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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Macron s'en sort plutôt bien. Quant à Juppé, ça ne m'étonne même plus, tous les sondages le donnent en très bonne position.
  2. Bainville ne précise pas de quoi il parle, donc on ne peut que spéculer. Sinon, vérification faite, le maximum a effectivement concerné davantage que le prix du pain: https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_maximum_g%C3%A9n%C3%A9ral On peut à la rigueur parler de dérive socialiste de la République française dans la phase révolutionnaire de la Terreur. Mais l'association entre jacobinisme et socialisme reste erronée, car comme le dit bien wiki, le maximum est exigé par "les sans-culottes parisiens, emmenés par les Enragés et les Hébertistes", deux factions que Robespierre et Saint-Just ont combattu et purgé.
  3. Non, tu as les expériences de communautés marginales que j'ai évoqué qui conviennent à l'adjectif. Ou l'organisation sociale de la caste des gardiens dans La République de Platon (fictive certes, mais source d'inspiration ultérieure). Sans oublier les Kibboutz (en général les marxistes désespérés essayent de valoriser ce machin pour prouver que le communisme est réalisable) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kibboutz Il y a aussi le problème du communisme primitif: https://fr.wikipedia.org/wiki/Communisme_primitif
  4. On ne devrait donc en toute rigueur pas parler de communisme à cet endroit, ce que les soviétiques ne faisaient d'ailleurs pas. L'URSS est l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (conformément à la théorie marxiste des stades de l'histoire, où l'Etat socialiste est censée être une forme transitoire avant la réalisation de la société communiste future...). Parler d'Etat socialiste est plus précis, terme qu'utilise d'ailleurs Mises. Cela rend d'ailleurs plus simple les comparaisons entre l'URSS et les démocraties occidentales où l'Etat-Providence continue son expansion...
  5. Il y a des antilibéraux partout, mais ça n'en fait pas des socialistes. Colbert et Louis XIV n'étaient pas socialistes.
  6. Les biens du clergé (acquis au terme de siècles d'impôts dans la légitimité est un sujet de discussion en soi), ont été nationalisés pour garantir l'assignat. On ne peut pas non plus considérer les nationalisations comme "communistes", parce que la chose nationalisée devient propriété de l'Etat, elle n'est pas distribuée égalitairement à tout le monde... A la limite çe serait mieux, socialisme étant plus polysémique (on va dire que ça peut inclure l'Etat initiateur de grands travaux à la Louis Blanc aussi bien que le marxisme). Et je ne dirais pas que le terme "communisme" à quoi que ce soit de totalitaire en soi. Le communisme volontaire en petites communautés utopiques n'est pas un problème. Le problème c'est la violence (donc la violence d'Etat).
  7. Oui, certains manquent du sens de la nuance. Arendt affirme d'ailleurs (dans La Crise de la culture) que les penseurs libéraux n'ont pas été capables de penser le totalitarisme parce qu'ils n'arrivent pas à distinguer autrement qu'entre régimes liberticides et régimes non liberticides.
  8. La vivacité d'esprit de Bainville ne l'empêche pas de dire des choses très approximatives (pour être aimable), je pense à la "tourmente révolutionnaire et aux mesures, d'un communisme incontestable, qui furent prises alors." Si les mots ont un sens, le communisme est la "Théorie visant à mettre en commun les biens matériels. Formation économique et sociale caractérisée par la mise en commun des moyens de production et d'échange, par la répartition des biens produits suivant les besoins de chacun, par la suppression des classes sociales et l'extinction de l'État qui devient l'administration des choses." ("Communisme", définition sur Larousse.fr : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/communisme/17572). On voit donc qu'on ne peut en toute rigueur pas vraiment parler de mesures communistes ; tout au plus peut-on utiliser le terme pour qualifier une situation ou un état de la société (ou d'une partie de la société). Pour ce qui est de la Révolution française, j'imagine que Bainville pense au maximum, c'est-à-dire à une interdiction de vendre le pain au-delà d'un certain prix. Mais il n'est pas rigoureux de qualifier le contrôle des prix (surtout limité à une seul cas) de "communisme", sauf à voir du communisme partout, ce qui est une fâcheuse tendance des libéraux. Enfin, sur le lien entre jacobinisme et socialisme, je laisse la parole à Michelet (qui n'est certes pas toujours fiable, mais tout de même): « Robespierre venait justement se poser sous un aspect nouveau, "en guillotinant l'anarchie". C'est ainsi qu'il appelait les premiers socialistes, Jacques Roux, etc. Au cœur de Paris même, dans les noires et profondes rues ouvrières (des Arcis, Saint-Martin), fermentait le socialisme, une révolution sous la Révolution. Robespierre s'alarma, frappa et se perdit. [...] Extraordinaire méprise. Dans ses douze volumes, Louis Blanc prend Robespierre pour un apôtre et un symbole du socialisme, qu'il frappait et qui le tua. » (Jules Michelet, Histoire de la Révolution française) Marx n'a d'ailleurs jamais considéré les jacobins comme des précurseurs du communisme, à la différence de Babeuf (qui pour le coup n'a jamais été au pouvoir).
  9. J'ai été privé d'internet ces derniers jours, mais la lecture de la presse suffit à constater que la hausse tendancielle du taux de connerie ne se dément pas. Quelques perles ici: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/07/le-sommeil-de-la-raison-engendre-des.html
  10. C'est ce que je n'arrête pas de dire (même si le problème n'est pas de l'ordre du concept, mais de l'ordre de la communication, de la mise en forme du discours). Cela dit on a déjà h16 qui offre un certain modèle à ce niveau-là. Maintenant c'est une affaire de réplication et de répétition. @NoName: pseudo-subtile. On peut aussi parler de bêtise instruite.
  11. => http://i1.memy.pl/obrazki/1bb1344616_tell_me_more.jpg
  12. Les pouvoirs que confèrent l'état d'urgence aux autorités administratives (non-élues): interdiction préventive des manifestations, possibilité d'interdiction de quitter un département pour un individu, ou de l'assigner à résidence sans preuves, etc., ne sont d'aucune utilité contre le terrorisme. L'état d'urgence, c'est de la merde, une version soft des pleins pouvoirs. Déjà c'était dangereux lorsque De Gaulle les a réclamé, mais avec l'équipe de choc qui nous dirige aujourd'hui, la plus grande rigueur s'impose dans la défense des libertés fondamentales.
  13. 14 juillet, la fête nationale. Foules compactes, gens détendus. C'est bien fourbe.
  14. Ce qui était très bien. Mais maintenant ils sont capables de continuer à suspendre l'état de droit. J'entends déjà la droite crier au laxisme. Les terroristes ont bien choisis leur moment.
  15. Vu que Macron et même Henry de Lesquen ont leur fil dédié, je me suis dis qu'on pouvait en faire un sur Mélenchon, d'autant qu'il est déjà en campagne pour la présidentielle (en route vers ses 5 %). Et donc Mélenchon s'est décidé à reprendre la rhétorique du FN, lequel à lui-même repris le discours anti-immigration du PCF des années 80: https://www.slate.fr/story/120961/melenchon-travailleurs-detaches Ce n'est pas très bisous ça.
  16. Je ne suis pas d'accord. D'abord, les théories du gauchisme culturel les plus structuréss ne voient pas des relations d'oppression partout, elles se concentrent sur un seul rapport d'oppression (exagéré ou complètement fantasmé). Par exemple, le féminisme dénoncera le patriarcat (ou les hommes) versus les femmes. Je ne suis pas d'accord pour dire que cette structure d'opposition est analogue à la théorie marxiste de la lutte des classes. Je doute qu'il existe une seule doctrine ou théorie politique qui ne repose pas sur une distinction entre le bien et le mal, ou du moins entre ceux qui se comportent bien et les autres. Une doctrine politique donne un sens à la société en organisant sa conflictualité (pré-politique) dans l'horizon (utopique) d'une société "pacifiée" (au moyen de la mobilisation permanente dans le cas du totalitarisme). Ainsi, pour Platon, il faut chasser les poètes et les démocrates de la Cité et instaurer un système de castes harmonieux. Pour les Nazis, il faut purger la Nation des juifs et des bolchéviques. Pour les libéraux, il faut réduire à néant l'emprise des antilibéraux sur le gouvernement, ou à défaut la capacité de nuisance de hommes de l'Etat. Etc etc. Il n'y a pas de doctrine politique non-antagoniste (ou non-agoniste), et ça ne fait de toutes les doctrines politiques des variantes du marxisme. « La distinction spécifique du politique, à laquelle peuvent se ramener les actes et les mobiles politiques, c'est la discrimination de l'ami et de l'ennemi. Elle fournit un principe d'identification qui a valeur de critère, et non une définition exhaustive ou compréhensive. » -Carl Schmitt, La notion de politique, 1927.
  17. Ce qui prouve une fois de plus (je n'arrête pas de le dire ici), que le "marxisme culturel" n'existe pas. Il y a d'un côté le marxisme, plus guère représenté de nos jours, qui est fondamentalement un projet politique de transformation du système économique. Et de l'autre, le gauchisme culturel, originellement produit par des groupes d'extrême-gauche souvent marxistes, mais qui s'est largement autonomisé de cette origine (jusqu'à devenir l'idéologie dominante de la gauche non-communiste, quoique le terme d'idéologie ne convienne pas pour un courant aussi vague), au point d'entrer le plus souvent en contradiction complète avec l'approche marxiste (ou de la dissoudre de l'intérieur, le cas Mélenchon est significatif). Pour une excellente analyse du gauchisme culturel, lire cet article de Jean-Pierre Le Goff (tout particulièrement les dernières pages): http://www.politique-autrement.org/IMG/pdf/LeDebat-LeGoff.pdf
  18. => http://memesvault.com/wp-content/uploads/Hitler-Meme-07.jpg
  19. On voit un asiatique par la fenêtre et un autre à travers la porte (en haut). Mais l'image est tendancieuse: la Terre-Mère, blanche, qui peine à prendre en charge les noirs et les asiatiques...
  20. Je me base sur l'emploie qu'en fait Mises (Le Socialisme, 1922). Je n'ai pas le passage sous les yeux mais il écrit à peu près: "Si le sobriquet de capitalisme doit avoir un sens, il ne peut signifier que la propriété privée des moyens de production."
  21. Les entreprises dont l'Etat est propriétaire sont publiques, par définition. Or le capitalisme signifie la propriété privée des moyens de production. Donc les entreprises appartenant à l'Etat ne peuvent pas être qualifiées de capitalistes. Par conséquent, la notion de capitalisme d'Etat est un non-sens (en plus d'avoir un usage historico-révisionniste à gauche). CQFD.
  22. La notion renvoie quand même historiquement à la gauche (marxiste allemande jusqu'à 1914 et européenne non-communiste ensuite), alors que le phénomène concerne potentiellement n'importe quel gouvernement, y compris à des époques antérieures à la distinction droite/gauche.
  23. Le capitalisme est le système économique qui découle du respect des principes libéraux, exceptions faites des anarchistes autogestionnaires qui pourraient s'accommoder d'un cadre libéral. Le capitalisme d'Etat, c'est le concept inventé par les communistes qui soutiennent que l'URSS n'était pas socialiste. Les libéraux dénoncent plutôt le capitalisme de connivence, terme auquel on pourrait préférer ceux de social-clientélisme, d'opportunisme ou d'affairisme...Ou encore de State capture.
  24. Comment perdre toute crédibilité intellectuelle en plein milieu d'un ouvrage autrement impeccable: "Le stalinisme, c'est-à-dire [...] la survie du capitalisme après la révolution de 1917." -Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Paris, Éditions Kimé, 2103, 706 pages, p.543. Bizarrement ce négationnisme là échappe aux "lois mémorielles"...
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