-
Compteur de contenus
11 906 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
46
Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
-
La Révolution française
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
On en avait déjà parlé me semble-t-il, parce que j'avais fait quelque recherches qui montrent qu'il y a un avant et un après 1917 dans la manière dont Lénine se rapporte au jacobins (ce qui est somme toute compréhensible étant donné les contextes): -
La Révolution française
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Sinon je suis d'accord avec @Cortalus lorsqu'il estime que la RF a été vécu par nombre de contemporains comme un événement absolument sans précédent. Outre le mot de Goethe (suivant laquelle la bataille de Valmy marque le début d'une nouvelle ère de l'histoire du monde), la RF a été prise par Kant comme preuve philosophique d'un progrès de la conscience humaine dans l'histoire. Plus tardifs, on peut citer les termes éloquents de Dickens: « C'était le meilleur et le pire des temps, le siècle de la sagesse et de la folie, l'ère de la foi et de l'incrédulité, la saison de la lumière et des ténèbres, le printemps de l'espérance et l'hiver du désespoir ; devant lui, le monde avait tout ou rien, il allait tout droit au ciel et tout droit en enfer — bref, cette époque ressemblait tellement à la nôtre que les censeurs les plus bruyants n'en parlaient en bien ou en mal qu'au superlatif. » -Charles Dickens, A Tale of Two Cities, A Story of the French Revolution, 1859. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
@Cortalus, @Wayto, @Bézoukhov, @Rincevent, @Dardanus, @Vilfredo Pareto: Je vous propose de continuer la discussion dans ce fil: -
La Révolution française
Johnathan R. Razorback a posté un sujet dans Philosophie, éthique et histoire
Je vous propose de continuer ici les débats commencés là. Je signale en passant sur le thème cet article d'Anand Venigalla, What Shall Libertarians Think of the French Revolution ? : https://medium.com/@ajvenigalla/-8077517af9f1 Ensuite je demanderais bien à @Cortalus quel terme il a pu lire sous ma plume qui ne lui ait point paru "courtois". Après avoir qualifié la Terreur de "proto-totalitaire", tu écris qu'on "ne [peut] pas traiter la Terreur française comme une manifestation du totalitarisme au sens classique". Du coup, à part pour polémiquer, à quoi sert d'introduire une comparaison avec le totalitarisme ? Je ne sache pas que les introducteurs de la notion (comme Arendt ou Raymond Aron) aient fait un parallèle entre les deux. Tu as affirmé plusieurs fois que "[les bolcheviks]* sont inspirés par leurs héros révolutionnaires français [...] ils sont dès le début convaincus de la nécessité politique de la terreur". Je sais que les bolcheviks ont érigé des statues à la gloire de Marx ou de Thomas More, mais je ne sache pas qu'ils l'eut fait, mettons, de Robespierre. Donc, qu'est-ce qui te permet d'affirmer que les bolcheviks aient voulu imiter une "révolution bourgeoise" (suivant leur terminologie) ? * tout à fait curieusement, le fait que les fascistes italiens ou allemands aient détesté la RF n'intéresse pas... Tu écris aussi judicieusement que "le niveau de contrôle du personnel politique sur le mouvement de Terreur est tout relatif". Mais, justement, c'est bien une différence nette avec la planification méthodique de l'extermination de catégories de populations / massacres aveugles qui caractérise les régimes totalitaires. Tu écris ensuite que "La paranoïa inspirée par la menace réelle ou supposée de la contre-révolution est bien l'affect primordial qui explique l'émergence et l'intensité de la terreur lors de la révolution française puis ultérieurement dans les régimes totalitaires". Ce qui est un usage erroné de la notion de paranoïa, puisque le paranoïaque est celui qui voit des dangers imaginaires... Si la menace de la contre-révolution est réelle, alors sa répression violente est une politique au moins rationnelle en finalité (à défaut d'être raisonnable et légitime). -
Les articles que vous voulez faire buzzer
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Action !
Excellent et truculent article ! : https://www.contrepoints.org/2019/06/23/347476-comment-letat-va-planter-la-legalisation-du-cannabis -
École & éducation : Le temps des secrets
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bézoukhov dans Politique, droit et questions de société
On peut douter qu'ils aient fait ça de leur plein gré. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Et puis quoi encore ? Les massacres de septembre 1792 sont un phénomène spontané de panique / vengeance populaire, une réaction à l'approche perçue comme imminente des armées étrangères. La Terreur est une politique d'Etat, légitimée précisément par l'idée qu'il faut substituer à la violence populaire celle plus régulée de l'Etat (d'où le mot célèbre de Danton: "Soyons terrible pour éviter au peuple de l'être"). Tu places donc dans la même catégorie des phénomènes non seulement distincts mais contradictoires ! -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Non. La levée en masse était non seulement antérieure à la Terreur, mais largement indépendante, le point commun entre les deux n'étant que le fait qu'il s'agit de réactions du pouvoir politique pour tenter d'éviter d'être renversé (mais pas par les mêmes). On peut parfaitement contester la légitimité de la conscription sans galvauder la notion de totalitarisme en la plaquant n'importe où. Plutôt qu'une préfiguration du 20ème siècle, il faut voir la levée masse comme une mesure à la fois pragmatique (comme l'a dit @Bézoukhov, le contexte étant la supériorité démographique française), mais aussi idéologique comme tu le dis, sauf que le modèle des dirigeants de l'époque était l'image des romains de la République, peuple de citoyens en armes -et non un projet d'encadrement totalitaire ou même juste de militarisation de la société civile. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
@Rincevent: je nuancerais légèrement le propos de @Cortalus (parce qu'il est légèrement doloriste, et, interprété de façon un peu malveillante, on arrive vite à "vivement une bonne guerre pour ressouder tout ce petit monde"): ce qui forme un esprit de groupe (que le groupe soit une nation ou pas), c'est le fait de concourir ensemble à une entreprise signifiante, et pas la souffrance en elle-même. Les difficultés sont inhérentes à toute entreprise. Et les joies relatives au succès de toutes les étapes intermédiaires et de la réalisation ultime de l'entreprise unissent aussi. Le sentiment national était plus fort en France après la guerre de cent ans ou après les deux guerres mondiales, mais pas uniquement à cause des malheurs subis en commun, la victoire joue aussi un rôle cohésif. La réussite donne envie d'appartenir au groupe à succès. Elle améliore la confiance en soi et dans les autres "soi-même", ce qui favorise la coopération sociale. J'en veux pour preuve a contrario que l'Allemagne, après la même Première guerre mondiale, était au bord de la guerre civile (doublée de tendances sécessionnistes sur une base géographique plutôt qu'entre des factions révolutionnaires ou républicaines). -
Science-fiction, prix Hugo & chiots tristes
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bézoukhov dans Lectures et culture
Wow, TIL dit donc ! -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
L'existence de macronistes me stupéfie à chaque fois que j'en découvre un: https://www.contrepoints.org/2019/06/22/347388-emmanuel-macron-heritier-historique-de-lextreme-centre "Il n’en reste pas moins que de Louis-Philippe à Édouard Philippe, de Necker à Boucles d’or, toutes [!] les sources historiques concordent pour affirmer que le centre n’est ni une bouillie tiède [!!], ni une stratégie de people-pleaser, mais un projet de parti et une doctrine à part entière [!]. Chaque jour, il faut une énergie considérable* [!] pour maintenir le cap au centre. Les positions mitoyennes sont loin d’être des positions moyennes, médiocres, complaisantes ou indécises. Un certain héroïsme est nécessaire pour défendre « l’excellente moyenne » chère à Nicomaque. Tout homme averti fuit l’excès et, depuis trois ans, les centristes ne manquent pas de vision politique [!]." * on l'a bien vu avec le gouvernement de centre-gauche de M. Hollande, modèle de volontarisme politique, ou avec le gouvernement actuel et ses résolutions courageuses face aux difficultés, par exemple sur Notre-dame des Landes ou face à la crise des GJ (où le premier ministre nous expliquait en direct à la télé qu'il n' "abandonnerai jamais le cap" de la taxation de l'essence...). Qu'est-ce qui faut pas lire comme sottises. -
Anarcho-capitalisme VS Libéralisme / Minarchisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
J'ai lu L'éthique de la liberté de Rothbard il y a très longtemps (une époque où je ne recopiais pas systématiquement ce que je lisais !) et pas encore David Friedman et les auteurs anarcho-capitalistes... Je vais donc passer mon tour. -
Polarité & Élite Nourjalismtique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de RaHaN dans La Taverne
-
Qui veut tuer son chien l'accuse d'avoir la rage. Ils nous ont déjà fait le coup pour l'Irak anyway.
-
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
C'est le titre complet de ladite pièce. Dans la traduction d'Yves Bonnefoy. -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
J'ai fini de lire La Tragédie d'Hamlet, prince de Danemark. J'ai adoré les trois premiers actes. En revanche je suis un peu déçu des actes 4 et 5 : ça part un peu dans tous les sens, le dénouement est brutal et pas très clair je trouve. -
Anarcho-capitalisme VS Libéralisme / Minarchisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Une critique de l'anarcho-capitalisme (assez décevante et par endroits caricaturale, je dois dire): https://www.contrepoints.org/2019/06/21/347360-propriete-une-critique-liberale-classique-des-libertariens -
Polarité & Élite Nourjalismtique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de RaHaN dans La Taverne
J'ai l'impression exactement contraire. Sinon classé Contrepoints dans "right-wing", lol. Et pourquoi les libéraux et les conservateurs seraient (ensemble) plus à droite que la droite traditionnelle (mettons, Le Figaro) ? -
Êtes-vous un vrai bourgeois ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Philiber Té dans La Taverne
C'est exactement ce que dirait un bourgeois essayant d'échapper aux mailles du filet ! -
Liberté d'expression
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nirvana dans Philosophie, éthique et histoire
Je vois plutôt ça comme un procédé pour dé-dramatiser les enjeux et minimiser le fait que l'Etat français est tout simplement en train d'orchestrer la censure de millions de citoyens. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Oh, mais c'est très très bien vu ça ! -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Nazi, non*. Dystopique avec "bonheur" obligatoire façon Zone du Dehors (ou le tome 3 de L'Autre, pour ceux qui préfèrent de l'urban fantasy), oui. * ah bah si en fait. -
Ah pardon, poétesse est attesté depuis le milieu du XXème siècle au moins. Par contre les autres termes sonnent affreusement mal, ce qui est une raison suffisante pour ne pas les introduire, indépendamment de toute considération idéologique.
-
En régime d'Etat-providence il n'y a pas de "problème" auquel la chouinerie ne puisse être la "solution". Dans un régime où l'Etat est tenu d'aider les pauvres et les défavorisés (ou tenus pour tels), tous le monde est incité à être pauvre et défavorisé (ou se faire passer pour tel). Il y a engendrement réciproque des "droits à" et d'un type anthropologique pleurnichard. Les gamins en question devraient avoir un stade obligatoire à faire dans un pays du tiers-monde, pour mesurer leur chance.
-
Je t'envie, parce que c'est un principe que je n'ai pas pu toujours suivre. D'autant que mes parents voire mes profs nous ont toujours dit: "l'important ce n'est pas ce que tu penses, c'est de montrer que tu es capable d'argumenter / réussir l'exercice, etc". Et ça continue à la fac (dans certains cours en tout cas). Une fois il y a même un prof qui m'a reproché de donner mon avis.
