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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Pour autant que je sache, il n'a jamais existé. Je ne connais pas de texte d'Hayek qui soutiendrait la construction européenne, et il a publiquement exprimé son hostilité à l'euro (cf http://www.institut-entreprise.fr/reflexions/societal/les-articles-de-societal/hayek-leuro-ou-la-concurrence-des-monnaies ). Ces gauchistes ont une fâcheuse tendance à falsifier la réalité. Et en l'occurrence, cet Oscar Lafontaine ajoute la contradiction au mensonge, puisque si l'UE est un affreux projet de domination ultralibérale, l'attitude logique des antilibéraux devrait être de vouloir en sortir. Or ce n'est pas ce que son texte propose.
  2. Pourtant les Adamites rejetaient la civilisation, vivaient nus dans la nature, en se réclamant du christianisme. C'était des protos-hippies religieux (they "lived communally, practicing social and religious nudity, free love and rejecting marriage and individual ownership of property.". Cf: https://en.wikipedia.org/wiki/Adamites).
  3. Jacques Ellul ou Ivan Illich représentent pourtant une pensée écologiste / anti-industrielle se justifiant par la référence au christianisme. Bien sûr un contre-argument facile consiste à dire qu'eux et leurs partisans ont mal interprété le christianisme, mais on entre alors dans des querelles de secte pour définir la position orthodoxe. C'est aussi vain que de chercher qui est le vrai marxiste-léniniste entre Staline, Trotski et Mao. Toujours est-il qu'Ellul et Cie montre que l'écologisme s'inscrit dans le christianisme (condamnation de l'orgueil humain, de ses réalisations matérielles, du désir d'enrichissement, etc), même si ce n'est qu'un courant parmi d'autres.
  4. Le travail était prémâché parce que l'écologisme s'inscrit dans la culture judéo-chrétienne. Les écolos jouent sur la culpabilité des classes moyennes/supérieures qui vivent confortablement, ils leur disent qu'ils ont pêché envers Gaïa et que la fin des temps est sur eux à moins qu'ils ne se repentent. A l'inverse, le discours sur la frugalité et l'abandon de la société de consommation ne passe pas du tout dans les milieux populaires.
  5. J'ai fini une biographie d'Ayn Rand (Ann C. Heller, Ayn Rand and the world she made, Anchor Books Edition, 2009, 567 pages). Il y a un petit morceau sympa sur les relations Rand-Mises: "[Henry Hazlitt] had introduced them at a dinner party he and Frances gave in 1941 or 1942. As he later recalled the incident, they and his other guests were gathered in the living room after dinner. He took drink orders, and when he returned from the kitchen with a tray in his hands, he heard Rand saying to Mises, "You treat me like a ignorant Jewish girl !". Without knowing exactly what had happened between them, but assuming that they were arguing about the doctrine of natural rights, he tried to make peace. "Oh, i'm sure, Ayn, that Lu didn't mean it that way" he remembered telling her. Mises, who was famously dapper, self-disciplined, and charming, jumped to his feet and shouted, "I did mean it that way !". Since the Austrian sexagenarian was already hard of hearing, Hazlitt surmised that he had not heard what Rand had said. In any case, peace was restored. Rand and Mises probably didn't see each other again until the early 1950s. But during one of Hazlitt's trip to Los Angeles, the well-known journalist delighted her by confiding that "Lu Mises and i were talking about you the other day, and he called you 'the most courageous man in America.' " "Did he really say man ?" she asked him. "Yes", said Hazlitt, and she beamed. Within limits, she and the old-world economist like and respected each other. But ideas trumped compliments. Years later, Nathaniel Branden discovered a set of angry margin notes she had prenned in her copy of Mises's most famous book, Human Action. "Bastard !" he recalled that she wrote on one page, irritated by Mises's rejection of a moral, as opposed to a practical, argument for capitalism. [...] She remained friendly with Mises, however, for another decade and helped him to promote his books." (p.248-249)
  6. Cambadèlis panique pour rien, la tentative d'alliance de Mélenchon avec les écolos est un échec quasi-complet. Voir la lettre cinglante que Cécile Duflot lui a adressé dans Libération il y a quelques mois, où elle l'accuse d'anti-germanisme primaire. Mélenchon n'arrivera pas à être assez bisous pour chiper aux socialistes/écolos leur électorat de classes moyennes urbaines. Enfin bon, combat d'infirmes comme dirait l'autre.
  7. Il faut être sociologue pour comprendre le contenu d'un bouquin ? G. Le Bon fait passer ses thèses conservatrices de façon trop subtile ? Lorsqu'il s'arrête longuement sur la prise de la Bastille comme exemple de la bestialité de la foule, l'intention n'est pas assez claire ?
  8. L'Etat ce sont des gens, et ils arrivent que des humains influencent d'autres humains. Et plus ils ont de pouvoir, de savoir et de prestige social, plus c'est facile. Note bien que certains marxistes se réjouissent du phénomène: "Nous sommes « contraints physiquement et endoctrinés par l’évangile étatique » chaque jour de nos vies. Et c’est très heureux qu’il en soit ainsi. Autrement, nous serions encore réduits à nos comportements animaux. Pensez vous vraiment que l’obéissance aux commandements « tu ne tueras point » et « tu ne voleras point » est naturelle ? Bien sur que non : ce sont des siècles de « contrainte physique » et « d’endoctrinement étatique » qui ont accompli ce miracle et nous permet de vivre dans des sociétés où nous pouvons espérer des autres un niveau de respect minimal de nos vies et de nos biens." -Le blogueur "Descartes" (source: http://descartes.over-blog.fr/2014/07/faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais.html#comments).
  9. Si nous n'avons pas le droit de disposer des animaux comme source d'alimentation, alors le droit-de-l'animal-iste cohérent devrait se laisser mourir de faim. Ou au moins s'interdire de consommer tout ce qui provient d'un animal. Freezbee n'a pas cité la partie la plus sympathique de leur foire aux questions: "Qu'il s'agisse de droits des animaux ou de droits des humains, des conflits peuvent naître entre certains droits et des limites doivent être posées." (source: http://www.petafrance.com/faq-general.asp).
  10. Hobbes, le Léviathan, censure, contrôle des idées. Jules Ferry, Éducation national(iste), construction de l'imaginaire national, uniformisation linguistique. Foucault, biopolitique. Etc, etc.
  11. C'est tellement caricatural qu'on se demande si ça n'est pas fait exprès. On dirait un clone du mec qui voit des messages homosexuels cachés partout dans Le Seigneur des Anneaux.
  12. Le libéralisme est un individualisme, tout individualisme n'est pas libéral (Cf Stirner et Nietzsche, parmi d'autres).
  13. Ton mépris de l'électeur moyen va précisément provoquer la médiocrité que tu méprises. Aucun libéral authentique ne peut se permettre de dénoncer un ultralibéralisme imaginaire.
  14. Tout particulièrement Mussolini, qui l'a décrit comme "le Machiavel de l'ère des masses". Et sa méthodologie est d'inspiration positiviste/durkheimienne: "Si Le Bon compare parfois les foules à des individus dont les facultés de réflexion seraient faibles, il ne les identifie pas comme de simples agrégats, ni comme des super-individus. Au contraire, une foule est une entité psychologique particulière, irréductible aux individus qui la composent : c'est pourquoi il faut l'analyser comme telle. [...] Elles ont en quelque sorte une « âme », avec des passions et un fonctionnement organique comparable à celui de l'esprit humain." (Wikipédia, article "Psychologie des foules (livre))
  15. ...le retour à un mode de vie brutal dû à la fin des subventions...des journalistes français payés à la hauteur de ce que vaut leur prose...
  16. "La voix du peuple est toujours la solution aux problèmes d’un pays." Vox populi, vox Dei...
  17. En moyenne il y en a deux par siècle en France.
  18. Parce que c'est le cas, et encore pour quelques temps. Bienvenue aussi
  19. Tout dépend de la force politique qui impulserait ce retour à la souveraineté.
  20. 25% du travail parlementaire consiste à répercuter en droit français des directives européennes. C'est un peu plus que pas grand-chose.
  21. C'est une opinion, pas un argument. Cela dit, dans les faits, l'UE se greffe aux structures étatiques existantes, donc au lieu d'entretenir une classe politico-administrative plus ou moins parasitaire au niveau national, il faut de surcroît la payer au niveau européen, avec des coûts de traductions et de déplacements assez folkloriques. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut y voir un quelconque progrès. Et en matière de séparation des pouvoirs façon Montesquieu, le niveau stato-national est plus libéral (et plus démocratique) que le niveau européen, où la Commission peut faire passer des lois sans l'appui du Parlement, et contrôle la carrière des juges européens, ce qui revient à une quasi-concentration les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
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