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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. C'est très intéressant (modulo les réserves de Tramp). Tl;dr : l'ONU et ses tentacules doivent mourir. Tout de suite. Dans la souffrance et les outrages.
  2. This. Les phénomènes sociaux changent généralement de nature quand ils changent d'échelle.
  3. Plus intelligents (les Juifs US sont très largement ashkénazes), plus diplômés, plus "N+" (ouverts à la nouveauté dans le Big Five), plus concentrés dans les centre-villes des grandes métropoles. Entre autres. Il faut bien reconnaître que quand la droite américaine donne du "Jeeesus" à toutes les sauces, ça peut en refroidir certains, mais c'est très loin d'expliquer l'ampleur du biais. Il y a, à mon avis, un point important dont personne ne parle : les Juifs US, depuis la vague de migrations d'il y a un siècle, sont très majoritairement des Ashkénazes de "Russie" (de l'empire tsariste pour être exact, suite à la conquête de la Pologne-Lituanie et d'autres terres). Or, leur vision du monde est, pour un tas de raisons historiques sur lesquelles je ne vais pas m'attarder dans ce post (mais on pourrait y revenir ultérieurement), très différente de celle des Ashkénazes "de l'Ouest" (d'Alsace, Rhénanie, Franconie et ailleurs). Les institutions juives aux USA ont suivi cette vision du monde qu'ont apporté avec eux les Juifs russes : d'une communauté relativement conservatrice avant 1880-1900 (composée d'Ashkénazes de l'Ouest avec une minorité séfarade), elle est devenue très à gauche après les années 1930-1950 (et composée très majoritairement d'Ashkénazes russes).
  4. J'ai déjà exposé mon opinion sur le forum, mais je la répète : le problème est qu'on n'a pas suivi l'opinion de Robert McNamara, qui voulait frapper très fort au début, puis si les USA obtenaient des résultats importants au bout de quelques semaines ou mois, aller jusqu'au bout, et dans le cas inverse ne pas hésiter à se retirer dès ce moment (le tout appuyé sur les premières simulations basées sur la théorie des jeux). Johnson a fait exactement le contraire, laissant les USA s'enferrer dans un piège abscons, et prolongeant guerre et souffrances pendant une décennie et plus. Donc non, toutes les guerres ne coûtent pas la même chose, toutes les stratégies ne coûtent pas la même chose, et les USA auraient pu économiser des dizaines de milliers de vies (des deux côtés), des centaines de milliards de dollars, et la dernière référence à l'or dans l'économie mondiale. Pour le dire autrement, parmi les critères de légitimité d'une guerre, il y a la probabilité de la gagner.
  5. Si le règlement de la copropriété prévoit un vote d'accessibilité pour tout nouveau copropriétaire par exemple. C'est... compliqué. Il y en aurait long à dire. Mais dans tous les cas, ce sont les Juifs américains, dont j'ai des raisons de penser qu'ils ont des particularités que n'ont pas les autres Juifs du monde.
  6. Tu imagines bien que je n'ai pas choisi ce qualificatif tout à fait par hasard.
  7. Et beaucoup plus clairement idéologisée.
  8. Et même aujourd'hui, Bronner.
  9. Ils ont perdu 60 000 hommes (plus 150 000 blessés, dont 20 000 estropiés). Et des trouzaines de milliards de dollars (inflation corrigée : environ 1000 milliards de dollars d'aujourd'hui), ce qui leur a fait perdre toute stabilité monétaire (la vague d'inflation mondiale des années 70, c'est une des conséquences de la planche à billets devant financer la guerre, hein). Les conséquences culturelles ont été terribles, aussi. Sans même parler de la crédibilité (parce que c'est un truc important, dans les relations internationales) et de l'image. Sur ce point-là, je suis tout à fait d'accord ; c'était même mon sous-entendu.
  10. Oui j'ai vu passer ça aussi (était-ce hier ou avant-hir ?). C'est... impressionnant.
  11. Nowrasteh travaille aux USA, et je doute que le livre que tu mentionnes soit traduit en anglais (sinon, c'est vraiment un bon livre ?). Je ne sais pas si tu as remarqué, mais dans cette typologie, chaque vague de nationalisme vient en réaction (assez violente) avec la précédente. Le nationalisme jacobin vient en tentant de combiner le "nationalisme naturaliste" de Rousseau, fondamentalement local, avec l'universalisme rationaliste des Lumières (une fusion qu'avait déjà ébauché Rousseau lui-même, mais il n'en est plus à une névrose près, le pauvre). Du coup, le nationalisme jacobin se trouve à la fois rousseauiste et anti-rousseauiste, alors que la vague précédente est plus purement ou plus typiquement rousseauiste. Je suis aussi sceptique pour ce qui est de classer Burke comme nationaliste. Quant à Metternich... le problème, c'est qu'en anglais "nation" désigne à la fois une nation-peuple (comme en français) et un corps politique, possiblement souverain sur plusieurs nationalités. Je ne doute pas que Metternich ait eu pour politique la domination des nations au premier sens du terme par la nation au deuxième sens. Concernant le nationalisme libéral, c'est tentant d'en trouver encore quelques échos en France dans la Fédération Républicaine ; mais l'idée essentielle, c'est que c'est la tonalité générale des révolution de 1848 partout en Europe.
  12. Comme quoi on est d'accord sur des trucs. Pour faire simple, j'insiste sur le côté "on peut aller jusqu'à l'invasion" (même si je préfère nettement coopérer avec les autorités locales, comme au Mali), et toi tu insistes sur "on n'est pas obligé d'aller jusqu'à l'invasion". C'est compatible. Quand c'est un terroriste domestique, de nationalité française, qui habite en France et qui agit en France, il n'y a même pas de question internationale : c'est un criminel qui revendique haut et fort ses actes et promet de recommencer, donc il convient de l'empêcher de nuire, et donc en première intention de l'arrêter ; si il résiste un peu trop lors de son arrestation, bah, je ne vais pas trop faire chier le RAID si il se prend une balle (note bien que ça suppose qu'il ait réellement résisté, avec des moyens qui auraient pu menacer la vie des gens venus l'arrêter, genre des flingues, ou un camion lancé à pleine allure en direction des policiers). Bref, on arrive à un terrain d'entente, progressivement. Le risque pour les USA de perdre contre le Viet-Cong était nul. Et pourtant... Autant tu as fait des progrès remarquables en droit depuis ton arrivée sur le forum, autant ton jugement des affaires militaires laisse encore à désirer ; vois-y un axe d'amélioration, comme on dit aujourd’hui. Quand il s'agit d'affaires domestiques, je suis assez d'accord (modulo les menus aménagements que je propose plus haut, pour ce qui est de la charge de la preuve suite à revendication). Le vrai problème, c'est beaucoup plus le terrorisme international.
  13. Absolument, pourquoi ça ?
  14. Merci d'illustrer précisément ce que je disais plus haut : se placer dans l'ordre westphalien pour combattre un ennemi qui est délibérément non-westphalien, c'est se vouer à ne rien comprendre à ce qui se passe, et c'est la quasi-garantie de perdre contre lui. L'EI a tout d'un État, sauf la reconnaissance internationale ; mais l'EI revendique lui-même être un État, et en a quasiment tous les autres attributs. Moi je vois bien une solution rigolote : si tu es une association de droit privé, tes membres doivent être traités selon le droit commun (et leurs crimes et éventuels actes de terrorisme punis comme tels). Si tu es un État, tes ressortissants qui commettent des crimes sur le sol de la France bénéficient de ta protection, doivent être traités selon le droit international en vigueur ; et si ces crimes sont commandités par toi État étranger, c'est un casus belli et ça va chier pour ta gueule dans le cadre des règles du droit de la guerre avec conventions de Genève et tout le toutim. (Jusqu'ici, c'est westphalien ; c'est le troisième cas qui va être original.) Si tu n'es pas une association de droit privé mais pas non plus un État, et que tu commandites des attentats sur le sol français, alors vae victis : puisque tu refuses la dichotomie westphalienne, tu refuses les protections qui vont avec (les deux cas mentionnés plus haut), et la chasse est ouverte (modulo la nationalité officielle de tes membres : là, il faut que les différents États dont ils sont ressortissants s'accordent mutuellement, soit au cas par cas, soit a priori par un traité international). Hard cases make bad law, hein. Blague à part, il est arrivé que plusieurs organisations indépendantistes corses revendiquent le même attentat (ce qui n'arrange pas la réputation de fainéantise des Corses, hein), donc je vois ce que tu veux dire. Il y a alors deux choses à faire. D'une part, c'est pour ça que je parlais de cours de justice plus haut (militaire, dans le cas où l'organisation est internationale et "à vocation géopolitique" comme l'EI), dont les affaires peuvent être instruites par les différents services de renseignements qui vont bien (d'où l'utilité d'en avoir plusieurs, pour avoir plusieurs points de vue concurrents donc pas nécessairement convergents sur la même affaire). D'autre part, une organisation qui revendique un attentat établit par là même l'élément moral du crime, ce qui suffit à établir son caractère hostile à la paix civile, et ça devrait permettre de renverser la présomption quant à sa nature (ou, pour le dire autrement, la revendication peut aussi en tant qu'infraction formelle constituer l'élément matériel du crime de terrorisme ; pour les inculpations plus précises relatives aux attentats commis, il faudra une infraction matérielle, naturellement). Dans un procès en terrorisme, la revendication (quand elle n'est pas fantaisiste) doit renverser la charge de la preuve, et constitue en tant que telle une présomption (réfragable) de culpabilité. Tl;dr : One does not simply claim responsibility for a terrorist attack. C'est là la spécificité du terrorisme.
  15. Les réélections sont rarement de grandes nouvelles, mais ce sont quand même de très bonnes nouvelles.
  16. Allez, un petit problème pas trop tordu. Un carré est inscrit dans un cercle. On place un plus petit carré, tangent à la fois au grand carré (l'un des côtés du petit carré est confondu avec une partie d'un des côtés du grand carré) et au cercle (les deux sommets qui n'appartiennent pas au côté susmentionné font partie du cercle de départ). Quel est le rapport des surfaces des deux carrés ?
  17. On n'est pas bien loin du casus belli, tu noteras. Il serait un peu temps de se souvenir de quoi on parle, tu ne crois pas ? Il y a des cas où les aveux ne sont pas recevables : quand la manière de les obtenir est contraire aux droits de la défense, ou quand ils résultent de procédés déloyaux, par exemple. Mais ici, on est en train de traiter du cas d'un terroriste (ou une organisation terroriste) qui revendique un attentat, c'est-à-dire qu'il donne des aveux publiquement et de son plein gré. Si il n'y a pas de raison particulière de douter de cet aveu (notamment, personne d'autre n'a revendiqué le même attentat, les circonstances sont crédibles, ce genre de choses élémentaires), alors pourquoi voudrais-tu douter de ce qui constitue une preuve ? Brandolini en action.
  18. Tu imagines le commentaire personnel que j'aurais à y ajouter...
  19. Ce n'est pas si étonnant. Si il faut lutter contre Staline, alors tous les moyens sont bons, même Hitler (hint : c'est au fond le symétrique du raisonnement de Churchill). Ok, ayant lu le court texte de Trotsky en question, j'en conclus donc que tout trotskyste orthodoxe se doit d'être hitléro-trotskyste. C'est vraiment une sale engeance.
  20. C'étaient pas les lambertistes ?
  21. Porter un titre ronflant (Grand Sorcier, Calife, Président du Soviet, whatever), c'est revendiquer ouvertement d'être dirigeant de l'organisation qui va avec. Sinon, sans titre pour montrer que c'est toi le patron, bah les gens ne t'obéissent pas, hein. Encore un enfumage à côté de la plaque.
  22. Ah, je vois qu'il ne t'a pas échappé, à toi non plus, que celui qui pouvait naguère épargner la vie de quelqu'un sans se justifier est désormais celui qui peut la lui prendre ? Je ne suis pas certain qu'on ait gagné au change. Je viens justement de relire dans ses Principes de Politique le Livre IX, "Des garanties judiciaires", et plus précisément son Chapitre II, "De l'abréviation des formes", qui est je suppose le passage que tu mentionnes. L'essentiel de son argument est résumé dans ce passage : Que nous dit notre Benjamin préféré dans ce passage (je te laisse lire le reste du livre si tu crois qu'un autre passage soutiendrait ta thèse, mais ce n'est pas le cas) ? Il nous dit que les formes sont là pour protéger les inculpés, et qu'il est tyrannique de condamner un type dont on n'a pas établi, selon les formes consacrées, qu'il était coupable. Et c'est parfaitement vrai, sauf que ça ne s'applique pas. Comme tu fais ton petit malin, je vais y aller pas à pas, pour être certain que tu suives bien. Un terroriste, c'est quoi ? C'est un type qui cherche, par un acte de violence, à faire passer un message politique. Pour faire passer ce message politique, il doit non seulement exprimer ledit message, mais aussi présenter qui il est ou au nom de quelle organisation il a agi (ça s'appelle "revendiquer un attentat" tu as peut-être entendu parler de ce concept). Or, revendiquer un attentat, c'est au fond proclamer à la face du monde "c'est moi qui l'ai fait", donc reconnaître ouvertement sa culpabilité. Le type proclame de lui-même qu'il est coupable, qu'il en est fier, et le plus souvent qu'il a fait ça pour le compte de telle organisation, qui est donc elle aussi coupable (sauf si elle nie son implication, chose rare). A partir de là, deux possibilités. Soit il se rend gentiment, et on lui fait un procès non pas pour établir sa culpabilité, mais pour évaluer l'amplitude de la peine qu'il mérite ; soit il ne se rend pas, et je ne vois aucune raison de croire qu'il ne va pas recommencer tant que ses revendications n'auront pas abouti. Dans ce dernier cas de figure, quiconque a deux sous de bon sens comprend qu'il faut l'empêcher de nuire au plus vite, quitte à l'éliminer physiquement si les circonstances ne se prêtent pas à sa capture (et je n'évoque même pas le sort à réserver à son éventuelle organisation). Belle tentative d'enfumage de ta part, ceci dit. Et merci de me faire illustrer cette bonne vieille Loi de Brandolini.
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