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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. C'est contradictoire avec ce que tu dis plus haut sur leur réussite. Il aurait fallu le torturer pour arracher des infos (comme le font les vrais méchants ultralibéraux).
  2. Un spectre hante la France: le spectre du néolibéralisme. Toutes les puissances de la vieille fRance se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : Le Figaro et l'Humanité, Mélenchon et Le Pen, les étudiants gauchistes et les gaullistes à la retraite. Quel est le gouvernement qui n'a pas été accusé de libéralisme par ses adversaires dans l'opposition ? Quelle est l'opposition qui, à son tour, n'a pas été qualifiée par ses adversaires de droite ou de gauche de l'épithète infamante de libérale ?
  3. Arendt jugerait que cette affirmation ne relève pas de la démonstration mais de la volonté fondatrice d'une communauté politique. "L'égalité, à la différence de tout ce qui est impliqué dans l'existence pure et simple, n'est pas quelque chose qui nous est donné mais l'aboutissement de l'organisation humaine, dans la mesure où elle est guidée par le principe de justice. Nous ne naissons pas égaux ; nous devenons égaux en tant que membres d'un groupe, en vertu de notre décision de nous garantir mutuellement des droits égaux." -Hannah Arendt, L'Impérialisme, deuxième partie des Origines du Totalitarisme (1951). Gallimard, coll. Quarto, 2002, p.605.
  4. Je vois. Un peu comme lorsque Filoche dit que le socialisme n'a jamais existé.
  5. Bien vu. « Cette chose sera dite libre, qui existe d’après la seule nécessité de sa nature et est déterminée par soi seule à agir. D’autre part, cette chose sera dite nécessaire, ou plutôt contrainte, qui est déterminée par une autre à exister et à produire un effet selon une raison certaine et déterminée. » -Spinoza, L'Éthique (1677).
  6. Corrigé. Je doute de ton bourdieuzisme.
  7. Une sorte de défense bouddhiste du libéralisme. Un brin tordu. J'avoue que ça me donne envie de bailler. Bon dieu que ça n'est pas satisfaisant intellectuellement...
  8. Cet aspect du Manifeste m'avait échappé à la lecture. Je dois être atteint de marxisme résiduel. Ils auraient dû ajouter "et à gros cigares" pour la caricature soit complète.
  9. Non ? (Ne me sortez pas Protagoras, c'est de la propagande platonicienne).
  10. En même temps c'est vexant comme question. Qui a jamais soutenu que le vrai et le faux n'existaient pas ?
  11. La phrase de Bastiat est simplement du bon sens, on ne peut pas adhérer raisonnablement à une valeur ou un principe indépendamment des effets de l'application de cette valeur / principe (désolé pour POE). Puisque toute cause englobe ses effets, c'est bien l'observation des conséquences qui nous dit ce qu'était le principe posé au départ.
  12. Il a raison Gio: tu es courageux. Et tu risques d'en avoir besoin, ça m'a l'air d'être parti pour durer un bon moment votre échange. Demande-lui de prendre un pseudonyme, ça sera plus pratique pour nous permettre de suivre. Par contre j'ai peur que tu sois tombé sur un hyper-relativiste-je-m'en-foutiste, vu qu'il a réussi à sortir: "Je n'ai pas cherché à remettre en cause tes arguments car ça ne m'intéressait pas souvent et que je pars du principe qu'il y a assez de références dans le monde pour justifier n'importe quelle mentalité. Par conséquent, j'ai souvent admis que tu devais avoir raison selon un certain paradigme." o_O
  13. Big Brother réécrit l'Histoire. Ces gens sont pathétiques et néanmoins effrayants.
  14. "Il ne faut pas confondre le gouvernement bureaucratique avec le simple débordement et la déformation de l'administration qui ont fréquemment accompagné le déclin de l'État-nation, comme ce fut en particulier le cas en France. L'administration y a survécu à tous les changements de régime depuis la Révolution et elle s'est lovée comme un parasite dans le corps politique, défendant ses propres intérêts de classe, pour devenir finalement un organisme inutile dont le seul but semble être de chicaner et d'empêcher un développement économique et politique normal. [...] Le climat gouvernemental français se compose désormais d'incapacité et de brimades." -Hannah Arendt, L'Impérialisme, deuxième partie des Origines du Totalitarisme (1951). Gallimard, coll. Quarto, 2002, p. 531.
  15. De Werber, j'ai préféré la trilogie des dieux. Sauf le tome 3 qui est très moyen. Alors que dans le cycle des fourmis, c'est le tome 3 que j'ai le plus apprécié. Comme quoi il est assez inégal. Il a tendance à trop reprendre ses propres idées à chaque fois, à la longue c'est pénible. D'ailleurs je n'ai pas lu ses derniers romans.
  16. Les quoi ? C'est quoi ces bêtes-là ?!
  17. Je pense que son arrogance vient du fait qu'une partie du Sénat est piégé dans une bulle / anomalie temporelle où le temps s'écoule beaucoup moins vite qu'à l'extérieur. On a pas dû le prévenir que la IIIème République n'était plus, que son look était has been et que le Sénat n'était plus aussi important que par le passé.
  18. Ne sous-estimes pas Gio. Il est persévérant et intelligent. Son point faible ce sont des tournures de phrases parfois un peu obscures.
  19. Une joute verbale. Avec la courtoisie, la finesse, la rhétorique et le souci de démonstration logique de la grande tradition française.
  20. +50. Liborg devrait inclure un système de rang en fonction du nombre de convertis que chacun parvient à faire, ça serait cool et stimulant.
  21. Je me suis limité à la France, et sans avoir la prétention d'être exhaustif.
  22. Au hasard le Conseil économique, social et environnemental.
  23. Si les choses étaient aussi manichéennes, pourquoi Tocqueville et Bastiat se sont-ils fait élire députés en 1848 ? Surtout après déjà consacrés pas mal de temps à défendre leurs idées dans l'arène civile ?
  24. On peut ajouter, avant 45, la SFIO (200 000 membres, à comparer au moins de 50 000 du PS actuellement), et les fascistes des Croix-de-Feu (500 000 membres).
  25. Les gaullo-bonapartistes, oui. J'ajouterais deux point: un dégoût de la politique (réduite à sa capacité à faire des misères) qui n'aide pas à s'y investir ; une survalorisation de la discussion rationnelle comme méthode pour emporter l'adhésion. Un passage de Mises illustre bien ce fait: "Aucune secte et aucun parti politique n'a cru pouvoir se permettre de défendre sa cause par le simple appel à la raison. L'emphase rhétorique, la musique et le retentissement des chants, le mouvement des bannières, les couleurs et les fleurs servent de symboles ; les dirigeants cherchent à attacher leurs partisans à leur personne. Le libéralisme n'a rien à voir avec tout cela. Il n'a pas de fleur ou de couleur qui lui soient associées, pas de chant ni d'idoles, pas de symboles ni de slogans. Il a pour lui le contenu et les arguments. Ce sont eux qui doivent le mener à la victoire." -Ludwig von Mises, Le Libéralisme (1927). C'est une vision très noble. Malheureusement, les émotions, les affects et les personnalités jouent un rôle incontournable en politique. Les symboles et les drapeaux peuvent sembler ridicules, et néanmoins on les voit toujours utilisés. Les libéraux ont tout intérêt à se faire un peu machiavéliens et à chercher les méthodes qui fonctionnent.
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