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Vilfredo

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Tout ce qui a été posté par Vilfredo

  1. Mais Benoît XVI n’est pas rigide. C’est comme la remarque qu’on fait sur les définitions des entiers dans Peano qui marchent en fait pour n’importe quelle succession (et pas “seulement” pour celle des entiers naturels, si tant est que les entiers soient des objets susceptibles de se succéder et non la forme même de toute succession mais je vais partir du premier principe pour mon analogie). À partir du moment où plusieurs personnes peuvent être papes et que Benoît XVI est juste le nom, il ne désigne pas rigidement. Si donc j’entends Benoît XVI comme un adjectif ordinal en qq sorte, il n’est pas rigide. Quelle autre interprétation de Benoît XVI? D’ailleurs qu’elle le pense ou pas ça ne change pas la référence. Si quelqu’un pense qu’il est Napoleon ça ne change pas la référence de Napoléon On a actualisé tous mes closest continuers Fantastique
  2. Bah si on lui dit à son baptême qu’elle est Vilfredo 1, elle n’a pas de raison de le penser. Edit de penser quelle est autre chose que Vilfredo 1. Donc pas de pb? Je ne connais pas toutes les interprétations de la MQ il faudra que je clarifie ça alors
  3. Oui mais ça c'est pas grave: ce qui renvoie spécifiquement au pape est flexible. A vrai dire je ne sais même pas si on peut dire que ç'aurait pas été le même: c'est un peu comme dire qu'Aristote n'aurait pas été la même personne s'il n'avait pas été le précepteur d'Alexandre. Par comparaison avec quoi exactement? On peut dire: il aurait pu faire autrement, mais je ne sais pas si on peut comparer le possible et le réel (on pourrait si les mondes possibles avaient une existence simultanée, comme en MQ je crois). "Le narrateur n'aurait pas fait l'amour avec Marla s'il n'avait pas été Tyler Durden." (1) Dans ce cas vraiment je pense que "le narrateur" et "Tyler Durden" désignent rigidement à nouveau, parce que le narrateur n'aurait pas pu ne pas être le narrateur, Tyler Durden n'aurait pas pu être le narrateur ni le narrateur Tyler Durden, mais ils désignent rigidement des tranches spatio-temporelles et non plus des essences. Bon dans la scène finale du combat du coup, j'imagine qu'on pourrait dire que les deux tranches sont "superposées" ou quelque chose comme ça. Dans (1), on a donc un désignateur rigide prédiqué d'un désignateur rigide dans le même langage, càd un particulier prédiqué d'un particulier, ce qui doit être un cas unique. C'est la thèse de Strawson que les particuliers ne peuvent être des prédicats; dans les énoncés du type (2) "Paul aime Pierre", il y a aussi deux particuliers, mais le prédicat est "aimer Pierre", qui est un universel, parce qu'il n'y a pas que Paul qui peut aimer Pierre, alors qu'il n'y a que le narrateur qui peut être Tyler Durden. Frege dirait que dans (2), "aime" est une fonction (f1) qui attribue des fonctions à des individus (ex: f1(Pierre) = f2, où f2 est une fonction qui attribue des valeurs de vérité à des individus: ici f2 est donc "aime Pierre", et f2(Paul) = vrai (ou "1" en notation booléenne, ou "le vrai" en notation frégéenne). A ce moment, mon holisme me pousse à penser qu'on pourrait tout de même dire que, de même que, bien qu'une autre personne que le narrateur aurait pu faire l'amour à Marla, il n'aurait pas fait l'amour de la même façon (donc la relation prédicative ne reste en fait la même que formellement, et pas réellement, et c'est une erreur de la traiter comme une fonction uniforme indépendamment de ses arguments), de même, Pierre ne serait pas aimé de la même façon s'il était aimé par Emilie. Ça ressemble un peu à ce que dit Cook Wilson: "square shape is not squareness plus shape; squareness itself is a special way of being a shape". La relation prédicative prend un sens contextuel en fonction de son sujet. C'est curieux que j'aie pas pensé à Fight Club alors que c'est un de mes films préférés! Pour en revenir à la question donc, je pense que c'est peut-être pas si grave pour Kripke, parce que la personne qui est alternativement le narrateur et Tyler Durden est toujours soit le narrateur, soit Tyler Durden (sauf à la fin), donc la désignation rigide fonctionne, simplement on a besoin de plus de désignateurs pour capturer l'individu. Le problème toutefois c'est qu'on retombe sensiblement dans le descriptivisme des faisceaux d'attributs si on définit l'individu comme: Tyler Durden v ("ou") le narrateur, parce qu'on se basera bien sur des données observationnelles pour identifier l'argument qui est présentement satisfait par la fonction qui définit le particulier. Donc en un sens, ce n'est plus un particulier. Ouais c'est quand même un peu le bordel en fait. Ok mais on pourrait toujours imaginer que je suis Vilfredo, que ma première copie s'appelle Vilfredo 1, la deuxième Vilfredo 2 etc. de sorte que "Vilfredo", "Vilfredo 1" et "Vilfredo 2" désignent rigidement, après un "baptême initial". Au contraire, tes réponses sont très utiles La plupart des gens pensent soit que je suis fou, soit que je fais mumuse mais que tout ça n'est pas sérieux. Tout le monde prend très au sérieux des expériences de pensée comme le malin génie ou l'hydropique de Descartes mais par contre imaginer que Aristote ne soit pas le précepteur d'Alexandre, ça, c'est vraiment trop tiré par les cheveux apparemment...
  4. Tiens avec tout ça j'ai oublié de dîner! J'écrivais un projet de mini-mémoire sur Hume à mon prof et je répondais à Lancelot en même temps. Bon je vais devoir retourner dans la caverne maintenant...
  5. Tiens je ne savais pas. C'était l'époque aussi. Il avait vraiment l'air sympa en plus du reste, j'aurais adoré le rencontrer.
  6. Voilà je pense aussi. J'y avais pas réfléchi mais la théorie de Kripke ne fonctionne que de façon interne à une langue. Frege évoque dans son article la possibilité d'énoncés d'identité entre différentes langues du type "Ulysse est Odysseus"; aujourd'hui une telle thèse devrait prendre le taureau de l'indécidabilité de la traduction quinienne par les cornes. A ce sujet, il me semble depuis un petit bout de temps que Kuhn a fait en épistémologie ce que Quine a fait en philo du langage. Du coup ça pose des questions intéressantes, à mon avis, comme le rapport entre la traduction entre deux langages et la réduction d'une théorie à l'autre... C'est vrai mais pour le coup c'est un peu comme les pseudonymes. Si Joseph Ratzinger avait été écrasé par une voiture à 15 ans, un autre mec aurait été pape à sa place (et peut-être qu'il aurait choisi Benoît comme nom, peut-être pas). Oui ça c'est le genre de trucs que j'imagine bien que Nozick pourrait envisager. Il est fou lui. J'y avais pas pensé, je ne dois pas avoir assez d'imagination. Du coup je veux bien que tu précises quel genre de scénario tu entends par là (Dr Jekyll et Mr Hyde? Face/Off?). Pour Jekyll par exemple c'est intéressant, parce que tout le principe de l'histoire est qu'il devient un autre homme quand il est Mr Hyde, donc on ne peut pas vraiment dire que "Jekyll" désigne rigidement un individu mais plutôt des tranches spatio-temporelles (ce qui nous ramène à la théorie de Carnap qui réduisait les identités individuelles à une succession de coordonnées spatio-temporelles, rendant "Napoléon a gagné Austerlitz" nécessaire en vertu de la définition de "Napoléon"; c'est dans la Syntaxe logique et c'est discuté par Russell dans Human Knowledge). Hmm ça me plaît tout ça il faut que j'en parle à mon directeur (après je travaille pas non plus sur Kripke mais je trouverais quelqu'un à qui poser la question de toute façon). Qu'en pense @Mégille de ces histoires de dédoublement de personnalité et de leurs conséquences pour la logique des noms propres? J'aurais dû me rendre compte plus tôt que pour faire de la philo analytique, c'est moins utile de lire des bouquins de science sur la mécanique quantique que de lire de la SF. D'ailleurs puisque je dis que Nozick aurait sans doute eu l'idée, je me dis qu'il doit y avoir des tas d'articles qui imaginent des scénarios acrobatiques pour mettre Kripke en difficulté, il faudra que je jette un oeil. Oui c'est vrai, d'ailleurs Kripke en parle aussi. Je n'ai pas bien retenu ce qu'il dit parce que c'est pas le sujet de son argumentation mais en retournant au texte c'est assez vague donc ça explique: page 51, note 8. C'est lié parce que dans les deux cas, il s'agit de définir, si possible sans déterminisme, le mode de référence de particuliers (par oppositions aux universaux). Alors là je sais pas ce que c'est... Je suppose (jamais entendu parler; je viens de regarder, ça a l'air super mais 100$ sur Amazon tout de même... il est à la bibli mais seulement accès en ligne donc voilà je peux le lire quand je veux sur mon ordi; ça m'ennuie je préfère toucher l'objet); je vais aussi lire (mais pour mon plaisir personnel) le livre de Michel Bitbol sur la mécanique quantique et les livres de Green. Je crois que Bitbol explique les rapports entre mondes possibles dans la logique modale et dans la MQ. Quoi qu'il en soit à ce sujet, son livre a juste l'air fantastique.
  7. Dans ce cas on dira qu'Aristote s'appelle "Jean Dupont". Dans ce monde, "Jean Dupont" désigne rigidement Aristote. L'idée est que personne d'autre que Jean Dupont n'aurait pu être Jean Dupont (mais quelqu'un d'autre aurait pu s'appeler Jean Dupont, peut-être même que deux personnes s'appellent comme ça). C'est donc un désignateur rigide, comme tous les noms propres, mais il n'y a pas deux désignateurs rigides de la même chose dans ce monde (parce que si Aristote s'appelle "Jean Dupont", "Aristote" n'existe pas/n'est pas employé comme désignateur rigide). Il faudrait imaginer une personne qui porte deux noms, comme Romain Gary par exemple. Mais dans ce cas, il y a un énoncé possible tel que "Romain Gary a pris comme nom de plume Emile Ajar" (ou l'inverse, je sais plus, on s'en fout) où on peut donc distinguer un désignateur rigide et un autre flexible. Kripke n'envisage pas la possibilité des pseudonymes, c'est intéressant, mais je te donne la réponse que j'imagine qu'il donnerait. Si en effet, c'est totalement contingent, par exemple, que Socrate s'appelle Socrate, et il s'appelait probablement pas "Socrate" à l'époque (la prononciation était différente, les lettres aussi). Mais le signe désigne rigidement Socrate, quel que soit le signe.
  8. Si j'essayais en une phrase: ça établit une théorie non-déterministe de la référence des noms propres. Edit pendant que j'écrivais ce "Naming and Necessity en une page", je reçois un mail de la bibli de l'ENS qui valide ma demande d'accès (il faut en faire une mais ils valident automatiquement puisque je suis à l'école): à nous deux, philosophie analytique américaine contemporaine de la logique modale!
  9. En un mot, C'est une attaque de la théorie descriptiviste de la référence des noms propres, héritée de Frege et Russell, et qui estime que les noms propres sont des descriptions abrégées. Ça permettait de résoudre des paradoxes comme "Si George V se demande si Walter Scott est l'auteur de Waverley, comme Walter Scott est l'auteur de Waverley, alors George V se demande si Walter Scott est Walter Scott". Kripke part de l'article séminal de Frege, "On Sense and Reference," qui lui-même commençait par un étonnement fondateur en philo du langage: comment des énoncés d'identité peuvent-ils être informatifs (par exemple, "l'étoile du matin est l'étoile du soir," "Cicéron est Marcus Tullius," et, pourquoi pas, "Napoléon est le vainqueur d'Austerlitz")? On peut considérer ces noms propres comme faisant référence à des faisceaux de propriétés (Searle, "Proper Names"), mais ce faisceau est-il alors un ensemble disjonctif ou conjonctif? Si c'est conjonctif, alors un énoncé comme "Aristote est le précepteur d'Alexandre" semble devenir une vérité nécessaire (voire une tautologie), parce qu'Aristote n'aurait pas été Aristote s'il n'avait pas été le précepteur d'Alexandre. Il y a un petit son de cloche leibnizien là-dedans. Contre ça, Kripke défend la thèse que les noms propres désignent rigidement leur référent, càd que le référent du nom propre est le même dans tous les mondes possibles (qui ne sont pas autant d'entités distinctes et synchroniques comme on pourrait le croire, mais simplement des versions contrefactuelles de l'histoire dans un même monde, ce qui évacue le problème de l'identification du référent à travers les mondes; m'est avis que les désignateurs rigides jouent dans les différents "mondes possibles" le rôle des termes "trans-théoriques" de Putnam dans les différentes théories (des "mondes" justement, selon Kuhn), mais Kripke, quoi qu'il cite favorablement les positions de Putnam sur l'analyticité, du moins celles exposées dans "It Ain't Necessarily So", ne fait pas référence à ceci par exemple). Ainsi, "Aristote" réfère toujours au même homme alors que "le précepteur d'Alexandre", qui n'est pas un désignateur rigide, non. Cela amène d'abord Kripke à distinguer deux questions sur la substance: d'une part, quelles propriétés l'objet doit-il conserver pour ne pas cesser d'être ce qu'il est (lors d'un changement d'état) et d'autre part, quelles propriétés un objet aurait-il pu ne pas avoir (ici, je me demande si on ne retombe pas "nécessairement" sur les mêmes propriétés). En réponse à ces deux questions, Kripke distingue essentiellement deux façons de définir: soit un acte fondateur (un "baptême") qui fixe la référence rigidement (par exemple quand on fait d'un morceau de matière un "mètre-étalon", et à ce sujet il commente Wittgenstein (un célèbre passage dans Philosophical Investigations, §50)), soit la détermination d'une synonymie (flexiblement). A l'arrivée c'est donc assez bizarre comme réponse, parce que c'est de l'essentialisme qui n'est pas déterministe. Nixon aurait pu être un dictateur africain, et "Nixon" réfère à la même personne dans les deux mondes (celui où il est POTUS et celui où il devient dictateur africain). C'est pas un problème parce que ce ne sont pas des mondes qui existent séparément comme j'ai dit. Cela amène ensuite Kripke à des réflexions passionnantes sur l'articulation du nécessaire et de l'a priori (qui, avec le terme de désignateurs rigides, est l'autre raison qui a justifié la renommée du livre et lui a donné sa place centrale dans la critique de l'analyticité post-Quine): il propose de considérer l'existence de vérités nécessaires a posteriori (la preuve de la conjecture de Goldbach si on la produit un jour e.g.; mais tout énoncé d'identité est en fait nécessairement vrai a posteriori); à l'inverse, la longueur du mètre-étalon est dite contingente a priori (ou conventionnelle). Il rentre dans le lard de Kant du coup, avec une demi-douzaine d'expériences de pensée qui invalident l'idée que, pour reprendre un exemple kantien, "l'or est jaune" soit un énoncé analytique, mais là aussi j'aurais des questions à tenter de soulever (c'est un peu pour ça que j'écris un master). Autre exemple: "l'eau est H2O". Si on revient maintenant à la question de Frege dans "On Sense and Reference", alors que Frege pensait que "Aristote" et "le précepteur d'Alexandre" étaient substituables salva veritate parce que coréférentiels (en vertu du principe de compositionnalité, qui veut que le sens/la référence (c'est pas la même chose, d'où à mon avis un gros problème), d'une expression soit fonction du sens/de la référence de ses parties), ce qui d'ailleurs posait des tas d'ennuis quand on commençait à faire des substitutions dans des subordonnées indirectes, pour Kripke, ils ne sont pas substituables parce qu'ils ne réfèrent pas de la même façon. C'est un livre génial parce qu'on sent le gros arrière-plan de logique modale, mais c'est transposé directement aux conséquences métaphysiques. C'est court, c'est une claque parce que ça touche des masses de sujets et ce sont des conférences (Kripke est agraphique) donc il y a un style ludique et ironique qui rend la lecture on ne peut plus jouissive. La fin du livre s'aventure dans des considérations sur le corrélationnisme en philosophie de l'esprit et sur le problème de la douleur (encore un héritage des cours de psycho de Wittgenstein), c'est un peu plus rapide. Globalement le livre s'apparente dans la méthode à ce genre de philosophie "intuitive" (Kripke souligne à plusieurs reprises qu'il considère que c'est un avantage pour un argument philosophique que d'aller dans le sens de l'intuition), et le point de vue est bien essentialiste, comme Strawson (Individuals est un autre excellent bouquin et qui est aussi un classique de philo analytique et que j'ai lu récemment et dont je vais beaucoup parler dans mon master pour sa critique de Ramsey; en fait c'est même Strawson qui m'amène à Kripke), qu'il critique cependant (il ne reprend en particulier pas son analyse des énoncés en termes de sujets et prédicats, puisque les désignateurs rigides/flexibles font le travail à la place). Pour moi il y a une sorte de polarité entre les essentialistes comme Strawson, Putnam et Kripke et les nominalistes sceptiques comme Ramsey, Wittgenstein (?) et Quine. J'ai plus d'affection pour les seconds, qui sont plutôt d'une veine très "contre-intuitive", ce qui m'amuse beaucoup plus. Mais cette classification n'a de valeur que subjective, en vrai Wittgenstein et Quine ont des philosophies et des méthodes très hétérogènes (Quine est essentiellement un élève, un admirateur et un critique féroce de Carnap, et il a surtout du mépris pour le côté funky de W, comme Russell).
  10. Exact. Depuis que je ne suis plus chez mes parents je découvre que le pass navigo coûte 75€/mois et je vais pas demander une réduction parce que j’habite où je travaille donc déjà que je suis payé par l’état il y a des bornes aux limites. Du coup je me déplace en taxi ou à pied (la différence de temps se compte en moins de 5 minutes (parce que je me déplaçais en bus)). Mon compteur de pas iPhone explose j’en suis très content je peux écouter tout des Pet Shop Boys (Suburbia ou Opportunities selon le quartier). Sinon oui le froid c’est génial. C’est la qu’on lit des romans emmitouflé sous la couette. Et j’adore m’endormir en écoutant la pluie tomber, tout bien lové dans mon lit. Miaow
  11. quoted for truth but not for orthographe
  12. Je viens de finir Naming and Necessity de Kripke et c'est l'un des meilleurs bouquins que j'aie lus en philo. Je vais courir me procurer Philosophical Troubles et Reference and Existence.
  13. Toujours question tactilité mon voisin dans la chambre d’à côté téléphone depuis une heure, rigole et roucoule, chante même, et je crois que je vais finir par lui mettre ma main dans la gueule
  14. Attention moi si on me fait un cadeau et qu'il me plaît vraiment ou si j'ai pas vu quelqu'un que j'aime beaucoup depuis longtemps, je suis pire que Largo: je suis capable de faire un câlin... Les coups de coude et les bras sur l'épaule, ça fait partie d'un code de camaraderie que je ne pratique pas mais que j'apprécie des autres (mes potes scouts et cgtistes). Il y a juste des gens qui savent mettre les autres gens à l'aise (généralement le genre à toucher l'épaule) et ceux qui ne savent pas (et ceux qui sont plutôt doués pour mettre les gens mal à l'aise (par exemple: moi)).
  15. Gauchiste/ On dirait une description de Zemmour /Gauchiste
  16. - J'peux aller au bout? J'peux aller au bout? - De ta connerie? Jamais on en verra le bout.
  17. Vilfredo

    Actualité Covid-19

    Je garde
  18. Je serre la main à la plupart de mes amis. Il y a toujours des gens pour se balader masqués la nuit dans les couloirs déserts de l'internat mais, facteur psychologique confondant ou pas, je n'en connais aucun. Par contre la bise, non, et pas pour des raisons de pandémie, pour des raisons de je n'aime pas la faire. (Et je suis très heureux de voir le visage des gens moi, ne serait-ce que parce que, masqué, je dois faire passer toutes mes émotions dans mes yeux et c'est pénible. C'est aussi pénible de croiser quelqu'un qui te reconnaît et de pas le reconnaître à cause du masque. Le seul avantage c'est que c'est plus facile de dissimuler que je me tape silencieusement une barre pendant que quelqu'un parle par exemple. Et il y a toujours le problème des gens beaux masqués/moches démasqués qui ne cesse de me troubler.)
  19. it’s hardly translatable. It can express several feelings such as admiration, astonishment, disbelief or even consternation. Eventually, it all comes down to how you say it.
  20. Quelle jolie langue (traduction : and the food and the wind from behind…)
  21. Si il y a. On considère souvent que la tradition jus naturaliste est terminée par Rousseau. Rousseau nie l’idée de nature humaine, réduite à une pure puissance (au sens de potentialité) d’être, la perfectibilité, et en tire toutes les conséquences. Pour autant il y a certains principes comme la pitié et l’amour de soi qui déterminent l’appartenance de l’homme à l’espèce. Pour Hobbes C’est tres different d’abord il y a un seul état de nature au lieu de deux et la nature humaine est davantage centrée autour de la “glory” du désir ou d’une sorte de lutte pour la reconnaissance. La différence majeure sur le contrat et le DN c’est que dans Hobbes le léviathan représente le corps politique constitué par le contrat alors que la théorie rousseauiste est explicitement anti représentative et anti individualiste ce qui veut dire en gros que l’individu perd l’usage de ses DN (même si dans un cadre rousseauiste ça n’a pas de sens de présenter les choses comme ça parce que ma volonté est la volonté générale; il y a aussi mélange de ma volonté avec celle du Léviathan dans Hobbes cela dit, raison pour laquelle on ne peut faire appel à sa conscience contre les lois du léviathan qui, par conséquent, sont toujours justes, ce qui n’exclut pas un droit de résistance individuelle, pas de révolte). La dessus la littérature est énorme mais un grand classique c’est Jean-Jacques Rousseau et la science politique de son temps de Derathé, qui situe Rousseau au terme de la tradition jusnat. Donc il récapitule les grands auteurs, compare les textes, montre l’évolution de la pensée de JJ… un bien bel ouvrage. Plus synthétique il y a Les Théories du pacte social de Jean Terrel.
  22. T’aurais du leur dire que les contractualistes sont à peu près tous jusnaturalistes
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