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Tout ce qui a été posté par F. mas
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Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
F. mas a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
C'est dire si l'algorithme qui gère les articles qui te sont présentés a bien cerné ta personnalité. -
Gender studies & applications
F. mas a répondu à un sujet de Chitah dans Philosophie, éthique et histoire
Tiens un article intéressant (et critique) sur le sujet sur causeur.fr http://www.causeur.fr/gender-studies-la-societe-francaise-et-son-histoire-reinventees-par-le-genre,24745 -
Tiens pour rebondir sur un débat bien polémique qui a eu dans un autre fil à propos du communautarisme : plus la culture nationale commune se délite (quelqu'en soit les ou la raison), plus apparaissent les communautés et donc les identités collectives infra ou supra nationales, et donc se multiplient les occasions de s'agacer ou de froisser les uns et les autres. Et donc l'alimenter les raisons "imaginaires" (au sens de Castoriadis pas au sens de sans véritable existence) de trouver l'offre politique frontiste intéressante.
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Bon, ce n'est pas Bernard Lugan, qui est certes à la droite de la droite du front national, qui le fait monter dans les sondages. Léonarda et François Hollande sont des sergents recruteurs beaucoup plus efficaces que ce Monsieur qui persiste à porter des moustaches à l'anglaise (pour un nationaliste français pfffff !).
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Je préfère le terme radical. Le libertarianisme n'est pas une version extrême des positions du libéralisme classique.
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+1 : il y a des nostalgiques de l'Europe pré-démocratique parmi les libéraux, celle d'avant 14. C'est d'ailleurs l'impression qu'a du donner Mises quand il publie son livre sur le libéralisme en 1927, au moment où les régimes libéraux sont à la fois déconsidérés et en voie d'effondrement.
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Pour continuer sur la question de l'universalisme du libéralisme politique, j'ai pour l'instant trouvé un mid term en m'inspirant d'un texte de Michael Walzer intitulé : thick and thin, moral argument at home and abroad. L'idée est d'opposer une conception maximaliste à une conception minimaliste de la justice : si certains termes généraux sont sans doute universels ou universalisables (on trouve l'équivalent de la justice dans toutes les cultures), la manière de les articuler dans chaque langue et culture particulière leur donne un contenu substantiel spécifique. Il me semble qu'il faut penser le libéralisme politique sur le même modèle, avec des règles minimales communes à toutes les cultures mais se déployant dans chaque pays particulier. Je développerai ça à un autre moment.
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Ca dépend quelle extrême-droite, qui dépend aussi pas mal des cultures et des histoires particulières. Si on jette un coup d'oeil hors de nos frontières, il apparaît que plusieurs formations régulièrement classées à l'extrême droite (populiste) adoptent des positions très libérales (ici, beaucoup plus favorable à la propriété et à sa défense, aux libertés individuelles, fédéraliste et anti-étatistes). Je pense au Vlaams Belang, à l'UDC ou au FPO, qui ne sont certes pas libérales à tout point de vue (mais quelle formation l'est ? Même Ron Paul se présente aux primaires du PR). Ils associent leur libéralisme à une forte composante identitaire, linguistique, culturelle, voire ethnique. Sinon, aux USA, l'alliance Paléo des libertariens et de la vieille droite ratissait très à droite, y compris dans les cénacles racialistes (et cela, il faut d'ailleurs le souligner ici, n'a été modéré que grâce au libertarianisme certes très conservateur, mais très strict quand même du vieux LewRockwell qui les a vite poussé vers la sortie). Maintenant, l'extrême-droite nationale populiste à la française de type fn, essentiellement bonapartiste, jacobine et plébiscitaire, peut très bien se passer de libéralisme, et me semble tout à fait compatible avec l'étatisme qui domine le paysage politique français. Ce qui l'obsède, c'est le consensus, l'unité nationale et l'unanimisme démocratique. La fiscalité et les libertés publiques passent après, on l'a bien vu.
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Pour être plus précis, affirmer l'universelle validité de la théorie libérale ou au contraire sa particularité comme pratique culturelle occidentale née des deux derniers siècles par et pour des européens ou des populations occidentalisées me paraît irréfutable. On n'a pas d'autre choix que de justifier l'une des deux positions en l'absence de norme pour démontrer la supériorité d'une position sur l'autre.
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Je précise pour lever toute éventuelle ambiguïté et en prenant le risque de passer pour un affreux relativiste culturel, que je suis partagé sur cette question.
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Impossible de me souvenir. Un illustre inconnu. Par contre, la revue, je crois que c'était Item, la revue lancée par Philippe Héduy.
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Tu dis plusieurs choses qui méritent qu'on s'y attarde. S'il y a anti-universalisme chez AdB, et même un moment nominalisme, il est quand même pas mal revenu dessus ces trente dernières années. En quoi l'universalisme rationaliste du libéralisme est une faiblesse ? J'y vois au contraire un avantage, celui de s'étendre au delà de la culture particulière occidentale et européenne dans lequel il est né, non ? C'est une vraie question, hein. Sinon, sur cet aspect à savoir la critique de l'universalisme et du rationalisme, le lecteur de Burke que tu es n'a pas à chercher bien loin, il existe aussi une tradition sceptique à l'intérieur de la tradition libérale (cf Hume et Oakeshott au hasard^^) mais aussi communautarienne (McIntyre) solide, qui ne parle pas le langage du droit naturel et du rationalisme abstrait. L'antirationalisme forcené d'un de Maîstre ou d'un Bonald par exemple est quand même très curieux. Sur la liberté, dans la veine de Hume, je t'invite d'ailleurs à lire ce texte de de Jasay : http://www.dejasay.org/bib_journals_detail.asp?id=33
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Oh moi pas du tout. Tout ce qui touche au fiscalisme (et à ses sous à lui) lui fait horreur. Rappelle-toi que quand il était au commande, il proposait même de supprimer l'impôt sur le revenu. C'est fifille qui serrerait plus les dents, et encore, pas sûr.
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Ben voui. C'est quand même une occasion en or pour l'ancien plus jeune député poujadiste de troller.
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Il me semble que la critique plus ou moins radicale de l'Islam ne peut pas servir de critère de délimitation entre droites modérées et droites radicales. J'en veux pour preuve qu'une partie de cette critique vient du centre droit (et de la gauche laicarde aussi). Je pense à des gens comme Bernard Lewis, Daniel Pipes, Christopher Caldwell ou en France Alain Besançon par exemple. edit : ceci n'est pas un débat sur l'Islam. On a eu assez de sujets polémiques pour aujourd'hui.
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De Benoist est quelqu'un de très brillant, très intelligent, et d'une probité intellectuelle admirable, mais je pense qu'il se trompe sur à peu près tous les sujets. Il est par ailleurs l'un de nos derniers intellectuels à envergure internationale qui soit autre chose qu'un publicitaire ou un demi lettré. Sa seule faiblesse, très française, est sa méconnaissance totale de l'économie (qu'il mêle à un penchant coupable pour Michéa et toute la basse cour des intellectuels anticapitalistes français).
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Il y en a quelques uns. Je pense à Alain de Benoist et ce qui tourne autour de lui. On en trouve aussi sur les plateaux de radio courtoisie ou de lumière 101, j'imagine, mais je n'écoute pas la radio, donc c'est difficile à dire. Mais les Julien Freund, Jules Monnerot, Louis Rougier, Claude Polin, Louis Salleron, Mordel, Gantois, Fouéré, etc. n'ont pas d'équivalents aujourd'hui. Enfin il me semble. Je peux me tromper. Sinon effectivement, le silence de JMLP est assourdissant.
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Là encore, ça dépend de quelle extrême droite on parle. Je ne suis pas sûr qu'Ayoub et les JNR soient super tolérants ou portés à la libre discussion. Par contre, la nouvelle droite dialogue depuis des années avec la gauche de la gauche américaine.
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On tourne autour du même problème, qui est celui de la définition de l'extrême-droite, qui est une étiquette conventionnelle pour désigner une multitude de sensibilités qui n'ont en commun qu'une seule chose, être à l'opposé de l'idéologie républicaine et son vieux fond progressiste de principe. Du néonazi buveur de 8-6 à Bernard Lugan, du national populisme à la fringe politics à la Dieudonné-Soral, des anciens des comités Tixier aux amis de Luis Alfonso de Burbon, etc. Il n'y a pas de principe unificateur substantiel. Et puis les concepts changent de famille politique au cours des années. Après tout, le colonialisme, le nationalisme, le scientisme biologique qu'on peut retrouver à l'ext droite viennent de la gauche. C'était le sens de la thèse de M. Crapez sur la gauche réactionnaire d'ailleurs.
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Il y a aussi une question de génération : à la fin des années 60, la domination de l'ext gauche dans les facs et l'inexistence de traditions intellectuelles concurrentes disponibles en dehors de celles des droites offrent peu de choix pour les djeunz. Et la politique en fac n'était pas aussi gentille qu'aujourd'hui : ça se faisait au manche de pioche et au boulon de huit. Je me souviens d'avoir lu un entretien dans une revue de la fin des années 70 d'un élu RPR de l'époque qui expliquait ça très bien : en sortant de fac, il était anticoco et nationaliste, essentiellement par réaction à la violence d'en face, et c'est quelques années après qu'il a découvert émerveillé qu'existait le libéralisme politique (en particulier Aron), cad que l'offre politique ne se limitait pas à Marx et ses disciples. Lugan c'est un peu différent : il vient de l'AF, et pas d'occident ou ordre nouveau, ce qui veut dire que ce n'était pas un pur cogneur anticoco vaguement fasciste. C'est aussi pour ça ama qu'il est resté à la droite de la droite soit dit en passant. Oui, oui. Je vois très bien. Métro duroc, près de la rue du cherche midi.
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Nope, je ne crois pas, essentiellement parce qu'il est lyonnais, il ne fait donc pas parti des anciens du "relais Odéon". Je répète que ce que je dis de Lugan ne condamne en rien ses propos et prises de position, que je ne connais qu'imparfaitement. Je ne suis pas africaniste. Et je suis plutôt favorable au duel.
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Héhé, le PR de la bande à Léo : Longuet, Madelin Goasguen, Novelli...
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Heu...dans sa jeunesse, il était à l'Action Française, et en 68, il a fait parti des mecs, avec de Plunkett par exemple, qui ont repeint leurs casques en noir pour faire le coup de poing contre les gauches avec des fafs d'Occident. Je ne cherche pas à condamner le personnage à la lumière de son engagement passé (présent ou à venir), et j'avoue ne pas bien connaître ce qu'il dit aujourd'hui, mais affirmer qu'il était un "anarchiste de droite à tendance libérale" dans sa jeunesse est quand même plutôt faux.
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Elles font croire à tout le monde qu'elles sont jaunes alors qu'elles sont noires.
