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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Non. Les mauvaises allocations de capital peuvent soit être dûes à des erreurs (et ça arrive tous les jours), soit à un faussement du prix de l'argent. Et pour que ça engendre une dépression à l'échelle de l'économie, il faut que les erreurs d'allocations se fassent aussi à l'échelle de toute l'économie, et dans le même sens. Et pour aboutir à une telle connerie de masse, il faut bien que ce soit le prix du capital, le signal de marché lui-même qui soit faussé. La déflation (modérée) ne conduit pas à l'impossibilité de payer ses dettes. Le taux d'intérêt des emprunts comporte toujours des anticipations implicites de l'inflation / déflation des prix, et donc ce dernier n'a aucune influence sur la capacité à rembourser. Ce qui importe, ce sont les variations imprévues de ce taux. Nos ennemis auront toujours un tas d'arguments. Le capitalisme passe en permanence devant la cour des bien-pensants et des totalitaires, et ce que ses meilleurs avocats peuvent faire, c'est tout au plus changer l'acte d'accusation. Sans ces industriels, on aurait accusé le capitalisme d'avoir éliminé l'ancienne aristocratie sans la remplacer par une nouvelle, en jouant sur la nostalgie plutôt que sur l'envie. Et donc, en quoi il faudrait une banque centrale, au juste ? Sauf que la croissance à long terme, ça peut changer aussi. (Et je serais curieux de voir la même courbe avec la productivité de la poopulation active, ou avec le PIB privé). Si l'indicateur est biaisé, on court à la catastrophe ; et même si il n'est pas biaisé, on va se fracasser contre la loi de Campbell. Je crois que tu n'as pas bien saisi la critique. Comment sait-on quelle quantité de monnaie il faudrait ? A partir de quelles données ? Toute production hors marché, et donc hors signaux de marché, finit par naviguer à l'aveugle, et nulles sont les chances que le niveau de production soit pile poil celui qu'il faudrait. Ah, je reviens su un point que je n'avais pas relevé dans le message d'avant : tu confonds encore S et (S-I).
  2. Raymond Boudon. Tu me remercieras quand tu auras lu ses oeuvres complètes (et il a pas mal produit).
  3. Je lis le Canard de cette semaine : un petit article en bas de première page selon lequel l'épidémie de choléra qui a tué plusieurs milliers d'Haïtiens seraient, selon des chercheurs de Yale, partie d'un camp de l'ONU. Un soldat (ou plusieurs) aurait apporté le bacille, et comme le camp de l'ONU est situé en amont de la ville, la nature a fait le reste. L'ONU tue. Un grand article sur BitCoin. Pas terrible, mais moins parce qu'il est médiocre que parce qu'il est français (oui, ça parle de pédonazis, ou pire, de fraude fiscale). En tout cas, la Banque de France semble n'y rien comprendre, et a donc décidé que ce n'était pas grave pour l'instant.
  4. Un exemple notamment que les QE^Aleph_0, ça ne marche pas. Jamais. Même pas une fois. Même par hasard. Les QE débouchent aussi - et dans le cas actuel, surtout - sur des mésallocations colossales de capital. Je répète encore une fois : le problème de la politique monétaire, et notamment de la politique monétaire laxiste, c'est moins le "niveau des prix" (si une telle chose existe) qu'un problème de fixation de prix sur un marché, avec tous les problèmes que l'on connaît quand on fixe un prix trop bas (ou trop haut, mais c'est rare). Ca finit toujours mal, mais pas toujours de la même manière. Moi je vois bien pourquoi, avec au moins deux raisons. Premièrement, voir des montants nominaux décroître, ça fait penser à une dépression... sauf quand c'est une croissance avec déflation. Forcément, si on compare une réalité nue à une supercherie, la réalité paraît moins douce... sauf qu'une fois qu'on retire de la barbe à papa la mousse pleine d'air, de sucre et de colorant, on se retrouve avec un pauvre bâton à la con. Deuxième raison : les périodes modernes ont un Etat Providence autrement plus étendu, dont les dépenses font un bond quand des gens se retrouvent au chômdu. Or, les dépenses publiques sont comptées comme faisant partie en brut du PIB. Ergo, les mesures modernes du PIB sont biaisées, sous-estiment les crises et anticipent la reprise avant qu'elle n'arrive. Aucun chiffre sur le PIB privé, par hasard ? Tiens, prenons un autre indicateur de prospérité : et si on comparait la formation de capital fixe ? Ou la productivité de la population active ? Hayek, je crois que c'est dans la Route de la Servitude, affirme que l'expression "politique monétaire" est apparue das les années 20. Ces pratiques existaient en partie dans les années précédentes, mais elles étaient plus rudimentaires, ce qui laissait apparaître leur vraie nature : l'arnaque des détenteurs de monnaie. Tu es gentil, mais ce que Bénard dénonce, ce n'est pas les robber barons du 19ème siècle, c'est le capitalisme de connivence d'aujourd'hui. Il faudrait que tu démontres que les Carnegie, les Morgan, les Rockefeller et autres Vanderbilt ou Mellon, aient fait appel à l'Etat pour sauver leurs affaires quand elles périclitaient, aient fait passer des lois restreignant massivement la concurrence ou organisant un copinage de masse entre eux et leurs régulateurs. Je te souhaite bonne chance (à part peut-être dans le domaine des chemins de fer, mais les moyens de transport ont toujours beaucoup intéressé les Etats). Et remplacer la Fed par un ordinateur (en admettant que ce soit possible*), ça revient à quoi ? Les gens auront l'algorithme, ils pourront simuler une Fed chez eux, et donc les actions de la Fed seront parfaitement anticipées, et les acteurs s'y adapteront au quart de poil. Ce qui veut dire qu'elle ne pourra jamais surprendre qui que ce soit, et donc jamais mener de politique qui ait le moindre but (comme créer une illusion de richesse à la Keynes, par exemple). Remplacer la Fed par un ordinateur serait une excellente chose, parce que ça supprimerait la possibilité d'une politique monétaire. Accessoirement, cibler un niveau de croissance, c'est débile. Personne ne peut savoir de combien doit croître une économie. *Oui, en admettant que c'est possible. Parce que là encore, on se heurte au mur cognitif habituel : comment la Fed pourrait-elle réunir l'ensemble des faits et des préférences des acteurs, le tout en temps voulu ? Quoi que tu fasses, Hayek, c'est plus fort que toi.
  5. A la différence de Keynes, Schumpeter ne change pas d'avis : il expose juste un autre versant de sa théorie.
  6. Bah, c'est Schumpie. On n'a pas le temps de s'occuper des détails d'implémentation quand on est à trente mille pieds et qu'on tutoie les Idées.
  7. En effet, c'est un appareil destiné à broyer les têtes les plus dures, briser les liens les plus solides et donner de la bouillie à tous. J'approuve totalement la métaphore.
  8. Est-ce que tu détestes davantage les étudiants, même quand ils ne sont plus jeunes ; ou les jeunes, même quand ils ne sont pas étudiants ?
  9. Cependant que leur capital accumulé est un peu plus dilapidé chaque jour, que leurs banques pourrissent sur pied... C'est un modèle pour toi ? L'inflation, ce n'est pas juste "les prix augmentent, mince je vais pouvoir claquer mon fric dans moins de trucs". Ca va bien au delà de ça, et tu montres par l'exemple qu'en effet, "l'inflation est un phénomène très mal compris" de certains. Oui. Par exemple, les mecs qui veulent qu'on réalise leurs rêves humides de constructivisme monétaire. Tu es en train de montrer que l'économie est cyclique, c'est bien mais c'est un truc que je savais, hein. Sauf qu'avant 29, une crise, c'était six mois de merdouille, et immédiatement une reprise. Depuis 29, c'est plusieurs années de souffrances pour des millions de personnes. Qu'est-ce qui a bien pu changer dans les années 20 pour expliquer ça ? Deux choses : l'abandon général des étalons métalliques, et l'idée qu'il faudrait avoir une "politique monétaire". Quelle coïncidence. Manifestement, pas mal de gens ont du mal à orthographier "robber barons". Et beaucoup d'historiens sont revenus de la dénonciation populiste des robber barons, tu sais. C'est la vie du capitalisme, que de grandes fortunes puissent se faire. Et on voit bien le résultat : toujours autant de crises, mais plus graves et plus durables. Bravo. C'était aussi l'avis de Hayek, qui y a même consacré un livre, constatant que si "bien des choses restent à faire", la période moderne a surtout montré que bien des choses ne devraient surtout plus être faites par l'Etat en matière monétaire.
  10. Parce que les mecs d'en face étaient des pourritures encore plus abjectes, voilà tout. Et qu'il faut parfois choisir de deux maux le moindre.
  11. Toutes mes ficelles de caleçon ! Quel est le prénom du rejeton, taille, poids et est-ce que la mère va bien ?
  12. Tout ça suppose que l'anticipation de l'inflation est correcte, et ne sera pas dépassée par la réalité. Dans les conditions actuelles, c'est douteux. L'accumulation énorme de capital qui a eu lieu dans ce qui est devenu le monde développé entre, mettons, 1830 et 1913, s'est à la fois accompagné d'une croissance assez constante, et d'une faible déflation relativement constante. Mon choix est vite fait, en effet. On peut être un directeur de prison plus ou moins juste, mais parfois il faut admettre que, quelle que soit l'attitude que l'on choisira, la situation restera injuste tant qu'un tas de gens seront en prison sans l'avoir mérité. De même, on peut se branler la tête autant qu'on veut pour définir la bonne politique monétaire à adopter, mais il faut admettre que l'existence même d'une politique monétaire n'a rien de libéral, et au contraire revient à confier le pot de crème à la surveillance malavisée du chat. La nationalisation de la monnaie est la cause principale de la crise où nous sommes, une des sources du mal politique contemporain, et l'adjuvant le plus dangereux à la doctrine de la souveraineté absolue. On peut recommander tel ou tel correctif temporaire, mais il ne faut pas confondre le chemin avec la destination.
  13. Ca détend bien après une journée passée à étudier des vidéos de chatons, j'imagine.
  14. Et Oracle n'a aucune chance sans son département juridique.
  15. Ton retour s'est fait attendre.
  16. Quoi, le pachto alors. Parce qu'un manque de gens qui comprennent le mandarin, dans les filières de recrutement de la NSA, lol.
  17. Pas mieux.
  18. Voilà, c'est plus exact comme ça.
  19. Si pour toi, un dollar est un dollar, alors je vais t'emprunter quelques millions, et te les rendre dans cent ans, quand leur valeur aura baissé de 98 %. Tu sais, entre l'inflation qui te vole chaque année un pourcentage de ce qui t'es dû sur une obligation, et le défaut qui te vole une fois de temps à autre l'essentiel de sa valeur, il n'y a pas tant de différences que ça. L'inflation est un défaut partiel permanent, mais je comprends qu'on préfère retirer doucement le sparadrap. Pourtant, les banques ont émis du papier qui avait de la vraie valeur jadis, quand elles avaient des réserves de métaux précieux. En tout cas, merci d'avouer que la valeur du papier monnaie étatique repose sur la contrainte. Or, la contrainte c'est mal. Ergo, pourquoi tu voudrais la conserver ?
  20. C'est quoi, le problème avec les armes cachées ? Si ça menace la sécurité des agresseurs, c'est sans doute bon à prendre.
  21. Comme en Pologne, d'ailleurs. A cause de l'entail de quelques familles.
  22. Heu, lol. Ca, c’est un incipit qui envoie du pâté ! Jules Monnerot, sors de ce corps !
  23. Une invasion de filles ! L'ambiance de fête à la saucisse de Lib.org y survivra-t-elle ? Blague à part, bienvenue à toutes (et à tous, ça fait longtemps que je n'ai pas salué les nouveaux arrivants).
  24. Probablement sa copine, je pense. Toi, tu es bien parti pour nous pondre un article pour CP. Allons, ne fait pas le modeste !
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