionner de l’emploi industriel pour lui-même ou renflouer les entreprises incapables de faire face à la concurrence (ce qui n’est pas du libéralisme, même honteux, mais du clientélisme) entraîne aussi des coûts pour la collectivité.] Bien entendu. La question est de savoir ce qui revient plus cher à la collectivité : renflouer les « entreprises incapables de faire face à la concurrence » ou payer les coûts sociaux et stratégiques de leur disparition. Lorsqu’il s’agit d’une concurrence intra-nationale, on peut supposer que la faillite d’une entreprise inefficace laissera le marché à une entreprise plus efficace, qui reprendra les travailleurs laissés sur le carreau. Mais dans le cas de la concurrence internationale, les emplois iront ailleurs, et vous aurez toujours les travailleurs devenus chômeurs sur les bras. A moins que vous ne proposiez de les gazer ? [Quant au protectionnisme, surenchérir sur le prix des marchandises étrangères va nuire à tous les consommateurs -classes populaires comprises.] Certainement. Là encore, il s’agit de faire un calcul coût/avantages. Comme vous pouvez le constater, mon raisonnement n’a rien d’idéologique. J’attire votre attention quand même sur le fait que, comme le signalait Keynes, les excédents commerciaux des uns sont forcément les déficits des autres, et qu’un système international ne peut donc être équilibré que si chaque pays équilibre son commerce international. Je vois mal comment cet équilibre pourrait être atteint sans des mesures protectionnistes. [Sans compter que l’instauration de mesures protectionnistes pour entrainer des mesures de rétorsions et fermer des marchés étrangers, ce qui peut alimenter le chômage (comme on le voit aux USA: (…)] Toutes ces études empiriques présentent le même problème : on ne peut maintenir les conditions économiques inchangées à l’exception du paramètre qu’on veut mesurer. L’étude présente aussi un problème de fond : les effets négatifs du protectionnisme sont immédiats, alors que les effets positifs sont étalés dans le temps : il ne faut qu’un trait de plume pour fermer une usine qui n’a plus de débouchés et licencier ses employés, il faut plusieurs années pour en construire une destinée à remplacer les importations. Examinons la question du point de vue théorique : imaginons un protectionnisme total qui viserait l’autarcie. Dans ce cas, le pays perdrait tous les emplois travaillant pour l’exportation, et récupérerait tous les emplois nécessaires à produire ce qu’il importe. En d’autres termes, un pays qui exporte massivement des produits à forte valeur ajoutée et faible contenu de main d’œuvre et importe au contraire des produits « labour-intensive » devrait gagner des emplois. N’est ce pas là le cas des USA ?" Des sources sur la relation entre protectionnisme et taux de chômage, ou sur le fait que l'équilibre de la balance commercial ne serait pas forcément un but économique optimal ?
  13. Ce fil n'est pas ce qu'il devient et ne devient pas ce qu'il est.
  14. Donc ce texte d'introduction au libéralisme, j'écris (note 6 page 22): "C’est une doctrine éminemment contestable, pour de nombreuses raisons : l’arbitraire des prémisses (les philosophes utilitaristes n’expliquent pas pourquoi toutes les utilités sont moralement aussi importantes -pourquoi la vie d’un inconnu devrait autant vous importer que celles de vos proches ? Et pourquoi devrais-je vouloir maximiser le greater good, plutôt que de ne pas le faire ?), son caractère inapplicable (le temps de calcul de l’utilité générale est incompatible avec toute espèce d’action -le temps de faire l’estimation, les conditions auront changé. Seul Dieu pourrait se comporter de façon utilitariste…), et enfin le fait qu’elle contrevienne violemment à certaines évidences du sens commun (par exemple, l’utilitarisme étant une forme de conséquentialisme, c’est le fait que la conséquence -le plus grand bien du plus grand nombre- soit réalisée qui fait la moralité de l’agent, et non ses intentions ou les vertus qu’il mettrait en oeuvre dans son action. On aboutit alors à la possibilité étrange qu’une personne n’ayant jamais de bonnes intentions et ne pratiquant aucune vertu puisse être une bonne personne, uniquement parce qu’elles produiraient -par exemple accidentellement- des actions qui s’avèreraient bonnes…)."
  15. L'important est que ce soit lisible et utile. L'Organon d'Aristote est encore plus fondateur que tout ce que tu veux, mais ce n'est pas à faire lire aux débutants.
  16. Erreur ! Car ça présuppose, contrairement à toute expérience, qu'il pourrait ne rien y avoir: https://hydre-les-cahiers.blogspot.com/2017/08/lidee-de-neant-analyse-bergsonienne.html
  17. Dans les réponses qu'on t'a fait je discerne une ambiguïté entre épistémologie au sens de théorie de la connaissance, et épistémologie au sens de réflexion sur la science (ou les principes fondamentaux et le type de connaissance qu'apporte une science en particulier). Je te conseille ça: -Paul Henri Dietrich, baron d'Holbach, Système de la nature ou des lois du monde physique et du monde moral, 1770.-Ernest Nagel, "Determinism In History", Philosophy and Phenomenological Research, Vol. 20, No. 3 (Mar., 1960), pp. 291-317.-Karl Popper, Des sources de la connaissance et de l'ignorance, Paris, Éditions Payot & Rivages, 1998 (1985 pour la première édition française, 1963 pour la première édition britannique), 157 pages.-Ayn Rand, Introduction à l'épistémologie objectiviste, 1979 .-Didier Moulinier, La Raison et le Réel ou le problème de la connaissance, 3 mars 2009: http://academienouvelle.forumactif.org/t4542-didier-moulinier-la-raison-et-le-reel-ou-le-probleme-de-la-connaissance-site-de-l-auteur?highlight=Didier+Moulinier -Joseph Ndzomo-Molé, "Philosophie et histoire : Dialectique de l’universel et du particulier", Revue Sens public, 9 février 2015: http://sens-public.org/article1131.html -Maverick, "De l’inutilité de débattre des conséquences avant de détruire les principes", 13 avril 2018: https://vu-dailleurs.com/2018/04/13/de-linutilite-de-debattre-des-consequences-avant-de-detruire-les-principes/ -Véronique Delille, "Découvrir les présupposés", 27 juin 2019: https://www.pseudo-sciences.org/Decouvrir-les-presupposes -Christophe Petit, « La philosophie des sciences humaines de Roy Bhaskar », Revue du MAUSS permanente, 2 octobre 2019 [en ligne].http://www.journaldumauss.net/./?La-philosophie-des-sciences-humaines-de-Roy-Bhaskar
  18. Y a pas mal de réponses dans les liens / sources que j'ai posté hein L'une des raisons qui exclut l'esthétique des sciences est que l'esthétique, comme l'éthique, peut avoir une dimension normative ("l'art devrait viser ceci" ; "Ceci est beau et non cela", etc.).
  19. 1): C'est toujours mieux que les fils d'une page qui n'intéressent personne et agonisent dans les bas-fonds du forum hein ^^ 2): En méta-esthétique (de quelle nature sont les jugements esthétiques ? Y-a-t'il une objectivité du Beau) je n'ai pas vraiment d'avis tranché, mais Pouivet pose excellement les termes du débat: https://hydre-les-cahiers.blogspot.com/2017/06/subjectivisme-esthetique-versus.html#! Pour moi une réalité est artistique dès lors que la finalité exclusive ou première qui a présidé a sa production est d'être un support de contemplation. Par conséquent un ballet peut être de l'art, mais ce n'est pas une œuvre d'art puisque ce n'est pas un objet. Inversement, la production industrielle en série de fourchettes n'est pas une activité artistique. Voilà pour l'être de l'art ; et pour son devoir-être, je soutiendrais que l'activité artistique a pour vocation de créer de la beauté. En ce sens l'art possède un but moral / est soumis à la morale, comme toute activité humaine -même s'il n'a pas nécessairement à avoir un rôle pédagogique ou édifiant en délivrant un contenu moral. En esthétique normative visant spécifiquement la peinture, je suis proche des thèses de l'ARC: Fred Ross, The Philosophy of ARC - Why Realism ?: https://www.artrenewal.org/Article/Title/the-philosophy-of-arc Quelques références intéressantes: -Victor Cousin, "Du beau et de l’art", Revue des Deux Mondes, période initiale, tome 11, 1845 (p. 773-811). -Ayn Rand, « The Goal of my Writings », The Objectivist Newsletter, 1963, reproduit in The Romantic Manifesto. -Simone Manon, "La finalité de l'art. Bergson", 17 mars 2009: https://www.philolog.fr/la-finalite-de-lart-bergson/ -Esther Rogan, « Rationalité tragique et politique aristotélicienne : Les conflictualités civiles (stáseis) chez Aristote, moment d'élaboration d'une rationalité tragique », in Rationalité tragique, S. Alexandre et O. Renaut (ed.), Zetesis - Actes des colloques de l'association [En ligne], n°1, 2010, URL: http://www.zetesis.fr/actes/spip.php?article13. -Albert Mendiri, "Qu'est-ce qu'une œuvre d'art ?", 26/01/2013: http://cafenetphilosophie.centerblog.net/570-503-qu-est-ce-qu-une-oeuvre-art -Albert Mendiri, "Les finalités de l'art", 11/09/2015: http://cafenetphilosophie.centerblog.net/1550-1428-les-finalites-de-art -Laconique, "Cinéma contemporain et jouissance esthétique", Le goût des lettres, 30 janvier 2020: http://www.legoutdeslettres.com/2020/01/cinema-contemporain-et-jouissance.html -Xix, Deux esthétiques révolutionnaires: https://hydre-les-cahiers.blogspot.com/2017/04/esthetique-revolutionnaire-et.html?q=esthétique
  20. Même remarque que @Mister_Bretzel, @poney. A défaut, l'info peut être reprise sous l'angle "regardez où passe l'argent des caisses soi-disant vides et de vos impôts".
  21. Le bon côté des choses c'est que j'ai rebondi sur cette ânerie pour exposer publiquement le fait que le royaliste qui a partagé l'article ne comprenait pas ce qu'était le libéralisme.
  22. Autre idée de sujet pour la rentrée @Nathalie MP @h16: https://www.latribunedelart.com/le-grand-palais-en-roue-libre
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