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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Il est effectivement difficile de soutenir que la mer, ou plutôt les "eaux territoriales", appartiendraient par défaut à l'Etat. Mais quand bien même ce serait légitime, ça ne signifie pas que l'Etat décide à qui vendre des "parcelles" maritimes. Il pourrait les vendre aux enchères et laisser le marché établir leur valeur spécifique.
  2. Ce que je veux dire c'est que les libéraux sont dans l'ensemble confiants dans l'humain et sa capacité à surmonter rationnellement les problèmes auxquels il est confronté. C'est très différent des pleurnicheries des antimodernistes sur la "décadence des mœurs" ou du pessimisme profond des racistes qui voient les peuples blancs promis à une lente agonie au profit des "races inférieures". Et ça amène aussi les libéraux à ne pas se torturer avec les problèmes imaginaires des uns et des autres (apocalypse climatique, ignominie du capitalisme oppresseur, grand remplacement par les "exogènes", etc). Et d'ailleurs on le retrouve au niveau théorique, l'état de nature lockéen est beaucoup plus peace and love que celui de Hobbes, et la société civilisée n'est pas perçue comme une dégradation façon Rousseau. En tout cas, c'est ainsi que les libéraux sont perçus de l'extérieur. Je pourrais vous trouver des textes de Stefan Zweig ou de Walter Benjamin qui se moquent (encore que beaucoup moins méchamment que d'autres) de "l'optimisme libéral du XIXème siècle".
  3. Wow, cet optimisme fait plaisir à voir D'une manière générale je me demande s'il n'y a pas une forme de causalité entre l'adhésion aux thèses libérales et un état d'esprit profondément optimiste.
  4. Tu veux plutôt dire que sa seule existence discrédite à jamais tous les électeurs, militants et sympathisants de feu l'UMP.
  5. Le paradoxe n'est qu'apparent, car si le peuple était capable de se prendre en main (et donc digne de respect), justifier la dictature en son nom deviendrait difficile. Et c'est pas nouveau: « Un peuple, dont les opinions se sont formées sous un régime d’inégalité et de despotisme, est peu propre, au commencement d’une révolution régénératrice, à désigner par ses suffrages les hommes chargés de la diriger […] des citoyens sages et courageux qui, fortement épris d’amour pour la patrie et pour l’humanité, ayant longtemps sondés les causes des mots publics, se sont affranchis des préjugés et des vices communs, ont devancé les lumières de leurs contemporains, et méprisant l’or et les grandeurs vulgaires, ont placé leur bonheur à se rendre immortels en assurant le triomphe de l’égalité. » -Philippe Buonarroti, robespierriste français.
  6. Non, ça c'est ce que les troubadours, payés avec l'argent de la rançon des chevaliers capturés, devaient faire croire pour épater toute la taverne. Et les nobles partaient à la guerre en fonction d'un nombre de jour précisément négociés avec leur suzerain. Au-delà de ce délai, il fallait les payer pour qu'ils ne se barrent pas.
  7. Tous les partis politiques sont exposés au risque d'abriter de futur transfuges.
  8. Tu penses que cette info sort sans qu'il le veuille ?
  9. La réponse est simple: le gouvernement suit depuis toujours la ligne de moindre résistance, et dans cette affaire, il ne veut pas se fâcher avec les agriculteurs. Tramp avait raison sur leur poids politique.
  10. Apparemment le Code pénal en tient un minimum compte, d'après l'article wikipédia "Discrimination": "L'article 225-2 du Code pénal précise dans quelles situations la discrimination effectuée est répréhensible : « La discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste :1° à refuser la fourniture d'un bien ou d'un service ;2° à entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque ;3° à refuser d'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;4° à subordonner la fourniture d'un bien ou d'un service à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ;5° à subordonner une offre d'emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ;6° à refuser d'accepter une personne à l'un des stages visés par le 2° de l'article L. 412-8 du code de la sécurité sociale. Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende. » Cela semble interdire l'utilisation, pour distinguer entre les personnes, des critères cités à l'article 225-1 et ce dans pratiquement toute situation. Les articles suivants nuancent quelque peu cette perception. L'article 225-3 fournit une liste de situations dans lesquelles l'usage d'un critère de la liste de l'article 225-1 est acceptable. Parmi ces situations, on trouve notamment : « [...] [les] discriminations fondées, en matière d'embauche, sur le sexe, l'âge ou l'apparence physique, lorsqu'un tel motif constitue une exigence professionnelle essentielle et déterminante et pour autant que l'objectif soit légitime et l'exigence proportionnée. » Le fait de choisir un acteur de cinéma en fonction de son physique n'est pas discriminatoire (l'Othello de Shakespeare est un Maure, et Hamlet un prince Danois : une couleur de peau est associée à ces personnages, même si les metteurs en scène peuvent les tirer vers l'universel et choisir un acteur d'une couleur de peau différente). De même, qu'un club de football se fonde sur l'état de santé d'un joueur pour renouveler ou non son contrat n'est pas discriminatoire, parce que le fait d'être en bonne santé est nécessaire pour jouer au football."
  11. Bon, je viens de finir de lire la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, de Keynes. Mais pour le bien que ça m’a fait, j’aurai aussi pu lire un traité de musicologie en chinois. Je n’ai (pratiquement) RIEN compris. Je pense que ça tient en partie au vocabulaire de Keynes, qui de son propre aveu a parfois un sens différent de celui d’autres économistes. Et puis comme je suis une bille en mathématique, dès qu’il utilise des fractions ou autres, mon cerveau se déconnecte automatiquement. J’ai tout de même compris (me semble-t-il) qu’il avait un problème avec l’épargne, dans lequel il voit une cause du chômage. Du moins c’est l’impression que j’ai à la lecture du passage suivant : « Aux États-Unis, par exemple, vers 1929 l'expansion rapide du capital au cours des cinq années antérieures avait conduit progressivement à constituer, en regard d'un outillage qui n'avait aucun besoin de renouvellement, des amortissements et des provisions pour dépréciation d'une importance si considérable qu'un volume énorme d'investissement entièrement nouveau était nécessaire uniquement pour absorber ces provisions financières ; et on perdit presque tout espoir de trouver des investissements nouveaux assez nombreux pour suffire au volume d'épargne nouvelle qu'une communauté prospère en état de plein emploi eût été disposée à mettre de côté. Ce facteur à lui seul aurait sans doute suffi à déterminer une crise. En outre, les grandes sociétés ayant continué pendant la dépression à faire preuve dans la mesure de leurs moyens de la même « prudence financière », celle-ci constitua un sérieux obstacle à une reprise rapide. » Et aussi de celui-ci : « Plus nos revenus sont élevés et plus, malheureusement, il y a d'écart entre ces revenus et notre consommation. A défaut d'une formule nouvelle le problème, on le verra plus tard, ne comporte pas de solution, excepté celle qui consiste en un chômage et par suite en un appauvrissement suffisant pour que l'excès du revenu sur la consommation soit limité à une quantité équivalente à la provision physique qu'il est avantageux de constituer aujourd'hui. » Et enfin, ce passage est franchement épique : « Des dépenses sur fonds d'emprunt peuvent, même lorsqu'elles sont inutiles, enrichir en définitive la communauté. La construction de pyramides, les tremblements de terre et jusqu'à la guerre peuvent contribuer à accroître la richesse. » -John Maynard Keynes, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, 1936.
  12. Je sais pas ce que racontait Averroès, mais ça ne pourrait guère être pire que Berkeley justifiant l'esclavage au nom d'une liberté intérieure: « Les maîtres ont intérêt à avoir des esclaves, qui obéissent en toutes choses à leurs maîtres selon la chair, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais avec simplicité de cœur, dans la crainte du Seigneur. La liberté de l'Évangile est compatible avec la servitude terrestre, et les esclaves ne pourront que devenir de meilleurs esclaves en devenant chrétiens. » -George Berkeley, prêche d'octobre 1729 à Newport. Et le kantisme y paraît que c'est sympa aussi, la résistance à l'oppression n'y est pas reconnue comme un droit.
  13. Non, le libéralisme ne se réduit pas à l'individualisme, il prend en compte une limite morale constituée par la liberté d'autrui. Alors que dans l'individualisme stirnérien, l'Unique est un être égoïste qui n'a à répondre de rien vis-à-vis de Dieu, de l'Etat, de la Patrie ou whatever, mais qui peut tout aussi bien opprimer autrui pour réaliser ses propres désirs. C'est un individualisme radical mais non-libéral. Un peu comme chez Nietzsche d'ailleurs.
  14. Les vices ne sont pas des crimes. End of the story.
  15. Si Duns Scot (que je n'ai pas étudié) se limite à reconnaître une individualité ontologiquement distincte à chaque individu, c'est très loin de suffire à le classer comme libéral. Ce serait comme de dire que Stirner est libéral parce qu'il considère que le sujet excède la somme de ses prédicats.
  16. Oublie, ce sont les autres qualificatifs qui sont de toute évidence moins élogieux. J'ai juste fait un rapide copier-coller. @Lancelot => Je n'ai pas dit qu'un diplôme était une garantie d'excellence, mais que mettre au niveau de personnes les ayant obtenus des débiles notoires tels que MM. Soral et BHL était assez horripilant. C'est leur faire trop d'honneur.
  17. Dans ce cas, pourquoi présenter comme vrai quelque chose que tu sais être une illusion mensongère ? Si le futur se repose surtout sur la lecture de leurs pages Wikipédia respectives (ce qui est probable, surtout chez les écoliers désireux de torcher leurs exposés), il retiendra "intellectuel français" pour le premier, et "essayiste, idéologue et chef d'entreprise franco-suisse", pour le second. Ce qui est nettement moins élogieux. Bien sûr, l'un et l'autre étants encore vivants, ces statuts peuvent évoluer. Mais j'ai comme un doute
  18. Vu qu'ils n'ont pas de diplômes d'Etat, je conclus que tu dis ça sur la base de leurs activités respectives. N'empêche que je trouve que c'est déjà leur accorder une crédibilité intellectuelle inouïe que de les décrire de la sorte. Pour moi ce sont des essayistes médiocres, point à la ligne.
  19. Là c'est de la mauvaise foi pure. Rincevent a décrit (peut-être ironiquement, va savoir) Soral et BHL comme un produit de l'Etat, ce qu'ils ne sont pas du tout (ou alors comme nous tous). Pour le coup, ces deux là auront beaucoup vécu de la crédulité du public.
  20. Soral n'est ni économiste, ni philosophe, ni salarié de l'Etat. Et il ne me semble pas que BHL le soit aussi. D'après sa page wiki, il a été un moment chargé de cours à l’université de Strasbourg, mais c'est tout.
  21. On peut tenter la coexistence pacifique en reproduisant à une échelle galactique le fonctionnement du système international des Nations Unies, avec un principe de souveraineté (étendue au niveau planétaire ou à l'ensemble de l'espace peuplé par les deux espèces), avec le principe de non-ingérence lié au précédant. En gros l'axiome de non-agression. S'ils nous emmerdent, riposte graduée jusqu'à l'arme nucléaire. Comme avec les communistes quoi (ce sont nos aliens locaux).
  22. Mais qu'ils partent vivre en Corée du Nord, les fadas partisans de l'autarcie économique et du "consommer français" à tout prix. Sinon, le blogueur "Descartes" a bien résumé la crise agricole en cours (avec son point de vue jacobino-marxiste, bien évidemment): "Je pense que pour réfléchir à la condition paysanne, il faut revenir aux fondamentaux. Et les fondamentaux, c’est d’abord et avant tout la productivité. Parce qu’en dernière instance, c’est l’augmentation de la productivité qui permet de payer de plus hauts salaires, de financer les bonnes retraites et une bonne protection sociale. Si beaucoup de français ont pu bénéficier de tout ça pendant les « trente glorieuses », c’est parce que la productivité s’est accrue grâce à l’introduction de méthodes industrielles. Jamais les français n’auraient pu avoir autant des voitures si on avait continuer à les fabriquer artisanalement. Dans l’agriculture, ce problème se pose autant que dans les autres branches de l’économie. Augmenter la productivité implique non seulement moderniser les exploitations – en introduisant des machines, par exemple – mais aussi en introduisant des méthodes industrielles. Et cela suppose en particulier un problème de taille : les exploitations doivent être assez grandes pour bénéficier des économies d’échelle. Or, ce travail n’a été fait que partiellement. Dans beaucoup de régions, les paysans ont voulu à tout prix sauvegarder leur statut d’artisan, un peu comme les canuts qui ont brûlé les machines Jacquard au XVIIIème siècle. Une telle logique conduit à une productivité faible. Et donc, mécaniquement, à des revenus faibles et une protection sociale limitée. A moins, bien entendu, que les secteurs les plus productifs de la société consentent à compenser la faible productivité de l’agriculture en transférant une partie de la richesse qu’ils produisent. Depuis un demi-siècle, la société française a accepté, pour garder une « agriculture paysanne », de mettre en œuvre ce type de transfert. Ceux-ci ont permis de donner aux paysans un revenu et une protection sociale qui est, certes, moins bonne que celle dont bénéficient les travailleurs de l’économie industrialisée, mais qui est nettement meilleure que celle que la productivité réelle de l’agriculture pourrait financer. Mais ces transferts ne sont possibles que dans le cadre d’une agriculture régulée dans un contexte national. C’est parce que nous sommes une Nation que moi, citoyen de la ville, j’accepte que mes impôts subventionnent la campagne sans que cela me « rapporte » quoi que ce soit. Si l’on affaiblit le sentiment national, on aura du mal à garder ce consentement… et en particulier, les paysans n’ont pas intérêt à jouer sur la corde « l’Etat nous prend tout », parce qu’ils doivent en grande partie leur survie au fait que l’Etat, s’il leur prend beaucoup, leur donne encore plus." -Le blogueur "Descartes" (source: http://descartes.over-blog.fr/2015/07/l-europe-est-dans-le-porc.html).
  23. Je ne crois pas que ce soit ce qui a été dit. D'après le wiki dictionnaire, un cuistre est un "Homme pédant, vaniteux et ridicule, souvent fier d’étaler son savoir mal assimilé devant des gens simples qu’il croit moins éclairés que lui". Je ne crois pas que Gio t'accuses de cuistrerie, il dit que tu fais preuve d'une ignorance volontaire.
  24. "Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux." -Guy Debord, La société du spectacle, thèse n°9.
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