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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
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Éthique et tac
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Philosophie, éthique et histoire
L'utilitarisme est aussi un naturalisme éthique (du coup la différence avec l'eudémonisme téléologique semble plutôt au niveau de l'éthique normative que de la méta-éthique), comme @Lancelot l'avait d'ailleurs suggéré en page 5. -
Je me suis bien amusé devant le dernier Spielberg.
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La fin du moment libertarien aux US?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Fagotto dans Europe et international
Les formules du type "X appartient au passé", c'est vraiment l'exemple type de prescriptions se faisant passer pour des constats neutres. On est dans la dimension performative de la politique, comme dirait Lordon. Avec une bonne dose de téléologie progressiste inconsciente là-dedans (X n'est pas rejeté car faux mais comme "appartenant au passé". Et on ne peut pas préférer le passé au futur, ce serait futile), ce qui est toujours savoureux venant de gens professant de ne pas adhérer à cette vision de l'histoire. La notion de moment a d'ailleurs une odeur hégélienne désagréable. Parler d'ascension et de reflux d'un courant politique serait beaucoup plus sain. -
Ces petites phrases qui vous ont fait plaisir…
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Non dans La Taverne
Je vais essayer de pas me sentir trop concerné -
Les droitards, quelle plaie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
Marc Crapez ne remonte pas dans mon estime: https://www.contrepoints.org/2018/04/05/313357-bye-bye-clement-rosset Au passage, la drouate a d'autres endroits pour déverser sa bile.- 3 507 réponses
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- extrême droite
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La phrase antilibérale que je ne veux plus entendre à la machine à café en 2018
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de F. mas dans La Taverne
"Ah, tu es libéral ? Les pays anglo-saxons, ça devrait te plaire ?". "Le libéralisme c'est un laxisme responsable de la montée du communautarisme islamique ! Regarde l'Angleterre !". -
Il y a bien deux gauches irréconciliables comme dirait Finkielkraut.
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Cinquantenaire de Mai 68
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Actualités
5,2 millions de grévistes sur 13,2 millions de salariés, quand même. Soit le plafond historique. Après il faut distinguer le mai étudiant du mai ouvrier, comme dirait Clouscard. Et dans le mouvement étudiant, les quelques centaines de gauchistes de masses beaucoup plus dans le festif / ludique que dans une démarche politique claire. -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Back to the seventies: "En 1972, quand j’entrai à l’Ecole, les communistes y étaient déjà une force qui comptait et, sans doute, la première. Elle ne cessa, pendant quelques années encore, de s’accroître. En 1976, quand je quittai la rue d’Ulm, nous y avions fêté le cinquantième adhérent de l’UEC (pour quelque 420 élèves !), et il y avait alors, en pourcentage, davantage de communistes à Normale Sup’ qu’à Renault Billancourt…" -André Comte-Sponville, Une éducation philosophique, PUF, 2015. Et back to 2008 car Negri était censé avoir disparu dans un trou noir depuis. -
Les Républicains
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de PABerryer dans Politique, droit et questions de société
Et ça vient parler "socle doctrinal et idéologique". Je me gausse. Offrez-lui un dictionnaire. D'ailleurs je propose qu'on nomme ce principe "primauté de l'intérêt général", histoire de bien se différencier de la gauche non-marxiste. Car le conservateur s'oppose au constructivisme des bureaucrates. Oh wait. -
Concernant l'Union européenne, le programme peut aborder des questions de fonds (en partir ? y rester ? comment alors la réformer et endiguer l'inflation régulationniste et les tendances protectionnistes ?), mais aussi des points plus limités. On pourrait faire par exemple une liste des pires normes européennes, pour montrer que le problème est perçu. J'ai trouvé un site sur ça, là ce sont des règlementations relatives à la taxation des produits énergétiques et de l’électricité: http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM:l27019
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Éthique et tac
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Philosophie, éthique et histoire
@Mégille: tu mettais en cause le fait de subordonner la morale à l'examen du contexte, mais l'attitude radicalement opposée (ignorance du contexte et en particulier refus de prendre en compte les réactions d'autrui dans le calcul moral), serait bien pire -autistique et inefficace: « 1. Le rationalisme moral, d’après lequel le bien n’est pas ce que la majorité (ou toute autre quantité déterminée) approuve, mais ce qu’il serait rationnel d’approuver. 2. Le réalisme moral au sens fort, d’après lequel la détermination du bien se passe de toute référence aux réactions d’approbation ou de réprobation de quelque sujet que ce soit (actuel ou idéal). » (p.92) -Ruwen Ogien, Le Réalisme moral, PUF, coll. Philosophie morale, 1999, 571 pages. Du coup je ne suis ni réaliste moral au sens fort, ni réaliste moral tout court vu qu'Ogien oppose cette position au naturalisme moral*. En revanche ce que je défend est aussi une forme de rationalisme moral. *Mais sa présentation est inhabituelle, en général on considère le naturalisme comme une sous-branche du réalisme moral. Ce que défend Ogien est en fait un https://en.wikipedia.org/wiki/Ethical_non-naturalism -
Le test du mois d'avril... PolitiScales
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Freezbee dans La Taverne
C'est curieux, les taux d'essentialisme et de conservatisme ne sont pas corrélés, alors que le conservatisme est pourtant prompt à filer la métaphore biologique et à mettre de la nature partout.- 103 réponses
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- marie-claire
- test
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Le test du mois d'avril... PolitiScales
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Freezbee dans La Taverne
C'est pas grave hein- 103 réponses
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- marie-claire
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Le test du mois d'avril... PolitiScales
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Freezbee dans La Taverne
C'est pas mal ce test. http://www.politiscales.net/fr_FR/results/?j1=36&j0=31&e1=60&c0=17&femi=14&c1=40&s0=62&s1=17&m1=86&p0=7&p1=88&b1=40&b0=36&t1=21&t0=36- 103 réponses
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- marie-claire
- test
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Éthique et tac
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Philosophie, éthique et histoire
J'ai précisé des choses que j'ai écris avant, cf mon message de septembre 2017, en page 5: "L'universalité -le fait que tous le monde aurait intérêt à suivre la même règle- n'est pas requise pour qu'une norme soit morale, du moins, pas nécessairement*. C'est valable pour les normes morales, mais pas nécessairement pour les normes que je propose d'appeler éthiques: « Tandis que l'éthique désigne les convictions à propos des modes de vie qu'il est bon ou mauvais de mener, la morale renvoie aux principes qui guident la manière dont toute personne doit se comporter avec les autres. ». -Ronald Dworkin, Sovereign Virtue, 2000)." Mais plutôt que de dire que la moralité a à voir avec autrui, je préfère dire qu'elle a à voir avec les droits naturels d'autrui et qu'il s'agit de normes légitimement politisables. Car les normes éthiques peuvent aussi impliquer autrui, mais sous d'autre rapport (par exemple l'honnêteté, la fidélité, toutes sortes de vertus dont l'absence ou le non-respect des normes ne requièrent pas une réponse politique. Pour paraphraser Spooner, les vertus ne sont pas des obligations -au sens légal). -
Éthique et tac
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Philosophie, éthique et histoire
ça c'est la conséquence de la modernité. Les Modernes ont dû prendre des risques intellectuels et souvent personnels importants pour se libérer de la dogmatique scolastique. Comme souvent, on est passé d'un extrême de pensée à l'autre. On a eu un anti-aristotélisme systématique qui a abouti à des choses aussi imbitables que l'état de nature. Certes, il fallait en passer par là pour fonder la physique moderne. Corriger l'ontologie en tenant compte de Galilée & cie: « Pour montrer maintenant que la Nature n’a aucune fin à elle prescrite, et que toutes les causes finales ne sont rien que des fictions humaines, je n’aurai pas besoin de beaucoup de peine. […] Cette doctrine finaliste renverse totalement la Nature. Car ce qui, en réalité, est cause, elle le considère comme effet, et inversement. Ensuite, ce qui par nature est antérieur, elle le fait postérieur. » (je crois que c'est au livre I de l'Éthique). http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Main/IDidWhatIHadToDo Mais la coupure du cordon ombilical avec le monde d'avant ne fût pas sans quelques tâches de sang intellectuelles. Par exemple le scholie 2 de la proposition 37 d'Éthique IV semble bien dire que bon et mauvais sont des notions uniquement conventionnelles (et fixés collectivement en sortant de l'état de nature, par dessus le marché). Les Anciens étaient beaucoup trop essentialistes, et les Modernes (pour ne rien dire des post-modernes) ont un penchant conventionnaliste/artificialiste problématique. -
Logorrhées et salades de mots
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Lancelot dans Lectures et culture
Souvenir d'un cours de "philosophie de l'art" (qui se cachait mal d'être un cours d'anticapitalisme appliqué): "L'appareil photo exige de son propriétaire (de celui qui est possédé par lui) qu'il prenne sans cesse des clichés, qu'il produise des images de plus en plus redondantes. Cette photomanie de l'éternel retour du même (ou du très semblable) finit par aller si loin que sans appareil, le photographe amateur se sent aveugle: c'est l'accoutumance toxicomaniaque qui commence. Alors, le photographe amateur ne peut plus considérer le monde qu'à travers son appareil et selon les catégories de la photographie. Loin de se tenir "au-dessus" de l'acte de photographier, il est dévoré par l'avidité de son appareil ; il est devenu le prolongement du déclencheur automatique de son appareil. Son comportement ne fait plus qu'un avec le fonctionnement automatique de l'appareil photo." -Vilém Flusser, Pour une philosophie de la photographie, 1983. -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Pfff... Essaye donc, espèce de kanto-hégélien, de faire tourner une économie de marché sans normes morales, au moins implicites, qu'on rigole: -
Réduit en pièces ! Émission d'économie pour YouTube
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Action !
Ah ça oui, PYR et d'autres intellectuels de droite le citent à l'occasion quand ils parlent de la décadence de l'Occident. Mais bon, venir dénoncer la société de consommation et le capitalisme en 78, alors que ça dure depuis le milieu des années 50 (pour ne pas remonter jusqu'à Burke, Carlyle ou Lamennais )... "Si l'on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l'Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s'affaiblissent à l'Ouest, tandis qu'à l'Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d'anarchie, comme c'est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c'est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d'oppression, l'âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd'hui par les habitudes d'une société massifiée, forgées par l'invasion révoltante de publicités commerciales, par l'abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable. Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l'histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l'occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d'Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens Américains se livrent au pillage et au grabuge. C'est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point. Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n'est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. [...] Cela signifie que l'erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l'époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l'humanisme rationaliste, ou l'autonomie humaniste : l'autonomie proclamée et pratiquée de l'homme à l'encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d'anthropocentrisme : l'homme est vu au centre de tout. Historiquement, il est probable que l'inflexion qui s'est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Age en était venu naturellement à l'épuisement, en raison d'une répression intolérable de la nature charnelle de l'homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s'écartant de l'esprit, l'homme s'empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s'est proclamée notre guide, n'admettait pas l'existence d'un mal intrinsèque en l'homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d'atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l'adoration de l'homme et de ses besoins matériels.Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l'accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d'une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d'intérêt de l'Etat et du système social, comme si la vie n'avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s'y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd'hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l'intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux. [...] Toutes les limitations de cette sorte s'émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l'héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les Etats devinrent sans cesses plus matérialistes. L'Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l'homme, mais l'homme a vu complètement s'étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l'espace, du Progrès tant célébré n'ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n'aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle." -Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, discours à Harvard le 8 juin 1978. -
Réduit en pièces ! Émission d'économie pour YouTube
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Action !
Pas mal du tout. Par contre je m'inscris en faux sur ce qu'il dit de Soljenitsyne. J'avais entamé L'Archipel du Goulag, c'est un texte historiquement important mais littérairement pas exceptionnel. Je n'ai pas lu ses autres œuvres mais je ne serais pas surpris qu'il a été gonflé en épingle pour des raisons d'anti-communisme (contexte de Guerre froide). J'en veux pour preuve que j'ai passé 20 minutes hier dans une librairie à deux pas de la Sorbonne ; hé bien, au rayon littérature russe, on n'y vend pas du Soljenitsyne. Le mettre au niveau de Tolstoï ou Dostoïevski semble pour le moins excessif. Sans compter les aspects idéologiques du bonhomme. Déjà il y a les controverses de son bouquin sur le rôle des Juifs dans le bolchevisme: https://www.fayard.fr/deux-siecles-ensemble-tome-2-9782213615189 Voici également ce qu'en disait Rand: "What is your opinion of Alexander Solzhenitsyn ? I regard him ideologically as lower than the rulers of Russia. He is the worst public caricature of a monster that has emerged in this age, which displays an awful lot of public caricatures and unappetizing characters. Before you speak of Solzhenitsyn or ask anything about him, please read the letter that he sent to the Soviet authorities shortly before he was deported. Read that letter. It has been published ; it has been translated. I read it in the original Russian. In it, that man proclaims, in effect, that he is a totalitarian collectivist. He says so openly -only not in those words. He is merely against Marxism. He wants Russia to remain a dictatorship, but a dictatorship run by the Russian Church. He wants Russian religion, the Greek Orthodox Church, to be a substitude for Marxism. In other words, he wants to take Russia back to the stage before Peter the Great, to the seventeenth century or earlier. He is anti-industrial and wants to take back Russia to being an agrarian country. And that horrible, pretentious person is held as some kind of hero of liberation. He doesn't want to free the world. He is denouncing the West , he is denouncing Western civilization. He is that ancient, chauvinistic aberration: a Slavophile. He says, in that letter of his, that he wants the Russian government -the Communist Party- to keep all its economic and political power ; he lists specifically the power over production, trade, and distribution, over foreign relationships, over the army. All he wants is that the government allow people to speak and write freely. Now remember, he's a writer. And in the conclusion of this unspeakable document, he says the following (i am quoting from memory): i want nothing for myself, i am sure that you, the rulers, have never seen and cannot imagine a man who is not asking for something for himself -well here, i am, please look at me. Is this a "selfless" person ? Or is this an example of the worst kind of conventional "selfishness" and vanity ? Well, that's as much of a motive as any religious mystic-altruist would ever project. That's all that his disinterested "selflessness" means: give me freedom to write, and all the other human activities and professions can be enslaved. I'm quite willing to put up with it. With ideas of that kind, to come here and posture as a prophet of freedom is really adding insult to injury." -Ayn Rand, Answers, New American Library, 2005, 241 pages, p.64-65. -
Indépendance financière et Fuck You Money
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jensen dans La Taverne
En général on traduit la définition d'Aristote par "animal politique". Ce qui signifie davantage que seulement social, en effet (même si ça implique cette dimension). Et autre chose que contractuel. -
Indépendance financière et Fuck You Money
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Jensen dans La Taverne
Moui. Et après on doit subir indéfiniment les: "L'anthropologie du libéralisme repose sur le présupposé d'un homme non fondamentalement social." -Alain de Benoist. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
La vérité c'est que vous êtes dépassé par le génie olympien de notre grand leader, disciple de Ricoeur et roi-philosophe platonicien. Il est tellement brillant qu'on ne peut pas le comprendre: -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Texte aux accents tocquevilliens (mais qui pourrait avoir été écrit par un chevénementiste voire un proudhonien à la Onfray / Michéa -l'anti-individualisme étant la chose la mieux partagée du monde intellectuel français), qui pourrait intéresser @PABerryer : http://archives.cerium.ca/IMG/pdf/DEBA_003_0003.pdf « Pour qu’advienne de manière opératoire la faculté de se concevoir indépendamment de son inscription dans un réseau de parenté, dans une unité de résidence, dans une communauté d’état ou de métier, encore fallait-il que se dégage, au-dessus de tous les pouvoirs intermédiaires, familiaux, locaux, religieux, corporatifs, un pouvoir d’une nature tout à fait autre, un pur centre d’autorité politique, avec lequel établir un rapport direct, sans médiation, spécifiquement placé sous le signe de la généralité collective. Contradiction constitutive des démocraties modernes : pas de citoyen libre et participant sans un pouvoir séparé concentrant en lui l’universel social. L’appel à la volonté de tous, mais la sécession radicale du foyer d’exécution où elle s’applique. Le mécanisme qui fonde en raison, légitime et appelle l’expression des individus est le même, rigoureusement, depuis le départ, qui pousse au renforcement et au détachement de l’instance politique. Car tel s’avère le paradoxe de la liberté selon les modernes : l’émancipation des individus de la contrainte primordiale qui les engageait envers une communauté supposée les précéder quant à son principe d’ordre, et qui se monnayait en très effectives attaches hiérarchiques d’homme à homme, loin d’entraîner une réduction du rôle de l’autorité, comme le bon sens, d’une simple déduction, le suggérerait, a constamment contribué à l’élargir. L’indéniable latitude acquise par les agents individuels sur tous les plans n’a aucunement empêché, mais au contraire a régulièrement favorisé, la constitution, à part et en sus de la sphère de l’autonomie civile, d’un appareil administratif prenant de plus en plus largement et minutieusement en charge l’orientation collective. Plus du tout sous le signe de l’imposition d’une loi extérieure, intangible, échappant à la prise des hommes, puisque antérieure à leur volonté. Sous le signe, fondamentalement, de l’organisation du changement, de la maîtrise de l’évolution, de la définition de l’avenir - de la production de la société par elle-même dans le temps. » (p.10) « Les droits de l’homme ne sont pas une politique dans la mesure où ils ne nous donnent pas prise sur l’ensemble de la société où ils s’insèrent. Ils ne peuvent devenir une politique qu’à la condition qu’on sache reconnaître et qu’on se donne les moyens de surmonter la dynamique aliénante de l'individualisme qu’ils véhiculent comme leur contre-partie naturelle. » (p.12) -Marcel Gauchet, « Les droits de l'homme ne sont pas une politique », Le Débat, 1980/3, n° 3, p. 3-21.
