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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Ça dépend de la religion. Je te trouve très catho-centré, pour un athée.
  2. Disons qu'on comprend mieux sa fameuse citation. Ainsi que la position de Hayek qui considérait dans les années 30 le libéralisme comme mort, rien que ça (le même a filé la métaphore, et expliquait qu'il avait assisté à sa résurrection dans les années 70, et qu'il le voyait rajeunir d'année en année dans les années 80).
  3. La Suisse est tellement neutre que, lors de sa guerre civile, il s'est trouvé un canton (le Canton de Neuchâtel) pour être neutre.
  4. Note bien que je ne plaide pas pour que ça se fasse pas décret, comme je l'ai déjà écrit plus haut. Ce qui m'intéresse, c'est de montrer que ceux qui affirment que le 14th implique nécessairement le droit du sol le plus large possible ont au moins autant tort, sinon davantage, que ceux qui prétendent qu'il suffit d'un trait de plume présidentiel pour l'enterrer. Le problème n'est pas l'existence de binationaux, mais l'existence des Américains accidentels. Et je montre que régler élégamment le problème des Américains accidentels ne pose aucun problème d'apatrides. Mais bon, je l'ai déjà écrit plus haut, je me répète, et tu ne sembles pas lire ce que j'écris, ce qui ne participe pas à créer une ambiance détendue dans cette conversation. De même qu'ils seraient mieux protégés avec toutes les nationalités de la Terre à la fois. So what ? Tu plaides vraiment pour un truc pareil ? Ce que tu avances n'est en rien un argument, à moins que tu ne souhaits créer un nouveau "droit à", ce qui m'étonne de toi. Encore une fois, le droit international reconnaît le droit à une nationalité (i.e. à ne pas être apatride), pas à exiger des nationalités supplémentaires une fois que tu en as déjà une. Si tu veux une nationalité supplémentaire, tu fais gentiment les démarches qui vont bien dans le pays de ton choix, selon les lois du pays. Parce qu'elle a hérité sa nationalité (étrangère, donc) de ses parents. Comme dans la plupart des pays du monde, en fait. Le fait qu'elle n'ait vécu qu'aux USA plaide pour lui faciliter l'acquisition de la nationalité du pays, mais faciliter ne signifie pas donner automatiquement. C'est tout à fait vrai. Mais c'est à ma connaissance le seul document qu'on a, et il faut faire avec. Sinon, on peut aussi imaginer que tous les documents historiques soient dans ce cas, et tout remettre en cause dans une perspective hypercritique, et réinterpréter parce qu'on a pas de retranscription parfaite de ce qui a été dit, et au bout de la route, on en arrive à la Living Constitution et à l'enterrement discret de l'originalisme. Je doute fort que ce soit ce que tu veux, hein. Tu as vraiment l'ambition d'apprendre à un Juif à interpréter un texte de loi ? Blague à part, l'originalisme, ce n'est pas la doctrine de la Constitution Incréée, parce que précisément, l'originalisme essaie de comprendre ce que les auteurs avaient en tête au moment où ils ont conçu le texte (un peu à la manière de Strauss face aux Great Books). Et ce qu'ils avaient en tête dépasse très largement le texte lui-même. Le texte dit, une fois de plus, "All persons born or naturalized in the United States, and subject to the jurisdiction thereof". Ce cherry-picking comence à être tout à fait pénible, et ta mauvaise foi commence à se voir beaucoup plus que tu ne l'espères. C'est autant à côté de la plaque que si quelqu'un prétendait que la Section 3 du 14th prônait l'anarchie, parce qu'elle dit "No person shall be a Senator or Representative in Congress, or elector of President and Vice President, or hold any office, civil or military, under the United States, or under any State", en mentant par omission sur la suite du texte. Ce serait soit une preuve de crétinerie finie, soit une tentative grossière de manipulation. Et aucun des deux ne te ressemble.
  5. Tu poses le problème à l'envers. Régler le problème des Américains accidentels ne privera pas les enfants d'immigrés clandestins d'un de leur droits de base, à savoir celui d'avoir une nationalité, puisqu'ils auront de toute façon celle de leurs parents. Quitte à me répéter, le droit international reconnaît un droit à ne pas être apatride, mais il ne reconnait pas de droit à avoir plusieurs nationalités. Tu noteras que je n'ai pas abordé cet aspect de ce sujet, parce que je pense en effet qu'une loi votée par le Congrès est dans ce domaine nettement plus légitime qu'un ordre exécutif, qu'il émane d'ailleurs de Trump ou d'Obama. Pas la peine de monter sur tes grands chevaux, donc. Ce qui est sujet à interprétation dans le texte du 14th, comme je l'ai déjà écrit, c'est "and subject to the jurisdiction thereof". Pour information, puisque tu sembles pencher pour l'originalisme (c'est aussi mon cas), tu peux aller voir ce que disait le rédacteur de la première section du 14th, et pourquoi il pensait que cet insert était nécessaire à ses yeux. C'est même sur en:WP. Et si un clic est trop demander, voici le passage qui va bien : De là, deux interprétations possibles. Première possibilité, le sénateur Howard voulait ne pas attribuer par défaut la nationalité américaine à "ceux qui sont étrangers (au sens de ressortissants d'autres pays), qui sont ressortissants d'autres entités politiques (typiquement, les Amérindiens, qui avaient leurs propres gouvernements), membres des familles des ambassadeurs ou des représentants étrangers délégués aux États-Unis". Mais cette interprétation pose des problèmes. D'une part, je ne vois pas pourquoi mentionner des Amérindiens si ils sont membres de familles d'ambassadeurs étrangers (si il y en a...). D'autre part, le texte a été appliqué pendant des décennies sans que les Indiens ne reçoivent la citoyenneté américaine (jusqu'à la loi votée en 1923 par le Congrès). Donc, ça me semble assez improbable. Deuxième possibilité : le sénateur Howard voulait ne pas attribuer par défaut la nationalité américaine à "ceux qui sont étrangers (au sens de ressortissants d'autres pays), mais aussi à qui sont ressortissants d'autres entités politiques (typiquement, les Amérindiens, qui avaient leurs propres gouvernements), et aussi aux membres des familles des ambassadeurs et des représentants étrangers aux États-Unis". Note la subtile différence de traduction. La phrase me semble être ainsi construite de manière moins hésitante, pointant plusieurs cas distincts et d'importance décroissante où le droit du sol ne s'applique pas. Tu noteras bien que cette vision n'empêche en rien des étrangers de s'installer, ni de demander à terme la nationalité selon les lois du pays (lois que l'on peut espérer raisonnables).
  6. Lemennicier m'a confié un jour que, dans sa génération d'intellectuels libéraux français, il était absolument le seul à ne pas venir de la gauche.
  7. Et c'est dommage, ça m'a beaucoup fait réfléchir à l'époque. https://fee.org/articles/the-tale-of-the-slave/
  8. Oh putain, c'est encore pire que ce que je pensais. Le rabbin de la synagogue où l'attentat a eu lieu a été interviewé par CNN peu après les évènements, et à la question de la journaliste "Do you want him [Trump] to come ?", il a répondu très explicitement "The President of the United States is always welcome ; I'm a citizen, he's my president, he's certainly welcome." Et "Bend the Arc", l'association gauchiste qui a émis ce texte honteux et tente de hijacker la représentation des Juifs, a pour fondateur Alexander Soros, le fils de qui-vous-savez (et pour patron, un certain Hadar Susskind, ancien dirigeant de JStreet, une autre officine gauchiste qui se fait passer pour représentative des Juifs). Cette tromperie ne passera pas par moi. Et oui, je suis colère, là.
  9. Rincevent

    Brésil

    Je crois me souvenir que Blum avait lancé ce genre de piques. Si c'est le cas, tu aurais peut-être mieux fait de te taire. Ne pas durcir, c'est ne rien faire, petit malin.
  10. Et bientôt, "The alternative to having a spine" !
  11. Je suis en train de parler de nationalité, pas d'immigration. Encore une fois, j'habite dans un coin où plus de 50% de la population est étrangère, avec d'autres nationalités que la locale, et ça se passe très bien (et ça a aussi été le cas d'autres membres du forum, dans d'autres coins du globe). Mélanger les questions de nationalité avec les questions d'immigration, c'est très exactement ce que Trump cherche à faire. Moi, j'essaie de voir ce qui est juste, peu importe si c'est evil orange man, crooked Hillary ou shithead Johnson qui le propose. Il n'est pas complètement impossible que certaines structures sociales médiévales aient émergé façon ordre spontané, et qu'elles finissent toujours plus ou moins par réémerger dans certaines conditions. Donc notroll, je crois.
  12. Alors va pour remplacer "esclavage" par "servage" dans mes propos.
  13. Si elle est le moyen nécessaire à tout bien, alors elle s'imprègne elle-même, par capillarité si tu veux, de la qualité de ces fins. Il n'est pas impossible que ce soit plutôt un travail d'équipe. Ou même d'équipes successives, à des siècles différents, pour la Bible, qui ont agrégé et rédigé des pans de plus en plus importants du texte. Tu connais l'hypothèse documentaire ?
  14. Rincevent

    Brésil

    Heu... il y a eu des milliers de politiciens misogynes ou homophobes dans l'histoire (indice : environ 99% d'entre eux jusqu'au XXème siècle, probablement une partie pas négligeable encore aujourd'hui, et je ne parle même pas de ce qui se fait hors d'Occident), et si certains ont en effet durci la condition de ceux qu'ils visaient, la plupart n'ont absolument rien fait dans ce sens. Au hasard, quand les leaders socialistes des années 30 prononcent des propos ouvertement homophobes visant les Nazis, est-ce qu'ils poussent dans ce sens ? (Oui, l'Histoire c'est rigolo, parce que ça résiste à toute tentative de schématisation simpliste). My point exactly, et je ne suis pas certain de comprendre pourquoi tant de gens perdent leur calme.
  15. Parce que moi, j'ai vu des gens emmerdés par l'IRS pour ça, à cause du 14th. Et que l'interprétation actuelle de cet amendement crée un tas de problèmes. Que Trump parle de A d'une manière qui me déplait pour réformer B dans un sens que je trouve juste, ça m'intéresse assez peu ; si la réforme de B va dans le bon sens, je me refuse à prétexter qu'elle irait dans le mauvais. Quand on ne peut pas quitter son maître, c'est de l'esclavage. La liberté d'émigrer est fondamentale dans le libéralisme, et notamment émigrer pour échapper à une fiscalité confiscatoire. Si tu émigres et que tu dois continuer à payer tes impôts là où tu es né, on n'est plus loin de l'esclavage.
  16. Ah, je ne dis pas le contraire. Je pense qu'en fait il faut revoir les deux ; supprimer l'IRS et éclaircir l'interprétation du 14th. Quant à la nationalité américaine, tu admettras que c'est une drôle de coincidence que presque simultanément, l'IRS ait entrepris la chasse aux accidental Americans, et ait quintuplé le prix de la renonciation à la citoyenneté US (parce qu'il faut payer cher le fait de ne plus être leur esclave ; c'est un peu ajouter l'insulte à la blessure).
  17. Je voudrais que tu développes, parce que j'ai l'impression que nous ne raisonnons pas du tout sur les mêmes bases. Je crois que la confusion est là. Je ne parle pas du tout d'immigration, je parle de naturalisation. Il existe un tas de pays dont une fraction importante de la population n'a pas la nationalité (parce qu'ils ont déjà la nationalité d'un autre pays, hein), et ça ne pose aucun problème à personne.
  18. Rincevent

    Brésil

    Le phénomène étant assez récent, j'attends de voir si un politicien SJW peut appliquer une politique non-SJW. Si c'est le cas alors oui, cette règle marchera. En attendant, je ne crois pas avoir eu beaucoup d'exemples de politiciens SJW ne pas pousser dans ce sens.
  19. Bah, c'est juste le fait de relever une contradiction performative. Quand par exemple, on refuse l'idée de sa propre existence, il me semble naturel de demander qui, au juste, est en train de me le dire. Quand me dit être incapable de parler, il me semble naturel de souligner que précisément, mon interlocuteur vient de parler. Quand on refuse l'idée que la vie, par nature, a vocation à se perpétuer, il me semble naturel de remarquer que la vie, c'est précisément la lutte permanente contre la mort. Ça n'a rien d'une attaque envers la personne qui me dit de telles choses (même si du point de vue rhétorique, je le formule de manière forte, à la manière d'une gifle de réalisme, pour faire réagir mon interlocuteur), il s'agit d'une réduction ad absurdum pour montrer que la position ne peut pas être sérieusement tenue si l'on tient à ne pas raconter n'importe quoi (et comme on sait, ex falso quodlibet).
  20. Rincevent

    Brésil

    C'est tout à fait vrai (si l'on suppose que les politiciens disent ce qu'ils pensent, mais là ça ne me semble pas être une hypothèse déconnante). Toutefois, la seule chose qui compte, c'est la politique qu'il va mener. Si il est homophobe et misogyne, ou tout autre crimepensée, mais qu'il ne pousse pas à créer d'injustices ou à violer les droits naturels des homos, des femmes ou de toute autre personne en raison de son groupe d'appartenance supposé, et bien grand bien lui fasse, je le laisse seul responsable de ses opinions, et je me réserverai le droit d'en penser ce que je veux (en l'occurrence, que c'est assez con-con). Tl;dr : L'homophobie et la misogynie, si elles restent des opinions chez un politicien, ne me font pas plus chaud ni froid que si il trompe sa femme ou non, ou si il roule en vélo ou en voiture. Les paroles débiles passent, seuls les actes politiques restent.
  21. Tu connais le concept de "accidental Americans" ? Ajoutes-y l'imposition basée non sur la résidence mais sur la nationalité (ce qu'aucun autre Etat au monde ne fait, à part l’Érythrée, ce que le Conseil de Sécurité des Nations Unies a d'ailleurs condamné à l'unanimité par sa résolution 2023 datant de 2011 ; et si l'Érythrée est généralement reconnue comme État-voyou de ce fait et considérée comme déstabilisant la région, la seule raison pour laquelle il n'en est pas de même des USA est qu'ils sont du bon côté du bâton). Quand tu as un peu bossé dans le domaine de la "fiscal compliance" bancaire, tu ne peux plus avoir aucun doute à ce sujet. Allons, troll, arrête de Tramper. Il n'y a que dans l’interprétation des étatistes qu'une constitution a pour but premier d'organiser le gouvernement. La doctrine libérale à ce sujet est exactement inverse : une Constitution sert avant tout à protéger les citoyens, et ce par différents moyens (ça peut être énoncer leurs droits, énoncer les pouvoirs qu'a ou non l'Etat, décrire l'organisation de l'Etat non pas comme fin mais comme moyen afin de protéger les citoyens). Si c'était écrit noir sur blanc, il n'y aurait pas eu tant de landmark cases pour trancher ces questions. D'autant qu'il ne s'agit pas du tout d'activisme ni de modification unilatérale de la Constitution, il s'agit de comprendre l'intention originelle de ceux qui ont pondu cet amendement. En l'occurrence, il n'est pas inutile d'aller chercher ce que le type qui l'a conçu, Jacob M Howard, en pensait, et comment il a argumenté face au Joint Commitee of Fifteen. Si il a tant insisté pour que la formulation ne soit pas "All persons born or naturalized in the United States are citizens of the United States", mais bien "All persons born or naturalized in the United States, and subject to the jurisdiction thereof, are citizens of the United States", c'est bien qu'il y a une différence. En quoi, au juste ? Je te rappelle que les droits politiques (que tu aurais pu résumer, dans le temps, "le droit de voter pour voler son voisin") ne font pas partie des droits naturels. Le seul droit raisonnable dans ce domaine (et qui est internationalement reconnu), c'est celui d'avoir une nationalité, i.e. de ne pas être apatride. En revanche, avoir plusieurs nationalités n'est pas un droit de l'homme ; acquérir une nouvelle nationalité quand on en a déjà une n'est pas non plus un droit de l'homme, c'est un privilège que ton pays d'adoption peut te donner, ou te refuser, selon les lois propres du pays.
  22. C'est vrai. Mais bad laws also make hard, painful cases. Blague à part, des gens ont réellement été emmerdés pour ce genre de conneries (naître à un endroit plutôt qu'à un autre ne devrait pas t'obliger à payer toute ta vie des impôts à l'IRS, surtout quand l'IRS se pointe pour tes 40 ans et te réclame les arriérés). Or, une constitution, c'est fait pour protéger les gens, pas pour les emmerder. Accessoirement, pour ce qui est de l'acquisition de la nationalité, cette interprétation du 14ème amendement fait des USA une anomalie complète au regard du droit international (encore une de plus qui fait des USA un acteur un peu à part dans les relations internationales, pour ne pas dire directement un Etat-voyou).
  23. Rincevent

    Brésil

    Cette phrase suppose qu'il y a une extrême droite moins nauséabonde. En cela, c'est déjà une phrase nauséabonde, qui devrait faire douter de la bien-pensance de quiconque la prononce, et ainsi mettre ce dernier au ban du camp du progrès jusqu'à ce qu'il fasse son autocritique publique. How to mindfuck a journalist.
  24. TIL : https://en.wikipedia.org/wiki/Prize-linked_savings_account Plutôt que de faire confiance à la capacité des gens à gérer leurs affaires en bons pères de familles, jouer sur leur goût pour le risque financier.
  25. Rincevent

    Brésil

    Dans le même genre, il y a le propos du père d'Albert Camus : "Un homme, ça s'empêche".
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